LA VIE
Laissons passer la vie, elle a bien son mérite, Quand, jeune, elle folâtre au sein des ris charmants, Et si la passion qui la flatte ou l'irrite, N'éteint pas de son feu les nobles sentiments.
Laissons passer la vie, en de beaux vers écrite, Lorsqu'elle élève en paix d'immortels monuments, Et que, chassant au loin la pensée hypocrite, Elle sert la justice, et garde ses serments.
Ovie! être inconnu ! d'où peut jaillir ta source? Où cours-tu, si rapide, engloutir, sans ressource, Ton Ilot qui pour jamais se dérobe aux humains!...
Va, tu peux me cacher ton sublime mystère!
Mais un dieu, je le sais, quand nous quittons la terre,
Prodigue à la vertu ses dons à pleines mains.
Mollevaut de l'Institut.