‹ Magasin universel (volume 4)Chapitre 149 sur 268 · LE PAYSAN · texte numérisé non relu

LE PAYSAN

Celui qui méprise sa terre natale, celui qui veut abaisser l'agricnlleur est un mauvais guerrier.

Brive paysan de la Pologne, ton bras nous nourrit, ton bras nous défend sur les champs de bataille.

D'une main sa faux coupe le blé, et de l'autre il plante des lauriers.

Pendant la paix il laboure la terre, et le premier son de la trompette le ramène à son régiment.

Ces superbes cités, ces châteaux, sont le fruit de ses peines, le produit de son travail.

Lui et ses pauvres enfants récoltent péniblement ce blé, que le seigneur prodigue et jette sans nécessité.

Il a suivi son maître pour al'er défendre la patrie, il a tout fait, sauf trahir et s'enrichir.

Lui seul, après tant de pertes et de sacrifices, nous garantit de la misère; mais il manque de force pour renvover cette foule qui vient implorer sa pitié.

Celui qui méprise sa terre natale, celui qui veut abaisser l\igriculteur est un mauvais guerrier.

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