DE FRANCE AVANT I
( Troisième article. Voy. pag. 278, 3e vol. )
ÉTATS GÉNÉRAUX D'ORLÉANS EN l56o.
François II, qui avait convoqué ces états pour remédier aux troubles du royaume, étant venu à mourir, les députés des trois ordres représentèrent que leurs pouvoirs expiraient à la mort du roi, et qu'il fallait les renouveler; mais il fut arrêté que les députés continueraient d'pgir en vertu de leurspouvoirs, sur ce principe, que, par la loi du royaume, l'autorité ne meurt point, et qu'elle passe sans interruption du roi défunt à son légitime successeur. La tutelle dcCharlcs IX, frère et successeur de François II, mort sans enfants, et l'administration du royaume furent accordées à Catherine de Médich, mais non pas le nom de régente. Les états ne lui donnèrent pas même le nom de Majesté, il était nouveau pour les rois, auxquels on disait encore Votre Altesse. Ces états, dit le président Hénault, ne produisirent d'ailleurs aucun bien.