‹ Magasin universel (volume 5)Chapitre 27 sur 166 · SAINT HYACINTHE · texte numérisé non relu

SAINT HYACINTHE

D'après le tableau de M. Alfred Johannot.

Il y a dans les constructions modernes je ne sais quoi qui s'éloigne du grandiose adopté par nos pères ; on sacrifie la noble simplicité de l'ensemble à la profusion des détails. L'église Notre-I)ame-de-Lorette , dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs (1), est un triste exemple de cetto vérité; rien d'imposant, de majestueux dans l'aspect de cet édifice ; mais dos dorures en profusion, des tapisseries, des tableaux, des arabesques, en un mot, tout ce qui constituerait un élégant boudoir, une salle de spectacle, mais rien de

(t) Voir le Magasin Universel, tom. iv, p. 97.

ce qui convient à un lieu de recueillement et de prières. Pour celui qui a vu les antiques basiliques de l'Espagne, de Sévillo, de Cordoue et de Grenade, ou qui a visité les catbédrales de l'Italie, et même de notre vieille France, le monument de Notre-Damede-Lorette mérite à peine le nom d'église.

Si nous voulions entrer dans l'examen critique do cet édifice, nous sortirions des bornes restreintes qui nous sont imposées ; d'habiles écrivains se sont d'ailleurs savamment acquittés de cette tâche. Parmi les tableaux qui couvrent les murs intérieurs de Notre- Dame-de-Lorette, il en est plusieurs dignes de quelque attention, et nous donnons aujourd'hui le saint Hyacinthe de M. Alfred Johannot, composition sévère et remarquable dont on a fait souvent l'éloge.

( Saint Hyacinthe. )

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