QUESTIONS ASTRONOMIQUES
D. Que pensez-vous de la nature de la lumière? Croyez-vous que les hommes possèdent sa loi quand ils avancent qu'elle fait trois mille de nos lieues par seconde de notre temps ?
R. Les hommes ne possèdent pas cette loi; je les remets à deux cents ans pour la connaître.
La nature de la lumière est un état de contact de deux fluides. Le soleil vous envoie Tun, celui qui enflamme, et vous vous possédez l'autre, celui qui s'enflamme : ce qui me fait dire que le premier est l'inenflammable et toujours l'enflammé, quand le deuxième, au contraire, est l'inenflammé enilammable. Allons plus directement, en nommant la rencontre de ces deux fluides rencontre d'amour, ' baiser d'amour entre molécules, ce qui répond et doit être compris de votre système corpusculaire, — me fait observer spécialement l'Esprit Herschell. -T- S'il vous faut une mesure, — reprend cet Esprit^ — en vue du tournoiement de la terre, on pourrait mettre plus que trois mille lieues par seconde* Mail les métaphysiciens riront à leur aise dans la vie future, en connaissant le classement méthodique et plein d'erreurs de l'astronomie terrestre.
D. Quelle est votre opinion sur le soleil?
R. Oh! oh! oh! oh!... C'est un point pAlique des cercles planétaires qui tournent autour de lui.
Le soleil n'est pas de votre nature. J*ai dit de bonnes choses de lui^ mais j*ai fait beaucoup d'erreurs.
D. Que pensez-vous de ses taches?
R. Ravet dit que l'Esprit Herschell lui montre par tableau la définition qu'il fait de ces taches. Ce tableau représente la substance solaire comme étant une substance élastique, agitée dans le genre des flots de la mer, par des effets de rentrées et de sorties des particules qui la composent. Les mouvements de ces particules lui semblent être pareils à une respiration vivante et embrasée. Us peuvent à eui seuls former les ombres qui, pour les hommes de la terre, paraissent être des taches; mais je n'affirme pas qu'il en soit parfai* tement ainsi, fait observer cet Esprit, en ajoutant que cette étude est encore nouvelle pour lui. Ces ondulations ou rentrées et sorties des matières solaires sont dues, je le crois, au contact et à Téchange des planètes entre elles ; ces flots seraient des flots d amour et de bonheur qui, sortant de leur sein, rentreraient dans celui du soleil.
D. Vous croyiez à la mobilité du soleil dans votre temps; qu'en pensez-vous maintenant?
R. S'il n'était pas mobile, les planètes s'inter-*
poseraient entre elles. Il doit avoir un mouyement oscillatoire.
D. Vous le supposiez être habité; croyez-vous qu'il le soit?
R. Par des humains^ non. Des lieax d'une telle pureté ne peuvent être habités... Je ne nierais pas que des Esprits éminemment supérieurs ne puissent pas le toucher^ s'y assembler, l'habiter â l'occasion pour y délibérer sur l'harmonie générale; mais les êtres terrestres ne peuvent en approcher.
Pour moi, le soleil est le foyer, le cœur, la respiration de son système planétaire ; il doit être plus rapproché de Dieu par sa nature que ses planètes ; il doit être un des agents divins... Dieu doit voir par lui... il doit être un de ses miroirs dans lequel viennent s'imager les pensées les plus nobles et les plus pures du cœur humain, ainsi que de tout ce qui existe; mais il doit encore être plus utile aux globes qu'aux hommes en particulier, en ce que Dieu a déposé dans l'homme une pensée d'amour céleste, qui peut le mettre en rapport direct avec ce grand Être, sans avoir besoin, comme toutes les autres créations divines, d'intermédiaire pour arriver jusqu'à lui. Le soleil se trouve être cet intermédiaire des autres règnes, et espèces animales nécessaires à ce rapport d'amour entre l'œuvre et son divin maître ; mais l'homme est
raccompli» le fini de cette œuvre; j'entends dire par-là la particule diçine humaine dont je vons parle, et non la partie matérielle de l'homme.
Ravet dit que cet Esprit a ralenti sa parole dans cette dernière question, et parait être plein d'admiration, de respect et d'amour pour l'œuvre dont elle traite ; ce qui fait ajouter à ce lucide que Herscbell devait aimer beaucoup Dieu. La chaleur excessive qu'il fait en ce jour nous force de suspendre cette séance.
{La suite à la prochaine livraison.)