‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 11 sur 35 · REVUE MAGNÉTIQUE · texte numérisé non relu

REVUE MAGNÉTIQUE

MOBILITÉ DBS ASSERTIONS SCIBlfTIFIQUBS.

Daos l'industrie comme dans les sciences , en général, il ne se passe pas d'années sans qne des données nouyelles, et avec des réalités pins poissantes, ne viennent ren^plaoer celles qni, la veillo, étaient à l'ordre du jour. — Devant on speclacle de mobilité aussi grande, noos ne comprenons pas qu'il y eût des hommes qai n'admettent pas certains faits comme certaines révélations, parce qne ces faits, comme ces révélations, sont en dehors oa ne sont pas d'accord avec la science officielle ao* qnise du jour. Ainsi, nous avons entendu des personnes nous dire, à propos des révâations faites par des lucides sur la topographie, ainsi que sur les individus qui peuvent habiter dans la lune, publiées par M. Cahagnet, en 18S4 et 4856, que ces révélations ne devaient pas avoir le sens commun, parée que, jusqu'alors , tout porte à croire qu'elles sont en opposition avec les connaissances que l'on pos^ sède sur cette planète. — D'abord, nous pourrions répondre qu'actuellement même, l'opinion sur cette planète se trouve bien partagée différem* ment, même parmi les savants.

Mais une chose primordiale et qui semblait asses généralisée, c'était que la lune ne possédait pa|

une atmosphère, da moios n'était-elle pas visible pour les humains de notre petite terre. Mais pourtant| aaçpre icj, les ans niaient, tandis qualea antres affirmaient, et c'étaitroccultation de différentes 4»knètoi eq palsant devaaft la luu i|Qi servait de f renves pwr l«ê iwt caa»

Aujourd'hui, il paraît qw laqieittoik vient d'être jtrancbée da^s la aens da Taffirmativa i reocultation da. la planète Jupiter , par la lune , le S janvier 4859^ a mis la quAstbn hors de doute» et noua don- QMS une alBMSphtee à la luna, bon gré mal gré. A.€elte data, H» le profeiaaur Nobiie, de Napks, A CMstaté las défonnatiotis du disque de la pfainàte qui, au jugement de trois savants académiciens, MAI. de Lueas, daGaspariset Gapacci, ne peuvent «'aipliquiMT que par la présence à la surface de la lune, d'une atmosphère moins dansa, il est vrai , jçae Tabneaphèra terrestre, mais très-^réeHt. . A présent que nptre pauvre lune jouit d'iMeatfoosphère , elle, pourra avoir des habitants » par poAséqnant des habitations, eto« Âilotis, ancere un peu de patience , et nous verrons peut-être les aoadémicieDs déeerper des couronnas soientifiqméa à wsl«aides.

- rPuiiqtae nous «isomiiies sur la lune, eontiatoi^ à prouver que les révélations d^ot^rê'-êùmb^ isoniMAn^t des notids qui^ aujourd'hui 6 Tétat d'hyfiofli^y poumient bioâ, dans qdelquâa années,

tttê WM| M riiqg de» vérités «cqaîses. Si mw m tfof^im 9I« CbaDtrel » qui l'écrit dans VUm^Hê^ la tbéoria mèiM Mir laqualto Tilliiitre Laplifse aamît établi quQ i'aetioo de la luoe aur ratnaa^ phèr^eat înaensible aerait^ropoée^ oar M» Ftaau gaergaei, de Viviers, a fait pendant sept ana, trait Soie par joari 6064 obsefvatioBS ; qui pr^avent qM h Ipna agit lor la pression baroinétrique , et que c'est 00 fait qu'il est impossible de contester^ Voîai dooo la lune, à qui l'on va reconoultrei ooe fois de plus, de riofloenoe sur notre globe» Noos le répé* toaa s attendons encore qnelqaetempSfet eertaîoes révélations prendront plaoe obea les ioteUigantes les pins rebelles.

~> Le Meêâoger du 99 juillet aooonee k spiritoaliaa^on d'un bomme de lettres qui» qnelqtto^ fois, a ocoupé le public de ses prodwtion^. Piîvqt d'Anglomont auriôt été un tjpo bien eitMordvnairei vivant au jour le jour, sachant â paiBa, )e matînî s'il trouverait sa tiourritore quotidiaona; n'ayant jaipais fait aatcan tort â qui que ce aoily il a sa quitter cette terre avec la croyance qu'il aveît acquise par l'étude,

Ap iBOOseut de rendre le dei niq? spopiri il 4l^ cUm rassistanee d'un prêtre veinu près ^ luiy S9r l'avis d^ ses amis. « La religion dans laquelle i'^ vécu et veux «iQurûr, ^it-^lf n'a pa« b§S^o de ser

crenents. Je suis on disciple da grand ^wedeaborg. 1» Comme le prêtre insistait poar être admis près. do lit do moribond, encore bien valide intellectoellement : «c Allez , monsieur , poorsoivit-^il, attez en paix ; mon àme n'est pas maoTaîse, et je crois k son immortalité. Je n'ai jamais fait à antroi ce que je n'aurais pas voola qoe Ton me fit à moimême, et jamais je n'ai embarrassé le jour présent des soncis da lendemain. » Il s'entretint avec quelques amis fidèles jusqu'au moment où, sentant sa voix s'éteindre, il dit au plus rapproché de ses compagnons: « Croise-moi les bras sur la p<Mtrine, étends<-moi les jambes, puis laisse-moi seul ; voici la mort, je veux me recueillir. » Ce forent ses dernières paroles.

Puissent tous les hommes avoir semblable foi, et s'échapper ainisi de leur corps avec la même tranqoilité ! Nous« étadiafUs swedenborgieny notre conviction est la même; puisse4-elle nous suivre jusqu'au tombeau, et que les dernières paroles qui vibreront aux oreilles des amis qui seront près de Aom soient aussi, Disc et Swbdbnborg !

— Le Messager du 5i juillet et du 3 août contient deux feuilletons sur les apparitions et fantômes. M. Adolphe Bordes, l'auteur, ne vent blesaer aucune croyance A ce sujet, mais il jne nous raconte pas moins des faits d'apparitions et de vi-

sionSy dont les actions matérielles sont rennes cons- *^ter ce qne les oreilles et la vues piritnelles avaient perçti<iCe sont des faits qui, joints à ceux qae pos* sèdedéjà fà bibliothèque magnétique, sont tonjours d'un grand enseignement.

Le même journal du 5 et du 9 août contient, dans sa chronique parisienne, l'aveu, de la part de M. Paulin Niboyet, son auteur, de sa croyance aux faits somnambuliques qu'il a constatés lui-même chez une lucide bien connue du monde magné* tique. Les faits qu'il nous donne, quoique toujours renouvelés d'un temps déjà bien loin, ne sont jamais inutiles à connaître. Nous devons loi savoir gré d'avoir eu le courage de son opinion et de l'avoir dit publiquement. Si la presse , en général, voulait elle-même se montrer moins partiale et pins généreuse dans les idées qu'il lui répugne de publier, on verrait plus d'hommes s'occuper de ces questions, et en récolter les fruits, qui en sont la conséquence.

— Nous lisons dans V Union magnétique du iO août , que dans le seul hospice de l'Indiana ( Etats-Unis } il est entré, durant ces dix dernières années, cinquante-quatre individus atteints de folie plus ou moins grafe, et dont l'imagination avait été frappée par des expériences dites d'Esprits frappeurs.

IMnoBiMB par anoén, ce qui est peu pour in ordo» de qoestioB traitée aioû par des ioleUîgeiseei non préparées- Qeeb risqaee eeemieiit des baiiunes ignoraDts, dans les mains desqieU on aseltrsit foit des bouteilles de Leyde chargées d'éteetrieité, oa des machines électriques mAme et qtakf a^ès avoir accamolé le fluide éleetriqae eo aboodanGe, saisiraieat avec les mains les récipients, oa les eondacteors de la machine I ils se fondroiraîent I £o physique comme en sdence occulte y il Caot savoir lire pour entrer ensuite graduellement dans des questions plus élevéesi et ne pas se blesser intellectuellement comme on peut le faire physiquemeot.

Bans le même numéro, nous copions ceci:

« Nous ne garantissons pas la réalité du fait suivant. Le Morning Siaty et après lui le ^iriêMl Té^graphy de Londres, annoncent que réaniiient archevêque de Paris, Sfgr. de Morlot, est s^et a des extases soudaines ; que dans cet état, il prédit revenir; que cette faculté est un des attributs de W famille, et que la sœur de Téminent prélat possède la plus parfaite clairvoyance du monde mtier. ( The ma$i perf$€i elwPoyMt «/ ihe wMt wrZd.)

S'il en est ainsi, cela doit être le 9i^îA de bien des méditations diverses de la part du voyant.

— Le riiitae nonéro d#lft R^i^ifirkaaHitê contitat un rapport de M. Ifnthieu) bten êonnu des eboonétt» et adremé à MM. les membies de rAcaëémie dee Sciences, ooooernanl des écrituree directement tracées sur papier serupuleesement coDtrôlées en sa présence, et cela en deat églises différentes de Paris. Pour M. Malhiea, il n'existe pins aucilA donte^ le fait est trop réel. Noos ne pouvons reproduite cet article qui est trop long, mais qui est retopli de beaucoup d'întérAl, par les détails qu'il renferme, et par la facilité arec laquelle il est écrit. Nous voudrions qu'il puisse être lu par tout le monde» et par les académiciens en premier lien, puisqu'il leur est adressé.

— Dans la septième livraison, et dans le premier article iatitulé Polémiqué €î cmiropênesy M. Pierart, répondant A une lettre qpi lui fut envoyée, et contenant soi-disant une conversation médianimique que l'auteur prétend avoir eue avec . Â. deHumbold ; l'illustre savant, fait ressortir les idées que nous avons tofjour» partagées, qui ont été imprimées à plusieurs reprise! , ^t qui cens-* latent notre manière de voir au sujet des révél^^ lions soit de médiums oo de lucides. Il est malheureusement vrai que beaucoup d'hoqimes se croient^ chacon personnellement, privilégiée d'une manière apéeiftle 4e la part de Dteq^ pour avoir le

lumière smU, et le dire aa reste des hamains. En France comme en Amériqae, en Suisse comme en Angleterre^ il existe encore des Victor Hennequin qai, lui du moins, au>ait dû servir d'exemple pour éviter la contagion. Aussi Bf* Pierart fait-il bien ressortir toute l'extrême prudence avec laquelle on doit accepter le patronnage de ces communications. Mais il va plus loin, et cette lettre dénote des connaissances qui ne sont pas répandues communément dans le public même instruit.

Il constate les idées des écoles anciennes formées à Torigine de la naissance des lettres, se succédant^ à un temps donné et utile. Tous ces germes développés, ramassés et groupés autour d'un seul nom qui devenait alors un drapeau de raliement, une nouvelle école, une nouvelle secte peut-être, qui semait à nouveau de nouvelles productions philosophiques ou religieuses, jusqu'à ce qu'enfin le produit de ce travail fût enveloppé sous un nom qui devenait encore puissant et central.

Arrivant ainsi au Christianisme, il nous fait entrevoir son point de départ dans le judaïsme. Mais laissons-le parler lui-même, et extrayons*en ce.passage :

— . • . « En effet, si l'on descend dans l'examen des faits qui ont précédé chacune de ces grandes évolutions révélatrices, on verra que ces faits n'en ODt été en quelque sorte que la préparation né*

ces^aire; qqp ks i^eA,' k» besoins^ :le»jteiidttçii, . les principes gui préyalurent par le triomphe définitif de chacune d'elles^ étaient la résultante I9-. gique de toute une situation déjà ancienne, 4^. tout un ensemble de révélations particulières m-* térieures. Â ne prendre que le Christianisme, qui ne voit qu'il date des entrailles mêmes du jo< daisme? que les prophètes en furent les premiers préparateurs, que ses éléments divers sont une alliance du sévère monothéisme de Moïse avec le masdéisme du Zend A^vesta, accomplie au temps de la domination perse sur l'Asie occidentale ? De cette alliance sortirent des sectes comme celles des Pharisiens et des Esséniens, où s'abrita et s'élabora la pensée de l'évolution religieuse nouvelle. C'est chez les Ësséniens que le Christ forma son éducation et se prépara à son apostolat. Il n'eut qu'à dpnner une forme, la sanction du miracle et du martyre à ce qui existait déjà want lui. Gomme Ta dit M. Renan, un des plus éminents écrivains de ce temps : ce Alors, et par suite de Finfluenee persane, on vit naître dans le mosaïsme tous les éléments nouveaux qui formèrent le fond du Chris^ tianisme. On vit chez les juifs une théorie d'anges et de démons» un spiritualisme raffiné, si on le compare à l'ancien réalisme hébreu, un gont pour le symbole qui confine presque à la cabale et au ^os^icisme, des idées sur les manifestations ter-*

rdfti^ ûè 'M BhfltHté f(^t4^ftiit étrkti^M tint ^ peropleé ééttiitiques. % lé ChtisticàîÉr/ië éait hé.' I^ttie d'ftgfssfiit pins qae deiai donner un noM, une sanction, an étendard. Ce nom lai fttt donAé pAr ledhriii tbdtimâtttrge de' Nazareth, par s^ ihiràcles ' eitiè mort; Tétendard fut la croiï. »

finfifl M. Pierart ne teuf (^as, qu'à rexëtDplé dtt pape et deâ cardinaux^ qui se soàt àrrôgéd të direift de tobt décider à eux seuls, même teâ articles êe foT, témoin le dogme dé Tlmmacmléé conception, pour lie parler que dé l'Église; qu'en spifitualisme^ on fa^e de même, et Voti suife led itfèitiés errements. Il ne doit pas suffire qu'un homme vienne dire je suis dépositaire de la seule ' révélation qui doit faire loi, pouf que, bétiéYoleniéfnt, fiotts tf 'ayons ptu!( qu'à <lou^ incliner et à ctoiïty iaixê que notre intelligence en exfgè dés preuves. Cette opinîôft est donc la trôtre deptiîâ lofigtemps; ttoùs la cf oyons digne d^être celle dé tcJtoies libres penseurs.

Datt^ la même Ktratsoti, le mût aux abonnée qfte letir adré^e M. Pierart ùotts parait trés-fajsottnabtef, ^urtotit pour 6e qui Ctidcérue les ettrtita de Swedenborg par M, feerrdyer. Ouï, une de ces raî^oris, c^est ^ qu^oti parle hWticoup de Stî^édémbdrg à«n« le connaître, c'est qu'il û eu êifeté qi^tme mauvaise tradudîou pleine de îangCiëùrè, de redîtes, tf obscurités, et qu'aprèsf tout, Swe-

• il t

deoboi^ étftnt.le plgs i)lustre i^f^ médiums», d«s extatiqaés qui ait ea des révélations du monde ^pirituel^ révélations oui sont devenues |c lymbote d'unq secte répanaue dans Tancien et le nouveau monde, il serait peu rationnel de n'en pvoir pas la moindre conniiissance. »

Nous ajouterons que ces révélations sur le monde spiritu.el ont d'autant plus de valeur, que. pour l'honmie qui a su enregistrer ses observatioQi comme celles qq'on lui a procuréesi elle9 800l constatées et appuyées par les faits nouveaux comme anciens qui se manifestent continuellemcut

au milieu des spiritualistes.

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