LABREDEGHE, OUVRIERS, GENS DU PEUPLE
UN ouvrier. Donnez-nous des fusils!
Des fusils ! — Nous ne demandons pas mieux que de nous battre , nous ! que les riches se cachent , c'est bien ; mais qu'on nous donne des armes, puisque les Prussiens sont à Montmartre !
TOUS. Oui , des armes ! des armes !
UN ouvrier. Dites donc, les autres! j'arrive de la Poudrière. Voilà des cartou ches.
des ouvriers. Des fusils, alors ; des fusils!
UN OUVRIER. Faut aller à la Ville.
UN ARMURIER , ouvrant sa boutique. Tenez, mes braves, j'en ai, moi, des fusils ; des fusils de munition, des fusils de chasse, des carabines ! — Prenez, prenez tout, — et laissez-m'en un pour moi.
les ouvriers. Ah ! bravo! bravo !
labredèche. Ça s'échauffe , ça s'échauffe.
UN ouvrier. Mille tonnerres ! il y a du son dans les cartouches.
tous. Du son !
UN ouvrier. Il y en a dans celle-ci, du
oins.