LA VAPEUR
§ II. — MACHINES A VAPEUR. ( Ier article. )
Nous avons promis de faire comprendre à ceux de nos abonnés qui l'ignorent encore, le jeu des machines à vapeur. Nous venons aujourd'hui tenir notre promesse; mais avant d'aborder avec nous ce sujet , que le lecteur veuille bien relire attentivement le premier article que nous avons publie sur la vapeur (v. p. 451). Il y trouvera les principes sur lesquels est appuyée toute la théorie des admirables machines que nous allons examiner. Ces principes, les voici :
«Les particules de l'eau ont une lendance permanente à s'écarter les unes des autres , et par suite de cette propriété, une masse d'eau tend toujours à passer de l'état liquide à l'état de vapeur, et la vapeur elle-même tend toujours à se dilater en se raréfiant.
« En augmentant'ou diminuant la chaleur à laquelle sont sont soumises l'eau et la vapeur, on accroît ou on amoindrit
leur force expansive , et on peut, à l'aide du refroidissement, ramener la vapeur à l'état liquide. »
Bien des essais ont élé faits par des physiciens et des ingénieurs avant qu'on ait pu parvenir à construire des appareils où la force de la vapeur fût utilement employée; plus tard nous dirons peut-être l'histoiie dés perfeclionnemens successifs que ces appareils ont éprouvés; avant tout expliquons le mécanisme de l'une des machines qui sont aujourd'hui en usage; cette explication fera comprendre en <juoi péchaient les systèmes imparfaits précédemment essayés.