‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 2)Chapitre 36 sur 42 · CINQUIÈME FAIT · texte numérisé non relu

CINQUIÈME FAIT

Je me trouvais, il y a de cela quinze ans, chez une dame d'un tempérament très-nerveux, et dont une triste maladie en avait augmenté la sensibilité au point de lui faire commettre des actes tout juste

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un arrivée, cette dune tenait u jeune pierrot, el de sa jeux raies par la souffrance jaillissaient d'abondantes larmes : je s'empressa* de m'infonner dn sujet de ces pleurs près de son épouiL, présent i cette scène. Ce monsieur me répondit qu'elle s'était amusée, dans le but de me contrefaire, i magnétiser un de ses pierrots, et, ajouta-t-il, quelle ne fut pas su surprise, ainsi que la mienne, lorsqu'au bout de quatre ou cinq minutes de ce jeu, nous nous aperçûmes que l'oiseau était plongé dans un profond état de catalepsie... Je lui tirai les ailes, lui arrachai même quelques plumes, mais rien ne put le tirer de ce singulier état, et si ce n'était que parfois il entrouvrait le bec, je l'aurais certainement cpi mort. (Cette pensé® lut sans doute celle de ma fymme, car, cessant ses éclats de rire, eHe chercha, par des passes attractives, ainsi que par son souffle, à retirer cette pauvre bète de cette triste position; mais tout ce qu'elle put faire, fut de rendre le mouvement et la sensibilité à la partie inférieure; tout le haut du corps, en on ex* ceptant la tète et une partie du cou, continua de rester dans la même catalepsie. Voilà le motif de ses larmes, car il y a bien une demi-heure qu'elle s'occupe, mais inutilement, à faire revivre le pauvre pierrot. Je demandai à voir l'oiseau, et cherchai, pour consoler madame D**% à faire cewer cette paru-

lysie ; mais, contre mon attente, tons mes efforts furent vains, et je fus obligé, après trois-quarts d'heure de manipulations, à abandonner le pauvre oiseau, qui mourut cinq heures après, et, singulier phénomène, conserva, pendant près de onze heures, la même souplesse dans la partie inférieure du corps, ainsi que la même rigidité dans la partie supérieure.

Nota. Madame D*** m'assura ne pas avoir touché le pierrot et avoir fait ses passes au moins à un pied de distance. D*

Yillecroze, le 9 Juillet 4861.

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