‹ Magie et physique amusanteChapitre 5 sur 45 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

Avec une aussi simple disposition on peut^ ainsi qu'on va le voir, recevoir, à Tinsu des visiteurs, des avertissements bien différents.

Un seul visiteur se présenle-t-il : il sonne, on ouvre, il entre en poussant la porte, qui se referme aussitôt. C'est ce que j'appelle l'ouverture normale : les quatre coups se sont suivis à distances égales : T)nn!...dnn!...

(Innî... drin!... On a jugé au Prieuré qu'il n'est entré qu'une seule personne.

Supposons, maintenant, qu'il nous vienne plusieurs visiteurs. La porte s'est ouverte d'après les formalités ci-dessus indiquées.

Le premier visiteur entre en poussant la port-^, et, selon les règles prescrites par la politesse la plus élémentaire, il la lient ouverte

3ANS LA DEMEURE DE L'AUTiilUR. zvu

lusqu'à ce que chacan soit passé; puis la porte se referme lorsqu'elle est abandonnée.

Or, Fintervalle entre les deux premiers et les deux derniers coups a été proportionnel à la quantité des personnes qui sont entrées; le carillon s'est fait entendre ainsi : Drin!... drin!... drin!.., drin!... Et, pour une oreille exercée, l'appréciation du nombre est des plus faciles.

L'habitué de la maison, lui, se reconnaît aisément : il frappe, et, sachant ce qui doit se produire devant lui, il ne s'arrête pas, comme l'on dit, aux bagatelles de la porte; on ne lui a pas plus tôt ouvert que les quatre coups équidistants se font entendre et annoncent son introduction»

irni liNTRODUCTlO:^

Le mendiant voyageur qui se présente h celle porte, parce qu'il ne connaît pas la porle de service, soulève timidement le mar-

11 n'en est pas de même pour un visiteur ^

nouveau : celui-ci ti'appe, et, lorsque paraît le mot Entrez j sa surprise l'arrête; ce n'est qu'au bout de quelques instants qu'il se décide à pousser la porte. Dans cette action, il observe tout ; sa démarche est lente et les quatre coups sont comme sa démarche :

Drin!.... drin!.... drin ! .... drin! .. ..Ouse prépare au Prieuré pour recevoir ce nouveau visiteur.

DkyS LÀ BEUEURE DE L'AUTEUR. m

teau, et au lieu de xoir, selon l'usage, quelqu'un venir iponv lui ouvrir, il est témoin d*un procédé d'ouverture auquel il est loin de s'aUendre; il ci*aint une indiscrétion; il hésite à entrer; et, s'il le fait, ce n'est qu'après quelques instants d'attente et d'incertitude. On doit croire qu'il n'ouvre pas brusquement la porte. En entendant le carillon : D...r...i...n/... d...r...L..n!...

d...r...i...n!... d...r...i...n!... il semble aux gens de la maison qu'ils voient entrer ce paiTvre diable. On va à sa rencontre avec certitude. On ne s'est jamais trompé.

Supposons maintenant qu'on vienne en voiture pour me visiter. Les grilles d'entrée sont ordinairement fermées, mais les co-

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