‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 5 sur 35 · M. CASSOT · texte numérisé non relu

M. CASSOT

24 décembre \st^, Mohsieiir, .

l'ai vu avec plaisir^ par votre deruiète^ que nous àvopâ oomplàtement réussi dads i'fippanttoa éo mademoiselle votre fiUe. Je vot» env^e a«joitr« d'hui les réponses que vous soUiéitez de cet Es* prit.

Apparition du 2i décembre ii^ëS.

Preinière quettion. — Où tes-tii ?

H. Datil^là sphère des biênhëuteUx.

i). Que fais-td ?

R. Je iHé promène ; j^aiihe beaûedtlp les M% les champs, les jardins, les oiseaux, les fleurs. La lucide dit voir à la hiàin 9e cet Esprit, du beau bouquet de roses blanches.

D, Aurais-tu le désir de revoir tes pafëbtsl^

R. Je les vois continaellement, et je les console en pensées le plus qae je peax.

D. Leur as-tu apparue ?

R. Oui, principalement à mon père^ pendant la nuit.

D. Te ferait-il plaisir de leur apparaître, et d'entrer en communication avec eux ? Alors, disleur le moyen qu'ils doivent employer.

R. Qu'ils me désirent» le soir, au moment de leur coucher, je ferai mon possible pour leur faire souvenir de ma visite.

D. £s-tu plus heureuse que sur la terre; toi qui t'amusais tant?

R. Je suis aussi heureuse qu'on peut le désirer; notis mon bonheur serait plus complet si j'étais totalement réunie à ceux que j'aflectfonne, principalement à mon père et à ma mère.

D. Quel est ton vêtement actuel?

R. La lucide dit la voir vêtue en blanc ; robe légère à manches courtes ne dépassant pas le coude, et garnies d*un bouillon assez prononcé, ce qui sied bien à son bras qui est très-beau ; une ceinture d'un rose très-tendre entoure sa taille ; ses cheveux soBt en bandeaux. Cette mise ajoute encore à h beauté de cette jeune fille.

D. Tes parents ont-ils fait ce qu'ils devaient fitire pour toi après ta mort?

R. Oui,

D. As-ta besoin de quelque chose d'eux?

R. Que de leur bon souvenir.

D. Âvez-vous quelque chose de plus à leur communiquer ?

R. Dites à mon père que je ne suis plus aussi étourdie que je Tétais sur laterre, et que je Taime toujours bien .

Voilà y cher monsieur , le résumé de celte séance; je désire qu'il ajoute une consolation de plus à celle de la première.

Dans cet espoir, xecevez mes salutations fraternelles.

ÂLP. Gahagnet.

Vaux, 23 janvier 4859.

Monsieur Gahagnet,

Mes nombreuses occupations m'ont empêché de répondre plutôt à votre lettre du 24 décembre dernier, par laquelle vous me faites connaître les réponses que vous avez obtenues de TEsprit de ma fille chérie, Juliette-Ursule Gassot, par l'intermédiaire de votre lucide. Toutes ces réponses et la mise que lui voit la lucide sont très-satisfaisantes et consolantes. Il n'y a qu'une de ces réponses qui laisse à désirer, c'est celle qui concerne le moyen

à employer pour se mettre^ en eominuDication directe avec ma chère et bien-aimée fille.

Yeaillez, monsiear, lui demander catégoriquement si elle peut fixer le jour et l'heure qu elle devra nous apparaître^ et si, au moyen de la plan, chette, comme ou le pratique avec réussite dans quelques maisons de GhÂtellerault t elle veut écrire, et combien de temps.

Qu'elle nomme celui ou ceux de ses parents qui l'ont reçue dans la sphère qu'elle habite.

Demandez-lui aussi qu'elle cite le nom d*une jeune fille décédée ici de la même maladie, quelle^ et qui, à ses derniers moments^ ne parlait plus que de ma fille , en disant : M. Cassot, vous ne voyez donc pas votre fille ; elle est là ; je la vois, moi !

Quelle sensation a-t-elle éprouvé en quittant la terre ?

Si sa maladie eût été bien prise dès le début, en serait-elle échappée?

Demandez-lui si l'on doit regretter de mourir.

Vous ferez y monsieur, ces diverses questions dans votre plus prochaine séance.

En attendant les réponses que je désire, agréez^ monsieur, l'assurance de mon plus pro'fond respect.

Cassot.

t9 jaomr f 859.

Monsieur,

J'aurais désiré yous accuser pIslAt léeeptioo de votre dernière ; mais, chargé de besogne et ne disposant pas toujours selon mes vœux de l'élat d'esprit nécessaire à ce genre d'étude, j'ai préféré retarder de quelques jours pour mieux (aire oa du moins faire avec plus d'espoir.

Adèle s'est de nouveau entretenue, aujourd'hui, avec votre demoiselle ; voici les questions que je l'ai prié de lui adresser, et les réponses que cette dernière y a faites,

i* N'aurait-on pas pu, par d'autres soins, retarder votre départ de la terre?

R. Cette question n'est pas à bire, vu qu'une réponse affirmative jetterait le plus grand trouble dans l'esprit des personnes qui vous regrettent. Chacun part à l'heure qui lui est indiquée.

2' Aves*vous vu une de ? os amies« spiritualisée quelque temps après vous, amie qui, an moment de son départ terrestre, accusait vous voir venir la chercher?... Pourriez*vous nousdire le nom de cette amie ?

R. Il est vrai que j'ai assisté à ses derniers moments terrestres et que nous sommes réunies, man

je trouve drôle que mon boD père, qui connaît le nom de cette amie, me le demande.

D. C'est pour consolider sa foi dans votre existence présente.

R. Ne lui avez*vous pas dit comment vous m'avez vue '^z.. Eh ! bien, ajoutez que je nommais cette amie Mélie (ou Emilie, Adèle n'osant pas la faire répéter, ne peut affirmer que la terminaison en ie).

5* Pourriez-vous venir auprès de monsieur votre père et communiquer avec lui par le secours des planchettes ou de tout autre moyen ?

R. Je suis toujours auprès démon bon père par la pensée, mais je ne sais si je pourrai me rendre aussi sensible à ses sens qu'il le désire; c'est la nuit surtout que je communique avec son esprit ; son corps n'en a aucune connaissance. Je ferai mon possible ; qu'il en essaie le soir, lorsqu'il sera bien calme. Cela ne dépendra pas de moi.

Adèle accuse voir cette jeune personne dans une très-jolie toilette de bal ; elle lui en demande la cause, l'Esprit répond : Cest que nous avons assisté aux noces d*une amie, personne de la con^ naissance de nolve famille^ qui s'est mariée^ il y a peu de temp%^ dans notre ville.

Adèle ne voulait pas que je vous mentionnasse cette particularité, craignant que vous la trouvassiez futile et incompréhensible ; mais j'ai pensé le

contraire et je voas jprie de m'en dire on mot, s'il

vous platt

Recevez , monsieur , mes salutations fraternelles.

ÂLP. Gahagnbt.

Vaux, le 26 mars 1 859.

Monsieur Gahagnet,

Votre lettre contenant les réponses de TEsprit de ma fille est moins explicite et moins concluante pour ma satisfaction que les précédentes. Aucune réponse^ il faut que je vous le dise, ne me satisfait.

Cependant la particularité que votre lucide, madame Adèle, remarque dans la mise dema fille qui lui répond qu'elle a assisté aux noces d'une de ses amies me frappa beaucoup , car le H janvier nous étions tous aux noces de cette amie de ma fille, et vous pouvez penser que nos cœurs et ceux de la jeune mariée reportaient leurs pensées vers mo bien aimée fille !

Dans la prochaine apparition que je vous prie de solliciter, priez ma chère fille qu'elle réponde clairement, afin d'affermir ma croyance dans l'existence d'une vie future.

1^ Demandez-lui par qui elle a été reçue ao

ciel, puisque chaque Esprit est reçu par an meni*

bredesa famille?

2* A-t-elle voDieu?

3** Est-elle dans la même sphère? ou a-t*elle espoir d*en changer bientôt?

4'' Pourquoi n'a-t-elle jamais parlé que de moi dans ses réponses, et que je suis sûr qu'elle a laissé des frères qu'elle aimait comme elle-même.

H"* Que fait soif père? a-t-il réussi dans ses entreprises, et réussira-t-il dans celles qu'il se propose de faire incessamment.

6* Ces visites sont moins fréquentes que précédemment. Pourquoi ?

7"* Nous avons essayé de la planchette sans socces. Pourquoi?

Recevez, monsieur^ Texpression de mon plus

humble respect.

Gassot.

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