‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 26 sur 35 · LIBERTÉ DE CONSCIENCE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

LIBERTÉ DE CONSCIENCE RELIGIEUSE

Mieux que tput autre, pon9 ^mmes à Qiëme de certifier aujourd'hui quç la liberté de coosciçpce religieuse p'est pas un vaip mot çp Frapoe. Nos lecteurs savept qqe généralement les ^piritpalistps modernes se trouvent dan^ pptre personne ep désaccord ayec l'Église catholique qpî tolère le magnétisme à Tabn dn trjbppal (le la pénitence, mais qui ne veut, pour quoi que ce soit, qu*on touche aux évocations d'èmes, vu qu'elle p'^a pas encore défini d*une manière précise la possibilité de telles évocations, ni oii éMipnt placées ces ftmes en attendant le jugemçpt derpier. I^']Ëglise catholique dit donc qu^ les êtres qui se présentçnt à nous daps les évocations qu^ ppus ^n fai^pn^ fie sont; qpe des agents diaboliques, qu'elle 4oit9 par

tous les moyens en- son pouvoir, renvoyer dans leurs enfers. Si cette Église éclairée trouve bon de Fermer ainsi le théâtre luciférien, elle ne trouve pas moins bon de brûler les billets d'entrée à ce théâtre^ ce qui lui est arrivé à notre égard, en mettant à l'index (ce qui veut dire livrant aux flammes inquisitoriales) trois de nos ouvrages dans un seul jour.

Nous trouvant être ainsi, de par le respectable jugement du sacré tribunal romain, mis à la porte de toute église comme hors tout rayon de bibliothèque chrétienne, nous nous en souvenons assez pour ne pas forcer cette bienveillante consigne. Nous savons que moyennant si faible rétractation que ce soit, nous pourrions espérer l'indulgence de ce divin tribunal ; mais ne nous trouvant en quoi que ce soit cqmpromis dans ces prétendues alliances diaboliques, nous rions du trouble que nôas occasionnons bien malgré nous à nos nerveux juges, et nous continuons nos relations d'outre* tombe.

A bon chat bon rat, dit un vieux proverbe, et se dit bien aussi tout bas TËglise catholique à notre endroit. Le proverbe s'est déjà trouvé véri6é deux fois, mais avec cette différence que le rat n'est pas allé se fourrer dans les pattes du chat^

M. Âlp. Haugis, étudiant swedenborgien, oa, ce qui est tout un, spiritualisUy s'est trouvé atteiat

dans ses affections de famille par la perte d'un jenne enfant. Ârgentenil, la ville sainte parexceU leâce, comme possédant la noble robe de celui qui n'a éloigné ni maudit personne dans sa sphère, est habituée, comme toutes les villes de la catholicité, de présenter ses enfants en naissant à l'église pour être inscrits sur les matricules catholiques, et à la mort pbnr en être rayés» L'église d'Argenteuil possède, comme toutes les églises que 1789 n'en a pas dépossédé,^ les moyens de transport à la tombe et les clefs des portes de cette dernière. Gomment le père de l'enfant spiritualisé fera-t-il, sans le secours des agents de cette église, pour aller placer le corps de ce petit être dans une concession de famille? Ma foi il fera comme il pourra. Un brancard n'est pas chose difficile à faire, et des bras complaisants ne manquent pas de s'offrir à le porter. Mais qui ouvrira les portes de ce vaste hécatombe qu'on, nomme cimetière, si le bedeau ne le veut pas?... Ce sera la loi de 1789 entourée de l'écharpe nationale et couverte du chapeau de l'obéissance. Ignorance, place à la raison !

Une deuxième fois, M. Maugis se trouve frappé par un semblable malheur, le 23 janvier 1860; mais une coassociée de la concession tumulairc s'oppose à ce qu'un enfant ftgé de trois mois, mort sans avoir été lavé, par la main du prêtre, de la tache originelle, puisse reposer jdans ce lieu béni.

)Wi9m^if Ie9 hommes |)éM6ent, wptis Iw im(ori(éi^

raifioanent. M. ToQzelJDy maire d'Arg90tei|iiy ainsi que le commissaire de police de cet epdroit, saveot très*bieo que nous sommes possesseurs» depuis 1789, d'upe demi-doumne de constitutions qni gar^intiss^nt chacune a tout citoyeq la lii)erté de coosçienQe religieuse. Ces honorables autorités savent» en plus, que U loi qui trouve bon de prendre sous sa protection» dès en nait^ant, jusqu'à aa mort» tout être qui se place sous son égide, pe doit pas abandonner au¥ passions prétendues religieufes le corps, privé de vie de celui qui l'a f^ite et soutenue c^ qu'elle eit elle-méf^. L^ Hkpyens d'arrivée comme de départ de rbopupie pur la terre sont inconnus» dit la loi» ce qui fait présumer qu'ils sont les mêmes et qu'il n'y n qu'une ^eiile route pour tous» par conséquent que la oiéme porte en ouvre l'entrée, a Comment ! se récrièrent . les dévotes» un enfant ^ans baptême sera placé à nos cêtés dans la tpp&£ bénib? -i- Oui» répond la. loi» car je pense que le vêtre en attend un autre; par conséquent vous ire? vous faire baptiser ensemble par celui qui seul peut laver toute souillure. — Mais rËglise ne l'a jamais fait» s'écriet-ioo de toutes parts. — C'est que l'Église éprouve de la paresse peur se mettre à l'œuvre» répond la loi. '^ N'avez- vous pas le t^rain des suicidés?

lyonti^tHu^. ^-^Im loi juga l|i vie 9( M juge pai la mori, La loi ne ^épit m w maudit qui qiie ce soit ; elle est calme dapi se^ appr^ietioni et wge dans ses actes. 7- Comment { doi|s verroDs une autorité, daps la per^oçne du commissaire, mar* cher en tète d'un tel viol religieux? pouriuivenl les plus exaltés* — Avec non moinç de dignité quu l'Église, réplique la loi. — C'en est tropl II y aura sans doute des discours insidieux? -<* La loi

penpet le cérémonial des adieux, et elle le pro<* tége. »

Notre ami fit les siens à son enfant. La foule s*éeoula reglieusement ; la loi se retira dignement, et le; gens d'^sM^ un pei| piteusement.

Nous offrons, au nom des étudiwits sifedenborgiens, nos remerctnaents sincères am autorités d'Argenteuil, et plaigpons ceux qui o'ont pas te courage de ^ur copscience .

aiPipf^isiiirosBi m vm^m mmm miVLûm

LB 38 OÉCBMBHB 1830.

Les relations que nous avions avec M. (^eraier Baillière, le libraire le plus connu en Europe des pnblioistes et des lecteurs de la science magpé-

tiqoe y se trouvant si brasquement interrompnw par 11 spiritoattsation de cet adepte du magnétisme, nous engagea de solliciter son apparition parle secours d'Adèle Maginot, le 98 décembre, après son départ de ce monde , ponr connaître l'état dans lequel il se trouvait en ce moment. Cet Esprit ne tarda pas à apparaître à la lucide, qu'il semblait estimer la mieux de celles qu'il avait pu connaître lorsqu'il était parmi nous. Nous ne pourrions dépeindre^ la surprise d'Adèle, ainsi que l'état de lucidité et d'imitation daps lequel il la fit passer. Voir cette lucide gesticulant et nous parlant avec l'entrain énergique que possédait M. Germer Baillière , nous procura une vive et très-sensible émotion.

Eh ! bonjour, ma chère Adèle , lui dit cet Esprit en tendant ses deux mains à la sienne qu'il pressa avec affection. Ah ! ma chère enfant (continna-t-il) pouvez-vous me dire ce que je sois devenu , où je suis, que vais je devenir? Voyons, vous qui avez tant de puissance sur ' les Esprits, faites-moi revenir sur la terre, rendez-moi à mes affaires; vous le pouvez. En me laissant passer en vous, je rentrerai d'où je sors! Voyons, ma bonne Adèle, tirez-moi delà, tirez-moi de là !

R. Que vous êtes changé, cher monsieur ; dans quel état ètes-vous ?

D. Je n'ai pas souffert longtemps , mais j'ai

souffert beaucoup de la et de lA| dit oét Esprit eD montrant sa poitrine et son front. — Noo§ De savions pas alors quelle maladie avait causé la spiritualisation de cet Esprit. Nous sûmes ultérieurement que c'était une fluxion de poitrine et une atteinte cérébrale. — Ce n'est pas cela qui m'oocnpe, ce sont mes affaires ; comment réorganiser cela ?

R. Laissez vos affaires matérielles de cAté^ et pensez à celles spirituelles. Vous serez remplacé dans votre commerce; tâchez de trouver maintenant une place (|ui vous offre moins de tracas.

D. Oh I je ne peux pas, je ne peux pas. Si vous voyez dans quel état est ma boutique ; on touche à tout sans arriver à quoi que ce soit. Je ne peux être remplacé, ma chère Adèle, il en faudrait quatre pour faire ce que je faisais ; hélais ! je ne voulais plus travailler que deux années, marier mes entants et me retirer ; bon, voilà que tous mes projets sont renversés, et que je mè trouve désorienté.

R. Laissez-la vos tracas terrestres » et prenez connaissance de votre état spirituel par la lecture des ouvrages d'Alphonse, ouvrages que vous n'avez peut-être jamais lu ?

D. Oh ! ma chère enfant, est-ce qu'un libraire peut lire? Il vend des livres» mais n'a pas le temps de les lire. Je vois et je sais maintenant que

M- C4fcagoet bs^ pop «Ot^of I4 plm vrai, je le lif«i{ mais , pour le présepti je oe le peui, je ne iepeof.

K* Appeler au moins auprès de voua la» *Espcito des auteurs que vous aves imprimés, Esprits qui soQt dans votre état présent ; par exemple, Mesmer, le bon Deleuzç ou Cbardeii ils vous aideront à vous orienter et vous prouver que vous p'avez plus de relations matérielles à espérer de la terre.

D. Je vois bien maintenant par vous que je suis existant y puisque je vous retrouve, que je vous voisetH}ue je vous parle* Je n'en étais pei trèscertain auparavant, je ne savais quoi penser de lëtat dans lequel je me trouvais, vu que j@ ne pouvais me reconnaitre. Je suis content qqe vous m'ayez appelé, et de converser avec vous; je ne peux plus douter que je^ciste toiijour^; mais où sais-je ? Je suis bien dans ma boutique} je vois bien ee qui se ppset mai» elle ne foqctiopne plus par mes ordres, je ne sais ni ne peux plus eq dQnuer ; ma pauvre tète n'est pas a moi. Voyops, )irez-moi de là, vqus le pouvez mieux que tout autre ; rendea-moià moi.

R. Je voudrais pouvoir le faire , mais vous ne me paraissez çuère prêt à vous y conforqi^r. Vous êtes toujours vous, vous n'êtes seulement que changé d'état. Calmez-vous, méditez et espérez

éclairer) vQ»5 fe^ja jo^ir dç^- testés de.YPtr^ po-, sitioQ présent^ j| et vous fera Ui^agr le; j^aca^ 4e celle passée.

J), Cela voi^ pst facile 4 dire», mm cela ne ip'es^ pas facile à faire. Ma tète n'y est plus» ma tôte n'y est plu^.

Après avoir encore échangé quelques parQle3| Adèle quitte ce4^ E3prit en 1q CQp^pl^q^ de spn mieux.

Il nous reste prouvé par Tétat daps lequ^ ^M rSsprit Germer ^ailli^re en ce moment, que c'est bien celui de tous les Esprits plus ou moiii$ bjeq. préparés par leurs croyances spiritualiste^ à une continuation d'e^^isteqoe à peu prè^ «embUble à celle terrestre, quapd surtout les aiïectiops des divisions de cette existence sont fortes et dominent toute aspiration vers d autre;. jL'Esprit que pous* venons d'évpquer était un bommp dont toute 1^ tension des calculs et des désirs étai( (ï'atleifidrQ à ce ^ue I4 fortune peut offrir de supérieur 8ux travailleurs de la Uempc de l'Esprit précité. Il était arrivé, à force de travaux et de fatigues iacroyables, à presque être ^n millionnaire ; il doit donc en coÂter a un homme ainsi noyé au milieu de ses trésors de les quitter et de les voir séparer entre les mains auxquelles ils étaient destinés, il est vrai, mais auxquelles on ne les remet par soi.

— ÎOO —

même dans les conditions qa'on s'était proposées. De chef de maison qn'on était, il est pénible de se trouver mis ainsi à la porte de ses domaines, et de n'avoir même pas voix délibérative sur ses propres affaires. C'est tout une position à refaire , c'est tonte uuQ étude à réentreprendre, et ce sont de nouvelles réalités vers lesquelles il faut aspirer.

Combien donc est à plaindre l'être aux pensées volontaires et non soumises aux études éternelles, aux pensées agglomérées en faisceau autour d*nne de leur sœur plus ou moins lumineuse et capable de les éclairer. C'est tout un monument intelligent tiel y bâti sur des fondations douteuses^ et hors l'alignement harmonique de la vérité. C'est enfin toute la folle imprudence du savoir humain aux prises avec la prudente sagesse des éternités. Qu'est, hélas ! le savoir de nos académies devant celui que nous entre-voyons seulement dans la simple question d'outre-tombe !

Espérons de tous un retour vers cette noble étude, tant pour la gloire que pour le bonheur de l'esprit humain !

ÂLP. Cahagnet.

APPARITIOII& DE M"" CA880T.

(suite.) (4)

Nos lectenrs doivent se rappeler les intéressantes apparitions de mademoiselle Cassot, sollicitées par M. Cassot père, apparitions renfermant les preuTes lés ptns irrécusables qui eiistent en farenr de la qoestion que nous traitons toujours avec la même réussite. M. Cassot ne nous est connu que par correspondance, comme on a été à même de le voir, ce qui doit ôter tout soupçon de communication et de lecture de pensées, et ce qui, en plus, Tient fort à propos répondre à une observation très-logique que nous présentait ces jours-ci un de nos abonnés des plus fidëleset des plus instruits sur cette matière. Une lucide, questionnée sur les moyens de vision, répondit qu'elle voyait par le secours de la mémoire du consultant, par le fait des images qu'elle contenait de toutes les choses vued ou connues de ladite personne. Notre respectable abonné nous faisait observer qu'on pourrait^ inférer de ce moyen que, dans les apparitions, le lucide ne verrait ^ue les images dont le domaine de la mémoire du consultant serait porteur, et l'Esprit réel des personnes évoquées. Nous avons déjà traité de cette question dans les Arcanes de la vie future dévoUéSy tome III, page 58.

(4) Voir tome IV de cet ouvrage, page 38 e( suivantes.

Depais, nons pensons avoir assez appuyé nos preuves par une suite d'apparitions faites dans des condittoAs ^ui ne peuvent un tebl instant laisser cette proposition eitlter* Les af>pari(ions suivantes de mademoiseile Gassot en seront le ooroUbiri« Aussi priotis nous nos lecteurs de bien \ei méditer» ^

MEMÎÈBB SISaUGB.

i0juiD4S59.

Monsieur,

J'ai vu avec plaisir j par votre dernière, que vous ne nous aviez pas oublié , et que nos renseignemente sont toujours dea plus exacte et des plus consolante. Peu de personnes, je peux vous Tassirer, noosieury sont aussi heureusement lenseîgoées. Nqus avons appelé à nouveau, aujourd'hui, l'Esprit de votre fille; Esprit qui est apparu à Âuèle dans une mise des plus coquettes que cette lucide ^OBUaisse au monde spirituel ; elle lui a rediirqué» — en ploa de la blancheur et de Téléganoe de la robe, — une courônue de petit muguet dea boil ; cette couronne a fait pousser cette exclamation à la lucide : « Mon IHeuî qa^elle est foHe. »

Nous avons posé vos questions aÎMi qv'il sait : .

i^ D* Pourei-Yoos dire le nom de la TiUe o^ est décédée l'amie qui tous accompagoait à ? otre dernière visite ?

B. Qui foi t cette demande ?

p. C'est M. votre père,

B. Mais mon père le sait comme moi.

D. Oui ; mais cette révélation déterminerait sa conviction à votre existence présentement ?

B. Vous n'avez donc pas dit à mon père que vous me voyez, que je vous parle, et que je ne suis pas morte ?

D. Nous le lui avons dit,

R. Mais la révélation de la noce de mon amie ; celle de la santé de nia mère ; la société de Tamie dans laquelle j*ai voulu vous apparaître pour ajouter à la conviction de tous qu'on se retrouve au-delà de la tombe ; qu*on se fréquente et qu'on observe des usages comme sur la terre* Sait-il tout cela ?

D. Oui, à chaque révélation semblable, M. votre père se dit être satisfait ; mais sans doute que la grande douleur qu'il éprouve d'ètr»séparé tnomentanétnetit de vous le jette contiduetlement daiia une espèce de doute qui détrtiit à chaque fois ses convictions précédentes.

B . Ah ! alors mou pauvre pare tte sera jamais

convaineo. Je ne croyais pas qa'on pût pousser le doute ^jusqu'à vouloir obtenir sans cesse. Pantre père, tu me crois morte !... Oh ! à notre prochaine eotrerue, je te gronderai, sois en assuré.

Cet Esprit entre dans un état de tristesse qui fait dire à Adèle : passons outre ; continue tes questions.

V D. Mademoiselle Marie H**% votre amie sor la terre, Glle de M. Tadjoint de la mairie du pays de M. votre père, désire que vous lui disiez quelques mots sur votre état et le sien présents.

R. Dites à Marie H*** qu'elle est inquiète, préoccupée, mais^que bientôt cela cessera, en allant à la noce, qui sera la sienne. Dites à mon père, en particulier, quoique notre amitié fût bonne et sincère, mon caractère franc ne s'accordait pas toujours avec la retenue de celui de Marie H***. Pour ce qui concerne mes vœux présents, je désire beaucoup le rétablissement de la santé de ma mère, pour le bonheur de mon père et de f mes frères.

5° D. Peut- on toujours être certain d'aller au ciel? ^

R. Oui et non ; c'est une question de temps.

4® D. L'Eglise enseigne qu'il y a un enfer ; est-ce vrai ?

R, Oui, allégoriquement ; il y a des états d'é-

puration... Regardez comme j'ai l'air de brûter, dit en riant cet Esprit à Adèle.

5"^ D« Où sont situés ceslieax d'épuration?

R. Dans l'immensité^ où Ton erre.

& D. Les amusements, les bals, les spectacles, que TEglise condamne, sont-ils un obstacle k notre entrée aux cieux ?

R. Non. Ne sont-ce pas les prêtres qui en furent et en sont les premiers auteurs et acteurs ? Tout ce qui est sagement fait n'est pas répréhensible. Dieu existe, le prêtre n'est que fiction.

7® D. La confession au prêtre, de ce que nous sommes convenus d'appeler péché, est-elle nécessaire aux hommes pour leur salut ?

R. Quand j'étais sur la terre, et que j'avais offensé mon père, il était plus content que je lui demandasse pardon moi-même que de le lui envoyer demander. Dieu est de mène. Il faut mieux s'adresser à Dieu qu'aux saints.

8"* D. Avez-vous quelque chose de particulier à faire dire à M. votre père?

R. Je lui conseille de bien soigner la santé der4 ma mère, que le sang gène beaucoup. Cet Esprit prie Adèle de conseiller des remèdes à cette intention ; ce que cette dernière ne pe^S entreprendre n'étant pas appelée à le faire. Elle invite^ au contraire, mademoiselle Gassot à en conseiller ellemême ; l'esprit répond que, n'ayant pas étudié la

tei^étin^ ittria terre ^ il est utile de la coiinattre ; il n'a pas envie de Tétudier là où elle est inutile, mais qu'il conseille des bains id^eau de m parce qu'il sait qQ*^ils feront dir bien.

VÔiIfly monsieur; le résultat de celte intéressante séante, qui, si elle est aussi heureusement démonstrative que les précédentes, pourra tous appot'tev une cotisolatlon de plus.

Dans cet ' espoir, recevez ^ monsieur, mes salutations IVaternelles.

Alp. Cahagnbt.

ttmimfm

Taux, le 28 décembre 4859.

MoiMifiiir Gahagnet,

Il s*est écoulé bien du temps depuis te 1^ juin, époque à laquelle je vous écrivis pour vous den^nder une dernière apparition de ma bien-aimée fille.

Vous me répondîtes, te 40 }uin. Si quelque ehose peuyijouter à ma conviction dans les noateRes croyances établies par le somnambutisme et par votre digne lucide, à laquelle mol et ma faluitle nous sommes sincèrement attachés sans ta cotinattre : c'est la réponse concernant la fille de

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moo aiQi radljoint de na oommaM, qui ne peat être plof couchante et rérifiqne qu'elle oe Test.

Rien 4e plus fnppant et de plus éloquent qne ces paroles : « Marie H*** est inquiète el p^rtocca* pécy mais cela cessera bientôt en allani à la noce^ qtn sera la sienne. 9 En effet, (e mariage de cette jénne personne est arrêté et fixé«

Pais, ces antres paroles : « DHes è mon pèrtf en partîcnKer, qnciqne notre amitié ftt bonne et sincère, mon caractère franc ne s*accordAit pastonjouTS at ec la retenne de Marie IT^. » Cette réponse ne peut être plus concluante sous le rap^ port de la véracité; elle seule déterminerait à croire le plus opinifttre détracteur de vos études.

La belle toilette de ma chère fille, portant une couronne lors de son apparition à votre htcide, iignifie pour nous le plaisir qu'elle éprouve du 8ou« venir que nous conservons pour elle en mettant sur sa tombe 9 de tenaps à autre^ des eouronoea d'immorteilfis, rdnemfaiant, en effet, au petit m«« guet des bois;

YottdrèS'^fous biea avoir la bonl^ de demander à monsieur, etc., etc* (Suit la matlèi^e d'une mm^ ' velle séance.) ^

Daignes agnéer, monsieur, l'expression dé nîén profond respeoti

Cassot.

À Yasx par Ibs Omist (YiiOBe).

4 4 Janvier 4 880.

Cher monsieur,

En réponse à votre dernière, par laquelle nous voyons se continuer la lucidité d'Adèle, dans les apparitions que tous sollicitez de mademoiselle votre fille, je vous envoie ci-joint copie du procèsverbal de la séance nouvelle que vous nous demandez. Puissions-nous être aussi heureux que dans les précédentes, tel est le vœu de notre CQpur.

DECXliMB SiANCE (iO JANVIER 1860).

i"* D« A qui es-tu réunie dans la sphère que tu habites?

R. A des jeunes filles de mon âge. Je préfère être en compagnie de la jeunesse que d'un âge pins avancé, en ce que cela convient mieux à mes goûts.

2® D. Ton plus jeune frère s'est senti. passer une main sur la figure ce matin ; est*ce toi qui lai as fait cett% caresse ?

B. Oui. Il sait que je L'ai toujours aimé beaucoup; il peut même dire que je lui ai servi de seconde mère. Je suis souvent auprès de lui et de tous; au 1'^'' de l'an, par exemple, ils auraient

toas dé bien senlîr mes baisers, car je les ai eoi* brassé de boo cœar. n'arrive également^ parfois, de sovfBer s«r le front de mon père, n qn*il a sonrent la tète embarrassée. J*ign(»e si son corps sent ce sonifle; mais c'est trèsHdîfficile de faire plas*

5** D. Tâche de te rendre sensible, afin que noas paissions connaître qoand ta dois nous appa* raltre, soit en songe on autrement.

R. Cda n'est pas en ma puissance an degré qne je le Tondrais; mais j'en essaierai de mon mieux.

4"* D. Ton bonheur a-t-il augmenté depuis que nous n'avons pas eu d'entretien ?

R. Mon bonheur est aussi complet que possible.

5* D. Le grand laps de temps qne nous avons laisssé écouler sans te faire demander, ne t'a-t*il pas fait croire que nous t'oubliions?

Serais-tn contente de t'entretenir souvent avec nous?

Peui-tu nous dire les jours que nous pourrioni avoir ces entretiens?

R. Je n'ai pas pensé que vous m'oubliiez. Je sois trop souvent avec vods pour m'ennuyer de ne pas vous voir; mais, je vous le répète, je ne peux pas faire plus que je fais pour me rendre sensible à vos sens ou visible à vos yeux.

^ D. Ta bonne sœur qui t'aime et qui pri

Dimi poifti^ loi désirerait avoir quelques paroteB de. toi,

B. Dites-lui d*ètre moins timide» moiai résecvée et soudeuse^ cela n'en ajoutera que pliu à sa gintilletse.

Voici 9 monsieur, la fin des questions que xous aroz dëiiiré, que nous dôuroettiods à votre demoiselle. Sachez on pins, comme complément de cette séance, qu'à peine Adèle a-t^elle eu appelé le bon Esprit de votre &lte, que cette dernière lui. est apparue de suite, en lui adressant cette' apostrophe amicale : « Dégonrdissee-^vons donc, la bekie w* gourdie ; voilà bien des fois que je viena auprès 4e vouS| et voils n'avez rien à me dire. » G'eit là où nous sommes entrés en séance par cette réplique : « C'est a reflet de vous dire quelque chose qoe nous vous demandons aujourd'hui. Veuilles avoir Tobligeance de prêter quelque attention aux que»tions quisnivent, questions que vous faitadtêster M. votre père. » (Suivent les questions.)

Adèle parait toujours être heureuao e^ très* lucide auprès de cet Esprit, dont reotrainet lor* to6t i'aflabili'té lui sourient beaucoup» Elleme la dépeif^iiait ainsi aujourd'hui : a Ou peut dire^ en voyant mademoiselle Cassot, qu'elle est pleine de pudeur et de naïveté» mèfs qu'elle a asseï de hardiesse pour bien exprimer sar pensée. •• Si ta voyais (madiaait Adèle) ^omme elle est gracieipe et ai*

oMble; elle à dans ce jnomeiiit enroula autour dtt cou an boa btaoc qu'on dirait être en heriniftAi tellement il est floconneux; il lui Med fti bien qu'elle semble en être fière. Je lui vois aussi audessus du poignet, un peu sar Tayant-bras, un* bracelet en cheveux châtains fefmé par un femMÛr; uni en or. Ce bracelet peut-être. large de deuu' doigts environ; peut»^re le portaitHolle sur la terre*

En attendant une réponse qoi noaa fasse con* : naître si naus sommes toujours dans la voie de la vérité^ je vous offre, cher monsiaur, mes saluta*-

tioM fraternelles.

Alp. Gahagnet,

A M. CAMACiNBT, à ArgenieuiM.

Vaux, le ai janvier 1860.

Monsieur,

J'ai;rMU votre lettre du 11 courent, <)ui Aie confirme de {>lu8 en plus que c'estbien r^llembnt rJEspiHtde 910 trèd*chère. et aimée fille,' qui appa^i rattà votre excellente ladide. En effet , la phrase où elle dit: « Oui, il sait (en parlant de sou jeune frère) .que je l'ai toujours aimé beaueoup, il peut mèoie dire! que^je lui ai servi de seconde mèrey. t me proi|ve que c'est elle qui parle ; oar, il faut

▼DUS laVooer, ce jeune enfmta été életë par elle pl«s que par sa mère*- qui ne faisait avtre chose que de Fallaiter.

La mise dans laquelle mademoiselle Adèle a ▼u naa fille, est une mise qu'elle portait sur la terre. Elle avait aussi un bracelet avec fermoir noa pas en or, mais imitation.

Elle dépeint aussi le monsieur dont nous avons parlé d'une manière précise , en disant que c'est un original, et que j'ai été blouzé.

En effet, si l'affaire était à recommencer pour l'adiat de ce domaine, je ne le ferais pas.

Je suis avec respect, monsieur» votre serviteur.

Cassot.

TROISIÈME séance.

Le 25 janvier, M. Cassot ayant encore besoin d'adresser une question à TEsprit de sa fille, nous FappelAmesà cette intention. Adèle lui communiqua combien son père était content des renseignements exacts qu'elle lui donnait sur elle, â chaque entrevue qu'elle avait avec cette dernière, et lui fit observer que ce monsieur épluchait tellement les choses de ces communications , qn^il fe-

sait observer que Tagrafe da bracelet qa'Adèle avait va au bras de mademoiseile Cassot n'était qae de métal doré, et non pas en or. Toat aossîtAt cet Esprit, avec Tair gai et enjoné qn' Adèle lai reconnaît, dit à celle-ci : « Fallait vous mnnir d'une pi^re de touche. »

Je lui fais demander pourquoi qu'elle porte un boa à son cou.

R. Je ne veux pas attraper mal i la gorge.

D. Craindriez-vous de ces maux au monde spirituel?

R. Je suis très-souvent sur la terre, dont je ne méprise pas toutes les jouissances , comme vous pourriez le penser. J'y ai été très-heureuse , j'y ai fixé des affections que j'aime satisfaire, j'y ai goàté des plaisirs que je recherche encore : ainsi, lorsqu'une de mes compagnes se marie, je vais à ses noces avec un grand plaisir.

D. Mais, dans ces noces toutes terrestres, comment pouvez-vous en voir les personnages, et partager leur plaisir ? Comment vous y trouvez-vous iovitée ? Si vous y dansez, qui vous en prie ?

R. Oh ! mes compagnes ne m'ont pas ainsi rayée de leur mémoire, et, dans ce jour heureux pour elles, elles pensent à moi. Cela me suffit pour assistera leurs noces et en partager toutes les joies. Je suis, comme par le passé, très-bien invitée pour la danse, et j'aime toujours être la reine da baL

,^Di Ce 110 peut 6trc qu'avec k&EspriU des persqnnes doila noce que vous liez r«pport?

. B. Les aoees ne se célèbrent pais que matéciel- Iqmeut; elles se célèbreat également entre Esprit. Les faits de la terre ne sont que la répercution des faits du monde des Esprits ; par pooséquent, nous jqpissoas comme vojus de Yos.joies,

D. Selon vous^ tous les actes terrestres ne seraient donc, que la n^oductioQ d açtesr spirituels?

R. Non pas, je ne veux parler que des principaux actes de la terre, dont celui du mariage est placé au preniier rang ; je ne m'occupe pas de ceux de pé* n^)le impression qui sont du domaine exclusif de la terfe^ et des mauvais £spnts.qui U fréquentant, je ne m'occupe que de ceux qui font le banhenr dçs Esprits célestes, comme les jeux, les soirées, les bals , les parties de campagne , les voyages même, enfin tout ce qu'on peut désirer à moa âge. Obs. Cette série d'apparitions si bie^ réussies ^ààp& des conditions aussi e&ceptionuelles, sera l^ien regue, tious le posons, de nos lecteurs, dent elle entretiendra la foi spiritualiste. Nous remercions Qieu de nous continuer avec tant d^ persévérance SQS lumières infinies. Puissions-nous ne pas les your s'éteindre dans nos ténèl^res terrestres où; ^pft de suppôts de l'obsctti'ité soufflent avec haii^e sjAr.elles 1

ÂLi>. Cahagnet..

AP?âam®si ID3 Q*" 9. ^. e. Q. AiûTi::!.

Mk Àlauï, «Ms^ef A rimprimerie impériale (hi ministère de rintérienr, collaborateur de la Rt^ne œntemporainêy en remplacement do )tf . Deiotidr^s (Adrien)! la rédaction des (f aestions philosophiques» Tint, leSS février 4860, solliciter d'Adèle une apparition de l'Esprit de mademoiselle sa sœur, aRn d'étudier et de savoir A quoi s'arrêter sur une queition que^n collègue, M. Detondres, avait si légèremenl appréciée à notre égard, dans un numéro dudit jonmal, auquel nous avonst répondu, tome troisièn^e de cet ouvrage, page 157. M. Alant, homme d'une instruction supérieure et d*une intelligence aussi loyale que très-étendue, put juger dans une heure d'une conversation très-vive et trèseoo^pliquée des questions qu'il eut avec TEsprit de^ sosur , par l'intermédiaire d'Adèle, que nés propotitioqs ear le foitdes communications avec les Esprits décédés à notre monde sont on ne' peut plus vraies et it réfutablea.

Comme ce monsieur me le faisait observer par ses réflexions sur la séance précitée. « Le fait de la réalité des évocations ne peut être nié, (disait^ il) quand celui des détails de Texistence future peut être plus ou moins combattu, vu les moyens d'expertise dont nous sommes privés à leur égard. Non, la lucide n'a pu me dire ces choses aux dé-

peiM de mes pensées, car je oe pensais pas certainement tont ce que j'ai eutendn ; non, on ne pent dire qae c'est une image inerte, empruntée au domaine de la mémoire à laquelle je dois les différents détails qui m'ont été donnés tant sur le physique que sur les états susceptibles de changements. Ces détails ne pouyaient être tracés par moi qui les admets seulement tels que la lucide les dépeints, parce qu'ils sont déductibles de ceux que je connais et par conséquent possibles. Ce ne peut donc être une image inerte, je le répète, qui agit ainsi , et ce ne peut pas plus, être une reproduction de mes pensées, et puisque je n'ai pas eu celles que j*ai entendues, pensées qui sont cependant trèstraies. 9

M. Alaux nous quitte très-pénétré de la réalité des apparitions. Puisse-t-il dire ce qu'il en pense dans ses studieuses publications philosopbiqoes, •Gn de réparer, dans la Rti^ue cotUemporaiM^ les écarts de son prédécesseur I

Tel est notre vœu, puisse èb^ notre espoir.

Alp. Cahagnbt.

REVUE IIIA6NÉTIQUE.

Les expériences d'hjpnotnme, annoncées jadis à l'Académie par M. Velpeau, paraissent atoir perdu de leur yalear. Un calme plat a succédé auxlaits abondants dont on se promettait d'inonder les académiciens^ et la grande découverte qui avait tant occupé le docteur Velpeau sur la manière de. la communiquer à ses confrères, est tout d'un coup tombée dans un abandon qui peut sur-* prendre.

C'est aussi de quoi, s'étonne M. Louis Figuier) dans sa Revue scientifique du 7 janvier* Il ne voit pas trop ce qui peut empêcher la société de dûnirgie de continuer ses expériences à ce sujet.

« Une grande question est posée^ dit M. Louis 3» Figmer» et puisque le public en a été saisi^ on » doit au public et à la science de ne pas aban- » donner un problème si intéressant à tant de » titres^ sans avoir tout tenté pour en fournir l'en* » tière solution. »

Et plus loin : « D'un autre coté, l'Académie » des sciences est restée muette, depuis un mois, » sur ce même sujet, et l'Académie de médecine 9 n'a pas manqué d'imiter cette prudente absten- » tion. La conduite des académies n'a ici, du » resté, rien que de conforme aux traditions. » L'histoire académique du magnétisme anioMl

9 est là pour nous dire que telle a été la règle 9 uniforme et constante des corps sayantS; en pré- •' tèneé de tois les afd«f prdbltaM fe Vè g^re. « Les aeaiéiiiif s a'ont rien^agAé àmi^r^tetti » laarafaa ; leur attitude indifférente ou hosliie M » Irât* à jâDMis porté botoheur éennl ie public^ m Biles «raient inieax inspirées aujiaBr<l'4ii]î,caii^ nk aideras* ks progrès jeë tempe tt| celui deaidëes^ II. fi elte&se dtfoidaient à aborder résolntnont fé- »<tade phypiaiol^ue du soiimiail nolnnaQt, pro » blême qui, tel qu'il est posé, ne peut iXfàfiè* p> mnttte auoitn Ititérèl^ et ne sQUraît touroèf ç(a'k it i'atantafa cammutt des Mienees^ de M mm\^ »: kt de li pliitesi9phi«.

T^.llMl \m icadéttfiwet Ifti'Sdefélés silVlitit(ès<»&l » 4»ehu le dérober ^d fermer Tbreîtle, léafdî^ne n sa^mi péim 'Sê ftiêr ûusc lèM^kàhceiê mèmit^ » té^êê dtiê 'sûvmtè^, tt la q^l^Stion dii %otailfieit n nètfèut èOMiËtie de l'ibMrtHl^ et die IMMi^r^ » èitaOll «M dépit, dtt IBÊibici^ èA Mif)H A» ttirp^ » académiques. »

DMis i'htérèt de la propègànde ttiagttdtrq^ie, Mu^r^MdmëS teutètit d'avùit à eûfegi^r^ cette btttiMé dfipMitfM de la pairt lié té satafit, et qai Certes n'y Irt pa^ éé itoalM tt^tèi pour eoitahiènèefr.n e* bilïi '♦rtitjtîfe les fmls Ht sUi^t ffàînt st ttto totil^mémèify c'est te cjoi efrtretietrt, forlli foi, et nous ddnne à tous le tourage de la

tetifeyifikàoiin^Ds.leiniliea'df sos/odf^'dd;

M. Louis Figuier fait suivre ces réflaiiiiiii è'ntiiiphil i'èmifmis^iÊàaét ailrea dpératicUs ohimngÎQftiés exécdtâss petdiitit l'i^issBiibyité t dh sommBJlfitrveax^étt'd'atitBés op4MitMu^pl«jaÉ<» oîfimfeafrâtvftaéBsipeiiidânt^k^ et à)de9' (fal^' ^anlérièiiifiip. tfoife'OpjiropB'qdi Mw |Iifi^ ItigtaienjnthtiDueni ;S6i irfbnCiifift.ifi itaéei-ftth 0fttiiiiqudttiàli;Het'8pBiiM..liiiilBiik èk stitoiie uÀ atitre^i U: dëVra iamf«r oe -; cpit «niiirfa>l toeblièfQnie.sérfsui> qui; iriiQtt(Ci)iiiiéitM|»^ieitiqiiaé i'ott itelviiii|é ,to«î»\kr&'aii(Mii9iift iqné l'to h tm^ mencé; car^ après avoir rejeté les phéÉioiaènès d'«B 'iM}4re 4>^i muf paraiflaiisinfaÉSKUe^ on finit fttF lek elmer daos lëidonèido da pmsièle^ ët.l'iMi a'yarfète.powQfi tireir M tokuibH^Bs; pac^ dépé»

<iEiip tfbmi^fftaiicii^^ et il faut loiifM^sidaB.ftii|elib geDflcaïqui âenMljpareiit font lesttepréflJNiteriiBM leaiS'détails à qii yctttl€S€Qtmdœottbh^l«ff4« 4«s;iNNr;àlD6ii?eatib . i - - .• •.!

— Nous trouvons dans VOpmion ^MlioiHiI» >éa i4:ftfrikr le (iaftsage suivant :

loi^iVfgiâ de Difp^ publie- «ne lettré q«â luiiH| admiftée'de It Ithcalîibé des fifaxides*^ Ventes. €eif^ Tait Aiîrë nfiirQ À m^ hcla^Mi m re|irt)dttia«t

Mtte fiogalière pièce^ que de les inviler à te tenir en garde contre Ici faits somaturda qn'elle lelate.

c Hier niatin, M. Gonbert^ on des boolangers de notre bourg, son père, qui lui sert d'ouvrier, et QB jeoM apprenti de seize à dii-sept ans, •Uaient commencer leor travail ordinaire, quand lia s'aperçorent qne plusienn objets quittaient apontan&nent la place qni lenr est assignée pour •'élancer dans le pétrin. C'est ainsi qu'ils eorent à débarrasser successivement la farine qu'ils travaillaient de plusieurs morceaui de charbon, de deux poids de Âlfiérente grosseur, d'une pipe et d'une chandelle.

» Malgré lew extrême surprise, ils continuèrent leur besogne, et ils en étaient arrivés à tour* ner leur pain quand tout à coup un morceau de pète de deux kilogrammes, échappant des mains du jeune mitron, s'élança à une distance de plunews mètres. Ce fut là le prélude et ciMnme le signal du plus étrange désordre. Il était alors neuf heures environ, et, jusqu'à midi, il fut positivement impossible de rester dans le four et dans la cave attenante.

9 Tout fat bouleversé, renversé et brisé; le pain, Incé au milieu de l'atelier avec les planches qui le soutenaient, parmi des débris de toutes aortes, fut complètement perdn; plus de trente

boateîlles pleines de vin se cassèrent soccessiTement^ et, pendant qae le treuil de la citerne (onr* nait senl arec une vitesse extrême, les brasièrea, les pelles, les tréteaui et les poids saataient en l'air et exécutaient des évolutions du plus diabo-* lique effet.

9 Vers midi, le vacarme cessa peu à peu, et quelques heures après, quand tout fut rentré dans Tordre et les ustensiles replacés^ le chef de la maison put reprendre ses travaux habituels.

» Voilà, nous le savons parfaitement, une histoire qui n'^t pas, trop de notre époque et qHÎ pourra bien scandaliser plus d'un des doctes lecteurs de la Yigi$ ; mais, tout învrtda^mblable 4|u'étle parait, elle n'en est pas moins vraie, et ce»t pç^i sonnes pourraient au besoin en certifier Texaeth» tude. )>

La rédaction du journal V Opinion nalimale fait ses réserves, comme on le voit, et ne pense pas du tout comme celle de la Vigie de Dieppe.

Nous qui ne sommes nullement écrivain, et l'oft ne s'en aperçoit que trop, nous avouons partager la confiance obligée des témoins des faits mentionnés dans la feuille de la Seine-Inférieure. Noua sommes parfois lecteurs de V Opinion nationale y et nous n'acceptons aucunement l'invitation qui non» est faite. Pour nous, il n'y a rien de surnaturel, il n'existe que des puissances que Ton ne veut

• il >*

pôfnt étudier, et qtii restent ignorées Conséquemment. C*est de {ignorance sur une sj)éeia1ité'd*é- Iodes, et pas autre chose.

siÂNCB DU y AOUT 1859. *

'tibife àt% qnéiHons aâre9séei par M; Leeoeq.

L«9sqti6 TBipiit Heischell ut préieit et prêt à répfdère ataix . qnatious mifMtes , je* !•» lu) p«H •ilnî:

D. Que sont les étoiles ? Gomment yient lèm lUiiièra à ma yeux?

Rv Ce soat des globes natériels > nais je aup* pose que toutes «e sont pas habitées; plus tard, jt votis dirai le pourquoi do eatte sufposîtioii^ La hfmière dea étoiles n'est pas la mème-que oeHe du soleil) eu ce que eette dernière n^âst pas une tu* Bière BMtérîellê y et que la leur Teit. C'est une hmière par rayons et empruntée. . . Cest un éÊtt d^iptiqfe, ee qui la rend oontinoe el directe. .. On sefâiiiente l'éloôle ajuot das bninchea, ce qui ré^ pond tiés4Mén, **^ par figuré, *-«• à la manière de

FéfWiûler ta liwiiAn qu'elle reo^it.. Le adeil'eik tout eii)tpe, U 4ûluoe em m^sR, à IHBfiu ; Mtii M étoiles, que je nomme géants de VimmtmsiÉéy n^^mi

W»%W ^f foit fl& ÇQPWW tvcie la lilM4r« |olaiff... iU (err^ rwit <Mtb| Iwnière <ii#W9Wk comme relation 4'éfitim(f 9 enU^ gWbfP 1 i»<ît

G^tte Im^ièr^ u'n p^s la mémo yerU qu« Ç4!l?'|i^

3i J<H boivnM F«9^ÎWt |e44|i9g«K «H ar^aiHI en pierre, iU en saur^jfW^ p|*s W l*.r»pw*.4«|.

sée par les deux règnes que par le T^ïe», Çks |)if (^ niejri çouBaifi^qt tr^arbieu ces r^ppwM; Op^ne voit ordinairement I9 lumjèrç gWOpijOmf WHJ^^. d'éclairagfi ppi^r i^gir, voypçer^ ^ftc ; maif *\k N Ml^ bien plus graq^e utilité que .cellç-ilè } 1^8 ï^nat{ que je tous cite saYçpt mieux l'«ppr^4W ^\ W disposer ; ils s'ep sçrvent pour tenter de %'élf yer vers upe l^miè^•plus pure et plus con^plètf},; i^ais ils sont empêché d'aller plus haut eu ce qu^ la terre à laquelle ils appartiennent en souffrirait et s'amincirait indubitablement.». Il y a des lois ^iif empêchent ces disjonctions et les réagrègetit à seule iih de conser? er chaque chose en son liett et^ volume.;* La lumière des étoiles a une très-grande peine i ^mveifer 10S eooehes atngiosphértques qat la séparent de vous ; aussi vous apparait-ellé iti6f

ft déliée ; maii , je toqb le répète^ cette Imnière étant ue lumière d'emprmDt^ n'est pas comparable à celle da soleiU

D. Croyes-Toas toujoari que dans les nébnlea* les^ lenoyan ainsi qoe la clarté enrironnante sont in tont formant nn système à part ?

R. Je ne peux répondre à cette question , tu qne j*étnd!e dn moment nn système contraire à ce qne f ai dit snr elle ; n'étant pas assuré sur cette dernière, je ne peux me prononcer.

D/ Croyez-foas« comme alors, que nous assistons à la naissance de noureaux soleils et de noutelles étoiles ?

R. S'il en était ainsi, où les prèndrait-on? On les prendrait donc dans les nébuleuses ; car je crois bien qu'elles sont la substance de la matière, qu'elles sont des globes à Tétat d'éclosion, mais je ne peux affirmer cette proposition.

D. Les Tolcans lunaires existent-ils?

R. Tous les corps qui contiennent de la chaleur sont sujets à éruption ; mais ne craignez rien, ils ne tous tomberont pas sur la tète.

D. La possibilité existe-t*eUe de se rendre compte de l'éloigoement de cette planète ?

R. Approximativement , oui ; mais comme on mesure un kilomètre, non. D'après sa marche , on pent y arriver.

D. Croyai-TOQS toujours que les cmtàbU Mit des corps Ittmineiix par eax-mèmes ?

R« Les comètes el les nébolenses seront long-i temps le tourment des astronomes.. • Ce sont imx questions les moins étudiées et les «mbs connues. Les données qu'on a sur elles sont bien peu exec* tes, L'Esprit Galilée tous a répoudu de mauike A ce que je ne peux en dire plus que lui sur eetto question (i). Quoique je sois ? enn après cet Esprit et que j'ai enrichi mes connaissances astronoasi* ques des siennes propres et de toutes celles qui lui ont succédé, ainsi que de celles qu'il araît pu ignorer lui-même « connaissances appartement à des peuples et à des temps antérieurs A ceux où il a f écn matériellement , il n'en a pas moins eoutinné ses études depuis sa rentrée au monde spirituel^ et se trouve par ce fait à la hauteur des conn^ is<sances moderaes, et y tenant le rang qu'il mérite y tenir.

D. Pour en revenir aux étoiles, tous supposies de votre temps qu'elles étaient de la même grandeur, seulement, A des distances différentes ; qu'eu pensei-vous maintenant ?

R. J'ai pu dire cela ; je ne le maintiens pas» Beaucoup d'observations que j'ai faites depuis» nci prouvotaîtui le contraire... Superposées, laraiion

(I ) Voir névéhtUmê d'Ouïe- Tombe.

ifebème. H y a dos gtobot éo paieiiWfrdMMr ; mais il nVn cfttpat aiasi^ommaioi pav i$^étm^ \m * qiaîqii^il 7 ail de ees damîàres d'-égalè gros-

Bé Vaaa awa amri raoanoo qa'iHi traottène daaétailap paodaîoiit^a lear iataast^ an imûère: fo«a^c»afieB mdma qn'U an exiatBit<|m t'aflaçaieni «lasplétamaat da notre ohtervakioB viaaelle ?

B» Gaii*est qae par aa affatile marche qu^^lap seaUaat vous éohappar, et eellet dont la lumière ttfibiafûilir, ce a'ett qu'an effH de supperposifeioB. Il y a dans ca cas efiaeemaiit da lumière aa profit deicaUa faî l*îatarpoie ealre aUe at la terre ; wuw k kimièra de chacune reste œ qu'elle est. Pour pan qu'elles voyagent pendant un grand nombro d'années dans une telle position /surtout en vue du peu de temps que vit l'homme matériellamant, aC qu'il dtodiei l'erronr deviendra facile*

D. Vous avez dit aussi qu'il y en avait d'antfea qui augmentaient d'intensité ?

R, La réponse précédente s'applique à cette question.

D. Vous vous êtes également J^aoceop oceup4 de «lifoirs pear roptiqne ; où pensoMvous qu'on pourra armer en ce genre ?

H. Je aa préteujlB pas tous vmr aii<f ar à^rèm •placer l'optique de la pensée ; mais comme fabrication, il y a beaueoap à essayer et à faire. On

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