‹ Magasin universel (volume 5)Chapitre 117 sur 166 · TO · texte numérisé non relu

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ehéologie s'enrichit ainsi d'une nouvelle branche, qui toutefois demeura long-temps stérile par la fausse direction que les érudits imprimèrent à leurs recherches.

« Une critique rigoureusement épurée ne présidait point encore à l'étude des textes classiques sous le double rapport de l'histoire et de l'archéologie. On ne saisit point alors les importantes distinctions formellement établies par les auteurs anciens entre les différents systèmes d'écritures usités chez les Égyptiens. On généralisa trop ce que ces auteurs n'avaient affirmé que d'une certaine classe de signes seulement; et dès- .lors les études égyptiennes dévièrent de plus en plus du but véritable; car, partant de faux aperçus, on mettait en fait que l'écriture égyptienne , dite hiéroglyphique, ne représentait nullement le sondes mots de la langue parlée ; que tout caractère hiéroglyphique était le signe particulier d'une idée distincte; enfin que cette écriture ne procédait à la représentation des idées que par des symboles et des emblèmes.

« De tels principes auxquels des érudits de nos jours n'ont point encore renoncé, ouvraient à l'imagination un champ bien vaste, ou plutôt une carrière sans limites. Le jésuite Kircher s'y jeta, et, ne gardant aucune réserve, abusa de la bonne foi de ses contemporains , en publiant, sous le titre A'OEdipus /Egyptia-

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