INFANTERIE. -FUSILIER
(Troisième article) (i),
Penâ&nt les onze guerres que Louis XIII eut à soutenir, les armées françaises ne subirent (pie des accroissomens momentanés. De tG55 à 10-15, ce prince eut sur pied une nombreuse infanterie, Ses cinq armées réunissaient cent mille hommes dont dix-lmnï mille de cavalerie ; c'est de cette époque qne date la prépondérance de la France.
Sous Louis MV «ut lien ir complément de la révolution
que (levait amener la poudre à Canon. Ainsi que le savent nos lecteurs, les arquebuses étaient si pesantes, (pie l'homme
(i) Voyez jmg« aa8.
chargé de cette arme sortait des rangs et l'appuyait sur une fourchette en fer , avant de s'en servir. Le mousquet moins lourd ayant été substitué à l'arquebuse, on supprima la fourchette; mais l'usage de sortir des rangs avant de
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i (Fusilier sous Louis XIII.)
faire feu fut conservé. Enfin , le fusil armé de la baïonnette devint l'arme générale tle l'infanterie, et en 1705, les piques furent supprimées clans la plupart des corps.
Il restait encore beaucoup à faire après l'adoption du mousquet. Les soldats français n'étaient pas à celte époque exercés aux feux de peloton que le grand électeur de Brandebourg avait imaginés et fait adopter par ses troupes dans les guerres entre les Polonais et les Suédois. Aussi l'impétuosité de notre cavalerie fut elle arrêtée par ces feux de peleton à la bataille d'Hoschstet. Les manœuvres et la disposition des lignes laissaient aussi beaucoup à désirer; sans vouloir traiter ici cet important sujet , qui doit venir plus tard dans notre recueil, nous dirons qu'on n'avait pas encore reconnu à cette époque, les avantages qu'offre au tir du mousquet la disposition des soldats sur trois rangs; on en comptait encore quatre dans l'infanterie française.
De grands désordres régnaient alors dans l'infanterie aussi bien que dans la cavalerie. Les capitaines recevant directement la solde de leurs compagnies, en augmentaient souvent, et d'une façon scandaleuse, l'effectif nominal par des passe-volants (soldats supposés); aussi un écrivain a-t-il écrit d'eux : qu'ils ne distribuaient que ce qxCils ne pouvaient s'approprier.