‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 28 sur 35 · DI8C0UR · texte numérisé non relu

DI8C0UR

PR6IVONCK PAH LE à..., CAHiGMCT,

A la séance anniversaire de la spiritualisatiôn (fEMM A< NUEt I9WËWENB0RG, h » mar« ^9%0(4}.

. Mes bons frères et sœurs en l'ÊterneU

• Pour U seplièaie 9nnée, je tous convie à cette pttUte ag.ippe fraternelle que nous faisons annuellemei^t en mémoire de la spiriluâlisaiion d'Emmanuel Swi di nborg, notre frère en Dieu et notre patron spfrHuef.

Qt jo«f , pour MOI, sur terre, est coiipté ptribi teu% Hàtt rares de bonheur que j'y passe. S'il est incomplet, ce n'etli que par le regret qjuet j*éprouve de la non persévérance des hommes dans une élude qui n'instruit qu'avec labeur, il est vrai, mais qui élève l'esprit au jour le jour.

Je voudrais pouvoir appeler tous les hommes à faire cette étude, qui est la plus importante, la plus vraie et la plus digne de leur cœur, entre toutes celles en ce genre auxquelles ils se livrent avec d'autant pkiA d'amour qu'elles se font au sein de tenjples somptueux, de palais et de chaires respirant les grandeurs humaines, mais n'ayant par ellesmêmes aucune puissance sur les ténèbres de l'intelligence.

Éblouir n'est pas instruire; commander la foi n'est pas

(i) Si nous donnons connaissance à nos lecteurs de ce discours, c'est que notre pelile publication a été choisie par lesdits Ëtadianis pour, à l'avenir, y insérer leurs études les plua digues d^étre connues. {Noie du G^ant.)

i donner, et l'autorité du nom ou da lien sont bien faibles, fion mol, detânt Tautorité de ta vérKé. Tonte pmpoflllta fée nne école ; mats toute école n>st pas toujenars dignei être fréquentée.

L*bomme est tellement prêt à se fatiguer d'étotter» qvfVi me assez la leçon toute faite. C'est à quoi les professeur» sent en nos Jours; mais aussi saTent-its relentf , pardcirers tx, pour prix de ce labeur, deniers, obéisêanee et auto-* (é. La fonle marche arecpfus de conft^nee dans te clieffliii fia conduit nn cicérone intéressé à le parsemer d'enttayes de fatigues, que d'en étudiei* elle-même les acddents afin avoir le mérite dé les connaître et de les éviter à son gré. faut à Tbômme de )a civilisation présente ce quil faut à- Hifant an berceau, des points d'appui et des satisfactteiif appétits à la portée des forces de son estomac. C'est éanc ! grand tort pour le penseur prévoyant de vouloir élever sa hanteur tout penseur terre-Merre. Ce dernier roo» lOutera beaucoup mteux si vous lui dites que estte éldfa^ Mi est an fait hors ligne, une proteéiiort œctile spMale^ le si vous le prenez par la main pour lut Sffder i ti gf»ffr,i I lui en montrant du doigt tous les joints d^^ppot* Ses rrets, tous répondra-t-il, sont trop faibles pour faire eette cension. Il préférera vous re'garder, admirer, eneeiMer à iccasion, que d'atteindre à votre niveam. L'encépbtfte bnK ain est eii tous points semblaf>le à la teri'e i il a des sains qui facilitent l^éclosion de ses pensées, pensées qut se«rt i graines dd grand arbre de la vie-, if a ses tiioyeiis de (Ilure appf'opriés à ses riioyens deproducCidn. Éf'itfez pâ^ isemencer ces lieux lorsqiills sotit aU repos ou'irteuttf' bles pour le moment, si vous ne voulez jJa* tôîr (iér'doei^ s peines.

L'intelligence humaine est une terré tierge i peiné déMée; des coupé de bêches et des jalons sdtif portés en tdus ux, niais II n'y â pas értf orc de co^déaù im*Mlat^tft* pori?»

en tricer les alrgnemeDts et en diviser les parties. Tous I« noyeas d'ordre et d'ornemeDiaiion sont Jetés péle-œéle ei tout lieu et en tout point, en attendant le classement et h méihode. Il rsl tout naturel d'admettre que si vous voules faire toucher artislement du piano à un enfant encore à U mamelle, avant de lui avoir enseigné les lois de Téquilibn selon ses forces, que vous n'obtiendrez aucun bon résultat Il en est de même des 4*X)nceplions humaines. Si je veu: prouver à un homme qu'il est double, triple et centuple avant de lui prouver qu'il est un contenant de quelqu chose, certes, j'effraierai plus cet homme que je ne Tins truirai. Il est donc de mon devoir de le conduire tout dou cernent à la connaissance externe et interne de son corp matériel, en lui en démontrant tous les ressorts, tous le appétits, toutes les forces et toutes les dépendances. Lors qu'il aura vu, palpé et compris ces choses, je le conduirai en rechercher le moteur. C'est ainsi que doucement j'étein drai la lumière matérielle; je dis j'éteindrai, je devrais dir que Je transposerai cette lumière pour lui faciliter de vol mieia chaque chose séparément dans son unité et dans se relations sociales. Je le verrai dans cet état atteindre aloi à la hauteur et à la force de l'homme , s'équilibrant et dis posant de toutes les puissances quMl possède, comme il fiait dans ses travaux manuels. JBien renseigné, bien condui toujours en garde contre les faux assemblages, toujoui sondant la solidité et les rapports de bonne harmonie < tous ses matériaux, il croira construire un monument ii tellectuel de toutes pièces, quand il ne fera encore qu'ej trer en rapport avec la vraie raison, avec ce qui est avezt pendant et apréf , avec ce qui ne souffre ni observation, argument, vu sa loi harmonique d'être qui a tout prévu qui satisfait à tout besoin.

L*intelligeuce humaine développée à ce point sentira besoin de connaître le point de départ de ces choses, le cci

tenaat et le dispensateur de ces choses. C'est alors où leur unification, renfermée dans le mot Dieu, s'ofirira à elle dans toute sa majesté mystérieuse, dans toute sa puissance non divisée, dans toute sa justice non aliénée et dans toute sa miséricorde non entravée. Plus d'autels, plus de professeurs religieux, plus de ténèbres!... Un point, un seul point lumineux, attirant et éclairant tout œil et toute âme, sa montrera à elle, uniformisant toute individualité et tout plan de ce gigantesque panorama humain, panorama qui éternellement passe et repasse devant le Raphaël des Raphaël, afin d'en faire raviver les tons et d'en voir entretenir les détails. L'homme dans cet état sera devenu un chronomètre, qui encore soumis aux impressions inhérentes à ses constituants et aux aises de ses pivots, sera soumis également aux dérangements que peut seul réparer la main de son savant constructeur. Il sera à cette fin déposé sur l'établi céleste, afin d'être démonté pièces par pièces par la main du graud maîire, pour que son point de déviation soit corrigé et remis en état de meilleur marche. Là, alors, il sera classé dans la pièce du régulateur, et devienda à son tour un point moteur d^observations et de réglemenkitions des vibrations de tout le détail de cette horlogerie humaine ; i) servira à régler des montres à cylindres aux pauvres coucous*

En entrevoyant dès ici-bas tous ces rouages du mécanisme de la vie, l'homme veut en raisonner les combinaisons avant essai de mise en place; il pérore au lieu d'agir, et s'abaisse au lieu de s'élever; il trouble au lieu d'harmoniser.

Creusant sans cesse le lit déjà si large du fieuve de l'orgueil, au lieu de l'entraver par des barrages et des moyens d'assèchement, il s'en trouve être la victime, en ne pouvant reconnaître la géographie des lieux qu*il a parcourus pour arriver à un point de repère, qui ne le rattache à quoi

(jtie ce soit qu'à un recommencement wn^ fiii d^'léltes

erreurs. ' '

Aux dieux usés suecèdettf des dieux neuf); sux gouver"nèments viciés fuccèdent des gouvernements vicieux; âwx justices passionnées succèdt'nt des justices passionnant; aux nations mêmes dviiiséès succèdent des nations à civiliser. CesC le tonneau des Dan^ifdes, la roue de Tantale» une deuVre du cahot n'enfantant que dés images idéales sans point typique.-

■ ïfous, mes 'frères, donï PhumWe "pasitroft sociale ne Bons permet' pns le contact avec les grands de ce nfonde, dont réducaiion conventionnefle ne nous permet pds le profeissorat d'autorité, notfs saVons nous trouvtt" lienreox & notre obscurité, d'autant plus f^u'cUe est dépoMïléè de toute ambtf.iôn, bors'cêîïe de ne chercher en tous les temps qu*i parler le langage de la vérité, él de ne pratiquer que la fraternité dans nos rapports fraternels.

^' S\ nos études sont vraies,' elles auront leur temps de triomphe; si elleè sont fausses, elles ifen seront que plutôt ôiibliêes; Elles auront au moins le mérite de n'avoir pas dû leur naissance au faux combiné de nos jours, mais à la con^ fiance aveugle d'observations mal faites.

Elles ne seront point dites être des inspirations divines, ni être des points de sagesse des anges. Elles ne sont bien, hélas î que d'obscures études, que de francs, loyaux et libéraux Éfudiants tentent de débarrasser de toutes les erreurs dé r^sprit humain.

Vous aurez votre part dans ce triomphe ou cet oubli des hommes, selon les efforts que vous aurez fait pour leur en faciliter les connaissances, et leur démontrer au besoin le peu que vous savez d'elles. Pour cela obtenir, il ne faut pas

Sue vous restiez dépendants des vieux us et cotîTCMES des toles'primant sur tontes questions. Non, il faut au contraire que vous étant ass^s sur tous les bancs, rous sachfez

cMaic cdui qui pré$ent^ plus d^ dépiûnstf;itiûo«, (jl^ &avo^r et da bi^YeUiaocev II fdut qujs vous jouissiez voir Dieu assez grau»4 pour ne «avQir que l'adiujrer et non le discuter; il faut quo you^ sacbipz voir rbomme absez faible pour toujours lui tendre une main fraternelle au lieu de le jeter à terre; il fauf> ^jfin^ q^e vous sacbjef voir assez robscurii^ 4^ tfi^te cl^sçi ^ \^ ^ç inspe£ii0njdQj'e)^lerne de la ch/jse, ppilf Y^ustapprqcl^r d'ç}le afin de VécUlrer s'il .vous 'esj possible; mais, je vous le répète, ne parhz pas aux antrçs sans échos, qu'avec des moyens appropriés à leurs iénèbns. . ' ' * ^'' ' ' ' '^

Je voudrais moi-même vous en dire plus et vous faire ffa^okir d'w t^d lout^ ^é(eI^i4e,d^ méditations qye^'ai faUfli e^ «elles dea révéktion«i.in(Mit4V4& que j'ai rcç^e^i mais TOUS poorrjei niitiuL n'entendre: que me cpaiprefidr^i et déjà je vous yo)^ rrekffclier tmt si peu de itersévéraocB quelques clefs qui vous manquent, pour entrer dans certains domaines dont sans doute vous n'êtes pas préparés à connaître les richesses, que je m'en tiens envers vous aux quelques questions que j'ai traitées dans mes ouvrages, afin de ne pas m'exposer à plus de délaissement de votre part.

Si l'étude des pensées^çntrelient leur richesse de vibration, le contact de la chair entretient également l'exister de cette dernière par le Lit que je suis encore sur la terre soumis à tous les besoins du corps. Je ne dois pas braver ces besoins pour mieux satisfaire ceux de l'esprit, et par conséquent il est de mon devoir de ne traiter avec vous que des choses esssentielles à notre exister présent.

Je vous remercie donc de votre bon attachement, tant à un certain ordre d'études qu'à ma personne, et je me trouve très-heureux d'avoir vu que vous désiriez l'impression de nos Statuts, afin d'en donner connaissance à un plus grand n ombi ' tji de fi: ^ i t ;s 7 (^ j pr c e fart tcpter do faire m pkis

grand nonbre d*beiir«iix (4). GonlentoDS-DOtts, aiifciurd'hiii, de l'être assez nous-méffles par le fait de cette réanloD toute de fraternité, et sachons rompre le pain fraternel ayee le même amour que par le passé. Je tous offre ji cet effet d'entrer en séance et en plein exercice de vos droits d'Étudiants en communiquant, par l'intermédiaire de nos lucides, arec œm des vôtres qni de l'eiister d'outre-tombe veillent sur BOUS, et nous attendent avec amour dans leur état lieoreux.

La séance est ouverte.

Alp. Cahagnct.

(4) Cet Statuts seront commnniqnés à ceux qui désireront bire partie des Étudiants sv^edenbor^fens. (Écrire ftmieê à ee iqjet à H. LscocOt horloger de la marine, seerétahre de ladite École, n* 9, fM de CëUit, à Argenteoil.)

Paris. — Typ. Guérin et G*, r. du PetK^Carreau, V.

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