COUTUMES A AMSTERDAM
A Amsterdam , les parens qui n'ont pas fait enregistrer la naissance d'un enfant dans l'espace des trois jouis qui suivent, sont condamnés à une ameudj, et ces en fans ne peuvent être baptisés que sur la présentation de l'acte de naissance.
Les mariages sont célébrés à peu près comme en France: la seule coutume remarquable, e que suivent toujours les familles riches , est que les fiancés envoient à leurs amis mie bouteilh- du vin du Rhin sucré et aromatisé, ornée ne nœuds de rubans de tontes couleurs.
Les cérémonies qui accompagnent le décès, et le mode d'enterrement, présentent des circonstances qui méritent d'être mentionnées. Dès qu'une personne est moite, on eu avertit le bourgmestre, qui envoie aussitôt Yaanspreekir (crieur public) constater le décès, et l'annoncer dans les mes du quartier. Vaanspreeker est velu d'une façon singulière : il est envelopp-. d'un long manteau noir; un large chapeau à trois cornes , entouré de crêpe , couvre sa tête, et une énorme cravate noire, sur laquelle se délache un rabat , tombe sur sa poitrine. Ainsi équipé , l'aanspreek >x va frapper à loutes les portes , et lit à haute voix le nom, l'âge, l'état, etc., du défont.
Quant au mode d'enterrement, voici en quoi il consiste: le corps est déposé dans une bière qu'on met sur un char ou corbillar.l ; mais on a soin que les côtés soient à découvert, afin qu'on puisse voir aisément la bière. I e char est traîné pardeuxehevaux. En lète marche l'aanspreeker; le. maître des cérémonies suit le char, et aptes lui s'avance \n pleureur public, affublé d'un long manteau noir; un tricorne de plusieurs pieds de diamètie laisse néanmoins apeicevuir i ne énorme perruque mal peignée, qui tombe jusque sur te dos; un rabat et une longue rcharpo noire complètent non costume. Quelquefois-, mais rarement , le Convoi si suivi par une voilure de deuil contenant une Seule p' rsnn.ie qui représente la famille.
C'est ains' que le emps arrive au cimetière, qui presque toujoui i se irouve à côie le l'éifll <■; Il est entouré par une imiiail • de . loiizc ou quatorze pieds de haut. Les bières s >nt disposé' s par rangées l'une au-dessus de l'autre , jus-
qu'à ce qu'elles aient atteint la hau eur du mur; alors on jette tin peu de sable sur toutes ces bières , et l'on ferme le cimetière, jusqu'à ce qu'on juge que tous ces corps soient suffisamment décomposés pour pouvoir être transportés ailleurs. Sans doute l'exposition constante de ces corps à l'atmosphère avance leur décomposition; mais aussi les odeurs méphyliqnes qui s'exhalent de ces lieux portent l'infection dans tous les environs. Lorsque le cimetière est reste fermé quelques années, et qu'un aulre se trouve rempli, on rouvre le premier, on brise les bières, on en réunit les fragmens, et on les vend comme bois de chauffage. Les ferrures sont aussi mises de côté, et on les vend aux marchands de vieux fer. Puis on charge les ossemens sur des voilures, et on les jette dans une large fosse destinée à cet usage. Ce qui r< ste est vendu aux fermiers comme engrais. Le cimetière, ainsi déblayé, est propre à recevoir de nouveaux hôtes !