FRANCE. — RODEZ
(V.uc de la cathédrale de Rodez.)
Rodez! à ce nom apparaissent tout à coup les hideux son venirs de l'affaire FuaUès. Ce vieil lard égorgé sur une table comme un porc immonde, ces bourreaux dont le bras se plonge dans son sang, bien plus par amour de la vengeance que par intérêt, cette inexplicable et perpétuelle contradiction d'une femme, témoin fortuit mais non complice du meurtre, de la romanesque et corné dienne madame M.nson; voilà les trop fameux acteurs d'un drame épouvantable que rappellera sans doute à tous nos lecteurs le titre de cet article.
Il en est de ce procès comme de tous ceux auxquels les circonstances extraordinaires du délit ou la position exceptionnelle des prévenus ont donné une grande célébrité. Ils traversent le temps comme les grands événements politiques, et, en dehors même du monde des lecteurs, du monde des amateurs des causes célèbres et des magasins à deux sols, leur souvenir se perpétue par la tradition populaire; pas de portier qui ne l'apprenne aux jeunes servantes, pas de muletier ou d'aubergiste qui ne la sache par cœur. Les noms de Fualdès, de Jausion et consorts sont aussi connus que ceux de Mandrin , de Cartouche, de Lacenaire, etc. Il ne leur a manqué ni l'honneur de l'insertion dans les almanachs de Liège, ni celui de l'inévitable complainte.