‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 2)Chapitre 15 sur 42 · L. Lecocq · texte numérisé non relu

L. Lecocq

REVUE MAGNÉTIQUE

Nous empruntons à la Revue spiritaalisle (1) la narration d'un fait remarquable arrivé dans une maison de campagne, aux environs de Paris :

« Un gentilhomme polonais, personnage émi-

(4) Neuvième livraison 4860.

aeat sous tons les rapports, habitait cette mninnn de campagne depuis quelques année* quand, il y a cinq mois, sa femme bien-aiméo , une femme remarquable par les dons do l'esprit, do la beauté et du cœur, vint à mourir, laissant troin orplwlins, dont une petite demoiselle. Culte famille demeura inconsolable de cette perte cruelle, et In comte Z..., voulant enfin s'arracher, lui nt le* siens, à une demeure qui lui rappelait le* plu* triâtes souvenirs, résolut de lu mettre en venin. Mali, avant de le faire, il eut la peinte d'y faire venir an photographe chargé de prendre un décalque non-seulement de la maison vue de face, mai* encore du comte, de ses enfants et de *e* servlteuis, tous placés sur le devant, en des endroits divet*. Voici comment se pinça tout ce monde. A droite du rez de-chaussée de la maison, et par conséquent à la gauche du photographe, l'institutrice de* enfants, puis une gouvernante, deux jeunes femmes fort agréables; au milieu, le groupe des trois enfants se tenant par la main; sur la gauche, et derrière un petit treillage, la cuisinière; au balcon, le comte seul, ayant derrière lui les fenêtres fermées, dont une se trouvait un peu à gauche, ayant, comme les autres, son rideau légèrement engagé dans une embrasse. La maison demeura complètement DÉSERTE DE TOUT ÊTBE HUMAIN* L'é-

preuve photographique reproduisit parfaitement

la maison et chacune des personnes qui se trouvaient devant. Mais, chose étrange ! qui surprit, émut profondément le photographe et le comte Z..., c'est qu'à côté de ce dernier, sur le tableau, se trouve le buste d'une femme qu'on voit placée en partie derrière le rideau de la croisée qui était à la gauche du comte. Ce rideau, chose étrange ! n'a pu empêcher que l'image de cette femme soit reproduite. Les traits, sans doute à cause de cette circonstance, sont confus, peu accusés, mais le buste se dessine bien, et la partie que ne cachait point le rideau est très-transparente. Après avoir épuisé toutes les suppositions qui pouvaient aider à expliquer un fait aussi extraordinaire, le photographe, qui n'est pas étranger aux récits de manifestations spiritualistes si remarquables qui éclatent de toute part, conjectura que ce pouvait être l'Esprit de la défunte épouse du comte qui, toujours pleine de tendresse pour les siens qu'elle ne quitte pas, aurait voulu se montrer dans une occasion si solennelle, avoir sa place dans le tableau de sa famille bien-aimée, prenant pour cela un aspect transparent comme les Esprits ont la puissance de le faire parfois. Aussi vint-il à l'esprit du photographe de demander si un portrait fait du vivant de la comtesse existait. On lui en montra un que nous avions vu chez lui. En comparant avec une loupe les traits, la pose de la défunte corn-

tesse dans l'une et l'antre image, le photographe, dans son expérience sur ces matières, n'hésita pas à croire qu'ils étaient dns l'nn et l'autre au même original. C'est la même toilette d'ailleurs : cheveux à l'Anglaise, dentelles blanches sur un corsage noir... On peut, du reste, s'assurer de visu des faits, en se rendant comme nous cher M. Alexandre, qui demeure boulevard des Capucines, 14. »

— Nous trouvons dans la vie de Garibaldi cet aveu de sa part, et qui doit intéresser les spiritualistes :

a Je puis déclarer avec orgueil que ma mère était un modèle entre toutes les femmes. Tout homme doit dire de sa mère ce que je dis de la mienne; mais nul ne peut le dire avec une plus profonde conviction. Un de mes plus grands chagrins a été de ne pas la rendre heureuse ;. car ma vie aventureuse lui a donné beaucoup d'inquiétudes. S'il y a en moi quelques bons sentiments, je déclare hautement les avoir reçus de ma mère. Son caractère angélique a dû avoir son reflet dans mon âme. C'est à sa compassion pour les malheureux que je dois le grand amour que j'ai toujours eu pour ma patrie, lequel m'a gagné la sympathie de mes concitoyens. Certes, je ne suis pas superstitieux, mais je veux affirmer que dans les plus grands périls de ma vie, dans les plus affreuses

tempêtes sur l'Océan et dans les combats, quand les balles tombaient autour de moi comme la grêle, /ai constamment va ma mère morte priant pour moi. Voilà ce qui m 9 a donné le courage qui a étonné beaucoup de personnes, car je sens que rien ne peut me faire du mal pendant que cet ange implore Dieu pour ma sûreté. »

Pour une personne comme Garibaldi, qui, par sa présence au milieu des hommes, avait la puissance de les mettre dans un état tel qu'ils le suivaient aux combats et sortaient constamment vainqueurs malgré l'inégalité de la lutte, — pour un homme enfin qui a su remuer et mettre en vibration une nation de vingt millions d'âmes et qui, au milieu des plus grands dangers de toute nature, arrive au but sain et sauf, entouré de l'estime de tous les cœurs qui lui appartenaient s'il l'eût désiré. — Certes qu'une pareille situation donnerait le vertige à tout autre et pourrait développer l'orgueil prodigieux que possèdent les hommes généralement. — Chez lui, au contraire, rien de tout cela : il avoue la protection visible dont il s'est rendu compte lui-même et vient nous dire :

« Voilà ce qui m'a donné le courage qui a tant étonné beaucoup de personnes. » Quelle grandeur d'humilité ! et comme il est protégé jusqu'à la fin ! — Celle qui veille sur lui sait l'éloigner à temps, et le conduit dans une ile tranquille en

ne laissant pas pénétrer dans ce noble cœur un ordre de pensées qui annulerait peut-être la protection de cette mère bien-aimée, — Puims-telle veiller suffisamment pour éloigner les coups projetés dans l'ombre par des êtres è double face, comme elle a su éloigner les balles ennemies au milieu des combats !

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