‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 31 sur 35 · APPARITIONS DE MADAME BERNARD · texte numérisé non relu

APPARITIONS DE MADAME BERNARD

oe sa sœur et de son petlt-fllM.

Paris, le iS janvier 1860.

Monsieur Gahagnet,

Monsieur, étant à mèine d'avoir vu quelques expériences de magnétisme humain, je trouve inutile d'en discuter l'existence, qui est reconnue par tous ceux qui s'en sont occupés de boniie foi .J'avais il y a environ deux ans, entendu parler et vu argumenter, soit dans les livres qui en traitent, ou dans certaines sociétés qui le pratiquent, sans savoir quoi en penser. Approuvés par ceux-ci, réfutés par ceux-là, une partie les merveilleux effets décrits dans vos ouvrages et des faits non moins curieux qu'intéressants de votre lucide madame Adèle Maginot, restaient à mes yeux sans solution.

Ayant moi-même des peines sérieuses, cherchant la consolation et l'espoir là où ils me paraîtraient être plus vrais, je lus vos ouvrages; mais arrivé au deuxième volume des Arcanes de la vie future dé* voilés j je ne pus en lire davantage* sans désirer m'assurer par moi même des consolantes vérités qui devaient intéresser tout le mo ide et particulièrement ceux qui souffrent; j'avais besoin, je l'avoue, d'obtenir s'il m'était possible quelques conseils d'une mère de laquelle je suis privé depuis vingt*

trois ans et pour laquelle' f ai totijonts conlervé ooe amilié sincère el des r^rets «qssi pars que la femme à laquelle ils s'adressent avait été vertueuse et bonne pour moi. Convaincu que j'étais que l'apparitioo que j*avais à vous demander allait être pour moi une véritable joie intérieure si elle réusmsaityétant en plus assuré qu'aucun rapport n'avait existé entre vous et ma mère, oubliée de tout le monde excepté de moi que vous ne connaissiez pas, et dont ni tous ni les personnes qui vous entourent, n'avaient entendu parler ; c'est arec cette satbfaction intérieure que nous éprouToas tons quand nons nous observons un peu à Tattente d'nne bonne nouvelle, que je me rendis chez vons pour fa première fois le i8 novembre iS59, o& je sollicitai i*apparition de ma mère ! Notez, monsieiir, qu^je ne niais pas; mais,réellement,jen'avais pas trop de confiance, je doutais et me promettais

de bien observer

Madame Adèle Maginot fut mise en ma prëiMnce en état de Incidité ; je loi dis les noms de ma mère^ et^ aussitAt elle m^annonça la voir. La minutieuse description du signalement, les détails des habitudes, les réponses vraies aux questions snr questions que je lui adressai pour satisfaire autant que possible mon exigeante curiosilé,m'ébranlèrent à un fort degré, it laisse à penser à tous ceux qui comme moi, ont été privés des soins ma-

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sieur, j'éproQvai trop de bonheur et de plaisir i l'entendre pour tarder plus longtemps de lui avouer que c'était mon Gis. — Depuis cette époque, les conseils et les prédictions de ma mère se sont parfaitement réalisés, et ce qui reste à faire est en bonne voie d'exécution.

C'est en vous priant, monsieur, de recevoir mes sincères remerctments pour vous et madame Adèle Maginot, votre lucide, que je vous autorise de mettre, si bon vous semble, sous les yeux de vos lecteurs, cette lettre i titre de procès verbal en attendant que je vous écrive ce qu'il adviendra de notre dernière séance, dont les prédictions, je vous le répète, sont en partie réalisées.

Recevez, monsieur, les civilités distinguées d'un incrédule dans le passé, d'un convaincu dans le présent.

Je vousserre la main avec gratitudeà tous deux.

Eugène Bernard,

Conducteur de travaux k Paris, quai aux Fleurs, n* 9.

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