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LE PUTOIS

Le putois , de la famille des martes , est ainsi que la fouine , le fléau de toutes les basses - cours. C'est un animal mince, cylindrique, alongé, bas sur jambes, dont le cou est presque aussi gros que la tête. Il est doué d'une incroyable souplesse, et d'une rapidité plus incroyable encore. Son pelage dont on fait des fourrures , peu estimée? à cause de leur mauvaise odeur, est blanc ou roussâtre sui la tête , le dos , les flancs , et noir sur les autres parties.

Il s'introduit par les ouvertureskles plus étroites, montant aux arbres à l'aide de ses ongles acérés, marckaut but

l'extrémité de ses doigts; c'est plutôt le sang que la chair qu'il recherche. Quand par mille ruses il a pénétré dans la demeure de ses victimes. , il est rare qu'il en échappe une

(Le Putois.) seule; il les égorge toutes impitoyablement, suce leur cervelle et leur sang, dévore les œufs. Il n'est pas moins redoutable pour les lapins, les lièvres et les oiseaux qui , tels que la grive et la bécasse, font leurs nids dans les broussailles. Un seul suffit pour détruire une garenne, el son existence est presque un bienfa!' dans les endroits où les lapins sont trop nombreux. Dès qu'il aperçoit nn lièvre , il fond sur lui avec la vitesse qui lui est propre , s'attache à son cou , lui perce la panse de ses dents aiguës, et malgré sa fuite, ne l'abandonne qu'après s'être repu de son sang. On le d'u aussi très friand de miel ; il chasse les abeilles de leurs ruches et s'empare du fruit de leurs travaux.

Son existence est solitaire, et pour ses expéditions il préfère la nuit au jour; il est commun dans toute l'Europe, dans l'Asie et l'Amérique septentrionale. Il établit tantôt son habitation dans les greniers , et la partie la plus reculée des granges , tantôt sur le bord de l'eau , et la lisière des forêts ; la voix du putois est sourde , il ne la fait entendre que dans le combat, et c'est alors qu'il répand une odeur infecte qui lui a valu son nom de putois. Les pièges sont assez inutiles contre ces animaux. Mais en revanche, nous avons eu occasion de voir plusieurs fois que le cadavre d'un des leurs suspendu en holocauste , à l'entrée des basses-cours , les en éloignait aussitôt (I).

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