‹ Magasin universel (volume 4)Chapitre 124 sur 268 · SIMPLICITE DES IMPRIMERIES D'IKDIANA · texte numérisé non relu

SIMPLICITE DES IMPRIMERIES D'IKDIANA

Dans l'état d'Indiana,les personnes qui exercent l'état d'imprimeur ont un assortiment de caractères en bois. Quand la composition du journal est prête, les souscripteurs arrivent chacun avec une serviette blanche. La forme est tamponnée au moyen d'une certaine boue noirâtre et humide dont, heureusement pour la littérature, le pays abonde, et, à l'aide d'un marteau, on obtient sur chaque serviette an exemplaire du journal, avec lequel l'abonné se retire sans crainte d'avoir rien à démêler avec le timbre.

Un peu d'eau et de savon font justice plus tard des nouvelles qui ont vieilli, et rendent à la serviette son premier lustre, et la disposent à recevoir les communications qui ont pénétré dans ces pays reculés.

L'Arabe peut en générai, d'après l'empreinte des pas, dire, avec certitude, à quel individu de la tribu ou d'une tribu voisine les traces de ces pas appartiennent; il connaît aussi, par la légèreté ou la profondeur de l'empreinte, si l'homme qui l'a produite était chargé d'un fardeau ou non; il peut également déclarer, d'après la force ou la faiblesse de l'empreinte, si l'homme est passé le même jour, ou la veille, ou deux jours auparavant; enfin, d'après la régularité ou l'irrégularité des intervalles entie les pas, un Bédouin peut affirmer si l'homme qui a laissé les empreintes était fatigué ou non. En lisant ces détails on se rappellera sans doute un ingénieux chapitre du roman de Zadig.

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