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oa, pour dire plos juste, il eut Tif ertifflement qu'il n'en rei^iendrait pas. Sortant depuis peu de temps de prendre son repas, et étant sons la pénible impression dont je vous ai parlé, il brata ce secret avertissement» et même an moment de quitter l'existence terrestre, il ne fit aucun effort pour y rester attaché ; on peut dire qu'il s'endormit rolontairement, sans souci du sommeil de la mort ; roWh pourquoi sa faute est placée an rang des suicides avec circonstances atténuantes, car ici il t a des circonstances allénaanUs : c'est dans elles que j'espère pour qu'il me rejoigne bientôt. Vous royez que je ne pouvais dire ces choses à ma bonne amie, je préférai garder le silence. J étais et je suis encore trop troublé par ce malheur.
Je prévoyais également qu'il y aurait une spiri* tualisation dans l'hôtel que cette bonne amie habite ; Toilè pourquoi je lui conseillais un peu de campagne. Cette spiritualisation a eu lieu ; j'eusse voulu lui en éviter les tracas.
D. Atcz-vous quelque chose de particulière (aire connaître à madame P. . . ?
R. Non : rassurez-la ; les troubles que Je prévoyais qui devaient l'entourer, sont passés. Qu'elle continue de penser à moi, je la quitte peu, etc. Vous devez tous rappeler, chère madame, qu'Adèle ne pouvant foir l'accident en question, voyait cependant une espèce de séquestration, de
punition disciplinaire qu'elle attribaait k ane faute militaire; elle disait en pins : « Ce jenne homme ne sera pas longtemps«ans aller rejoindre M. G... » Elle était bien près de la vérité. Seulement ce dernier Esprit lui cachant cette spiritnalisation, ne put cependant pas Tempècher de voir ou de pressentir l'état de détention spirituelle dans lequel se trouve votre petit-fils; état de détention qui annule la vraie mort, puisqu'il ne sera véritablement spiritualisé que le jour où les portes du monde spirituel lui seront ouvertes.
Tout cela porte un cachet des plus curieux, et, par son éclaircissement, étonne autant qu'il rassure sur l'enchaînement de nos études et des lois qui président en tout et partout.
Puisse cette petite séance apporter en votre cœur autant de calme philosophique que de calme résignation.
Dans cet espoir, recevez, madame et bonne sœur en Dieu, mes salutations fraternelles. .
ÀLP. Gahagnet.
Obs. Nous voici dans le dernier cas cité devant une punition infligée même à un désir^ un laisseraller, à YàCCiAenV spiritualisateur y avec circonstances atténuantes, dit l'Esprit, fort heureusement ; car dans le cas précité, où l'inexpérience» et dans cent cas où la douleur semble légitimer ce
dégoût de Texistence terrestre, ne serait-il pas des plus malheureux de vivre spirituellement ainsi, dans le plus grand isolement possible, un égal nombre d'années que celles qu'on avait à vivre matériellement ? Réprouvé des Esprits, même les plus inférieurs', et accusé par tous de lâcheté, d'indigne ouvrier du grand atelier général, atelier dans lequel chacun doit être jaloux de remplir sa tâche, et par ce fait ne pas doubler celle des antres^ ces révélations sont-elles une exacte vérité, OQ sont-elles entachées de l'idée de la réprobation terrestre attachée à l'acte du suicide ? Nous ne pouvons prononcer d'priori; mais les raisons données par leh Esprits, à l'appui de cette question, paraissent être très-rationnelles, si elles ne sont pasexemptes de quelque çrgumentation.
Nous enregistrons ces révélations. Nous en donnons connaissance à nos lecteurs, afin qu'ils les apprécient selon leur mérite ; mais nous conseil* Ions à chacun d'agir avec prudence en cette circonstance; et si les plus envieux de quitter l'existence terrestre ne cherchent pas à absorber quelques gouttes d'élixir philosophique ou de longue vie, au moins qu'ils n'absorbent pas quelque toxique spiritualisateur, en vue de se casser le nez plutôt contre des portes qui ne s'ouvrent qu'en temps et heure voulus.
AlP. CAHAG!fBT.
CORRESPONDANCE