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plus grand athée (s'il en existe) , assistant à ce grand et simple spectacle, pût devant la foi, la croyance de ces robustes enfants de l'Algérie, ne point fléchir les genoux et joindre à leurs espérances, leurs souhaits, ses vœux et peut-être aussi ses prières... Cette invocation à l'Éternel finie, tout le monde se lève, et l'on se met en marche, Hamoud à la tête de ses concitoyens... Arrivé à l'endroit où l'on compte trouver le lion, celui-ci fait un signe, et chacun se retire, le laissant seul spectateur et acteur du terrible drame qui va se dénouer par la mort d'un des deux combattants. Pendant tout le trajet, qui souvent n'est pas moins de trois heures, Hamoud n'a pas prononcé un seul mot, son visage n'a pas montré la moindre inquiétude, la moindre espérance; tout chez lui est grand, calme, impassible... Il est maintenant seul dans une vaste solitude; nulle part les traces de ses semblables, partout la nature admirable et parlante du riche sol de l'Afrique... Il se met à genoux une seconde fois, et cette dernière prière dure généralement trois-quarts d'heure ou une heure, quand toutefois le rugissement du lion ne vient pas le tirer de sa contemplation extatique et le rappeler à sa dangereuse mission ; cela ayant lieu (et c'est ce qui arriva lorsque en 1851 j'eus le bonheur d'assister à une de ses chasses dont ce récit est l'exact tabteau ), il se lève calme, souriant ; seulement
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ces Mots : «t Edji, edji ya saïd ». Dès que les deux adversaires se trouvent en présence, Hamood, grandi d'audace et de puissance, n'est plus on fcomme* c'est*.. c'est... quelque chose qu'on ne p*«t définir... Sous son regard impérieux, le lion avance» recule et pousseâes rugissements effrayants; s<s uganfr semblent soudés à ceui d'Hamoud, tout 90« corps frémit d'impatience et d'étonnement ; on wt% oa seat qu'il se passe en lui quelque chose JTaaotmik Erôn % hé.tssjnt sa crinière, il fait on lêçer hot>d. s'approche et savlatît, prêt à bondir smr saa adversaire : celui-ci, la main droite étendhne *m ïai> s ai »e* d un pas ou deai ; son corps, wm A par ma Stacker eife* de sympathie, read tons |^9 aaMieBtte;*» t*ss !-« frêsi céments qui êgit«*t **£** de saa aiiersa ; **: <vluî ci* de plus en pT*s sarpns» fcctaé* cfctr^*^ bat ses robustes g^pK* Je*a f*e*K\ et ee:r\N£ij* par atoaaeats une ^«^«r«V fciea k ;e *:» *if-ii*r > ;* as fecave. Dfeas
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AM main. * Pendant cette singulière harangue > HatttOUd a saisi sa carabine, mis le lion en joue, et le dernier mot s'achève avec une balle qui, frappant ce dernier entre les yeux, le fait, dans un dernier et horrible rugissement , entrer dans les convulsions d'une courte mais terrible et puissante agonie. Une fois seulement, le lion eut assez de fonce pour se jeter sur Hamoud, qui eut juste le temps de sauter de côté et saisir son couteau, dont du reste il n'eut que faire... Hamoud remercie Dieu et va rejoindre ses concitoyens qui se hâtent, avec une joie folle et délifante* de porter au douar le cadavre de leur ex-percepteur de moutons et autres.
Maintenant, à ceux qui désirent savoir ce qui se passe dans l'âme d'Hamoud au moment de sa lutte avec le lion, je répondrai : « Un jour taon frère lui disait : Mais enfin, si le lion, au lieu d'attendre la fin de ta conjuration, bondissait sur toi, que ferais-tu?...» — «Oh ! cela est impossible, répondit ce dernier, ce n'est pas lui qui commande, c'est moi ; parct que lui n'est que le lion, et moi, je suis lui et moi en même temps ! »