‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 2)Chapitre 7 sur 42 · CORRESPONDANCE-BIBLIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE-BIBLIOGRAPHIE

Angers, 8 Juin 1860.

Mon cher Monsieur,

Il y a longtemps que je désire vous envoyé* quelques articles pour votre Encyclopédie magné* tique spirilualiste, mm j'ai été forcé de combattre ce désir par l'excès de mes travaux, lectures de plusieurs ouvrages reçus d'Amérique et d'An*

gleterre et des journaux spiritualistes de ces pays, auxquels je suis abonné, et enfin par mes nombreuses correspondances, toujours dans l'intérêt du spiritualisme, tant à Paris qu'en province. J'aurais pu, il y a 3 jours, laisser tous mes travaux terrestres pour ne m'occuper que de ceux d'en haut, car j'ai été frappé d'une apoplexie foudroyante nerveuse. On m'a ramassé dans la rue» Un autre que moi, mais matérialiste ou chargé de crimes, aurait dit en avoir été quitte pour la peur. Quant à moi, la mort me paraîtra toujours un jour de fête; voilà l'effet que produit le spiritualisme bien connu. Toutefois, par précaution, j'ai exprimé chez moi le désir que, dans le cas de mon décès avant le vôtre, vous en soyez averti, et je tacherais de vous donner toute satisfaction si vous désiriez m'évoquer.

APPARITION D'UN MENDIANT, — The

night side of nature, page 288. — a Le docteur Kerner rapporte l'histoire suivante, qu'il dit lui avoir été apprise par la plus respectable autorité. Agnès B...., ayant alors 18 ans, était domestique dans une petite auberge à Undenheim. Ses maîtres, ftgés , se couchaient habituellement à 8 heures, tandis quelle et le valet devaient veiller jusqu'à 40 heures et aller ensuite au lit. Un soir que le maître de la maison était devant sa porte, un men-

diant vint lui demander la charité du coucher pour la nuit. Le maître refusa et lui conseilla d'aller chercher le repos nocturne dans le village, et cet homme se retira.

« A son heure ordinaire le vieillard alla se coucher et les deux serviteurs se disposaient à en Taire autant , lorsque le mendiant vint près d'eux renouveler sa demande de passer la nuit dans la maison, n'ayant pas été accueilli dans le village. Les domestiques refusèrent d'abord, n'étant pas autorisés à satisfaire à ses désirs ; cependant ils finirent par lui donner une place dans la grange, à condition qu'il partirait le matin aussitôt qu'il serait appelé. Ils se levèrent à 3 heures, et lorsque le valet entra dans la grange, il fut consterné de l'y trouver mort. Fort inquiets de ce qu'allait dire leur maître, ils convinrent que l'un d'entre eux transporterait cet homme dans un fossé du voisinage, où Ton croirait qu'il serait mort naturellement. Ce cadavre, découvert, fut inhumé, et ils se crurent tirés de cet embarras ; mais la nuit suivante cette jeune fille fut éveillée par ce mendiant qu'elle vit debout au pied de son lit : il la fixa et se retira par la porte. « J'étais heureuse, ditelle, de voir poindre le jour, et j'étais à peine sortie de ma chambre que je vis le garçon venir à moi, pale et tremblant, et avant que j'eusse pu lui dire un mot de ce que j'avais vu, il me dit que

le Mjrapuyr loi était apparu djm$ *a cbambr* pendant la nuit, l'avait regardé pixmw et s'é«* tait retiré* H dit que cet homme était habillé comme quand nous l'avons vu, mais qu'il était plus Kpin 9 ce que j'avais remarqué, en effet. 9

« Effrayés d'encourir le blAme, ils fie parlèrent de rien è personne, quoiqu'ils eussent, chaque nuit, le spectacle de cette apparition» et qu'ils reeon* nussept qu'ils ne l'évitaient pas en changeant* df chambre. Mais l'effet de cette persécution, pro-t dnit sur chacun d'eui, devint si visible qu'il éveilla la curiosité des habitante du village, et la mère dtt domestique alla prier la pasteur de tâcher de dé-* couvrir ce qui préoccupait son fils. Ce ministre lui lui proposa un entretien avec le père Joseph, du couvent des Franciscains, qui lui dit que le défunt pe pouvait lui faire aucun mal » et rengagea à demander è ce trépassé ce qu'il voulait, Le valet te fit, et il lui fut répondu : <* Youb êtes de bon? qb« fants, mais moi je suis un esprit du mal. Pana la grange, sous la paille, vous trouverez mon argent qui est pour vous. * Le domestique trouva , en effet, de Y argent dans un vieux bas, caché sous la paille; mais ils eurent de la répugnance pour cet argent, et prirent en affection ce père Joseph, qui leur proposa d'en faire 3 parts, Tune pour son coq» vent, la seconde pour l'église réformée du vil» lage, la troisième pour celle à laquelle eui-mômaa

appartenaient, du rif luthérien. De ce moment ils ne furent plus troublés. » (On voit que les franciscains et les églises du culte réformé ont eu moins de répugnance que les domestiques pour l'argent d'un vagabond, peut-être un bandit, et aucune pensée d'en donner aux pauvres.)

APPARITION, — p. 79 du même ouvrage. — « Sir Thomas Wilkins , curé de Warblingtod, dans le Hampshire, écrit que lui et plusieurs personnes ont vu une apparition dans le presbytère ; il tAta cette apparition et ne sentit rien jusqu'au mur, quoique l'objet lumineux fut toujours à la même place dans la même chambre. Le euré dit que» s'il y & des lueurs qui sont fixes sur les fosses mortuaire» comme émanations des corps, il y en a aussi qui se déplacent et vont partout. L'apparence que vit le curé Boriil de la care, traversa la route* entra dans un bois, monta un coteau et disparut à la porté d'une ferme, puis elle parut sortir de la maison, accompagnée d'un autre esprit et le dépassa* Ils vinrent tous deux an point d'oà le premier était parti et y disparurent. Ce pasteur mit une marque au lieu de la disparition» sur' la fosse d'inhumation, pour la reconnaître parmi les autres, et le lendemain il demanda au fossoyeur quel individu avait été déposé là. Cet homme dit que le mort avait appartenu à une famille qui vi-

vait en haut de la colline, indiquant la maison où la lumière s'était arrêtée, celle de M. D.., mais qu'il y avait très-longtemps que quelqu'un avait été enterré à cet endroit.

Le ministre apprit dans la journée qu'un enfant de cette famille avait succombé la veille. Il est présumabie que c'est son esprit qui accompagnait celui qui avait fait apparition dans le presbytère.

SONGE. Avis de décès, — même ouvrage , p. 74. — a Un secrétaire très-estimé mourut chez M. Von N... Environ huit semaines après, M. N... étant malade, sa fille rêva qu'on sonnait à la porte de la maison, et qu'en y regardant, elle vit le secrétaire à cette porte. L'ayant reçu et lui ayant demandé pourquoi il était venu, il répondit : « pour chercher quelqu'un, » Inquiète pour son père elle dit : « Je pense que ce n'est pas mon père. » Il fit de la tête un signe négatif et passa dans le réfectoire où il disparut. Le frère de cette dame étant venu voir ses parents, coucha dans cette chambre où il fut malade et mourut.

Agréez, mon cher monsieur, mes salutations cordiales.

Salques.

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