JIM.IR
familiarité qu'autorise le séjour des eaux et l'habitude de vivre en communauté.
C'est de la bienveillance, de l'amitié peutêtre... Il se montre ainsi à l'égard de madame de Néris... d'uilise... Mais de l'amour !... Oh ! non, maman, M. de Theyal n'a pas d'amour pour moi.
M",e DE CÉSANNE. Ma tille, M. de Theyal vous aime ; je le sais à n'en pas douter. Dès notre arrivée au Mont-d'Or, il s'était confié à Mn,e de Lussan. Est-ce clair?
Soyez donc une fois bien convaincue qu'une mère sage ne dit à sa fille que ce qu'elle doit savoir. Mais le silence prolongé de AI. Henri et de sa grand'mère, jyjn.e }a marquise de Brécourt, me prouve enfin, mon enfant, que vous êtes la victime du complot le plus noir. Élise est votre rivale !
ISAURE. Elise!
Mn,e de Césanne. Et Mme de Néris mon ennemie mortelle. L'instant est donc venu de nous concerter et de réunir tous nos efforts pour faire tête à l'orage. Dans quelques minutes, nous partons pour le Pic- Sancy. Je ne prévois pas les discours de M. de Theyal; mais je ne puis vous laisser ignorer le pouvoir d'un mot placé à propos, l'avantage qu'on peut tirer d'une parole bien interprétée...
isaure. Mais, ma mère, en vérité...
Mme de CÉSANNE. Vous ne m'entendez pas, et vous prenez toutes mes paroles à contre-sens. Eh ! ma chère, persuadezvous donc bien qu'il n'y a, dans tout ceci, ni intrigue ni manège, ni le moindre semblant de coquetterie : c'est de l'esprit de conduite, et rien de plus. On vient. Silence!., attention, ma fille!
ISAURE, à part. Oli! mon Dieu! comment
renoncer à une espérance si flatteuse?
pnisse-t-elle encore ne pas être déçue !