AMSTERDAM
( Deuxième article. — Voyez le premier aeticle page 281. )
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Une foule de canaux , la plupart bordés de rangées d'arbres, traversent Amsterdam en formant quatre-vint-dix îles, qui communiquent par deux cent quatre-vingts ponts, dont le plus beau est celui de lAmstel : Ce pont a six cent TOME IT. — Juin i835.
soixante pieds de longueur, soixante-dix pieds de largeur, et se compose de trente-cinq arches.
L'eau jaunâtre et fangeuse que ces canaux renferment , quoique souvent agitée par le mouvement des écluses , ré .
panel dans cette vaste cité des miasmes dangereux à la puanteur desquels les voyageurs oni peine à s'habituer, et qui se joignent à l'humidité de l'aimosplière et du sol pour rendre le séjour de la ville malsain.
L'un des principaux inconvéniens d'Amsterdam est ledéf.uit d'eau potable : celle de l'Amstel est mauvaise; on se sert de celle de la petite rivière du Vecht, que l'on va puiser à quelques lieues de la ville; mais la meilleure est celle que l'on fait venir à grands frais de la ville d Dlrechl , éloignée de plus de huit lieues.
Le port d'Amsterdam est une espèce de golfe à deux entrées, diamétralement opposées, qui est subdivisé en sepi ou huit peiiis ports particuliers, séparés les uns des auties par desestaeades, sur lesquelles sont pratiquées des chaussées en planches, jointes les unes aux autres par des ponts-levis.
En se pbçant sur une de ces estacades , on aperçoit un des plus beaux spectacles que puissent offrir les poils de mer. Le spectateur a devant ses yeux une multitude de vaisseaux, de navires, d'embarcations, de canots, qui se manifestent par une forêt de mà;s qui s'étend à perte de vue. Au loin, et au-delà de ces flottes nombreuses, des villages pittoresques; ici une ligne de maisons de bois, construites sur des pieux entre lesquels pa*se la mer; là des cafés, des lieux publics de récréation, établis sur les estacades; plus loin, une galerie d'arcades et de colonnades ioniques et doriques, dont la fraîche couleur ne laisse pas deviner si elles sont de bois ou de marbre, et dont la base cachée paraît être dans les eaux; en deçà, de vastes édifices, et une masse d'arbres qu'on prendiait pour une forêt : voilà quelques-uns des principaux objets de cet immense paysage, dont l'aspect est on ne peut plus animé.