SUR LE MOI ET LA PENSÉE
Mon Dieu ! suis-je le créateur de met pensées oo suis-je une pensée active matérialisée dans les pensées à matérialiser? Si je ne suis ni l'un ni l'autre, que suis-je? un semblant de raison qui ne se comprend pas? mais non, je ne peux croire qu'une raison qui se condamne ne raisonne pas : aussi je médis qu'une raison qui discute, qui rai** sonne est une lumière, et une lumière d'où découle la raison des mauvaises raifbns, est comme le soleil qui dissout les brouillards et les nuages, la pensée mère motrice, qui fait agir les autres pen sées qui composent mon exister.
Si je suis une pensée directrice des autres pensées sorties de mon créateur, pensées déposées par lui dans cet Edenque les philosophes ont nommé terre.
Je vous en dis merci, mon Dieu, merci pour cette impérissable pensée qui me forme et me meut. Mais j'oserai vous demander qu'elle est l'utilité de cette matérialisation que je subis? Si j'étais heureux avant que je vienne sur ce globe, ne sachant pas si je suis coupable, il m'est permis de me récrier contre mes souffrances ! Aussi, malgré la foi que j'ai en vous, et ne connaissant pas les fins de votre œuvre vis-à-vis de vos enfants, ai-je besoin de débrouiller un peu mes pensées en invoquant les bons esprits que vous avez corn* mis à cet effet, afin de m'éclairer sur toutes ces né* cessités de successions et d'états où nous passons ? Tous les chefs d'école semblent avoir raison, au premier abord, dans leurs définitions de cette question, parmi lesquels je remarque les orientalistes, les athés, les croyants à la métempsycose, mais aucun ne démontre clairement, comme [auteur des Arcanes de la vie fatare dévoilés, tome l' r , p. 200, l'utilité de l'incarnation comme moyen de progrès* si on, de succession et de libre comparaison. Nous voyons, par les propositions que contient cet ouvrage, que chaque être, pensée a délibéré, chaque unité a consenti à venir passer un temps déterminé sur cette planète. Nous étions tous heureux, nous dit encore cet ouvrage, mais ne pouvant apprécier cet heureux état sans contrastes, le créateur ennuyé des plaintes de ses enfants, leur joui-
gea cet état, dirons-nous, afin de les distraire de la lassitude des joies éternelles.
Nous ne connaissions pas alors l'ombre de la lumière, ni la haine, l'envie et la colère, trois méchantes sœurs qui sont bien l'ombre de l'amour fraternel au lieu du calme si doux de cet amour calme qui est un des souvenirs de la vie primitive de l'âme. Par les propositions auxquelles nous nous rattachons, nous nous trouvons toujours poussés en avant dans cette marche active, par des idées qui ne peuvent rester stationnaires ni passer à l'état d'habitude. En les fouettant sans cesse nous ne recueillons que fatigues ! Quel panorama effrayant se déroule intérieurement et extérieurement par le fait de leur passage à notre vue ! comment retrouver du calme au milieu de leur agitation? Si nous étions fatigués du paradis, c'est qu'il est à supposer que nous en avions goûté les charmes. Les joies comme les peines de la terre ne sont pas en retours de fatigues et enfantent bien le regret d'avoir désiré la connaître. On tient cependant à cette existence ! les mortels semblent être heureux, eux esclaves en tout point, de vouloir commander sur la terre ; ne serais-ce pas là leur peur de la quitter sans pouvoir se l'expliquer.
Pour ce qui me concerne je suis toujours prêt à quitter ce semblant de dictature pour être admis si cela se peut dans les sphères ou régnent la sim~
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pitton à l'homme, et, par ee fait, l'appeler aux hautes fonctions intermédiaires entre Dieu et la matière. Si l'homme dégrossit ici-bas, il doit, une étape plus loin, polir, ranger, transmettre des ordres et veiller h l'ensemble. Hélas! mon Dieu, que dans ce cas le calme que je désire est loinl Je sais bien que si le cœur n'était agité, atteint par les souffrances de ses frères, et les impuissances de les soulager, on pourrait trouver une parcelle de calme par moments sur la terre ; mais, hélas I je crois que ce calme n'est que dans la sa** gesse et la résignation.
Àhl oui, soyons résignés, éludions sagement, recherchons avec humilité, nous saurons mieux, ou du moins nous jouirons plus longtemps de ce calme, voilà ce que donnent ces moments de méditation, où l'on cause avec les mille voix de la nature, dans ces moments où il semble qu'elle n'ait rien de caché pour ses enfants, et vous laisse vous extasier dans son sein; voilà ce que j'y puise el ee qui me rend heureux.
Ahl quand Dieu permet à l'Ame de lire ses œuvres dans ce grand livre de la nature, et que le remerctment ne peut s'exprimer que par des larmes de bonheur, Ton est bien récompensé des peines que l'on endure ici-bas.
J'ai sommeillé bien des années avec l'existence terrestre ; mais un jour, j'ai eu le bonheur de ren-
contrer sur ma route des frères qui, tout en cherchant la lumière, la donnaient et l'expliquaient aux autres frères. Je commençai à vivre, à espérer, le jour où ils m'admirent comme compagnon des routes terrestres, aboutissant aux routes célestes. Je voguai vers l'espérance , immortel topique des maux d'ici-bas, suspendu entre l'admira* tion et le découragement de par ma conformation et le doute ; mais par la foi je me rattachai à Dieu, l'auteur de tout ce qui m'entoure, je lui confiai ma conduite, et je m'en trouve bien. Hélas! bien des jours ne sont pas dignes de lui être présentés. Quand, le soir, je le remercie de tous ses bienfaits, je proteste, je m'efface, et lui demande toujours de me guider dans le chemin de la justice, dans la bonté et l'amour pour mes frères ; je ne peux être trompé, et la foi que j'ai en Dieu me fait croire à l'alimentation entre tous par ce feu intérieur, qui est le feu sacré. Quand j'ai de bonnes pensées, et qu'elles se répercutent dans mes actes, il me semble que je progresse. Je crois que je suis une partie du tout qui se réchauffe au grand foyer ; aussi, que de réflexions enfantent sur ce sujet les ouvrages traitant du domaine des pensées, tels que le Sanctuaire da spiritualisme, la Lumière des morts, les Etudes sur l'homme, la Magie magnétique. Ces ouvrages ont suscité et réveillé en moi l'amour de cette étude, et m'ont fait moins auro~
dire h terre, Ali? qaî doue ue fbrtuae est km d'en donner autant, car celle-là ne peut mus être ravie.
H. Râtet.
29 juillet 1860.
■OUVELLES NAGIÈTIQUES.
• • . La maison Germer Baillière, libraire, 4 7 , rne de l'Ecole de Médecine, vient de traiter avec l'auteur des Arcanes de la vit future dévoilés, pour la réimpression du tome m'de cet ouvrage, tome qui se trouvait épuisé, et qui dépareillait les deux tomes précédents, qui sont à leur deuxième tirage. C'est donc presque une 2* édition qu'aura obtenu cet ouvrage.
.'. Depuis longtemps, le monde magnétique n'entendait plus parler du célèbre médium Hume; doit-on en conclure que ce protégé du monde spirituel a perdu cette prérogative et n'opère plus ses incompréhensibles manifestations spirituelles? Non, il n'en est pas ainsi; Hume voyage beaucoup, il était fin août à Paris, où il se proposait de venir nous voir, d'après les encouragements qu'il avait reçus à cette intention du comte Aquilla, duquel nous avons l'honneur d'être connu sans le savoir;
mais les affaires révolutionnaires du royaume de Naples ont appelé le célèbre médium dans ees contrées, d'où, nous le pensons, il reviendra bientôt dans les nôtres, pour sans doute nous donner & nouveau des preuves de sa supériorité spiritualiste sur nos sujets magnétiques.
.-.La Revue spiritualiste de M.Piérrart continue ses intéressantes communications spiritualistes, et ne cesse de nous donner des preuves des studieuses études de son gérant, et de ses heureuses communications spirituelles. M. Pierrart n'étant animé que par l'esprit de vérité et de fraternité, ne peut qu'ôtre un agent spécial du monde spirituel, qui dispose des siens en vue des fins que se propose ce monde ; c'est ainsi que M, Pierrart étant placé au centre d'un public en relief social, peut plus qu'un autre obtenir par ses relations étendues la communication de faits qui rendent sa revue toujours intéressante à lire. M. Pierrart a en plus chez lui des médiums du plus haut mérite, dont il soumet la puissance à l'appréciation des étudiants spiritualistes. Il paraît que ce monsieur a obtenu il y a peu de temps des portraits de spiritualistes dessinés par ces médiums, portraits, dit-on, d'une exacte ressemblance.
•. * . V Union magnétique est également en bonne voie de prospérité. Rappliquant plutôt à traiter de questions magnétiques que de questions spiritoa-
liste*, elle vit au milieu d'an public plus étendu, et est soutenue en plus par une société de magné-» tistes qui ont remporté plus d'un prix dans l'arène de la discussion et de la pratique; il suffit à cet effet de nommer la société philantro-magnétique.
Alp. Cahagnbt.
ÉTUDIANTS SWEDENBORGIENS
Discours prononcé par le frère Alp. Maugis, membre fondateur de cette école, sur la tombe de son enfant f à Argenteuil % le 24 mars 4858, en présence des Étudiants Swedenborgiens, convoqués à cet effet, pour remplacer le sombre décors religieux catholique auquel cet étudiant a désiré se soustraire, .
Mon Dieu, lorsqu'il t'a plu d'envoyer en ma demeure cette sœur en ton sein, je la reçus avec toute la gratitude que méritait un tel bienfait de ta part. Je l'élevai dans la connaissance de ton saint nom et dans celle des devoirs de notre existence terrestre. Je sus tïnvoquer à chaque fois que j'eus besoin de ta lumière pour diriger son éducation religieuse, et je crus fermement que l'homme que tu avais choisi pour veiller à la garde de la créature de ton cœur devait seul conduire ses affections et ses pas dans cette difficile existence que chacun de nous a à remplir pour être digne de ta bonté.
Il te platt en ce jour de rappeler à toi cette généreuse offrande de ta part, que ton nom en soit loué, *que mon cœur ni mes lèvres ne s'élèvent contre ton sage arrêt, et que ma conduite en cette
occasion soit a p p ré cié e a ton saint tribunal, qui «al excite mon oœar.
Depuis que j'ai acquis la certitude (non démontrée mathématiquement pour aucon cul le] que du faible insecte h Tbomme est une deuxième existence qui est. après celle présente, conforme aux affections de chacun, que toutes les créatures sont appelées, par le fait dune épuration naturelle, a jouir au jour du bonheur des cîeux que ta miséricorde, oflre à rhomme en échange de ses ingratitudes envers toi ; depuis surtout que j'ai su. par les études intimes que je fais sur ton œuvre mystérieuse, que ton cœur était accessible à toute Toix et à tout amour, j'ai cru devoir., pour munir plus intimement avec toi, te dresser un autel au sein ma famille afin que ta lumière et tes boutés à notre égard soient plus directes et que j'aie tout le mérite de te présenter moi-même mes invocations et mes remerciements pour tes générosités envers nous. Voilà pourquoi. A mon Dieu, je viens ici. entouré de quelques amis sincères, te r en d re aus^i pur que j'ai pu le cousener le joyau que tu as déposé pour quelques années sur mou cœur.
Veux lui ouvrir les portes de cette vie éternelle ou j'espère le retrouver un jour, si je sais me rend» digne d'une telle grâce. Veux, A mon Dieu, me décharger de toute responsabilité a sou éganL, et remplir mon cœur de cet espoir pour lequel je t'oâre des larme» de reconnaissance.
Au ravoir , ma chère Hermine ; pense et prie toujours pour celui pensera et priera éternellement pour toi. AIp. Matois.
Paris. — Typ. LGiiënL r. du Pel&CaiTOv, 3*.
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tions de l'article ayant pour titre Y Ange et Vhomme terrestre, révélations qui sont complémentaires des précitées, et appelées à attirer l'attention générale des spiritualistes, nous le pensons.
Cet ouvrage est en deux forts volumes grand in -18, prix 10 francs, et par la poste, 41 francs.
Alphonse Cahagnbt.