‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 30 sur 35 · MAGIE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

MAGIE CATHOLIQUE

Le Messager de Paris du SI mars i860 contient le texte du genre d'excommunication usitée par la chrétienté au moyen Age, genre qu'on pense ne pas devoir être changé dans nos jours en vue de Vinfaillibilué de cette église et, par conséquent, de.Vimmobilile' dont doivent dépendre ses actes.

Notre but, en publiant cette pièce, est moins de nous occuper de la valeur politique ou religieuse qu^elle peut a\oir actuellement que de roflrir comme sujet d'étude à nos lecteurs, qui doivent être assez avancé> dans les «questions spirilualicoocculleSy pour en apprécier lus* détails, le fond et la force.

Nous aurions craint de parer notre Magiemagné^ tique de ce morceau religieux, digne et respectable œuvre mise en pratique par la grande oieasuétude dwino'chrisiicoley sur la fraternelle solli>-

citatkn 6e «» L»nii» «'fTviiein^- O^-^'î'ï^ chose dao<cc£enre*e pTBiiaiK- dai^ reiéi'.ntioD an jngeoMnt pramniî:^ jmz kr «sert triiiuual contre le

aatcurs mi§ à l'hio^s. Sum 8vun§ été à iDème

d'co coiiiMutrfc 1<* d^tiiit^ cl i» résLiUtf àa» la do»- Ioorea«<f mbl^idk d{f oDeioD^ auoéef^ que Dr«iis ayons f^ub^e-, et août ou a j»rt»£té pour a£:îr avec plus da^'Ur^SiOt^jiT iiou^.... 3^oDf a^ oii§ dit ao mot Magie ma^ét'que^ arL £"i*< (*û.'*Tiif*nr#, paçe 3S8, à celle» 448 et 458, «nr l» d Sérentes «orles d'cn- Toûtemeots^tiiDt m&irbéti^aef^ que reiigieEi, que iioiiSCoiifuii«fKm§ ; tsi^^ùiemeL ts ûéoc*alaDt do oièaie genre de maléiictioo^ qoe crloî de reicooiraaaîcation soÎTante. L^envoûté doit s'e^tîma' Irès-benreaiy dans les cas où reoToutemeot 6iVii coi^tbiné a prise sor lui, si les personnes qai l'entoarent ne se trouTent pas elles-mêmes atteintes pinson moiin par ce genre de maladie s€Uis nomy et si le sujet de leur idée 6ie n'est pas de vouloir traiter à tout prix le malade, au moyen de remèdes conseillés par les intéressés au succès de renvoùtement^ re* mèdes acceptés conBammant de part et d autres et qui sont plutôt choisis dans les toxiques que dans les anodins (i).

{h ) Voilà ce que nous disons page 147, Uaqiê magnétiqw^ 2* édition, 4858,surlfsmoyensdonidisposenllesenvoûteurs catholiques en nos jours:

« Cette coutume du paganisme tomba devant les cleAi

Nous avons pu^ sous la biençeillanle protection àe quelque Esprit hostile à ces religieuses malé* dictions^ continuer jusqu'à ce jour de penser, de méditer et d'écrire dans le même sens libéral qui a ouvert nos études, et nous espérons que la pro* tection du Satan,, par lequel on nous dit être inspiré, aidant, nous pourrons encore quelque temps continuer d'habiter la cité des libres penseurs.

La science magnétique offre deux points d'at-

êcientifico-hermétiques de Pierre, sans que le feu sacré de j'esta fut en quoique ce soit éteint. Le théâtre avait changé Ae décors I... 11 découhi de ce bras droit durci desmag^s, de ce Tainqueur d'Appobnius^ de Tbyanne, une hiérarchie infinie de petits magiciens/ parmi lesquels se firent remar quer les soi-disant vrais enfants de ce roi des mages, les enfants de Jésus... Je dis vrais enfaîits, car si nous étions» éoinmé rËglisé nous renseigne, Vr'aimént rachetés par le iâng du €hri6t, nous seHons tous ses enfants à égal titf^, el il n'y aui^aii pas, je le pense, de droit d'aînesse agréable au cœur du plus libéral législateur religieux que nous coninaissons... Ces enfants Jésus n'ont pas laissé éteindre le feu dont je te parte pour le succès de Tœuvre, qui fait le succès de leur entreprise. Wa% pair lui ârcane que je ne peux té dévoiler entièrement, ils ont inventé, un feu sacré d'une l^ute autre nature et dans un tout autre but : feu sacré dont chaque corpuscule est commis à réchauffer le cœur de leurs antagonistes,. afin de leur ingérer lés ge^es de l'amour qu'ils ont peureux.

« Ce feu, pour ces derniers, est on né peut plus utile à ceux vers lesquels U rayonne, en ce que leur enveloppe ou leur intelligence deviejinent bientôt esclaves de ce genre

Iraîts différents i tous ses étadiants : harmoniser ou troubler m Le bon sens indique qu'harmoniser, c'est penser et faire avec amour, ce qui présente un résultat heureux pour celui auquel on s'intéresse... Le bon sens indique également que travailler c'est penser et faire avec 'haine ce qui présente un résultat malheureui pour celui qu'on maudit. .

La simple lecture de la pièce ci-jointe doit ins-

d'envoûtement . Sache bien (jii*il n*y a pas dans les livres brûlés par leur préfendu sacré tribunal, que des cendres qoA tombent à terre, maiB 4|u'ii y a des Oâmmes réalises aux £^lii^ d'Esprits s^matei^rs. d$L eie genre de triin8po|r(,'qvi coiQk prennent le senç» de Tai^adi^nie çnvoûteur por^é çon^f^ l'auteur de ces livres^ et qui le mettent à exéculion Iprsqqe Toccasion se présente.

« Je ne peux t*efi dire plus; tin jour viendra 0ù cet ar^ 0^0 sera connu. Pajgea suivantes, vous citons eommeiit nQu^ ayons mai)(|ii^ d'être l£f vV^Un^ei c^ <^es homs^, at comment no\is nous sommes soustrait ^ leur luQuençe occulte. Nous enseignons, en plus, le seul moyen possible maintenant, au gouvernement, d'opposer une force occulte égale à celle vi puissante et sS bien combinée de ces {nages en berbe, mages qui trembleraie^ bit^Mt pqun leurs saints travaux nocturnes occultei^, s'iis ^vaJient en pforspeo* tive des êtres d'égales forces, bien éveillés, à combattre. Leur mine, béatitiée par le suècès de ïa baine impunie, sel^it bientôt blafardée par la crainte du combat. Mais non, ils ai^ssent aveoféourké; le peuple croit à leur savoir, % ^çijj je^ s^ifRC^^ 1« i^ent. Cçs,d^x.çrpj^f\cfs.,<^W>Qî!jy livrent tout mot d'ordre et lèvent toute consigne.* »

traire suffisamment l'étudiant qui se trouve dans l'une ou l'autre de ces dispositions d'esprit en<> vers ses frères , pour savoir quel usage on peut en

faire.

Notre devoir est de la représenter telle-quelle, vu que nous étudions sans cesse tous les moyens qui peuvent nous faciliter des rapports de bon savoir avec les puissances occultes. Nous eussions cité les toxiques de Porta ou les conjurations d'ÀGRiPPAy on nous eut fait passer pour être un descendant des Borgia.

Mais citer ce qui passe pour fttre très-agréable à on Dieuy'dit être le plus homain et le plus digne de notre civilisation moderne... mais citer ce qui s'adresse à tout ce que la poésie religieuse présente de plus grand et de plus respectable en vertu et An amQur fraternel, c'est fair^ preuve — pour un maudit -^ d'i^n pen de récipistence caihf^liqm, réciptssehce qui, cependant, nous l'espérons, n'ira pas jusqu'à faire chorus avec toute cette sainteté divinisée, et laissera dans son abrupte condition de renégat, Ipia de tels ci«ux et de tels serviteurs, celui qui n'envie nullement rbonneor de débiter de telles imprécations.

Pour . bien s'éclajrer sur la valeur et la vertu, plus ^qu'accidentelle dç pe genre 4 envoûtement rér puté être divin , noU^i prions tous les hommes oh peu observateurs, soit qu'ils appartiennent à unç

^lise, à une école on à lear liberté d'appréciation, d'étudier et de proDoocer sur la puissance des sciences occultes, en prenant celle du magnétisme humain comme règle d'observation.

Hors le secours des prodifits malfaisants des trois règnes, existe-t-il une puissance au^essus dé celle du magnétisme humain, en ce genre d'opération^ qui puisse lui disputer la priorité ? Alléguer que celles de l'invocation et de l'évocation lui sont supérieures, c'est nous forcer de présenter les observations suivantes, qui prouveront â j^norî la nullité générale de l'une et de l'autre.En effet, n'en avonsnous pas la preuve la plus palpable et la plusirr réfutable dans ce qui se passe sous nos yeux dans nos jours, soit en politique,, en religion ou en particulier ?

N'avofis«nou8 pas vu Louis-Philippe habiter les Toileries, dont cent Esprits ex^oiSf sur la terre, étaient intéressés à ne f>as l'y laisser siéger une minute, eu vue des droits atlribuésaui leurs, et d'après leur puissance spirituelle présente et leur savoir occulte prétendus?

Louis-Philippe lui-même, pourvu de toute là science magique qu'il avait étudiée, étant maintenant en relations spirituelles avec ibos les héros des grimoires qu'il a pu lire, peut-il quoique ce Mit sur celui qui lui a succédé contre son gré, et

jiuqqel il voudrait bien dire : ôte-tqj 4e là, que j*^ mette mon petit-Ëls.

Moins bien servi, à cet effet, que le Tameux mer diumHume, il* se contente de maugréer dans quelque coin de Tempire des mages, privés des moyens magiques qu'il voudrait posséder.

Que peuvent ses ennemis matériels et spirituels sur la santé, les pensées et les actes pleins de vigueur de Napoléon III?... Magn tistes, mages, sorciers, illuminés, aréopagistes , religieux intér ressés à troubler et à faire disparaître au besoin cette puissance qui vous gène ^ vous ne pouvez que Voir pa^^ër ce qui pa»sel.é.

Qu'avons-npus observé de magique dans notre guerre de trente années 6n Afrrquev cette terre classique des plus grands mages de l'Orient? Ont- Ils pu, avec leurs armes eÀchèntéesou leurs génies familiers, arraeher un^ sin^ple poil des meustacfaès ée nés généraux Bfrjcaiiis. Où est réduilei, an èon* kfdirej la puissatiee du grartà pveiphète AbA»«l^ Kader , ise fils de fétefrnel , eet eso^frlé des figions occultes? Il pleure sans doute sur Jés leniHels 4tL Coran, les erreurs 4e peli^re pr/Stepd^ clir9ii<^onime il a pu pteurér dans nos f^r^oos riBp#uiw«n$P 4e ses meilleurs marabouts à lui rendre ^ \\r

berté. * — . ' î ••■ • i' " ■'

j ^ fions ei^igmb en Crimée &lre |a.^ii9r» A .%ib

des peu[4fis les plus éclairés dans les arcanes magi**

ques, et à nn souverain des mieux soutenus au monde spirituel en sa qualité d'agent divin, tant par son Dieu que par ses ancêtres. Esprits de bonne érudition et d'une énergie peu commune, qu'arri* vera-t-il.Ce chef divin eh meurt de dépit et ses sujets magiciens s'adresseront à meilleure enseigne.

Sans (cette promenade militaire qu'il a plu aux Français de faire dans ces contrées diaboliques, que serait devenu ie Grand Orrenl. Ce éiel, cetr6ne des enfants d'Hermès, ne devenait-il pas le plùé Qoir et lé plus triste mamelon du monde russe 7 Si nous suivons les Anglais dans l'tnde, foulant aux pieds tes dieux vénérés de ces contrées, saccageant leurs temples chéris, riant à cœur- joie de la puissance de leurs mages, et dé toiis lés grimoires dé ces toutrp.uissan.ts enVoûteurs de la nature, noUs f oyons ce berceau, de la inagie, de la sorcelléfie , de rhërmétisme, du iuysticisnie, du déisme mèùié vidé dé cette gigantesque renommée, nt)tl défendu^ étant ' mille contre uu , par ces descendants des terroristes des âmes fdiblés. Nous voyons ce ber-. céaù magique devenir là proie dé Tintrépide Al- (iod, là plus anti-nàagiqijie hàtiôd côtihue^ tailt pat son positivisme commercial que paf sëft opifiiOds philosophiques.

Non^ nous ne pensons pas que Rome, si puissante Aôit-étlé, puisse paralyser un seul des theveux

qu*e1le vent maudire, et qu'elle puisse même ne pas rire sons cape de la drolatique foi des béats qui croient encore à ce genre assuré de domination et d'autorité occulte.

Nous ne pouvons nier, que dans certaines conditions excessivement exceptionnelles, les puissances magnétiques et des rapports spirituels peuvent servir l'homme, si elles ne se servent pas oja con" traire de sqjn canal pour stimuler ses facultés d^ appréciation.

Nous reconnaissons ces puissances jusque dans Taimant qui domine le fer, l'électricité qui domine l'honiime, et les affinités de toute nature qui se dominent entre elles. Mais dans ces choses nous ne voyons que la loi de la dualité avec ses divisions en manifestations différentes.

Au dessus de cette loi existe celui qui l'a faite, véritablement divin et grand légiste qui ne reçoit d'avis y de conseils ni de pression de per* sonne !... qui ne retranche n'y n'ajoute à son œuvre que d*en réharmoniser les parties désharmoniséis par le fait de la liberté qu'il leur a accordée. Liberté pouvait enfanter des troubles passagers, qui n'en prouvent que plus sûrement la stabilité inimitable de la loi dont ils. relèvent dans leur redressement.

Ce ne peuvent être v(\ les conseils de Pie IX, ni moins encore ceux d'Antonelli, qui sont admis

au divin tribunal que nous vénérons et dans le prononcé duquel nous avons foi. Laissons donc dans leur égarement religieux ces infaillibles, qui prouveront une fois de plus a l'univers calme et fraternel, que l'erreur et la haine sont de tous les temps^ de tous les lieui, et de tous les autels. Voici deux exemplaires de cet enfantement de lorguell humain.

«Lorsque le journal V Opinion nationale reproduisit les formules d'excommunication , dont le style âpre et brutal offrait un contraste déplorable avec la parole du Christ et de ses apôtres, les feuilles cléricales contestèrent d'abord l'authenticité de ces formules. Puis, quand cette authenticité eut été démontrée par l'indication des sources non suspectes où ces citations importantes avaient été puisées, les journaux ultramontains crurent triompher encore en disant que les excommunications tant soit peu barbares qui leur étaient opposées n'émanaient pas de l'autorité supérieure de l'Église, de la souveraineté infaillible du pape. »

Cette réponse, que Ton disait devoir rester, sans réplique, n'était pourtant pas 'mieux fondée que la première. L'un de nos abonnés nous signale , en effet, une formule d'excommunication mise en usage par un pape du nom de Léon (i), et de la-

(\) Le seul pape du nom de Léon qui ait occupé le trôna

q«elle4l nous suffira d'extraire quelques lignes pour prouver que la papauté donna de bonne heure le modèle des malédictions impitoyables :

(c Léon y évèque ^ serviteur des serviteurs de Dieu, à ses très-chers frères et fils^ archevêques, évèques, abbés et religieux de France , salut perpétuel.

» Nous sommes avertis, T. C. F., que la perversité des méchants a'est tellement accrue dans vos contrées qu'ils cherchent à faire prévaloir en toittes choses leurs habitudes vicieuses et leurs mauvais penchants. G*est pourquoi, par l'autorité de Dieu, le Père tout-piussant, etc., etc., etc. . » Nous excommunions et maudissons ceux qui, à l'exemple du traître Judas, qui vendit le Seigneur, portent la main sur les possessions des serviteurs de saint Pierre et sur quelque bien que ce soit qui vous appartienne!

3» R. Ainsi soit-il.

» Que leurs fils deviennent orphelins et leurs femmes veuves; que leurs enfants soient rejetés de la maison paternelle et abandonnés à la men** dicité; que l'usurier dévore toute leur substance;

que l'étranger leur ravisse tout le. prix de leur travail....

pontifical ftv^nt Tati âOO est saint Léon le Grand, gui fut élu en 440. Le pape Léon II ne monta sur la chaire de saim Pierre qu'en 68^

» R^ Ainsi soit-il.

>t Soient tnaudits leurs alimehfs! sôU ftiaydit lé fruit de leurs entrailles! soient maudits les fruits de leurs champs!

» Ë. Ainsi 6oit-tt.

» Que Dieu tes fasse vite disparaître de là terre!

» R. Ainsi soit-il.

» Que Dieu les fasse souffrir dé la faîiii , de la soif, de la misère, du froid 6i de la fièvre jus(}u'à ce qu'ils succombent!

)) A. Ainsi soit-il.

» Que leur cadavre devienne ta pâture des oiseaux de proie et des bètes féroces! .

y> R. Ainsi s6it-il.

» Que Dieu leur envoie ta pire dos plaies, la lèpre, la démence et la cécité

7) R. Ainsi soit-il. r>

(Cette formule est tirée de manuscrits qui remontent à l'an 600. — Dt^ Ed. Martène, De Antiguù bicclesiœ RilbUs. — lii-folio, II, 90t, édit. de \ 936.)

E. PAtJCHBt.

« An nom de Dieu tout-puissant» du Père, da Fils et du Saint-Esprit, des saints canons, de la sainte vierge Marie, mère de Dieu, et de toutes les Vertus célestes, des Anges, des Archanges» des Trônes, des Domînations^des Puissances Chérubins

et Séraphins, des saints patriarches et prophète^, de tous les prophètes et évangélistes, des saints innocents, qui seuls ont été trouvés dignes de chanter le nouveau cantique en présence de rÉternel» des saints martyrs et des saints confesseurs, des saintes vierges et aussi de tous les saints et élus de Diea;

» Nous eicommunions et anathématisons ce voleur (ou ce malfaiteur), et nous le séquestrons des sentiers de la sainte Église de Dieu, afin que, condamné aux supplices éternels, il soit englouti avec Dathan et Âbiron, ainsi qu'avec ceux qui osèrent dire au Dieu fort : « Retire-toi de nous, nous ne (c voulons point connaître tes voies, y» Et, de même que le feu est éteint par Teau, ainsi soit éteinte son ftme dans l'éternité des siècles , à moins qu'il ne s'amende et ne vienne à résipiscence. Ainsi soit-il!

D Qu'il soit maudit par Dieu le Père, créateur des hommes; qu'il soit maudit par Dieu le Fils, qui a souffert pour l'humanité; qu'il soit maudit par le Saint-Esprit, qui est descendu sur lui dans le baptême. Puisse le maudire la sainte croix sur laquelle il est mort triom|)hant pour notre salut; que la sainte mère de Dieu, Marie, toujours vierge, le maudisse; que saint Michel, le gardien, le protecteur des âmes sacrées, le maudisse. Le maudis— sent également tous les Anges et les Archanges, les Princes et les Puissants, avec toute la milice de Tarmée céleste. Que les nombreux patriarches

et prophètes le maudissent ; maadit soit-il aussi par sajnt Jean précurseur, qui yersa l'eau du baptême sur le Christ. Qu'il reçoive la malédiction de saint Pierre, de saint Paul, de saint André, de tous les apAtres, ainsi que des autres disciples du Christ, et des quatre évangélistes , dont la prédication a converti le monde entier. Qu'il soit maudit de la troupe merveilleuse des martyrs et des confesseurs, qui ont été agréables à Dieu par leurs bonnes œuvres; qu'il soit maudit du chœur de vierges sacrées qui ont méprisé les biens de ce monde pour l'honneur du Christ; quMI soit maudit par tous les saints qui, depuis le commencement du monde jusqu'à la (in des siècles, ont été ou seront agréables a Dieu. Poisse-t-il, enfin, être maudit des cieux, de la terre et de toutes les choses qui résident en eux.

y> Maudit soit-il partout oii il sera, soit dans sa maison, dans son champ, sur la route, dans le sentier, dans la forêt, dans l'eau ou dans l'église.

» Maudit soit' il en, vivant, en mourant, en mangeant , en buvant , en calmant sa faim , en calmant sa soif, en jeûnant, en sommeillant, en dormant, en veillant, en se promenant, en se tenant debout , en s'asseyant , en se couchant ,* en travaillant , en se reposant , mingendo^ caeando , jlebotomando.

» Maudit soit-il dans toutes les forces de son

corps» à l'intérieur et à l'exténear, dans ses cheveux et dans son cerveau.

» Maudit soit-il à la tête, aux tethpes, au front^ aux oreilles » aux sourcils , aUx joues , aux mâchoires, aux narines, aux dents incisives, aux dents màchelières ou molaires, aux lèvres, au

S osier, aux épaules , aqx bras , aux mains , aux oigts, â la poitrine, du cœur et dans toutes les parties internes du corps, aux reins, aux aines, au fémur, ingenitalibusy aux cuisses, aux genoux, aux jambes, aux pieds, à toutes les articulations et aux ongles.

» Maudit soit-il dans l'enchafnement de toutes les parties des membres. Que pas un point de son corps ne soit sain depuis le haut de la tète jusqu'à la plante des pieds^

D Que le Christ, fils de Dieu vivant, le maudisse de toute la puissance de sa majesté et soulève côaire lui le ciel avec- toutes les Verttis qui y séjournent pour le livrer â la damnation éternelle , à moins qu'il de se repente et he vienne à résipiscenee.

» Ainsi soit-ill Que cela soit fait! ({ue cela soit fait! Ainsi soit-il! *

MOi.

Que deviëfinéfit lés artistes, lucirériefis devant ces envoûteurs divins... devant ces Séraphins épw Iwfrsii». ^viM éea tfaétubim ébôfgn6tii«.«. ^e-

vant ces dentistes archangéliqu(;s.^. 4evant ces opérateurs angéliqqes des voies, basses... devant ces pédicure^ carionisés?..

Quoi, nous verrions d^s vierges célestes et les âmes les plus pudiqqes invitées de s'attaquer à Taine, aux parties génitales^ au rectuin du patient sans macul aucim pouf la pureté de leurs mopurs?. . . Laissons au moins écheoir ce t^ste rôle à saint Eloi, qui, par |e secours de son con^plaisant Ois Oculiy pourra prendre soin de ce reptum eq si mauvaise odeur de sainteté catholique».,. Laissons à sainte Magdeleinë le soin de cheviller, à rinstar de nos chevilleurs sorciers^ le triste instrument de ses propres fautes.... Laissons à quelques prostituées sanctifiées le loisir de rechercher dans l'aine de Tèxéommunié le moyen de paralyser des^^ canaux tfletères... Laissons à saint Pancrasse le plaisir de se délecter dëna la carrie des dents incisives qu'il est invité de faire tomber.-. : Laissons à saint- Melon' le bonheur de troubler l'œsophage de la victime ; tnais paf respect pour des êtres que nous avons entouré jusc(u'à ce jour de notre admiration, éloignons-les de ce triste li^bleau, digne tout au plus des bouges le^ p!us impurs* d'Ici-bas 1 î

Que ces l&ches vengeances, si elles 'étirent sur \a terre, ne dégradent pas les ciéux t Que lé ^aint nom de f Êtériiél ne sbit padHcc^lé^à ce vampii^ismt

religieux !... Que ledouxagneaa ne soit point comparé à là hyène !

Que la démence d'Ântonelli, ne le cède en quoi que ce soit à celle des antis du Pérou, s'il le trouve convenable pour l'honneur du Dieu auquel il s'adresse ; mais que cet holocauste d'amour ne vienne jamais souiller nos lèvres^ ni nos pensées.

tolérance... 6 ! charité I... 6 î fraternité Romaine du jour ! nous l'avons cent fois dit, voas n'êtes que des mots vides de sens !.

L'humble et béate excommunication se charge de nous donner raison.. ••

Et vous, savants en toutes sciences, venez donc maintenant jeter un démenti à nos propositions magnéticof-magiqaes. Le Dieu des catholiques de par saint Pierre, et son descendant Pie IX vous le défend. Si vous avez k courage de trouver stupide ce que vous appelez notre mysticisme, ayez donc celui de dire à ces hommes ce que vous pensez de leur aberration» ou, ayez au moins celui de leur tourner 1e dos.

he Messager de Parisyàn 11 avril, dit 'que Texcommunication lancée par Pie IX contre tous ceux, qui ont participé directement ou indirecte*ment à le priver d'une partie de ses £tats porte les deux signatures suivantes :

. Aloïs Séraphin, grand maudisseur apostolique ;

Philippe aWû, maiire de^^mfiiédictioni.

Qu'on vienne donc douter devant ces deux Doms de la citation précitée, empruntée à notre Ma^ie magnétique.

Portez vos regards sur les marches du Gapitole un grand peuple y dort du sommeil civilisateur de ces rédempteurs de l'humanité. Demandez a vos fils en garnison dans la ville sainte, quelle est le bonheur des élus qui l'habitent ? fouillez^ fouillez du regard et de l'observation du libre penseur dans ce cloaque, dit être la gloire de TEternel, et rentrez au plus tût dans votre cité maudite, si vous ne voulez pas maudir à votre tour ce ciel des ciels que protège le grand maudisseur âloïs Séraphin. . . .

ÂLP. Cahagnet^

RÉVÉUTIOMS

Sur les rapport^ qui existent entre les père et mère avec leurs enfants au monde spirituel.

Le 4 avril 1860^ 4 la suite d'une séance d'assez peq d'iiçporjtaiicç ai;i .point de vue spiritualiste, j'eus ridée de^ ppsejr à Adèle Maginot une question copceirnaxxt la faculté qu'ont les parents, au monde 8pirjtnf^l|dje. pouvoir, y retrouver leurs enf^nl^^, à

simple questioB se compliqua ainsi qu'il sait, et devient par ce bit «ne des plus intéressantes ^ae nous ayons traitées. Voici cette étude i

D. Il eiiste une question de laquelle Je ne me pends pas parfoitement compta, concernant les enfants an monde spirituel. Tu m'as dit antériearement qu^ les enfants morts avant ràgq de trois années terref^tres étaient admis dans la sphère eéleste, qu'ils en étaient le plus bel ornement, en ee que leur ème encore angélique n'était maculée par aucune de nos fautes, et que par ce fait ils vivaient dans un état d'innocence très-agréable à Dieu. Comment se fait^il alors que très-souvent tu vois des enfants de cet âge réunis à leurs parents spiritualisés comme eus, sans que ces parents soient admis dans la sphèro Migfiliqae habitée par ces enfants?

R. Ces enfantsn'faBbitenipas avec leurs parents, il est seul^fnfii)L.pçrpv9^,cç«](T|ci d? 1^ ypir^ e( à cet efat Him \k h\moh\^mpà^f ^ I^ar désir.

D. Pourquoi ces epfantj ne grandissent-ils pas comme ceux plus âgés?

R. Parce qu ils ne le désirent pas. Piaf ce qu'a*- Tant trois ans on n'a aucune dé ces pensées iqiii n'éclôsent que quelques années plus fard; c'est li où l'envie d'être grand; d'être homme ou fenimey Sriént seulement aiii etifdfatii ; et 'albfs cet ordre de tiensée suH stm cours au monde sjii^e! qoanA

ces enfants j sont appelés avant d'être des hommes»

D. L'âme de l'enfant Agé moins de trois de net adnéss, par le fait de la stagnatkm de son état d'enftnty n'apprécie donc pas^ ne détient donc pas une Ame savante eofdme celle des hommes peut le dévenir?

H. Non, tout le bonheur de ces fltties consiste dans la confiafK» de i'innocëhee, diitis ramotli* pour Dieu et le tion-besoin de connsttre antre ^96 que Ses bôntéà ! pea leur liilporte la gfsta*' dèer de Dieb qu'ëHcon hointue rie péat âppféciei*; ptn ietir importe TcBavre de Dieu qu'ancon homme ûépeùt conOatti*e. Lent idtiocence letl présente do tdat trôuble d^esf)f it, de toute «inbitlotl et de tonte déeëptioii. Ne désil-âftt qâofqtie ce §oit de tlotH satisfaisàble, ils {iOstsèdeiit toojonfs 6ëloti lenr htt^ milité*

D. A quoi alors a Servi leur apparition sur ta terre ?

R. À répondre à la loi imposée à tous de le faire, en vue d'apprécier les contrastes du mal et du bien, mais leur peu d'amour pour cette étude, le peu qu'ils en ont connu dans les flancs ou horft les flancs de leur mère, leur a suffi pour désirer rentrer en toute hAte dans leur premier état. La durée de Tétat terrestre, je te l'ai déjà dit, ert en rapport avec les aflections priniitiKos de TAmé qui

ne consntte pas l'esprit de son corps matériel ponr ou le quitter ou y prolonger son séjour.

' D. Si les enfants morts après l'âge de trois de nos années grandissent selon leur désir de le faire, et s'instruisent selon leur goût, comment les père et mère qui, spiritualisés vingt ou trente ans après eux« peuvent-ils les revoir selon leurs vœux dans l'état d'enfant comme ils les ont perdus ?

R. Ils les revoient en les rappelant daps le rayon dans lequel ils se sont séparés, sans quoi ils ne pourraient les retrouver tels qu'ils les désirent. C'est ainsi que je fais, moi, quand on me prie de demander des enfants spiritUBlisés depuis un grand noAbre d'années. Si on ne nous accordait pas cette faculté de rentrée ou de repliement sur nous-mème» nous ne pourrions nous retrouver, faute de nous reconnaître. Comment donnerai-je un signalement exact et méconnaissable si je décrivais celui d'un homme pour un enfant? Il est donc permis, comme tu le sais, de pouvoir revoir toutes les phases de la vie terrestre, par le moyen de toutes les images dont les années les ont enrichies ; ce sont ces images que les parents revoient, comme nous-mème ; jnais ce ne sont pas les êtres complets, ce n'en sont que les parties.

D. Cependant vous conversez avec ces images, et éprouvez auprès d'elles les mêmes émotions qu'auprès de l'être même ?

R. Certainement, pnisqae ces images ne pourraient pas exister sans le secours de Tétre, puisque' c'est lui-même qui les anime ; mais comprends bien qu'il ne peut animer chacune qu'en rentrant sous l'empire de son âge; ainsi, quand un esprit qui d'après nos années en aurait trente, et qu*en voilà vingt-cinq qu'il estspiritualisé, s'il lui arrive d'être demandé par nous, il ne peut nous apparaître que sous la forme oii il nous a quitté : forme d^enfant âgé de cinq années; par conséquent ne pouvant parler que le langage, et ne possédant que le savoir de cet âge, c est-à-dire ne. pouvant faire fonctionner que le savoir de cet &ge, car celui antérieur ne détruit pas celui ultérieur. Tu vois donc, par ce fait, que chaque année matérielle est conservée avec tout ce qui la constitue, et que Tesprit étant obligé de rentrer dans ce compartiment de son exister terrestre, ne peut disposer que des choses qui sont du domaine de cet âge.

D. Je comprends. Mais si un père désire retrouver son enfant au monde spirituel à Tâge où il Ta perdu, et qu'il se fasse un ciel de garder ainsi son enfant vingt ans auprès de lui, dans cet état d'enfance, Tftme ainsi contrainte d'être TenTant d*im capricieux frère, ou d'une capricieuse scenr, qui se croient être ses père et mère, ne souffret-elle pas de ce genre d'amour?

R. Elle ne peut souffrir par deux causes, dont

la première est que ce monde est on état fégilet soumis à des lois comme le monde matériel. Ce n'est que dans l'état préparatoire ou non dessiné, que subit l'homme après son dépouillement terrestre ) que ce genre de caprice peut exister ; mais alors le temps ne ressemblent en rien au nôtre; le temps spirituel , n'y représentant à peine que les heures de nos jours : vingt années n'j sont .donc • que quelques-unes de nos heures. La deuiième cause est que dans l'un et l'autre état, il n'est aucun père ni aucune mère qui , au contraire, ne ^prenne pas plaisir de voir grandir et s'élever ses enfants. Ce désir toutnaturel les conduit eux-mdmes à s'élever de rayon en rajon jusqu'à celui habité par leurs enfants. Cela peut, dans certaines cir* constances, n'être qu'un effet d'optique, comme sur la terre lorsque nous plaçons nos enfants dans des pensions éloignées, (jle nous, et que par ce fait nous ne les voyons pas aussi souvent et aussi long« temps que nous le désirons. Mais cela n'en est pas rooinp vrai, et ewiparable à l'exemple que je te cite.

D. Si le père et la mère d'un eniant ne sont pas réupis au monde spirituel par des causes majeures, de sagesse, d'honnêteté, d'amour ou d'in-* conduite, de malhonnêteté ot de haine ; que l'un et l'autre aime à un égal titre leur enfant^ lequel pourra le posséder ?

R. Celui que l'enfant laï-mème préférera ; et celai qQi,<ani yeuxda monde spirituel , le méritera le mieux» Ne vois-tu pas déjà sur la terre desem*blables faits. Est-ce que la justice terrestre n'octroie pas certains de ces droits ? La justice du monde spirituel est bien autrement éclairée et rendue»

D. Une nourrice, par exemple, qui aurait autant affectionné son nourrisson que la mère de ce dernier a pu Taffectionner, ne pourra-t-elle paa jouir de. la possession de cet enfant comme la mère même?

A. La nourrice avant tout autre aimera mieux son propre enfant.

D. Le contraire s'est vu, et une nourrice par le biberon, peut ne pas avoir d'enfant à elle ?

A* Elle partagerait cet amour avec la^mère de l'enfant, si elles se spiritualisaient ensemble ; hors oeUi la première en jouira la première. Dans une question d*aHio.ur â on tel degré, il n'y a pas de . préséance ni de jalousie, chacun voit bien son ei^ant où il est reçu avec, amour.

Dk Si cependant^ par la question qui précède^ un père et une mère de mérite égaux ne sont pM réunis dans l'état spirituel pour une cause d* hétérogénéité de caractère, lequel aura le droit de posséder leur enfant ?

B« le t'aî déjà dit qu'iui monde spiritueU U y

araît des \o\h qui prévoyaient et pourvoyaient. à tout. Par conséquent, dans une semblable question, le père et la mère de cet enfant étant dignes an même degré de le posséder seront nbn moins dignes de faire abandon de l'hétérogénéité de leur caractère pour se réunir dans la sphère d'amour de leur enfant. On n'est pas moins tolérant au monde spirituel que sur la terre, et les concessions y sont faites avec non moins de générosité. Il n'en serait pas ainsi pour des père et mère de mauvaises mœurs; comme je te Tai dit, ce serait le plus digne que Tenfant rechercherait. Et dans le premier état, où 1* homme croit encore être attaché à la terre, il subirait les mêmes conséquences que sur cette dernière en ne voyant son« enfant qu'en songe , ou donnant force de vie à son souvenir, et.caressant pour lors une image idéale.

D. Il peut arriver que plusieurs personnes de la famille aient affectionné le même enfant à un égal degré, et que chacune conserve pour lui cet amour ; comment pourront-elles le satisfaire?

R. Toutes ne seront pas spi ritualisées à la fois et, le seraient-elles, que cela se passerait comme sur terre, où l'enfant pouvait être confié au grandpère, ou à tout autre parent par ses père et mère qui pouvaient satisfaire leur amour pour lui en allant simplement le voir chez les êtres auxquels ils 'avaientconfié. S'il en est aatremeot; ceux-là vien-

dront le voir chez les père et mère, Tenfant luimême ira où il lui plaira d'aller. Cet amour, comme tout autre, a son commencement et sa fin de vibration. Tous désirs et toutes satisfactions sont prévus. Aucune plainte ne peut être portée par les âmes épurées des fautes terrestres. Ce sont des rayons d'amour dans lesquels elles vivent, et non des rayons de troubles comme ici-bas.

Par les révélations qui précèdent, nous reconnaissons toujours trois manières d*ètre au monde spirituel. La première consiste dans la faculté de disposer d'-un genre de daguerréotypie vivante, d'images, se ressentant plus ou moins des fantaisies terrestres. La deuxième consiste dans la faculté qu'a toute &me de redescendre, dironsnous, tous ces étages d'élévation, que le lucide nomme rayons, pour rentrer, selon les besoins présents, dans Tun de ces cent fourreaux matériels, qui chacun portent l'empreinte d'année, en année, d'un décor acces^soir, tant dan^ les formes de la chair, que dans celles des habits dont elle se recouvre.

Il reste seulement à définir comment une âme qui à atteint tout son développement humain depuif( sa rentrée dans l'état spirituel, peut se prêter à rentrer dans ce vestiaire usé, et de mauvaise conditions d'amour pour elle, afin de venir nous rendre visite ? Se rendre à notre appel uécroman-

tique» ou alors dans un rayon spirituel inférieur au 'sien pour Thabiter avec nous le temps qui nous platt de la tenir ainsi dans une telle dépendance ? Pour mieux comprendre cette complica^ tion, je pense que si nous faisons abstraction de notre existence terrestre, qui n'est qu'une succession de pensées, faisant une course au clocher, passant par notre domaine comme des flèches dans l'air, genre d'exister qui nécessite naturellement une division, des nombres, et un cadran, nous pourrons mieux alors nous rendre compte de l'exister spirituel, qui est une exister de méditation, de calme, de repos, non divisé de la même manière , mais i^ivisé seulement par une succession d'états, qui Kie viennent pas pointer à nos'jeux comme sur la terre, le lever du soleil, les saisons ni les années* Nous comprendrons mieux de cette manière comment une pensée d'amour qui nous attire sur un sein fraternel^ afin de nous en faire connaître de plus près les 4oucés sensations, nepeut^ en quoique ce soit^ nous paraître longue et ennuyeuse. Quel est donc celai d'entre nous, qui sous I œil si plein d'amour d'une femme qui se croit être notre mère» quand notre instruction spirituelle à nous, nous a fait connaître quelle n'est que notre sœur, que notre amie, qu'une des ini^ombrables compagnes délestes dont nous sommes entourés peur des été; nîiéff ea dehors

ie testes 9mîII«ics, qael estdooc celoi, dis-je, qui we 9c tnwf ereil pas beareax de recevoir c«s douces caroMi d'âme telle smor ? de se ? oîr entouré de toes Icssoîiis imaginables ? Les lèvres à roccaMon collées ccMitre un sein aussi pur que plein d amiMir maternel peur j aspirer cette quinlescence de b lie ; ce lait vi^inai, produit si doux de Tamoureuse béatitude du système le plus délicat de Tètre ! Qui, vojani cette belle ef aimante sœur ne conserver ancnq sefiiiqent de piideur dans les généreux soins qu'elle veut vous doimeri ne se voyant elle-même belle et bonne que se mirant dans nos jeux, que nous l>aisant au front, aux lèvres, et à toutes les parties du corps, quel est donc l'homme, répétai-je, qui se trouverait maU heureux et maudirait un si doux esclavage?

Ce qui se présente ainsi pour Thomme, se pré* sente également pour la femme, qui ne reçoit pas moins de marques dé fraterçel amour de son père, frère en Dieu. Oh l je ne sais, mais si j'en crois la temli^ émotion- que je remeas en- écrivant ces quelques réflexions, je ne redoute pallemeat de passer ^ip^ijtu ciel qui^lques années sur le sein de ma bonne mère, ou de sauter de bonheur sur les genoux de mon bon père.

La troisième nimtèf#4^èife au monde spirituel, est en tout semblable à celle de la terre : mêmes besoins, mêmes asageS| mêmes groupages, sous

la double puissance des aiïeciions et des épurations. Là, n'existe plus le tohu bohii de désirs insatiables, d'ambitions ridicules, d'égoïsmes antifraternels qui font tous les troubles de l'exister terrestre. La faculté de la perceplion des pensées aidiant et remplaçant l'usage de la parole qui leur sert de travertissement, on peut mieux se joindre, se convenir, se connaître et s'aimer, par conséquent puiser à un même amour comme oo puise à une mine inépuisable dans laquelle chacun prend sans cesse, sans soustraire quoique ce soit des droits de ses coassociés.

Nous voyons par cette nouvelle étude, faite à près de quinze années d'intervalle, sur la même question, qu'Adèle n'est ni moins lucide ni moins logique dans ses démonstrations. Si on peut douter de leur parfaite existence, on ne peut les combattre avec avantage vu quelles renferooent, — ne serait-ce qu'en germe, — l'éclosion assurée de grandes et consolantes vérités.

Puissent tons les hommf s siqeèremeot studieux 'en faire leur profit. - > ; . .. ^ ..

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