‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 33 sur 35 · APPARITION · texte numérisé non relu

APPARITION

De Mademoiselle Caroline Cfaillcinet.

23 février 4860^

Cher monsieur, Je vous prie de m'excuser de ne pas vous avoir

répondu platAt ; mais, obligé d'aller presque tons les jours à Paris rendre ?isite à une bonne vieille tante très-malade, je ne suis pas libre de tous mes moments. Je regrette que la séance que nou»avons faite n'ait pas étéexacte dans tous ses détails; n'en attribuons la non-réussite qu'aux nom et prénoms dont nous étions privés. Nous avons tenté un tour de force, nous avons échoué.

Je pense que nous serons plus heureux aujourd'hui, si je dois en déduire ainsi, d'après le bel état dans lequel est entré Adèle à l'apparition et au rapport qu'elle a lié avec l'Esprit évoqué.

Voici le signalement qu'elle donne de Carolinb Guillemet.

Je vois, dit-elle» une jeune fille Agée de 13 à 13 ans, — cheveux bruns, •— front ordinaire, mais bien, — sourcils fournis, — yeux bruns, — nez effilé, — bouche plus petite que grande, — menton rond, quoique appartenant à un ensemble de physionomie ovale, qui a cependant dû être ronde, mais sa maigreur la rend telle, — corpulence maigre et un peu grande pour son Age, — caractère vif, gai et franc (dans son état de santé).

Elle est morte d'une affection intestinale.

Je Toiscommepartiealarité : V quelle avait le tour des yeux un peu cerné ; 2* et qu'elle portait à son cou une petite ganse à laquelle était attachée une espèce de médaille.

Cette jeune fille {Mtfâh être très-coateAte ^m SM eoQSÎn la fasse apparaître, et s'écrie : a OÂi ! eontme j'aimais bien moncoasio ! il mesoaflirait toos mes petits caprices.. • S'il croit que je tia, eh faîeo ! nous seroos réttois qd jour... Il m'a beaucoop piearée, reprend-elle naivemeat ; qoaoé tovs me ferez revjBmr, je ? oos apparaîtrai dass ma belle toilette des cieax. »

Puisse ces premiers détails, moBsieur , être aussi eiacts qae f oos les désires, et nous permettre d'an* très renseignements, selon qne toqs les tronrereif nécessaires*

Dans cet espoir, receves» monsîev, mes sâtatations fraternelles.

Alp. Cahaiobt.

Jl Mê. tymHm^mei.

Saomor, le 26 février 1860.

Monsieur,

Votre lettre m'a fait un tràs-grand plaisir. Toi» les détails que vona me donnes snr la personne de ma éonsine Caroline Gaillemet sont parfaitement exacts. Il n'y a qn'ane petite erreur d'âge, car elle avait à sa mort 19 ans moins 12 jours, ce qui est pea de cbose ; d'ailleurs, vous pourrez tous çn as^ silrer par une question.

Mais ce qui me cause le plus de joie, e'esl Ta-

vMOt qa'dk ?il, et que c'est bien elle qui ne manifeste ses pensées. Priei-la, monsieur, derepi^ raitredans son costnme céleste, et ayez robligeance de m'en faire le détail.

Mais quelles qaestiom lai adreaserai-je ? Je n*oso pas les formai er mot-à-mot. Je roe contente de faire, à ce sajet, des vœux que tous pourrez, j*es« père, faire parvenir à sa ^onnaissanoe. Peut*ètre me Cera-t-elle conoaUre d'elle-même ce qui lui semble le plus utile pour moi, tout le bien qu'elle anesoabaite, lout^eque liiîsuggérera Tamitië qu'elle me porte.

Je déarerais beaucoup qu elle m'indiquAt les les moyens d*étjre bon, vertueiix, courageux, de bannir de mon cœur toute baine ; en un mot, d*ètre Bmù beareux que possible en ce monde du boabeur que procure une conscience tranquille^ et aurtout l^moy en le pi us $ûr de nous revoir en l'autre monde , ce qui bkit l'objet de mes espérances comme des fîennes.

Je souhaiterais qu'elle m'indiquât tout ce qui lai •déplatt en moi, toutes les^ualités qui me manquent ; eiifin,qa elle me dise comment elle voudrait me voir.

Je vous prierais, monsieur^ de tenter cette eir périence au moment qui vous semblera le plus profke. J'eneUendrai désormais le résultat saaa impatience, car le plus difficile est fait»

Veoillez agréer j moosieart tyec mes sincères

remerctmenUy l'assaraDce de mes seotimeots res-

pectaeax.

A. Chollbt.

3 mars 4860.

Monsieor^

Selon votre dernière y nous avons demandé à noavean l'Esprit de Caroline Guillemet, ponr Ini soumettre vos questions.

Voici le résumé de cette séance faite aujourd'hui 3 mars : *

Aussitôt cet Esprit présent, Adèle lui donne connaissance de votre bonheur de la savoir biea existante et ne vous ayant pas oublié. Elle lui pose ensuite lesquestions précitéesauxquelleselle répond ainsi qui suit :

Que mon cousin aime sur toutes choses Dieu, l'humanité, la charité çt V humilité {eWe appuie sur ce dernier mot) ; qu'il soit plein de bienveillance dans ses rapports fraternels, et qu'il prie.

Voilà les mérites auxquels j'attache le plus de prix. Dites-lui que je l'aime bien et que nous se* rons réunis un jour; puis, contez-lui comme je sois belle, dit-elle naïvement à Adèle.

Cette dernière me dit alors la voir mise de la manière suiyante :

Elle porte une couronne de boatons de roses pompon sur la tète ; ses cheTeax sont floftants et bondés, rejetés en arrière, ce qoi ajoute an charme de sa physionomie déjà si belle et si enjonée ; deux très-petits bontons d*or ornent ses oreilles, et une chaîne d'or à mailles très-fines brille à son cou ; robe blanche en mousseline très-claire, à corsage montant, dont le tour du cou est garni d'une espèce de blonde, retombant en forme de berdie; manches a bouillons descendant à mi-bras, rattachées par un ruban rose pâle ; une ceinture rose p&le également dessine sa taille ; chaussures en satin blanc, le tout extrêmement Taporeox.

Adèle lui demande pourquoi elle porte du rose pour couronne et rubans.

Cet esprit lui répond : parce que je l'aime beaucoup. Plus tard, plas tard, je porterai du blanc.

Caroline Guillemet dit èt^e sonrent auprès de tons» et TOUS prie de l'appeler dans yos moments de douleurs on autres, qu'elle tous assistera aTec plaisir.

Voilà, monsieur, les détails que tous demandex.. Puissent-ils ajouter A ceux si exacts que nous tous ayons déjà donnés.

Dans cet espoir, recoTex, monsieur, mes saln^ tations firatemelles. âlp. Cahagiikt.

ti

Totrs dersîère me fait regretter que vom n^ayex pM eorepris le m<^t humilité^ que vous a?6s eonf<»nda atee celut humUiaiMn. Être dumble n'est pis^treerrogfmt.... Meiseejourd'hui, «eion TMre ' demende, j*ai à fioateea prié votre bonne'eousîiie de notufi apparattre. Je lui aï lu totre lettre comme Tûus le désiriez i voici ce qu'elle a répond» ;

« Mon bon con»în n'a pas compris que par im^ miKtéj'ai tonla lui dire hnmilité religieuse, c'està-dire qu'il croie en Dieu et qu'il le prie huiBbleinent, car ses prières me rapprochent de Lui. Je ne trouve pas mauvais qu'il ne veuille pas accepta ni les prières ni les intermédiaires des hommes, mais je désire qu'il prie Dieu comme Dieu doit être prié, c'est-à-dire conter à Dieu s^s peines, ses espoirs, ses faiblesses ; s^accuser é lai aeul de mal foire, et lui demander^ à lui smiy la lumière

(4) Cette lettre est la réponse îaite à celle qui suit là dernière apparition de Mademoiselle Caroline Guillemet, lellre dans Ja^Ue M, Choliel u'a pas trèa-bjen compris les con- ' seils de sa cousine, et nous demande une nouvelle explicat^n. Nous ne cuvons que répon<ire a»x qiiestloivs qui aous sont posées dans cette dernière, et non la poblier en son entier, vu les pensées intimes et toutes de confiance qu'halle venferina, si nous puUioncces quelques détails, cVst qu'ils nous sembleQi éired'ujie inussi bonne ln>trur.tU)Q religieuse que d'une honnête et "fraternelle conduite terrestre. C'est que de tels conseils ne pÊUSfiotiilr^lrop répandus.

{Note de Vtmteur.)

néoesnn* pom- nériter se$ gTèce$««.« Dmi est le père de toas les hommes, et doit èln^ prit^ ci^mme m eofint prie 9m père* Tappelle à son secourut loi demande reiplication de cboen» qu*il neconi** pi'eodpa*. Enfin Dieu est un professeur indulgent auquel os doit humblement demander la luniière% C'est dam tet état de prière ou de conversation dÎTioe que nos âmes se rencontreront et se conlba^ dront.

» J'ai attendu loi dire par charité^ qû^il saconra selon set moyens intellectuels et pécuniaires ceut qui souffrent. Je désire en plus qu*il ne combatte pas les autres dans des questions religieuses ; qu*il Mit bienteillant au contraire à leur égard et leur accorde la liberté qu'il désire lui-même.

)i Je demande encore qu'il fasse abnégation de SDS susceptibilités, car il est très^-sensitif à cette occasioti*

1» Mon cousin est bon, aimant, obligeant, et m^ite à tous égards i'amitié que j'ai pour lui i asnirez^le que cette amitié sera éternelle. »

Voici, cher monsieur, le complément que tous désirez ajouter à la dernière séance, puisso«l-il être cette fois aussi clair que vous le demande^

Veuillez recevoir mes salatation<( fratemellel*

ÉTUDIANTS 8WEDENB0R8IENS

Noos avons dit dans notre dernière livraison qoe l'école des Étudiants Swedenborgims désirait donner connaissance an monde spiritoalistei parle secours de notre Encyclopédie magnétique #pîritualiite, des principaux faits de ses études ; c'est dans cette intention que nous publions aujourd'hui le procès-verbal de la séance anniversaire de la ipiritualisation d^mmanuel Swedenborg, séance tenue dans notre demeure, à Argenteuil, le 29 mars 4860. ^

Si nous n'avons pas donné connaissance plus tAt è nos lecteurs de l'existence de cette école, qui depuis sept années fonctionne, exempte de toute ambition d'extention, c'est qu'elle pensait que le monde magnétique n'avait pas encore un goût assez prononcé pour les études spiritualistes, ce qui ne lui aurait pas permi de les apprécier à leur juste valeur. Mais les questions étudiées par cette école étant aujourd'hui presque universalisées, ses membres croyent devoir se placer dans Tenceinte de la publicité, si ce n*est au premier rang qui pourrait leur être acquis de droit par celui d'inacription qu'y a pris le fondateur de cette école, au moins pour faire nombre avec ceux qui s'y placent avec autant d^amour fraternel que d'bonnète enseignement.

L'école des Ëtndiants Swedenborgiens venant de faire imprimer ses statuts» qui étaient à Tétat de manuscrits depuis tant d^années, se trouve â mémo d*6tre mieux connue, et d'espérer d'avoir un plus grand nombre de correspondants en province ainsi qu'à l'étranger. Ses opinions spirilaalicO'UbéraleSy protégées par son indépendance religieuse, ne peuvent que convenir aux libres penseurs.

Cette école, comme le fait remarquer son fondateur dans son discours d'installation en 1S53 (1), n'a même' pas cru devoir prendre le titre de Swe^ denborgiensy afin de rester libre, par l'étude de . toutes les questions spiritualistes traitées par £m* manuel Swedenborg, d'en mieux accepter la valeur, et «d'accepter ou rejeter celles qui lui conviendraient le mieux de suivre ou de délaisser. C'est " donc dans l'intention bien arrêtée de n'appartenir « a aucun culte religieux de la terre, i aucune école exclusiviste des questions qu'elle traite, qu'elle a pris le simple nom d'Etudiants Swedenborgiens ; car qui étudie n'est pas sectaire.... Nos lecteurs pourront juger cette école dans la suite, si nous pouvons donner cours à la publicité de ses travaux.

Nous comipençôns aujourd'hui par celle du procès- verbal précité.

(0 Voir les Statuts des Etudiants Swedenborgiens.

- aiM -

Dé laiéance anniversaiî c de la spiriiualisalion d* Etn^ manuel Swedenborg , le 29 mars 4 860.

Là séance est oorerte à 2 heures l|2.

Tons les frères assistent à cette séance.

Sont prélents comme visiteurs : la famille Saint- Panly monsieur et madame Lecomte^ madame Ledanois, ainsi que monsieur et madame L.^ parents du frère Cabagnet, MM« Bernard, Le<M>mte et Toussaint Vauconsant»

Lés dames Maugis, Lemaire, etc., etc. y assistent également à cette séance.

Le frère Cahagnet est vêtu du costume des Êtu* diants Swedenborgiens, tel il est décrit dans les statuts.

Une invocation chorale à Dieu est exécutée par tous les frères*

Le frère Cahagnet lit ensuite iin discours dans lequel il fait ressortir Tavantoge que peut trouver toute étude dans l'appréciation de ses propositions» et tout l'avantage que peut trouver l'esprit de lier des rapports intimes avec le monde spirituel, tant pour l'exister itiatériel que pour Texisler spirituel. (Ce discours est imprimé, tome IV de VEncyclo-^ pédie magnilique, page 246.)

Personne ne prenant plus la parole, il est passé à Texécutioa 4ii ^«at obérai de la Création. Pen-

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— 3as —

d'après ces derniers détails qoe M. Lecomte adresse plusieurs demandes a cette lucide, sur sa manière d'apprécier et de juger de la substance des fleurs spirituelles et d'autres créations? Il y est répondu que, selon le désir de l'Ame de voir croître, épanouir et posséder une fleur ou un fruit, qu'elle voit cette fleur et ce fruit suivre les mêmes développements qoe sur la terre» mais non la même disparition subite. Qu*il lui suffit simplement de désirer remplacer cette fleur ou ee fruit par d'autres productions, pour qu'ils disparaissent lente* ment à ses yeux, sans aucune fanaison, et aillent ainsi satisfaire à de semblables demandes faites par un autre esprit. La lucide fait ensuite à ce monsieur uner riche description de la beauté et de la délicatesse de ces productions; créations dont nous ne pouvons rendre compte à notre intelligence dans l'état oii nous nous trouvons matériellement^ . et dont la somme de compréhensidn est limitée à ce même état si éloigné de celui de l'eiisteoce spirituelle.

MM. Bernard et Lecomte, conducteurs de travaux, demandent et font questionner à leur tour des esprits dont la mémoire leur est chère. Ces messieurs éprouvent la même satisfaction dans les détails qui leur sont donnés.

Les frères Lecoeq et Maugis font soumettre éga-

lemênt différentes questions è des einfants qu'ils ont perdu.

Madame veuve Ledanois obtient, de l'esprit de son mari, les renseignements qu'elle désire.

H. et madame L... entrent à leur tour en rapport avec les esprits de leurs père, mère, beau«père et belle-mère, les font questionner et sont satisfaits des réponses obtenues.

Le frère Gahagnet fait questionner l'esprit de sa sœur sur des renseignements de famille qui lui est utile de connaître.

Jl est passé ensuite à l'appel d'Emmanuel %we* denborg pour qu'il veuille bien influencer le pain et le vin qui vont servir a Tagappe fraternelle entre tous ceux qui assistent à cette séance. Différents objets sont également déposés pour être soumis à cette influence. Pendant cette cérémonie, le frère Cabagnet exécute, sur un orgue-mélodium, Tair composé pour cette circonstance, air qui e^ suivi de son exécution chorale par les étudiants swedenborgiens.

Le lucide Bavet, qui jusqu'à ce moment est resté paisiblement en sommeil magnétique, vu sa non spécialité de voir constamment à son gré, comme Adèle Maginot, les esprits et les choses du monde spirituel, se trouve surexcité par ce chant plein de poétiques sensations religieuses : d'abondantes larmes coulent sur sa figure. La lucide lui nomme

akyrs lodf les espriU qoi sont antoUr de loi, panai lesquels sont au premier rang son père et aà mère, puis son frère.

Le lucfde Ravet accuse let voir et oàascr avec eux depuis longtempa^ Ce qui l'étoDiie le plds y c'est d'avoir va apparaître sa mère, lui déposant sur les genoux un tout jeûne enfant qde le lucide a possédé dans les premiers temps de son union. Ravet avait prié l'eftprit du frère Rlesson d'éclairer sa vue afin de la rendre plas permanente* C'est à Faction de ce bon esprit qu'il doit, dit-il, avoir vu tons ceux que loi a nommés la lucide Adèle, ^prits formant le premier plan d'un tableau grandiose, tableau vivant prMdé par l'esprit Emma-^ noel Swedenborg*

Le lucide Ravet témoigne l'émotion agréable qu'il a sentie â l'approche de la petite Félicie Le* cocq, qui est venue lui parler evec le même timbre de voix que ce lucide lui a connu sur cette terre.

L'esprit Swedenborg se présentant pour spiri* tualiser les objets que lui présente la lucide Adèle, catise tinë telle émotion de respect et d'admiration à Ravet que ce dernier se trouve réveillé instantanément* Le frère Cahagnet, le remettant comptètetnent dans ^on état normal, n'attribue ce réveil si prompt (réveil qu'il û vit s'opérer surd'ao«tres Incides) qu'à l'abondance des larmes que le lucide Riftel a versées, Ittftees qtrt aiffottt déteffdâ

ie «ilrf optique et ^iieoiit agilité i^ ^be à^Vmi dae» fiOQ abatssemeat*

Le cluBàr do rhyimie ^swiedeafoorgiefiiie est exécuté par les frères.

Le frère Cahagoet continue à questi0finer trfts-

longuement l'esprit Swedenborg^ en coainiémora-

tion de laquelle est faite cette «éance -anaiyenAÎre

4e sa spiritaaiisatioa. Des conseils d'usé grande

sagesse et d'une grande prudence sont donnas à ce

frère, ainsi qu^à toute l'école des étudiants swe-

denborgiens^afip de leur seryir de règle générale de conduite^

La lucide Adèle est ensuite réveillé?.

Le pai^i après ^voir été divisé^ se trouT/e être xlistribué par mie jeune enfant.

Le frère Caba^net invite à la deuxième partie de cette agape fraternelle^ ^n buvant le premier à la jconpe cornmfiiae et en portant un toast au^ bonnes relations fraternelles feutre toutes les personnes jprésentes. Un jeune garçon présente successivement cette coupeàdiacun des frères et sœurs.

Après quelques instants écoulés, dans une etOfusion franche et heureuse, il est passé à J'ex^cutipn du chœur final, les Anges tulélcUre^,

Le frère Cahagnet vefit bien nous donner le^^ture d'une pièce de ver^ dont il ^t i*aateuf,piè^îaf^4U- Jée : Réçe d^ bonhefir. Ce petit aiorceau d^ po^sie^

si délicatei96)9ii vmM$ ^ ^èmffmt i*m m^m^

— 3lt —

désiré par toutes les personnes présenta ; malheareasement il est aussi compris qae ce n'est pas an milieu de notre voyage terrestre que nous devons jouir de cette tranquillité, qui sera enviée par tant d'âmes lorâ de leur départ terrestre. C'est une espérance de plus dont le frère Gahagnet nous a détaillé un des états heureux par lequel nous désirons passer, état qui se trouve dans la loi desuccession qui nous attend dans l'avenir.

Cette séance est terminée après deux heures d'émotion agréable, qui ne laisse pour chacun que le setil désir de se revoir et de renouveler cette réunion à pareille époque.

La lucide Adèle Maginot a été comme toujours rintermédiaire entre ce monde et celui où sont les êtres invisibles qui nous sont chers. Cette lucide a voulu 9 avant d*ètre réveillée, tenter de faire sentir aux enfants quelques contacts d*enfants invi-> sibles qui sont venus près d'elle. C'est ainsi que la petite fille, Jenny Lecocq, a parfaitement senti sur sa joue, à deux reprises différentes, le baiser de sa petite sœur spîritualisée à l'Age de huit ans. La surprise en même temps que l'émotion de cette enfant» éprouvées par cet attouchement, pourraient sufGre à constater de la réalité de ce fait si l'on devait douter de l'aveu de Tenfant.

La lucide nous a accusé de même avoir vu deux de nos frères éloignés de plus de cent YÎogt lieues,

s'unir à nous à cette heure par la pensée^ et rompre aussi le pain rraternel, — ce qu'une correspondance ultérieure a confirmé. C'est ainsi que pendant cette belle séance, la lucide Adèle Maginot^a répandu dans tous ces cœurs, plus ou moins attristés par le souvenir de ceux qui leur manquent ici-bas, la consolation avec Tespoir, et a rendu le courage à ceux qui pensent avoir des droits d'en manquer. Celle qui a tant contribué à composer les Arcanes de la vie future dévoiléSy et qui par ce fait a su opérer des fissures parmi tant de cerveaux qui se montraient si opiniâtrement rebelles à ces études, n'est ni*moins lucide ni moins consolante qu'il y a douze ans. Tous les cœurs ulcérés qui l'ont approchée depuis cette première époque, et qui l'ont quittée avec cette Foi qui seule peut soulager, sont une attestation de sa lumière. Puisse Dieu la lui conserver encore; dans l'intérêt de ceux qui souffrent... du cœur, nous entendons. Aussi, dans cette séance tous les frères ont-ils renouvelé leur reconnaissance pour sa bienveillante obligeance à leur égard, ainsi qu'au nom des spiritualistesqui ont eu l'avantage de s'éclairer de sa lucidité.

La séance a été levée à cinq heures et demie.

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