SCÈNE V
Les Mêmes, JÉRONIMO, un Prisohbier.
JERONIMO, encore dans la coulisse.
Monsieur de Vargas!
ISEULT
On vous cherche.
VARGAS
Un des gens de l'hôtel... ( Il la mène à la porte dérobée de gauche.) Pars seule d'abord, pour ne pas trahir notre fuite. ( Iseult sort. Vargas revenant en scène.) Ah ! elle est partie. — Jérouimo, c'est toi qui m'appelles.
JÉRONIMO, entrant par le fond.
Oui, seigneur. Voici un homme que l'on a saisi près de l'échafaud de d'Egmont, excitant le peuple à la révolte.
VARGAS
Ah!
JÉRONIMO
Faut-il le conduire aux gardes du nouveau gouverneur?
VARGAS
Non , ils le relâcheraient ; j'en fais mon prisonnier.— Va prendre quelque sommeil, mon bon Jéronimo.
JÉRONIMO
Le duc d'Albe m'a commandé de veiller pour être prêt à ses ordres; je passe la nuit à trinquer avec Jetter.
VARGAS
Tiens, alors, voilà quelques carolus pour faire tes adieux au vin du Rhin.
JÉRONIMO
Merci, monseigneur comte.
( Il sort par le fond.) VARGAS.
Cela va bien ; il est déjà à moitié ivre. — Voyons le prisonnier.