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LES ONDES SONORES

Cette modification était très-simple : c'était toujours U même cassette suspendue au plafond comme précédemment; seulenient, la tabletle du haut était remplacée par une de

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ces grosses musiques à ressort dites musiques de Genève, et c'est au fond de celte boîle formant table d'harmonie que la lige du pilon venait se fixer.

Cette disposition fera comprendre que, lorsque la musique jouait, tous les sons se reproduisaient dans la petite cassette par les mêmes raisons que nous avons données dans le truc précédent.

Pour compléter l'expérience, j'avais placé sur une tablette, dans un des coins de la salle une autre boîle à musique dont les airs étaient en tout point semblables à ceux de la musique placée à l'étage supérieur.

Je présentai ce truc comme une expérience expérimentale et sous le titre de transmis^ sion des ondes sonores.

Après quelques explications données sur la nature des ondes sonores, j'annonçais que

des sons pouvaient se transporter, d'une table d'harmonie à une autre, lorsque ces deux tables étaient accordéesau même diapason, et que, comme application de ce principe, la cassette isolée et suspendue allait répéter les airs joués par la musique (il s'agissait seulement de la musique du bas, l'autre étant censée ne pas exister). Je poussais alors la détente, et à peine la première phrase musicale était-elle terminée, que j'interrompais subitement. Tout aussitôt on entendait se répéter dans la boîte la partie de l'air qui venait d'être joué. Je continuais en faisant jouer une autre phrase qui était encore répétée, et cela avait lieu jusqu'à la fin de l'air.

Cette répétition de phrases musicales ve-

nait de la musique placée à l'étage supérieur, et c'est à l'aide de l'électricité que ceile-ci

CURIEUSE EXPËRIERGE D'ACOUSTIQUE. 175

se meltail àjouer quand Taulre s'arrêtait.

Celte expérience produisait un très-grand effet, surtout lorsque, ainsi que dans l'expérience précédente, on ouvrait la boîte et on la donnait en main pour l'examiner.

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LE DÉCAPITÉ PAELANT.

f elle ingénieuse illusion l ne portait pas primitive- If ment ce litre effrayant.

C'est sous le nom de

1 sphinœ qu'elle fut présentée, en 1865, à Londres, dans Egyptiàn Hall, par un prestidigitateur nommé le colonel Slodare. L'inventeur de ce truc, M. Tobin , secrétaire de \a Polytechnic Instituti(m,yen~ dit son procédé à H. Talrich, habite modeleur

en cire, qui exploitait alors, au boulevard de la Madeleine, à Paris, un spectacle défigures de ïire sous le nom de Musée français. Ce musée se composait d'un certain nombre de groupes, mythologiques ou autres, d'une grande délicatesse d'exécution, notamment d'une scène qui représentait le docteur Dupuytren faisant un cours d'anatomie devant ses nombreux élèves. M. Talrich avait été bien inspiré, puisque ce tableau lui fournisKiit roccask)n de mettre en relief les prépwâti^itô 4»^^)»iques auxquelles il devait sâ rèjyutati^n.

Le truc du sphinx suggéra à M^ Tairich ridée de joindre à son imaée «M «é&liibiti'on semblable à celle du fameux cabinet d'horreurs que madame Tussaut avait installé à Londres, dans son établissement de figures de cire. Dans ce but, il fut amené à changer la mise en scène du sphinx^ qu'il trouvait

avec raison trop anodine pour sa destînation. 11 en fit le décapité parlant ^ et voici comment il organisa cette exhibition : au-dessous de son musée, il existait une cave assez vaste et inoccupée, dans laquelle on descendait par un escalier praticable, dont la porte donnait dans rétablissement même. C'est cet endroit qui fut destiné au spectacle du décapité.

Loin de chercher à rapproprier et à recrépir les murs, l'intelligent artiste en conserva la mousse verdâtre et l'humidité fangeuse, et s'a l tacha particulièrement à mettre les lieux en rapport avec le spectacle qui devait y être représenté. On en jugera par la description suivante. L'escalier n'était éclairé que par la lumière jaunâtre et blafarde de lampes antiques suspendues au sommet des voûtes. Une fois de plain-pied, on se trouvait d'abord en

présence d'un tableau plastique représentant

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une scène de Tinquisilion. La torture y était mise à nu avec une exaclilude frappante. Un aide du bourreau tenant une torche allumée éclairait seul ce lugubre tableau. En sortant de là, on tournait sur la droite, on passait par un couloir à peine éclairé, et Ton arrivait en face d'une balustrade à hauteur d'appui fermant Feutrée d'un petit caveau. Au milieu de ce bouge, dont une paille humide formait le parquet, on voyait une table sur laquelle

était une tête un peu penchée sur le côté et semblant dormir. A l'appel du cicérone, le décapité se redressait, ouvrait les yeux, racontait sa propre histoire, ainsi que les détails de son supplice, et répondait ensuite, dans plusieurs langues, aux questions qui lui étaient adressées par les assistants : c'était là un spectacle d'une singulière horreur. Jusque-là tout allait pour le mieux dans cette fantastique

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exliibilioïi, et il est probable que le succès de curiosité qui s'étail tout d'abord déclaré se fût longtemps prolongé; mais une grande maladresse fut commise par le directeur, et cette maladresse causa la ruine de rétablissement. Le prix d'entrée pour le Musée français avait été fixé à un franc par personne : c'était un prix fort modéré, sans doute ; mais, si le \isileur désiraitvoir le décapité parlant, il lui fallait donner cinq francs de supplément. Cinq francs pour un spectacle de cinq minutes, c'était exorbitant. Toutefois, la curiosité l'emportant presque toujours, on donnait cinq, dix, quinze ou vingt francs, selon le nombre de personnes que l'on conduisait.

Cependant le cavalier galant avec ses dames, le père de famille avec ses enfants, Tami avec ses amis, tout en payant sans murmurer, cherchaient le plus souvent à satisfaire par

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