‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 2)Chapitre 37 sur 42 · PUISSANCE DES GUÉRISSEURS · texte numérisé non relu

PUISSANCE DES GUÉRISSEURS

DM VOVAUTS et dM prétendus SORCIERS de«

M. Courvoisier (Gros Claude), de Locles (Suisse), nous envoya, il y a quelque temps, un ensemble de faits et deréflexions à leurégard,dont nousextrayons les suivants, ne pouvant insérer en entier cette volumineuse correspondance, et désirant la dépouiller de ce qui nous semble être superflu.

M. Courvoisier est un de nos plus anciens abonnés, magnétiste aussi honorable que dévoué à ses frères; mais il est isolé dans son pays, comme tant

d'antres , et doit passer, sans qu'il s'en doute, aut yeux de ses concitoyens pour un sorcier de la trempe de ceux dont il expose les faits. Nous laissons nos lecteurs les apprécier; ils reconnaîtront en eux la source et le genre de ceux dont nous ayons traité largement dans notre Magie magnétique, faits aussi anciens et aussi répandus que le monde.

M. Gourvoisier s'exprime ainsi :

* 1° Nous avons un individu à Locles qui guérit tréspromptement un cheval boiteux, soit entorse ou eP* fort d'épaule, par le simple moyen d'une attache dont il enveloppe la jambe malade; je connais plusieurs guérisons que cet homme a obtenues de cette manière.

2° Ma mère m'a raconté bien des fois qu'il f avait un individu, à une lieue de leur demeure, qui guérissait les plus mauvaises coupures en soignant simplement l'outil ou le tranchant qui les avait faites. Ma mère ne pouvait en parler plus sûrement, ayant elle-même vu de ses yeux une telle guérison opérée par cet homme sur mon père, qui s'ouvrit le genou un jour, d'un coup de hache, en abattant un jeune bois pour clore son pâturage. Mon père n'eut d'autre pensée à l'instant que de se faire conduire chez cet homme. II monta à cet effet sur un cheval, afin d'avoir la jambe pendante, ce qui le fit moins souffrir. Ma mère prit avec elle la hache qui avait blessé mon père; ils arrivèrent en quelque*

temps chez cet individu. Ce guérisseur d'un genre à part banda bien la plaie avec une bande de toile seulement et défendit à mon père d'y toucher; il garda la hache pour la soigner, mon père fut prom* ptement guéri.

Obs. — Nous croyons entrevoir dans ce moyen, la poudre sympathique du docteur Digby, moyen dont nous avons parlé dans nos ouvrages.

3° Ma mère me dit aussi que ce même individu avait une telle puissance sur les voleurs qu'il les faisait rester en place avec l'objet volé sans qu'ils pussent quitter cette place avant qu'il les eût délivrés. Si le voleur avait chez lui l'objet volé, il le forçait de le rapporter au lieu où il lavait pris. Il allait encore plus loin, en demandant à la personne volée si elle désirait voir son voleur. Sur sa réponse, il la faisait regarder dans un miroir, qui semblait être tout ordinaire. Cet homme me semble dépasser en puissance les plus forts magoétistes, car je n'ai jamais entendu dire qu'un seul ait fait de ces rhoaes. Faites attention qu'il agissait sur des personnes à lui inconnues comme à celles présentes.

4° Il y a une femme qui demeure à trois lieues d'ici qui consulte pour les maladies et qui en décrit les plus petits détails, mieux que les malades ne savent le faire eux-mêmes; elle est très-connue parles nombreuses guérisons qu'elle a faites, et par quelques jugements suscités par des médecins jaloux, juge*

mentsqui en définitive l'empêchent d'exercer. Cette femme n'était pas magnétisée, ni somnambule; elle l'y prenait ainsi : elle mettait un peu de marc de café au fond d'une tasse, demandait le nom du consultant et le priait de soufflera trois reprises sur ce marc de café, en pensant à la chose qu'il désirait connaître ; elle soufflait elle-même trois Trois aussi dans la même tasse, et en regardant dedans elle décrivait les choses mieux qu'on ne pouvait le faire soi-même. Elle dit que depuis l'âge de quatre ans elle voit ainsi.

5° Il y a à Lize, canton de Berne, un individu qui voit d'une autre manière : il demande simplement le nom de la personne qui consulte, puis, sans aucune autre explication, il ouvre le guichet de sa fenêtre par lequel il regarde dehors un instant, ensuite il se détourne et vous dit : Vous venez me consulter pour telle chose, de laquelle il vous donne les plus petits détails. Ayant entendu parler de cet homme, il se trouva qu'un jour je voulais mettre un pantalon que je n'avais encore mis que trois ou quatre fois; je ne le trouvai pas ; ma femme se rappela qu'elle l'avait pendu en dehors de la fenêtre au premier étage et qu'elle l'avait oublié ; allant de suite le chercher, on ne l'y trouva plus. J'avais une sœur qui travaillait directement à une lieue de distance environ de ce voyant; je lui écrivis qu'il s'était passé quelque chose chez moi, que je la priais d'aller connaître

mieux chez cet homme en lui demandant quoi ? Ha sœur y fut, et à peine lui eut-elle dit mon nom, qu'il ouvrit son guichet, puis, au bout d'un instant de recherches dans l'immensité, il se tourna vers ma sœur, lui disant : Vous venez pour un vol qui a été Tait de telle manière avec les détails se rapportant aux lieux où ce vol a été commis, puis le signalement du voleur, signalement qui se rapportait exactement à un homme que j'avais eu en journée chez moi pendant que mon pantalon était pendu en dehors de la fenêtre. Je pense que les facultés de ce voyant ne peuvent pas être accusées d'être des communications de pensées ; car le genre de la demande, l'ignorance de ma sœur et la mienne même sur le voleur en sont une preuve irrécusable.

6° Passons maintenant à un autre genre de puissance : puissance magnétique vindicative et malfaisante.. J'étais en rapport avec un magnétiste de nos contrées, j'avais même pour somnambule une jeune personne maintenant sa femme, et je n'avais aucune méfiance de cet homme. Assez heureux jusqu'alors dans mes magnétisations, traitements et études somnambuliques, je me trouvai tout à coup paralysé et incapable de la moindre puissance sur mes sujets; ne sachant que penser de ce phénomène (qui n'avait lien, je vous le ferai observer, que chez moi, car ailleurs je produisais ce même bien et j'étais de-la même force magnétique)» je désirai en connaître la

cause ; je la demandai à une très-bonne lucide . que j'avais alors, elle me dit qu'elle était due à la jalousie de ce même magnétiste précité, qui, me yoyant plus fort que lui et mieux posé, avait cherché à paralyser ma puissance. Gomment s'y est-il pris? lui demandai-je . C'est au moyen d'une herbe qu'il a déposée sous le seuil de votre porte pour que vous passiez sur elle. Gomment a-t-il connu cette herbe et qu'est-elle? Il Ta connue par un livre qu'il à échangé chez une vieille femme (dont elle me dit le nom et me donna l'adresse); une fois ce livre en sa possession, il est allé avec sa femme sur le haut d'une montagne chercher cette herbe qui alors était recouverte de neige; c'est sa femme (somnambule) qui l'a trouvée elle-même, puis alors il a prononcé sur elle les paroles indiquées dans ce livre et Ta déposée sur le seuil de votre porte.

Quel est le titre de ce livre? C'est le Grand Grimoire; il y en a de pareils à tel endroit, chez tel libraire.

Ces renseignements de ma somnambule me furent confirmés point pour point par une jeune fille n'ayant pas encore fait sa première communion, jeune fille qui me fut confiée par son père pour tâcher de la guérir, par le magnétisme, d'attaques de catalepsies qui ^ la prenaient à chaque instant, attaques qui avaient résisté aux soins de plusieurs médecins. Je fus assez heureux pour la guérir dans une trentaine de

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séances. C'est pendant ces magnétisations que cet enfant devint somnambule, et me confirma les détails de mom autre lucide. Je fus plus loin pour connaître la vérité: je consultai la voyante dans le marc de café, les renseignements furent les mêmes. Je m'informai chez la vieille femme a laquelle avait appartenu le livre précité si vraiment elle l'avait possédé, vendu» et à qui? Ses réponses furent en parfait rapport avec ce que m'avaient dit mes lucides. Je ne pus en trouver à la librairie indiquée, mais je pense que ces sortes de livres ne se vendent pas à tout le monde et que, n'étant pas connu, on dît qu'on n'en a pas.

Je vous demande maintenant, Monsieur, votre avis sur ces choses, et croyez que» venant à mon secours par vos conseils, je vous en aurai toute la reconnaissance possible.

Dans cet espoir, recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Signé : Courvoisier (Gros Claude).

Nous renvoyâmes M. Courvoisier à la Magie magnétique, ouvrage pouvant répondre à toutes les questions de ce genre.

àlp. Cahagnet.

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