‹ Magasin théâtralChapitre 826 sur 1377 · L'ILE D'ELBE · texte numérisé non relu

L'ILE D'ELBE

l'oiio-Fciraju, dimanche, 26 février 1 8 1 5. — En vue le brick l'Inconstant.

SCElNE Vli.

NAPOLEON , LORRAIN , montant la

gante.

NAPOLÉON. Eh bien! mon vieux grognard, tu ne dis rien?

LORRAIN. On ne parle pas sous les armes.

NAPOLÉON. Ah ! ah ! tu es sévère sur la consigne...

LORRAIN. ïl v a quelque part vingt-deux ans , c'était à Toulon , que le duc... je ne me rappelle pas son nom de duc... Junot enfin, me lit faire deux jours de garde-ducamp pour avoir chanté :

Ah ! le triste état ..

Vous n'étiez alors que commandant d'artillerie, et moi simple conscrit; nous avons fait notre chemin depuis ce teins...

NAPOLÉON. Eh bien! je te relève de ta consigne. T'ennuies-tu ici, voyons?

LORRAIN. Fastidieusement.

NAPOLÉON. Veux-tu retourner en France?

lorrain. Avec VOUS ?

napoléon. Avec moi , tu sais bien que c'est impossible. Sans moi?

LORRAIN. Sans vous! non.

N vpoléon. Et crois-tu que tes camarades pensent comme toi ?

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