LES KALMDCKS. - LES KOSAKS
(Kàlmnrï.'J
O !~ii)e dis Kalir.iuks. — Leur constitution physique — Docloppement extraordinaire et écartement des oreilles. — Préjugés des Européens sur les mœurs de cette nation. — Industrie.
— Costumes. — Travaux des femmes. — Alimens. — Armes.
— Grand nombre de chevaux de prix. — Migration. — Forme de gouvernement. — Lois. — Superstitions religieuses.
Les Kalmucks que les czars emploient dans leurs guerres comme cavalerie irrégulière, sont loin de ressembler au portrait qu'en ont tracé bien des écrivains superficiels; leur physionomie, leurs mœurs, leur religion sont devenus un objet de terreur pour les classes ignorantes des peuples d'Europe au milieu desquels ils ont passé; les femmes les représentent comme des êtres qui n'ont qu'un œil placé au front, et qui se nourrissent de chair humaine. Ce fut pourtant un peuple doux, hospitalier, aimant l'indépendance.
La race des Mongols, dont les Kalmucks font partie, est très ancienne. Dès le commencement du xnr siècle, elle offrit une des plus puissantes monarchies qui ait jamais existé; ses conquêtes s'étendirent de l'extrémité des déserts de l'Asie, jusqu'en Europe et dans l'Afrique; elledonnades souverains à tous les peuples tarlares, ainsi qu'à la Perse et à la Chine.
Ces hommes, que le plus grand nombre des Européens regardent comme des monstres hideux, le savant Pallas affirme , au contraire , qu'ils sont tous bien faits, sains et parfaitement proportionnés; ils ont même la taille et les membres minces et déliés , au contraire des Kirgnis et des Baskirs, dont l'embonpoint est tel, qu'ils peuvent à peine se mouvoir. On trouve chez eux , tant parmi les hommes que parmi les femmes, beaucoup de visages ronds et fort agréables; les voyageurs assurent même qu'il se rencontre chez les Ka'mucks des femmes si belles, offrant un si heu-