INFANTERIE. — ARQUEBUSIERS
Deuxième arlicle (1).
Charles VII , qui eut tant à combattre pour reconquérir son royaume envahi par les Anglais , fit de grands changemens dans l'infanterie et dans la cavalerie tout à la fois; il obligea, en 1448, chaque paroisse à fournir un homme de choix sur cinquante feux, pour servir en qualité d'archer, et accorda à ces troupes des privilèges qui les firent nommer francs-archers, comme nous l'avons déjà dit dans un arlicle spécial sur cette arme (voyez page 73). Les francs-archers furent sur la fin du règne de Louis XI , remplacés par six mille Suisses et par une levée de dixmille hommes d'infanterie que le roi prit à sa solde. Un officier bourguignon , appelé Duquesne, fut mis à la tête de ces troupes, et les historiens racontent qu'il causa un [grand étonnement , quand on lui vit faire exécuter à ses soldats des manœuvres inconnues jusqu'alors, dont lui seul connaissait le mécanisme, et leur faire tracer un camp à la romaine auprès du pont de l'Arche, à trois lieux de Rouen. C'était la première fois que les Suisses, qui depuis y ont joué un si grand rôle, paraissaient dans les armées françaises; leur solde équivalait à quatre journées de travail d'un simple ouvrier.
Charles VIII conserva l'organisation adoptée par son père, et prit en outre à sa solde un grand nombre de lansquenets allemands; ces soldats étrangers étaient de beaucoup supérieurs à l'infanterie française, où, si l'on en croit les historiens du temps, on ne voyait, que, médians garnemens échappés à la justice, et surtout force marqués de fleur s-de-hjs sur l'épaule. Dans l'armée qui, sous Louis XII (1315), fut envoyée en Italie, se trouvaient six mille lansquenets avec huit cents hommes d'armes et huit mille aventuriers français que les historiens nous dépeignent ainsi : Us montraient leurs poitrines velues, pelues et toutes découvertes, et lapin-
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(Arquebusier sous Cdiarles IX.)
part la chair de leurs cuisses: d'autres étaient couverts de taffetas, mais tous devaient avoir une jambe nue. Louis XII épura ces bandes; on sait que Bavard quitta la cavalerie pour commander l'une de ces bandes qui se couvrit de gloire à la prise de doues , et bientôt Louis Ml renvoya tous les soldais étrangers, se confiant dans le courage et la fidélité des Français dont l'esprit national commençait à se former.
BientOl après , François I"'1' opéra une grande révolution dans l'infanterie : c'était l'époque des grands ehangeniens
(i) Vuve/. le premier article, p. 188.
pour toutes les institutions ; ce prince créa à l'exemple des Romains, sept légions, chacune de six mille hommes , et divisées en six cohortes , toutes composées de deux cents arquebusiers et de huit cents piquiers; les officiers de
( Arquebusier sous Henri IV.)
chaque légion, au nomhre de six capitaines et de douze lieutenans, étaient, ainsi que leurs soldats, originaires des mêmes provinces. Tout soldat qui se distinguait par une aclion d'éclat , recevait un anneau d'or ; s'il parvenait au grade de lieutenant, il était annoblide droit; il ne manquait à ces légions que de la cavalerie. Malheureusement cette belle institution fut promptement abandonnée , et l'on en revint aux bandes et compagnies franches que levaient les capitaines et que favorisait l'esprit d'indépendance de la noblesse.
Ces arquebusiers , dont nous venons de signaler la présence dans les légions de François Ier, avaient été admis depuis quelque temps dans nos armées, malgré l'opposition des chevaliers dont toute la forcé, l'adresse et la savante armure, ne pouvaient plus rien conlre les balles lancées par l'infernale arquebuse; aussi Bayard faisait-il penche sans pitié tout arquebusier qui tombait dans ses mains, ce qui ne l'empêcha pas d'être blessé mortellement d'un coup de feu.
La lourdeur et la mauvaise fabrication des arquebuses s'opposèrent aussi à leur prompte multiplication ; mais peu à peu elles se perfectionnèrent, et à l'arquebuse succédèrent d'abord le mousquet et plus lard le fusil. Avant d'arriver à cette importante substitution qui changea l'ait de la guerre, nous avons encore à examiner plusieurs périodes dans l'histoire de l'infanterie.
Henri II voulut rétablir les légions cle son père. Il les composa également de six mille hommes , mais au lieu de six capitaines , il y en eut quinze , commandant chacun une compagnie de quatre cents hommes , et ayant au-dessous d'eux un lieutenant, un enseigne, deux sergens, et huit caporaux.
Chaque capitaine avait un canton affecté à sa compagnie afin, que chez les soldats, le sentiment de l'honneur militaire fût fortifié par un esprit de nationalité plus puissant ; c'est ainsi que plus tard nous avons eu nos légions départementales; mais on renonça, comme nous l'avons fait depuis, à ce système de localité.
On a voulu voir dans ces légions; l'origine de nos régimens dont le nom fut substitué peu à peu à celui des premières , dans les livres de nos historiens (voyez Davila, La Popelinière, d'Aubigné, etc.). Celte formation de régimens eut lieu quelque temps après la sanglante journée de Saint-Quentin, et lorsque le duc de Guise, par l'expulsion des Anglais et la prise de Calais eut rétabli l'honneur des armes françaises. Soit que cette formation se rapprochât plus de la perfection , soit qu'il y ait eu depuis plus de stabilité et de suite dans les idée de nos gouvernans , la France s'en est tenue à celte organisation simple et régulière. Elle a été appliquée à toutes les armes et adoptée par toute l'Europe , avec des modifications peu importantes , et relatives à la force et au nombre des, bataillons et des compagnies.
Malgré ces légions ou régimens, Henri II eut toujours à sa solde un grand nombre d'étrangers ; dans une revue qu'il passa en 4558 sur les frontières de la Picardie, on compta vingt-mille lansquenets, neuf mille reitres et douze mille Suisses.
Charles IX ne fit aucun changement important dans notre organisation militaire. Sous Henri III , époque d'intrigues, de fanatisme politique et religieux, l'infanterie se rangeait encore sur dix rangs , lignes pleines, et n'ayant qu'une faible réserve. A la bataille d'Ivry, Henri IV n'avait que dix mille hommes d'infanterie , avec quatre canons , deux coulevrines , et deux mille trois cents chevaux. Pendant tout le règne de ce prince , l'armée permanente fut très peu nombreuse; on ne faisait de levées extraordinaires qu'à l'approche de la guerre , et ces levées se faisaient à grand peine. Sully nous raconte qu'on n'enrôlait les soldats que par force, qu'on les faisait marcher avec le bâton, et en mettant sans cesse le gibet sous leurs yeux. Et cependant une fois en présence de l'ennemi , les Français montraient la bravoure qui leur était naturelle, et l'exemple de l'intrépide Béarnais ajoutait à leur confiance, lui si chéri de ses soldats dont il savait si bien apprécier et récompenser le courage , et qui le trouvaient toujours au premier rang. En l'année -1600, quand ce prince se préparait à attaquer le duc de Savoie, son infanterie ne se composait que de sept mille hommes; mais, dix ans plus tard, quand il en vint à organiser son agression conlre l'Autriche alors si puissante , il avait trente-deux mille hommes d'infanterie soutenu par trente-trois pièces de canons , et cinq mille cavaliers ; on sait comment cette grande expédition conçue avec tant de hardiesse el d'habileté, et danslaquelle entraient l'Angleterre, L"la Savoie, le Danemark et les Provinces- Unies , expédition qui allait changer la face de l'Europe , fut arrêtée par l'assassinat de Henri IV.
( Arquebusier sous Louis XIII.)
SINGULIER MODE D'INCUBATION DES CANARDS Dans l'île de Luçon.
Dans le récit de son voyage autour du monde, M. Laplace, capitaine de la marine française , raconte ainsi la manière dont les habitans de l'île de Luçon couvent les œufs de canards :
Près du rivage , de nombreuses bandes de canards sillonnaient le courant dans tous les sens ; la quantité de ces oiseaux domestiques, paraissant tous de la même force et de la même grosseur, excita ma curiosité : elle fut bientôt satisfaite, et j'appris, à mon grand étonnement , que tous ces canards provenaient d'oeufs couvés par des hommes qui, pour un modique salaire, ont la patience, ou pour mieux dire la paresse, de rester couchés constamment sur les futurs canetons, arrimés les uns après les autres dans de la cendre, de manière à former une surface plane, garantie par quelques légères traverses recouvertes d'une épaisse couverture en laine ou en coton. Tout l'appareil est contenu dans une espèce de grabat très peu élevé au-dessus du sol de la case bien fermée où il est placé; et telle est la grande habitude de ces couveurs de nouveau genre , qu'ils savent reconnaître parfaitement le moment où les œufs sont près d'éclore; ils les brisent avec beaucoup d'adresse , et les nouveauxnés de courir à la rivière, pour rentrer chaque soir, à la suite d'un guide plus expérimenté, dans les cages flottantes dont le petit pont-levis, abattu chaque matin sur le rivage, est relevé le soir quand le troupeau est rentré. C'est dans les villages sur le bord du lac, et surtout dans celui de los Banos, que ce singulier procédé est employé ; de même que celui des fours , usité chez les Chinois , il est né de la nécessité et de l'économie. En effet, les femelles de canards, fussent-elles à Luçon en nombre deux fois plus grands, ne pourraient jamais suffire à l'énorme consommation que les habitans font de leur progéniture, pour laquelle, à l'exclusion des poules , ils ont un goût national.
i CLIMAT DES RÉGIONS VOISINES DU POLE.
La chaleur, cet élément indispensable à l'existence des êtres organisés qui peuplent notre globe, subit , dans son terme moyen, comme personne ne l'ignore , une diminution toujours croissante de l'équateur aux pôles. Quoique cette diminution n'ait pas lieu d'une manière uniforme, selon le plus ou le moins d'élévation des lieux au-dessus du niveau de la mer, pour des raisons qu'il serait trop long d'exposer ici, on peut se représenter la limite de la congélation perpétuelle comme.formant une courbe dont le maximum d'élévation au-dessus du niveau de l'Océan se trouve sous l'équateur, et le minimum anx pôles. Cette élévation, pour le premier point, est d'environ quatorze mille pieds, et de zéro pour le second ; d'où il suit que la température moyenne polaire est au-dessous du point de congélation. Celte seule circonslance suffit pour donner une idée du climat des régions arctiques. Nous ne rappellerons pas ici les effets de ce froid terrible auquel nulle liqueur spiritueuse, si concentrée soil-elle, ne peut résister, et dont l'appréciation exacte échappe à nos instrumens thermométriques une fois qu'il a atteint le point où se congèle le niercure. Il n'acquiert toutefois celle inlensilé qu'au milieu de la période de six mois pendant laquelle le soleil resle caché suis l'horizon, période qui, pour les plus hautes latitudes, s'étend d'octobre en mars inclusivement.
Dès le mois d'août, époque où les rayons obliques du soleil ont perdu presque toule leur force, la neige commence à tomber en flocons épais, et avant le mois d'octobre, la terra on est partout couverte à la hauteur de
deux ou trois pieds. I,Y;m douce versée le long des rivages et dans Ions les eiifonccmens par les ruisseaux qu'alinienlail la fonte des neigei anciennes , se convertit alors en Klace solide. A mesure que la température baisse davan-
tage , l'air dépose son humidité sous la forme d'un brouillard, qui se change à son tour en particules glacées ayant l'apparence de fils d'araignées ou de petites aiguilles excessivement ténues , lesquelles flottent dans l'atmosphère , et semblent percer et excorier la peau au moindre contact. Elles s'attachent en quantités innombrables à toutes les parties saillantes des corps, et les recouvrent de stalactites éblouissantes aux mille formes fantastiques.
La surface de la mer, qui est à cette époque d'une température relative plus élevée que l'air, dégage, en lui cédant une partie de son calorique , une masse énorme de vapeurs, et semble fumer comme une immense chaudière ; les marins ont donné à ce brouillard le nom de fumée de gelée. Enfin la dispersion de cette vapeur et la clarté qui en résulte dans l'atmosphère, annoncent que l'équilibre est établi entre l'Océan et l'air. Le premier se recouvre d'une couche uniforme de glace, qui, dans une seule nuit, acquiert souvent un pouce d'épaisseur. Le moment estvenu où le froid étend son empire de mort sur la nature plongée dans les ténèbres, que dissipent seulement par intervalles les rayons douteux de la lune ou la lueur des aurores boréales , plus fréquentes en ce moment qu'à aucune autre époque de l'année. A mesure que le froid pénètre plus profondément dans les corps , les rochers se fendent avec fracas, et leurs explosions retentissent au loin dans le silence universel ; le plus léger bruit est alors perçu à des distances considérables , et deux personnes placées à un mille l'une de l'autre s'entendent réciproquement sans élever la voix au-dessus du diapason ordinaire, ainsi que l'a éprouvé l'équipage de Parry pendant son hivernement dans l'île Melville.
Toute la création animée ressent plus particulièrement les effets de cette saison : les rennes , les daims , les bœufs musqués, etc., qui, pendant l'été, étaient passés du continent sur les terres polaires voisines , ont disparu depuis long-temps, ainsi que les oiseaux ; l'ours blanc, des bandes de loups affamés et hurlans , quelques renards bleus et argentés, continuent seuls de roder çà et là , en quête d'une proie qu'ils parviennent rarement à se procurer, et éprouvent des jeûnes sévères. Les malheureux habitans, couverts d'épaisses fourrures , restent enfermés dans leurs huttes , dont ils interdisent soigneusement le plus léger accès à l'air glacé de l'extérieur. Pressés autour de leur lampe ou de leur poêle , ils cherchent à tromper la longueur des heures en se livrant à leurs travaux ou au sommeil. Leurs vivres sont souvent gelés au point que la hache seule peut les entamer. Qui croirait qu'une telle patrie puisse être chère à des hommes, et, ce qui est plus surprenant, que des Européens des climats tempérés puissent s'y accoutumer au point de la quitter à regret ? On a vu souvent des employés de la compagnie anglaise de la baie d'Iludson, après avoir passé plusieurs années sur les bords de cette baie, et être revenus en Angleterre, soupirer après cette affreuse nature, et retourner y passer le resle de leurs jours.
L'intensité du froid n'est cependant pas aussi difficile à supporter pendant cette saison qu'on pourrait se L'imaginer* Pendant sa durée, l'air est ordinairement dans un calme profond, et enlève par conséquent moins de chaleur au corps que ne le ferait un vent d'une température beaucoup moins basse. Les Esquimaux lui empruntent même les moyens de se dérendre contre sa rigueur. Aux approches de l'hiver, ils taillent la glace en blocs d'un volume considérable, avec lesquels ils construisent îles espèces de dômes spacieux dont ils rendent les parois intérieures parfaitement polies en jelanl dessus de l'eau qui, se gelant aussitôt, fait disparaître toutes les inégalités. A. l'extérieur, la neige s'y accumule . cl le loin devient bientôt une masse compacte à travers laquelle se fait jour une quantité suffisante de lumière. Quant à celle-ci , sa disparu lion n'est pas non plus complète pendant la durée entière des vingtquatre heures. I.e crépuscule ayant lieu lonlcs les fois que le soleil est abaissé sou» l'horizon de moins de dix-huit
degrés, il en résulte, d'après des calculs que nous omettons , que l'obscurité complète à pour limites les latitudes de 84° 50' — 48° 50', et que pour la première elle existe au solstice d'hiver , et pour la seconde au solstice d'été. Entre ces deux extrêmes , le ciel est éclairé à de certains intervalles par une lueur sensible dont les heures d'apparition varient suivant l'époque de l'année et la situation des lieux. C'est ainsi que les équipages de Parry, pendant leur séjour à l'île Melville , par les 74° 40' lalitude N., pouvaient au milieu de l'hiver, lire sans peine sur le pont, à midi, losque le ciel était serein , les caractères d'imprimerie les plus fins. En outre , dans les régions livrées à un froid excessif, la densité de l'atmosphère qui augmente d'autant la propriété réfractive de cette dernière, avance considérablement la lueur du crépuscule. L'accroissement de la réfraction horizontale due à la même cause, élève aussi sur l'horizon le limbe inférieur du soleil et de la lune , d'environ la douzième partie de leurs diamètres, de sorte que ces deux astres sont visibles quelques jours plus tôt et plus tard, qu'ils ne le seraient sans cela , ce qui n'est pas un médiocre bienfait pour ces tristes régions, quoiqu'on ait beaucoup exagéré cet effet.
Vers la fin de mars, le soleil reparaît enfin sur l'horizon, mais ses rayons languissans servent plutôt à éclairer cette scène de désolation qu'à la vivifier. Peu à peu cependant la gelée cesse de faire des progrès. Les animaux venant du Sud envoient en avant quelques éclaireurs qui sont bientôt suivis de troupes plus nombreuses. Au mois de mai, les habilans affamés sortent de leurs huttes et s'aventurent sur le bord de la mer pour y prendre le poisson qui commence à reparaître. A mesure que le soleil s'élève dans le ciel et que sa force augmente, la scène change d'aspect; la neige se fond avec rapidité , la glace se dissout, et d'énormes fragmens détachés des hauteurs tombent sur les rivages avec le fracas du tonnerre. L'Océan se dégage à son tour de l'enveloppe solide qui l'emprisonnait et qui se brise avec des bruits terribles. Les champs immenses de glace ainsi mis en liberté , sont ensuite brisés et dispersés par la violence des vents et des courans. Avant la fin de juin cette dispersion est ordinairement complète, et les mers deviennent praticables; de même qu'au commencement de l'hiver , l'atmosphère est alors d'une humidité excessive et chargé de vapeurs, moins froides, il est vrai, que la fumée de gelée , mais qui sont produites par la même cause agissant en sens inverse. Ici c'est l'air qui, étant plus chaud que la couche supérieure de la mer , se condense en entrant en contact avec cette dernière et dépose son humidité. Ce sont ces brouillards , interrompus seulement à de rares intervalles par des éclaircis , qui rendent la navigation des mers polaires excessivement dangereuses. Au mois de juillet l'équilibre se trouve rétabli , et pendant quelques semaines le soleil brille avec une splendeur sans égale dans un ciel éclatant de lumière. Malgré la courte durée de l'été , la chaleur est souvent accablante à terre, surtout dans les derniers jours de cette saison, lorsqu'elle s'accumule dans les gorges, les baies et autres enfoncemens des rivages; on voit alors le goudron liquéfié couler le long des flancs des navires. Celte température excessive , combinée avec l'humidité de l'air et du sol, favorise le développement de la végétation au point qu'avant la fonte complète des neiges , les anémones , les pavots et un petit nombre d'autres piantes de la flore arctique, épanouissent leurs pâles corolles au-dessus du sol à demi dégelé. Riais en même temps elle engendre des myriades de maringouins qui obligent les habitans à chercher un refuge dans leurs huttes au milieu d'épais nuages de fumée.
LES CORBEAUX. — Leurs mœurs; leur prétendu