‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 17 sur 35 · î iSE * Ti · texte numérisé non relu

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SMI eiistait un pea de liberté, TEsprit pourrait alors peut-être donner une impulsion nouvelle à ce corps affaibli, pour le faire patienter quelques secondes de plus. Mais alors aussi, dans ce cas, il faut qu'il sache de même si le fait qu'il attend ne peut dépasser la puissance dont il peut disposer^ car cette absence pourrait durer deux ans et plus, et à quatre-vingt-douze ans, étant près de se spiritualiser, il me semble bien difficile de prolonger ainsi indéfiniment la vie dans un corps qui n en veut plus. Non, pour que l'Esprit dise cela parla bouche du mourant, il faut qu'il ait connaissance de là présence certaine de la personne pour un temps prochain ; nous rentrons alors dans les prophéties, c'est-à-dire d'une lecture dans les pages da monde type. C'est alors un semblant de liberté autorisé, mais c'est une vue réelle de l'avenir, comnie elle l'a été au moment de l'arrivée, malgré les trois, cloisons en plAtre et les portes fermées. Notre frère et ami Cahagnet pourrait peut-être nous dire sa manière d'expliquer ce fait : tous les lecteurs ne pourraient qu'y gagner.

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Nous voudrions pouvoir répondre aussi heureusement que logiquement à la question que nous

phiVosophique, tel élément toniqae, telle précaulioD physique^ qu'il peut être passible d'obtenir le même résultat de telle pensée d'amour typique; car, en résumé, nous ne voyons pas pourquoi nous accorderions à tel corpuscule métallique, végétai ou animai le droit de suspendre ou prolonger notre existence terrestre, et que nous refuserions ce droit aux corpuscules mêmes de cet exister ; à ces pensées, à ces sensations Confidentes et principaux figent» de ce moi humain dont nous ne connaissons l'histoire qu'aux faibles notes que nous prenons sur iuiy mais dont nous ignorons à coup sûr les facultés.

Les temps sont divisés par périodes : du millénaire à la fraction de seconde, il y a des chiffres à poser pour points de repères. C'est ce que veut faire l'homme; aussi regarde*t-ii marcher sans cesse l'aiguille de ce grand cadran général, pour compter à chaque battement du balancier les distentions et les repliements des ressorts de ce comcompliqué mécanisme. Il s'écrie à chaque phase observée : Voilà la loi, voilà le point de repère, le commencement et la fin de la vibration de cet ensemble! Hélas! ses certitudes sont balancées par ses doutes, et sans cessse éclairé sur la question 'qu'il croit avoir résolue, il recommence sans cesse à la résoudre. Celle de la sortie comme celle de l'entrée du théâtre terrestre ne peuvent souffrir

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c$ qoe vous aTez à nous comœaiiiquer sur les rapports das globes entre eux ?

K. Voici mes premières propositions , — répond cet Esprit; — mais n'allez paseroire que je peux les appnyer de démonstrations relevant de la connaissance de leurs propres causes; non^ je ne suis encore (je vous le répète) qu'à Va, by o de cette étude éternelle que Dieu seul peut connaître en son entier.

V Un globe ne peut être distrait, ni dérangé du cercle des globes qui l'entourent; tous suivent révolution d'un seul. S'il était possible à l'un d'eux de se disjoindre de ce cercle, cela produirait à l'instant une fusion, une cohésion des autres, tellement ils sont solidaires (1).

2"* On peut dire que tous les globes se relient ensemble, quoique formant à l'infini des groupes qui paraissent à l'œil être séparés. Cette alliance est due à une absorption et à une émission les uns des autres.

3*» Voilà le plan de l'univers, dit l'Esprit Galilée à Ravet, en lui montrant une esquisse de ce plan. — C'est, dit ce lucide, un assemblage de cercles

(\) Cette proposition me semble être la suite et la confirmation de la question bien antérieurement posée par Havet à cet Esprit, sur la possibilité qu'un globe pû( tourner en contre-sens, qu'en adviendrait-il? Voir ses Voyages sur Uercuref tome IV, Encyclopédie magnétique, page 20.

se côtoyant et sopperposés les uns sur tes autres. — Qui voudrîez-vous qui reliât tous ces globes ensemble^ lui fait observer Galilée, s'il n*en était pas ainsi? Gela fait que chaque globe. a un peu de tons les globes en lui, tant par cet enchaînement que par ces échanges réciproques.

4" On pourra objecter que les rayons lumineux, les envois de lumières des globes les uns aux autres paraissant à vos yeux être faits en ligne droite, ne peuvent faire admettre qu'ils soient faits au contraire en ligne courbe. Vous pourez répondre que le cercle de chacun est si grand que Tenvoi de sa lumière, quoique fait en ligne courbe, ne peut être apprécié tel, et doit paraître naturellement être fait en ligne droite.

5"* Ce qui a trompé longtemps les astronomes, c'est de ne voir ces cercles que sur une face, quand au contraire ils se présentent sur toutes les faces.

6** L'existence humaine est d'une bien courte durée pour faire une étude approfondie de ces choses; des siècles et des éternités peuvent à peine y suffire. Lorsque l'homme arrive à en comprendre quelques parcelles, il passe de l'ignorance la plus absolue à l'admiration la plus grande : c'est là seulement qu'il sait qu'il est appelé à prendre place dans la marche de Tœuvre divine. Sans pouvoir se dire en être le régulateur, il n'en devient pas moins une fraction de cette régularité. Sans attein-

dre jusqu'à la puissance divine^ il atteint cependant à celle de vastes connaissances^ et d'une si haute sagesse, qu'il ne peut plus communiquer avec les hommes de la terre que par correspondance, que par ceux qui, étant moins avancés que lui, lui servent d'intermédiaire. Son langage et ses aspi* rations sont tout autres que sur la terre; il ne pourrait être compris des êtres de ce globe. Lors* qa'il arrive à vos savants de connaître par le fait de la méditation et de leurs persévérantes recherches quelques fragments des grandes lois qui régissent l'univers^ ces connaissances sont dues à des jets de lumières, à des élans d'amour que les Esprits les plus élevés dans la grande échelle sans limites du savoir humain font pénétrer jusqu'à vous ; cai soyez bien convaincus qu'il faut des éternités pour lire le livre des lois de la création de Dieu.

7® Il y a également une semblable correspondance entre les soleil^ : ces derniers, quoique étant un point central de cercles particuliers de globes, n'en sont pas moins chacun une partie, une simple fraction d'un cercle sans lipiite connue de tels soleils. Supposez voir une quantité innombrable de cercles enlacés les uns dans les autres, et s'étendant eux^m&mes en un cercle d'une dimension sans limite. Il y a pariui ces cercles différence en grandeur de circonférence et de nombre de globes

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9' Les soleils cl les s'>'^he> d- icnr- rf- ■?. -■ jilorîsent erlre euï, jmr bur i\i.::u2:- r:'. t:''':i;: . leur nature ou loi d t-trc : iiv ciiireiicniiiai; na- I;. l'eiisler de cette loi ; cur li;- mis sont |,lui cliau.i> ou froids, plus luminons on p'us olisrurs que Irs autres. L'alliance des soleils mire eui cl fuilc en Tue dn même but de ré^;iljrilé cl de (r,n*-<-rvailon de l'eiister de celte grande I.ji Ii3rm.,:,ij!jf qui ne pent permettre des aLforption* ni .l-v ;,. v siuns que par voie d\';;a!c i'^ -,iU[\;;i ç{ ^,., ]^ soins de tous.

D.De quelle nature i.":u^>i »-, .^ . ^,, , , soleils? c'est-à-dire y. :;'-.- i-i^r^,^ ..,./, , ■.' Sivcdenborg, qu'ils t:t-,-.^ ■■.. j;,^ -„ '■''"■' d'un soleil Ivpir,^ r: ï a. ..; -,. .y' , ' ""'""'■' so!eii p!a:;iLt i -.:,•' 'i,i,;-..:i . ,^, „ ' ■"■''". dtjious di l-.i! ".is ;■,..:,.■; .; ■„-"'. ' '' '''''

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plus grosse fraction d*un tel rayon lumineux qui, passant à travers des jonctions de globes, comme une lumière à travers les fissures d'une porte mal jointe^ nous fait l'eiTet d'un foyer d'un globe spécial, quand ce n'est au contraire qu'un tel rayon du soleil spirituel.

R. Je ne peux affirmer que les soleils sont des globes semblables aux autres et d'une substance identique. Je crois, au contraire, qu'il ne sont pas matériels, ni par conséquent habités par des êtres matériels. Je pense qu'ils sont des globes d'une substance mixte entre le matériel et le spirituel; qu'ils sont pour lors habiles par des Esprits en cours d'élévation et d'épuration ; qu'ils sont une étape de la grande route éternelle.

D. Vous dites qu'il faut des éternités pour connaître l'œuvre de Dieu : dans ces longues et difficiles études l'homme ne se trouve-t-il pas abîmé, anéanti du moins quant à la connaissance de son moi, de son passé? etc.

R. Jamais. Les passés de l'homme sont autant de lettres du grand alphabet de ses connaissances; ils sont de vastes magasins où son observation puise pour composer et apprécier dans ses avenirs.

D. Cependant nous devons avoir déjà ui) passé, au moins, si nous sommes de toute éternité, passé dont nous n'avons aucune souvenance, par conséquent ne nous facilitant aucune comparaison?

R. Vou3 avez un passé, il est vrai, mais de non vibration d*étuctes. L'état matériel est la première lettre de Talphabet des connaissances humaines dont je vous parle. C'est avec ces lettres ou ces innombrables études qui vous sont réservées de faire, que vous composerez des syllabes, des mots, des phrases, des propositions des solutions. Vous ne pourriez retrancher une des lettres de cet . alphabet sans perdre à Tinstant les moyens de cette langue du savoir ; par conséquent la première vous est aussi nécessaire que la dernière, et votre état matériel, qqi en est Ta, vous devient donc indispensable à conserver, pour concourir pour sa part à la formation des solutions dont je vous parle. Il n'y a quoi que ce soit dans votre exister qui puisse vous quitter.

D'. Permettez-moi de réfléchir à vos propositions, et de préparer quelques questions s'y rapportant, ou de vous faire connaître celles que notre frère Lecocq nous propose de vous soumettre (1). ^

R. J'y répondrai selon mon savoir.

Là se termina cette séance qui demande à être méditée, et peut-être complétée.

(i) Je pensais que c'éïalt à l'Esprit Galilée que noire ami M. Lecocq désirait faire adresser ses questions; mais cet étudiant préféra les fairo adresser à William Herschil. On les connaîtra plus loin. {Note de l'Auteur,)

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