DEUXIEME APPARITION
DE L'ESPRIT PHYDIAS.
Le 43 mai 18â6> le même artiste, cité page 320, tom UP^ désira obtenir qnelqaes nouveaux renseignements de l'Esprit Phydias, yu que cet Esprit avait dit, dans sa première apparition, qu'il réfléchirait sur l'outil qu'il avait enseigné pour tailler le porphyre. L^évocateur me dit avoir eu une vision (comme elle la loi avait été prédite par Adèle), la deuxième nuit qui avait suivi la promesse faite à cet égard par l'Esprit Phydias. Cette apparition était une statue en marbre blanc représentant une femme en pied et debout ; mais le voyant ne se rappelait pas au juste ce qu'elle tenait à la main. Aussitôt que la lucide dit l'Esprit Phydias pré* sent , ce monsieur le questionne ainsi qu'il suit :
D. Avex-vous réfléchi à l'outil dont vous m'a* vei enseigné la composition et la forme ; puis-je en faire faire un semblable ?
R. Oui , je crois que vous réussirez à tailler le porphyre avec loi.
D. Est-ce à vous que je dois la vision que j'ai eue hier an matin entre deux sommeils ?
R. Oui.
D. Que représentait la statue que vous m^avei montrée ?
R. L'Histoire.
D. C'était donc un livre qu'elle tenait a sa main ?
R. Oui.
D. Pourquoi m'ayez-vous présenté ce sujet plutôt qu'un autre ?
R. Je vous l'ai présenté comme modèle de forme et de grÀce ; je vous en présenterai d'autres.
D. Vous êtes donc bien décidé à m'éclairer de vos lumières sur cet art?
R. Oui y et vous réussirez. Un jour viendra où vous sculpterez des statues en or.
D. Dites donc qu'on en pourra fondre si I*or devient assez commun pour cela^ et non les sculpter, ce qui serait plus coûteux.
R. L'or deviendra assez commun pour cela, et la sculpture sera toujours beaucoup plus recherchée que la fonte : Vart est et sera toujours Fart. Vous avez déjà beaucoup trouvé de mines d'or ; mais vous en trouverez encore beaucoup d'autres* On doit en trouver une sous peu en Russie , qui sera de cet or vert dont je vous ai parlé ; elle sera considérable.
D. Dans quelle région de la Russie trouverat-on cette mine ?
R. Dans la région la plus froide ; vu que Tor jaune se trouve dans les régions plus chaudes.
D. Poamtt-^nos r» ire i -tp:.- Sainl-Péîesfionn. "ar PT"nnj> '
R. A fvAi^ eats ..eue» -Tr-:n.
D. E»t-3* -a PàOSHe ri^rae '
R. C'est îQtre i iIussh» • •. • - .r--
D. C«t 'oat c THC -*■;« .n.-.» « celégird?
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D. Doiç-^ -Il nr' r r.nr'-»»'
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D. Qu .ftt '?».^ .-r*
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lïemble ; mois ordioairement on représente te Temps sous la figure d'un vieillard ?
R. C'est le tort qu'on a ^ car le Temps n'est ni vieux ni jeune ; il est ce que je le vois.
D. Que signifie cette hirondelle que cette femme a posée sur son doigt ?
R. Elle représente la vitesse et la légèreté avec lesquelles le Temps passe. Le bras de cette femme est tendiï avec grâce vers Timmeusilé, que loiseau
semble mesurer de Tœil et convoiter de franchir.
Oh! si vous voyiez comme cette statue est belle, bien faite et pleine d'expression ! vous voudriez bien en faire une semblable ?
D. Je préférerais faire un groupe de plusieurs personnes.
R. Après un moment d'attente^ la lucide dit que l'Esprit Phydias lui fait voir un groupe composé d'une femme un peu âgée, ayant à ses côtés deux jeunes filles dont elle semble être la mère.
D. Que représente ce groupe?
R. L'Instruction religieuse. Que l'expression de cette femme (que je suppose être la mère des deux autres) est belle de religion, et quQ sa figure est douce ! . . . . Ses yeux sont fixés vers les cieux qu'elle regarde et qu'elle montre du doigt à ces jeunes filles avec un amour inexprimable. Elle est appuyée sur l'épaule de l'une des deux. L'autre est à sa droite ^ détachée d'elle^ et semble aussi
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ravAit corrigé : l'œayre doit être convenable maintenant, dil-il, en attendant; avec une sorte d'anxiétéy l'opinion da grand mettre. Hélas ! quel est son désappointement, lorsqu'il entend dire que la pose de Napoléon est (issez bien , mais que son regard est mauvais , qu'il n'est pas en rapport avec Faction qu'il fait, ce qui en enlève toute l'assurance et même toute la gr&ce. f
4** Une troisième fois, l'inobservation est réparée, l'œuvre est présentable. Vient le tour du groupe de l'enfant protégé par Taigle; différentes observa*» tions sont présentées dé la même manière, et a chacune l'artiste reconnaît leur exactitude. Ce qui nous prouve que si bon œil matériel y des mieux exercés à l'appréciation des choses , ne vaut pas Tœil spirituel; toutidéal, tout imaginaire qu'on le dit être.
Des questions intimes terminèrent chaque séance. Ce monsieur (dont nous connaissons le nom et l'honorable position en ce jour) parut on ne peut plus satisfait. Si nous pouvions en dire plus?. . . Mais le silence qui no\)s est commandé est respecté religieusement par nous. Nous n'avons désiré eitraire de ces séances que ce qu'il nous est permis de publier.' Nous ajouterons qije ce monsieur a eu une deuxième vision au moment où il allait commander Kboitil conseillé; vision par laquelle il Va vu d'une (oute autre forme que celle qu'il allait lui faire
donner. Cet outil pourra être fonda par un ouvrier adroit que ce monsieur a trouvé. Le reriseigne* ment cité ne peut être, à n'en pouvoir douter, le fruit de l'imagination de ce monsieur, et qui plus est, nous ne pensons pas que ce savant ait l'imagination assez mobile pour agir sans plus d'examen.
Alp. Cahagnet.