‹ Magasin universel (volume 3)Chapitre 201 sur 242 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Nous avons dit l'explosion de haines qui accueillit à Paris la nouvelle de l'assassinat des Guises ; on n'entendait dans les rues que plaintes et douleurs sur l'horrible massacre. Mille estampes, représentant le martyre des deux chefs de la maison de Lorraine, étaient distribuées dans la foule ; on y voyait : « Les corps des grands princes de Guise, étendus dans une salle du château de Blois, percés et dagues de mille coups, ayant chacun un crucifix en la main ; et la démonstration comme Henri de Valois, perfide politique, masqué d'une vie sainte, ayant communié et dîné avec eux, les fait tôt après tuer et massacrer. » Il n'était pas un sermon, pas une de ces harangues qui parlaient aux masses, dans lesquels il ne fût question des princes de Lorraine. Madame de JMemours, la mère du duc de Guise, assistait aux sermons du Petit-Feuillant ; le prédicateur, se tournant vers ladite

(1) Les deux gravures que nous donnons ici, ont été calquées sur l'original, unique en Europe, dans le précieux recueil qui existe à la Bibliothèque royale, et dont nous avons déjà parlé dans un premier article {Voir page 111). L'importance de ces publications sera appréciée par nos lecteurs.

Page 1