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ROME.— INSTITUTIONS DE CHARITÉ

Il n'y a pas moins, dans Rome, de vingt-deux établissements destinés à recevoir les malades, les aliénés ou les convalescents. Huit de ces hôpitaux ont été fondes et sont entretenus par l'Etat ; onze sont de fondation particulière; deux distribuent à domicile les En résumé, le caractère propre et dislincllf des | médicaments, les aliments et les autres secours que

Druzes est une sorte d'esprit républicain qui leur donne plus d'énergie qu'aux autres sujets turcs, et une insouciance de religion qui contraste beaucoup avec le zèle des musulmans et des chrétiens. Du reste, leur vie privée, leurs usages, leurs préjugés, sont ceux des autres Orientaux. Ils peuvent épouser plusieurs femmes, et les répudier quand il leur plaît; mais, à l'exception de l'émir et de quelques notables, les cas en sont très rares. Occupés de leurs travaux champêtres, ils n'éprouvent point ces besoins factices, ces passions exagérées q^ue le désœuvrement donne aux. habitants, des

l'état des malades peut exiger. La dépouille mortelle du pauvre n'est pas oubliée; un autre établissement les rend à la terre avec de modestes, mais décents hon-

neurs.

Des huit hôpitaux publics, deux sont destinés aux furieux, l'un pour les honin.es, l'autre pour les Animes; trois sont consacrés aux maladies chirurgicales; deux salles sont réservées dans chacun d'eux aux maladies de la peau. Les frinmes enceintes sont reçues dans un local à part, et traitées avec tous les égards dus à leur situation, Les convalescents vont achever

de se rétablir clans une maison salubreet entourée de jardins, où tout ce qui peul faci'iler leur gtiérison leur est aceordé. Enfin, le grand hôpital tics aliénés, Santa Maria délia Piela} complète le nombre des huit hôpitaux publies.

Quant aux hôpitaux de fondation particulière, on en compte huit pour les nationaux, les autres sont pour la plupart des nations chrétiennes d'Europe. Ton- tes asiles réunis peuvent recevoir plus de quatre mille malades : du rtste, ii est bon né remarquer ici que, dans presque tous les établissements de charité à Rome, les étrangers sont admis comme 1rs nationaux; en quoi la bienfaisance romaine peut bien se dire vraiment catholique.

Arrivons aux enfants trouvés : la première maison qui s'ouvrit en Europe pour sauver tle la mort tant d'innocentes victimes, lut celle que fonda !c pape Innocent III i ii 1198. A l'aii>, le premier asile des enfants trouvés fut ouvert pai saint Vincent tle Paul en iG3s, et celui tic I.ondns n'a été institué que dans le (.'entier siècle. C'est doue de Rome que partit ce premier rayon de la haute et vraie civilisation. L'hospice d'Innocent III subsiste toujours : celte maison r< çoil annuellement huit cents enfants qu'elle alimente jusqu'à l'epo ;uc de leur établissement, déterminé par l'aptitude ou la vocation de chacun d eux.

Le plus considérable des hospices de Home, et le plus intéressant, est sans contredit l'hospice apostolique de Snnln- Michèle; là sont réunies quatre grandes sections de vieillards et d'orphelins des deux sexes, distribues dans quatre corps de logis. Les jeunes garçons sont élevés pour les arts mécaniques et pour les arts libéraux ; aussi l'immense maison de Saint-Michel offrc-l-elle l'aspect d'une petite ville remplit d'ateliers de. divcises professions; ou y voit jusqu'à une fabrique de drap, des métiers de tapisserie à la façon des Gobelins, fabrication unique en Italie. On vient encore d'y établir une école de chimie appliquée, la seule qui existe à Rome.

ÉPHÉMÉRIDESDE LA.RÉVOLUTION FRANÇAISE

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