INCENDIE
du palais impérial d'hiver à Saint-Pétersbourg , du palais de la Bourse à Londres, et du théâtre Italien à Paris.
On annonce que du 26 au 27 décembre dernier, le palais impérial de Saint-Pétersbourg a été complètement réduit en cendres. La violence des flammes élait telle , qu'à l'exception des enfants de l'empereur, d'un lit et de quelque argenterie, rien n'a pu être sauvé. Le froid élait intense, le tbermométrc marquait 20 degrés; il était impossible de se procurer de l'eau.
On estime le dommage à cinquante millions de francs!!!
Dans le n° 17, page 129 de la h-' année du Magasin Universel , nous avons donné une vue de la place du palais d'hiver, au milieu de laquelle est élevée la colonne alexandrine.
Les journaux anglais du 11 janvier apportent aussi la déplorable nouvelle de l'incendie de la Bourse de Londres , ( Royal-Exchange). Le feu a pris d'abord dans une des dépendances du café Lloyd.
A minuit, la longue ligne des bureaux de la com-
pagnie d'assurance de la Bourse, les établisscmentsdu Lloyd , le café, la chambre des capitaines et les bureaux des sous-secrétaires, présentaient une colonne de feu qui s'élevait à une hauteur immense.
A une heure du matin, les cafés du nord et de l'est, et la Bourse étaient détruits, et à deux heures les flammes atteignaient la tour. Celte tour, qui a presque cent cinquante pieds de hauteur, a été réduite en cendres; les huit cloches tombèrent l'une après l'autre. Long-temps on a craint que la Banque et l'église de Saint-Barthélémy ne fussent atteintes; heureusement un vent du nord préserva ces deux édifices.
Nous espérons plus tard donner à nos lecteurs la reproduction de ces monuments dévorés par les flammes.
(15 janvier). — Au moment où nous mettons sous presse, on annonce que le Théâtre italien est la proie d'un violent incendie. Dans un si court espace de temps, voilà trois monuments publics détruits dans les trois principales capitales de l'Europe. A Saint- Pétersbourg, ville où la personnalité de l'empereur est tout, c'est le palais impérial qui brûle; à Londres, cité de commerce et d'industrie, c'est la Bourse; à Paris enfin, asile de la frivolité, des jeux, des l'êtes et de? plaisirs, c'est un théâtre! triple rapprochement qui n'est pas sans intérêt, ni sans curiosité.
( Deuxième vue du couvent de Troïlzkoïé. )
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Paris , Imprimerie de Chassaignc-D, rue GH-le-Cœur, 7.— Tiré à la Presse mécanique par Aristide et Pelluard,
LA VALISNERIE.
Fleurs unisexuelles.
Plante mâle.
Plante fVfiielle.
Fleur hermaphrodite.
Le terrein représente le fond de la rivière, et la ligne horizontale du haut, la surface de l'eau.