TROISIÈME SÉANCE
LA SOMNAMBULE
Une troisième fois dormir Je viens encore.
Qui m'entraîne à le faire? voilà ce que J'ignore. L'écrit qu'hier J'ai lu m'a donné de la foi.
Que votre main, monsieur, s'étende encor sur moi, Si cela vous convient, J'en serai très-cbarmée,
LE MAGMÉTISTE.
De mon cœur celte élude est cent fois trop aimée Pour refuser, héi^s! un si doux passe-temps.
(Le Magnéiùte, tout en magnétisant^ continue par ce«
mots,)
Quittez DOS antres noirs pour de plus gais printemps; Allez du ciely enfant, reconnaître les charmes, Et laissez à vos pieds de la terre les larmes.
LÀ 8O1IRÂ1IB0LE, étant en sommeil.
Assez, reposez-vous... Je me trouve très-bien; L'Esprit a de la chair rompu le lourd lien.
I^ ciel éblouissant que je vois, je vous jure. Ne me fait pas pleurer votre sombre nature... Avez-vous quelque chose à connaître ou traiter? lie faire voir un lieu? quelque être à consulter?
LE MAGNÉTISTE.
Hier, vous avez vu votre ami du jeune âge.
Je voudrais qu'aujourd'hui vous me donniez un gige De complaisante étude, en traitant librement De Dieu, des cieux, de l'ange, et me dire comment L*homme ne peut, malgré ses efforts, son génie, Coordonner, connaître, admettre une autre vie.
LA SOMNAMBULE
Vous demandez beaucoup, je crois, à votre tour; Faire les premiers pas, n'est pas la fin du tour De ce cercle sans points de centre et de limites : En rapport le savoir est avec nos mérites.
Ce que je sais sur Dieu, dans l'état où je suis» Est par trop étendu pour être bien compris De l'homme, si bouffi d'orgueil et de sottise, . Qui le façonne, hélas! et i'expliqae à sa guise;
Au tribunal, en fait un pauvre mannequin, Et Tadore à genoux sous Thabit d'arlequin. ^
Les cieux sont en tout lieu : tout corps, toute âme Juste, Tout bienfait, tout amour, ce qui germe s'incruste Au plus profond du cœur de l'être en général ; Lçs cieux sont même, bêlas! jusqu'au.centre du mal. Les oieux, c'est le bonheur, l'état que chacun ré?e, L'élément du moment, sans trouble, ni sans trêve; C'est pour l'homme orgueilleux le titre, le blason $ Pour l'homme bumble, la paix de l'àme et la raison. Il n'y a pas de lieux, de globes, ni de sphères Qui soient à nos désirs plus heureux, plus prospères. C'est l'interne de l'être où tout vit et produit Des tracas du salon au calme du réduit.
L'ANGBy c'est le complet de la noble sagesse, Qui tout a vu, compris, et bonheur et détresse, La générosité, la haine, la douceur.
Le pour soi, le pour tous, la force, la souleur, L'isolement, l'union, le trouble, Tharmonie, Le nom de citoyen et le nom de patrie, La chaumière, le trône, et le bagne et l'autel, Puis Terreur du néant, le vrai de l'immortel. L'ange est l'être qui voit, qui conduit, qui gouverne L'opprimé, le tyran, le palais, la caverne^ C'est le régulateur, le légiste divin Qui connaît tous nos vœux et met à tout un frein. L'ange est de l'Ëternel la puissance sacrée; Il est l'âme de l'homme â la vie épurée.
L'homme, c'est l'ange encor à l'état d'embryon. Au banquet de la vie un simple amphytrion, Portant ses premiers pas dans cette obscure route Où crott le bien, le mal, le savoir et le doute, Cultivant avec goût la satire et l'orgueil, I>e la raison jamais ne franchissant le seuil ;
Dès ItZ^sUiGt
OfrâDt tOBt
Oui T?^ mï -^ T.Î- -SU> -.
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Habiles, pfeT^ir-ii^ ;ri. 5 " .-^ •- Un socpcr ♦aucîk. ivr- z ' -^ - ■ Ce soDt ée «ms. %cï»Yri x : ^-. -
Des fleurs sans fenaison, un prfnlemps éternel. Une pure lumière, un beau ciel sans nuages.
Des mers réfléchissant le calme de leurs plages. L'harmonie en tout lieu, le bonheur en tout cœur : Voilà ce que Je sais des bienfaits du Seigneur.
LE MAGIllftTISTB.
Connait-on la famille et l'amour de la terre, Le commerce, les arts, le savoir prolétaire, Ou la béatitude est-elle des élus Le seul état heureux qui leur convient le plus ?
LA SOMNAMBULE
Dépendant quelque temps de nos mœurs, nos usages ,"
Des grandeurs et des droits, des savoirs et des âges.
Nous nous groupons encore autour du bon foyer
Qui s'ouvrit sur nos pas, et vit se déployer
Nos forces et nos jeux, notre amour de la vie,
Notre âme confiante, en tous vœux desservie.
Les noms de père et mère, enfants, frères et sœur,
Sont encor prononcés avec respect, douceur;
Hais on comprend enfin que Dieu, l'unique père
De tout ce qui respire au ciel et sur la terre.
Est le seul point central où tout doit converger,
Qu'une telle grandeur ne peut fc partager.
Chacun étant enfant et père au même titre,
Sent qu'il ne peut porter sur son front cette mt^re
Qui n'appartient qu'à Dieu... Là naît rbumiltté
Qui récuse ses droits à la paternité.
A ce premier état, un deuxième surcède*
La domination à la fraternité cède;
Chacun, plus éclairé sur ses droits, sa valeur,
Est moins tout dans le tout, sans honte et sans douleur,
Suit ainsi 8on chemin comme l'eiseau qui vole
Du bas de l'édifice au hnut de sa coupole.
Le commerce, les arts brillent avec éclat, Mais non par te besoin, comme dans notre état : G*est une affection, un fraternel échange De bons rapports; enfin, c'est un heureux mélange Ne troublant aucun cœur, ne laissant après eux Que des frères contents d'être et voir des heureux. Cessons pour un moment cette sublime étude... Laissez-moi me livrer à la béatitude!...
(La Lvcide entre en extase^ et reste dans cet étal pendani quelques temps, pendani lesquels son magnétisie ne lui adresse aucune question. Retenant à son premier état, elle s'exprime ainsi,) On m'a permis de voir, de goûter le bonheur!
Ce Imnheur si parfait dont Dieu seul est l'auteur. L'air le plus pur et doi^x qui se puisse comprendre; Les plus célestes voix que l'âme puisse entendre Ouvrent ce bel état par les plus doux accents, Dans le ravissement font entrer tous les sens; Puis des flots de lumière aux couleurs les plus vives, Des brises de parfum, essences primitives De jardins spacieux aux gracieux contours; Des bosquets, des gazons plus doux que le velours Qu'habitent de l'insecte au papillon volage, Du daim vif à l'oiseau, dont le doux voisinage Invite tous les cœurs à goûter d'un repos Que ne peuvent troubler de délirants propos, Du simple couple à la grande et calme assemblée, iouissent du bonheur dont chaque âme est comblée. Le haut savoir préside aux méditations; Ëg lies en tout cœur sont les convictions.
Plus de professorat, plus d'ennuyeuse école.
Plus de sots arguemeots, plus de sotte parole, Chacun sent, voit et sait la nature à son gré; Table rase a passé sur Tinégale degré.
Des globes on conniiil la vieillesse et lUiisloire, £t du Seigneur combien est immense la gloire. Pleins d'admiration envers Uni d'harmonie, Tous les cœurs, en un chœur riche de symphonie, Chantent gloire au Très-Haut, gloire aux éternités Qui voient se dérouler tant d'immenses beautés 1 Tous en dirai-je plus? Le voulant, le pourrai-je? Non, Ton ne traduit pas par des mots ce cortège De globes et de cieux, d'êtres et d'éléments Qui viennent saluer le Créateur des temps 1 Non, cette extension de douces jouissances, Cet état si complet en savoir, en puissances. En sagesse, en bonheur, en d'innocents amours, ' Où le siècle ignoré, fait ignorer les jours.
Ne peuvent être admis de cerveaux en délire Qui sur un sac d'écus fondent tout leur empire. Trop heureuse je suis d'oublier ce beau ciel, En rentrant parmi vous dans votre lourd sommeil. Teuillez me rappeler à la triste existence Que je dois terminer avec calme et constance (4).
ÂLP. Câhagnet.
(1) Si je me suis permis cet essai de poésie, ce n*a été qu'es vue de produire un moment de délassement instructif aux personnes qui voudraient réciter ces vers eu sociélé,' et par ce fait stimuler la curiosité des incrédules. On ne peut trop frapper aux portes des ennemis de nos doctrines. La poésie est une muse qui est reçue en tous lieux. (Note de l'Auteur,)
REVUE MAGNÉTIQUE
Nous croyons faire plaisir aux lecteurs de VEn^ eyclopédiej en leur faisant passer sous les yeux cet extrait de la conversation d'une soirée intime, ra* contée par M. Paul d'Ivoi, dans sa chronique parisienne parue dans le Messager du 4 août 1858.
Cette soirée avait lieu chez une dame Z... où se trouvaient réunies plusieurs personnes de distinction^ qui passaient en revue plusieurs gravures du temps passé. Chaque sujet provoquait une conversation plus ou moins philosophique et sérieuse ; on arrive à parler de la folie ; c'est alors qu'un des acteurs de cette intimité prit la parole. Nous laissons parler le chroniqueur.
a .•... Un de nos peintres , les plos justement admirés, observateur profond, coloriste et penseur, nous racontait à ce propos qu'il avait été fou pendant quelques mois, — c'est pour cela que je ne dis pas son nom» — Fou, lui demanda madame de S..., eh pourquoi? est-ce par amour? par chagrin? Est-ce par... J'étais devenu fou par silence, répondit l'artiste. J'étais allé en Italie, et j'avais loué une maison de campagne à deux lieues de Palerme. Là, seul en face de cette nature grandiose et morne, je me suis mis à observer, à étudier, à peindre. — Au bout de six semaines, j'avais fait un chef-d'œuvre et j'étais fou.
Commeot expliquez-vous cela? 8*écria-t-on de tons cAtés.
» Je n'explique pas, je raconte. Je dis qu'il n'est pas bon que la rêverie soit privée du secours de la parole et soit comme emprisonnée dans TAme, car alors elle y produit des effets trop violents pour que nous puissions les supporter. Lorsque nos pen* séesy débarrcLssies des mois qui sont leurs cofpSj se réunissent comme des âmes dans notre pauvre cerveaUf elles ont pour notre esprit an langage dont nos organes ne peuvent soutenir la puissance ^ une musique qui n'est point faite pour les oreilles de Vhomme.
» C'est la rêverie muette qui a fait tant de grands hommes 9 tant de grands fous! c'est la rêverie muette qui a fait de Pascal le fou sublime, qui se croyait en enfer ; c'est la rêverie muette qui poussait Goethe à se croire un Dieu ; Jean-Jacques , fondant en larmes après un quart d'heure de rêverie muette, était fou. Quand on rêve, il faut s'entourer des amis de votre toit, des familiers de votre cœur ; il faut causer en rêvant, la rêverie va moins haut, elle ne se perd pas dans les nuages, elle marche d'un pas bien plus doux et bien plus sûr, elle est moins capable d'enfanter des miracles » mais elle ne vous expose pas à la folie. i>
Nous pouvons regretter de ne pas connaître cet artiste qui sait entrer ainsi dans la métaphysique,
- na —
et qui, noQS pouvons le croire, comprend \m pensée coinroe Ta comprise Tanteor da Sanctuaire du spiriiualismey ouvrage dans lequel nous trouvons ces passages, pag. 46 : «... La pensée est directement la forme type du sujet. Cette langue universelle, panorama représentatir vivant de tout ce qui existe» seule et craie forme interne de la parole, parole qui n'est elle-même qu'une enveloppe qui rend la pensée sensible à nos sens, d Et plus loin, pag. 47 : ce... Le paradis terrestre n'est point autre chose que Thomme^nivers, le microcosme, rhomme interne, et cette nomenclature n'est aussi autre chose que le type même enfermé dans les molSy dans les nomsy dans les sons substantiels pour nos organes, et que nous nommons encore substantifs aujourd'hui, etc. »
N'est-ce pas M. Paul d'Ivoi , que votre artiste distingué a bien compris la pensée comme nous la comprenons ? Nous sommes persuadés qu'il eût été de l'avis du même auteur, qui a écrit plus tard la Lumière des morts y ouvrage qui contient encore cette phrase, qui est la clef de voûte de toutes métaphysiques. — Pag. 91, où il est écrit : <& Lapeniéf^, pour nous^ esk un être objectif ayant vie et forme, d suit la démonstration claire et précise de cette proposition que comprendrait parfaitement ce peintre observateur.
Nous le répétons ici, tous les penseurs, meta-
physiciens avancés, finiront par reconnattre qae tons les ouvrages composés par Tauteur des Àrcanes de la i^ ie future dévoiléSy contiennent des richesses en solutions de cet ordre, et qa*ils seront un jour les seals qui resteront dans leur bibliothèque. — Mais on eût envoyé ces livres à M. Paul dlvoi, comme cela a été fait a tant d'autres, il eût agi de la même manière, il n'en aurait aucunement parlé : un ex-tourneur en chaises, sans réputation littéraire, n*eût pu occuper la plume de ce chroniqueur spirituel. Les mêmes pensées manifestées par un personnage déjà posé dans le monde, lui semblent bien différentes, il est vrai, que pour la masse des lecteurs (je ne dis pas des penseurs ), il faut Tenveloppe, la forme, il faut cette personnalité titrée par la société , titres qui fascinent les hommes ordinaires , rien qu*à leur audition , et comme les critiques écrivent pour cette portion du public, ils le servent en conséquence ; c'est une faible.^se de conscience , c'est vrai. Mais prendre l'initiative de défendre une cause avec un nom si maigrelet^ si dépourvu de puissance extérieure, jamais. Non, il faut toujours cet habit qui souvent enveloppe le crétinisme le plus complet; il faut cette forme de littérature à laquelle M. E. Guillot, de r Union magnétique^ attache toute puissance. — Dites des absurdités, mais dites-les avec éloquence, et vous serez écouté ; écrivez-les de même, et vous
serei la* •— - Mais des solations, des propositions utiles j élevées y dites brutalement, avec virilîté| sans formes accessoires ; arrière le joyaa qai nous arrive ainsi sans être paré. Hommes studieux, tel n'est pas votre avis, nous en sommes convaincus,
— M. Pierart continue, dans sa Revue spirUaûliste f de défendre le drapeau du spiritualisme avec la même foi que le premier jour, son front ne s'in* cline pas sous la peur du qu'en dira-t-on ; bien au contraire , son courage est jusqu'à ce jour aussi inébranlable que sa conviction. Dans sa huitième livraison, il rend publiques les expériences qu'il a provoquées et dont il a été témoin, au Panthéon, le 28 juin dernier.
Après avoir décrit différents signes dessinés sur des papiers, dont la vériGcation avait été faite trèsminutieusement, il dit ceci : ^ Je n'avais sur moi, en ce moment, qu'une image représentant une tète A'Ecce homo. Je donnai cette image à mademoiselle Blanche ( le médium ), qui l'alla déposer en ma présence. Je l'allai retirer, et cela d'après un nouveau signal qui nous fut donné par l'esprit dans l'escalier de Tautel. Je trouvai une croix très-bien dessinée sur Timage du Christ. La branche verticale de cette croix, comme on peut le voir encore, suivait exactement toute la ligne du sourcil gauche et du nez, de telle sorte qu'il n'aurait jamais pu
èlrc au pouvoir de persobne d*en tracer une sem* blable » à moins de tenir l'image posée sur one table, pupitre on objet quelconque.
» Grande fut mon admiration devant un tel prodige. Prodige bien remarquable en effet , et qui, TU les précautions prises par nous, déGe aussi bien les contradictions de l'incrédulité que les jugements de ceui qui ont l'babitudè d'attribuer au démon la production des phénomènes les plus consolants. Car il est bien évident qu'ici ce n'est pas le démon, qu'un simple signe de croix fait fuir, 8*il en faut croire les catholiques, qui est venu tracer au pied des autels le signe de la rédemption, et cela sur la face même du Sauveur. — Voilà les faits que, sur l'honneur et devant Dieu, je mesnis cru obligé de faire connaître, afin qu'ils puissent servir d'enseignement et d'édification è qui de (droit.
• )» M. le général de Brewern, rue de Chaiilot, 74; M. le comte d'O, passage Saulnier, 22 ; M. Beilot, pasteur protestant, rue des Écuries d'Artois, 8; Mademoiselle Blanche G..., rue de Larochefoacault, 02; qui furent comme moi témoins de ces faits, sont prêts à les attester quand on voudra. »
Z. PlERAET.
Dans la neuvième livraison, M. Pierart nous domi3, par l'intermédiaire de M. Paul Louisy, l'un des Collaborateurs de la Biographie coniemporaine y la traduction de diiTérentes manifesta tiuns
ce savant, c'est la métamorphose presque instantanée d*un cent de enivre en pièces d*or. Le docteur possède un certain nombre de ces pièces^ qui n'ont pas d*àutre origine. Il me montra une solution de platine de Russie, déterminée par l'intermédiaire spirituel^ ainsi qu'un morceau d'argent pur, pesant 3,980 grains, rendu tour à tour liquide et solide. Une autre fois, il introduisit plusieurs pièces de monnaie de valeur inégale dans un bocal bien bouché, et enferma le bocal dans une caisse de bois dont le couvercle fut solidement fixé. An bout de trois minutes, toutes les pièces étaient converties en un seul morceau d*or. Le docteur en reconnut le titre, remit les choses en l'état et demanda la contre- épreuve : cinq minutes après, il retrouvait parfaitement intactes les diQérentes pièces de monnaie qui avaient subi cette inexplicable transformation. Gomme les expériences de ce genre se produisent fréquemment dans le laboratoire de M. Hare, et qu'elles ont eu pour témoins des gens dignes de foi, je n'en parle que pour mémoire, et j'arrive au'fait qui s'est passé sous mes yeux.
» Lorsque j'entrai chez le docteur, il ny avait auprès de lui que son médium habituel, Auguste Bugglex, jeune homme de dix-huità dix-neuf ans, que je voyais pour la première fois. Nous nous assîmes autour d'une table, et le médium entra en
commanicotion avec les esprits qaelqaes instants après. Je reças l'ordre de placer dans une botte deai tubes de verre et deux morceani de platine. M. Hare se. leva, me remit decTi tubes d'environ six pouces de long et d'un demi-pouco de diamè* tre , et hermétiquement fermés par les bouts , et deux morceaux de platine chacun do la grosseur d'une balle de fusil. La botte dans laquelle je devais introduire ces objets, était devant moi sur la table ; je la pris et Texaminai en tout sens avec attention; c'était une boite ordinaire, entièrement vide^ ayant la forme d'un petit pupitre à écrire, avec un couvercle à charnières et un cadenas. J'y plaçai successivement les tubes et les balles de platine et la fermai à clef, puis nous réprimes nos sièges, M. Hare et moi. Après cinquante-cinq minutes d'attente silencieuse, les Esprits dirent, par rintermédiaire du jeune Ruggles : « Nous avons quelque chose à montrer au docteur Péters, qu'il ouvre la botte. » J'étendis la main sur la botte , placée à quelques pieds de moi, et que je n'avais pas quittée des yeux; je l'ouvris... Chacun des tubes , hermétiquement scellés pourtant , contenait on morceau de platine. »( Philadelphie , 18 avril 1858).
C'est le lieu de rappeler, en la modifiant, la de« vise de Jacques Cœur : « A cœur croyaint , rien impossible. » . Paul Louist.
«^ La chronique de la Reçue ipiriiualUu iiovs apprend qae le comte de Wabh , chambellan de TEmperear, rient de consigner, dans an onTrage paru an mois de juillet dernier, le compte-rendu de tont ce qai s'est passé par Tiotermédiaire da médium Hame, an ch&teaa des Tuileries ; compte* rendu que l'auteur tient directement de la bouche même de l'Empereur. Seulement l'ouTrage ne serait pas encore dans le commerce,
— Nous avons lu la livrnison du mois d'août du Joomal de Vâau de Genèçe^ rédigé par le docteur Roessinger. Il y a dans ses théories sur l'électricité universelle» beaucoup de faits physiques el météo* rologiqoes expliqués dans le sens des définitions publiées dans l'avant dernier ouvrage de notre ami M. Cahagnet, RiçiloLions d'ouire-tombe. Ainsi, nous extrairons le passage suivant que nous trou- Yons à la page 55 de la dite livraison — «... Si l'on étudie ces alternatives sur le globe terrestre, c'est la situation relative du soleil et celle de la lune yis^-vis des différents points de la surface du globe, qui fait prédominer tour à tour l'énergie de Tabsorptionet de l'exhalation terrestre, énergie dont l'influence est excessivement remarquable, nonseulement sur les phénomènes propres aux vies minérales , végétales et animales, mais encore, et surtout pour ce qui concerne le mouvement des
masses liquides et gazeuses, je yeut parler du flax et nflax de la mer y des vents y des tempêtes y etc., qoi ne sont que les résaltals des exaltations momentanées de Vabsorptioa et de Vexha^talion terrestres sar les différents points de la sarlace da globe* 9
Il y Q on article emprunté à la Revue s^riley qui est semblable aux doctrines émises dans les Arca-nés de la ne future dévoiUsy et complétées dans les Révélations d^outre-tombey sar les usages et les connaissances des esprits au monde spirituel.
Le docteur Roessioger publie une variété de dictées transmises par son médium, M'^ D., qui se trouyent signées : La divine Sapieneey Sagesse éternelle y Dieu y Très^sainte Trinité, le San* veur.
II y eut une séance entre autres, où le rédacteur n'avait pu assister. Une explication fut donnée ce jour-là sur les ténèbres qui suivirent la mort du Christ. — Voici ce qu'il fut répondu : a Ecris » Nieodèmel Ouiyf ai voulu par celte éclipse du so* leil matériely man^ester l^éclipse du soleil spirituel que Vhamanité a repoussé et qui est remonté dans les sphères supérieuresy en laissant Vhumanité li* vrée à elle-mémey et redemander ce soleil qvfelle avait refusé. »
Mes bien aimés, transmettez ce message A frère Roessinger, qui, dans le numéro prochain de son
journal y le fera passer à frère GabagDet y car ces deux cœurs sont faits pour s'enlacer... »
Le docteur Roessinger est encore un de ceux qui ont la conviction d'être en relation avec l'essence divine, etc. y et d'être choisi pour opérer le travail du Seigneur.
La ville de Genève abonde en cercles, où Dieu, le Christ ont choisi une personnalité tonte spéciale pour leur transmettre la vérité seule. Seulement chaque cercle ne s'apergoit pas que la vérité de l'un n'est pas celle de son voisin, et , par ce fait, devrait faire réfléchir tous ces messies modernes, dont la société pullule aujourd'hui.
Nous avons encore un ouvrage, dont nous par*lerons dans un autre numéro, écrit par un pasteur protestant qui se trouve dans la même condition avec upe nuance difl*érente. — Convenons, en terminant, que les enthousiastes ne sont pas dans les plus illettrés et les plus ignorants ; ce qui serait pourtant une raison atténuante en faveur de leur erreur.
— Il est paru, il y a quatre à cinq mois, un ouvrage intitulé ; Les magnétiseurs jugés par euxmêmes. L'auteur est M. Mabru , qui s'est donné beaucoup de mal pour venir prouver, en 1858, que le magnétisme u'existe pas. Hélas t... trois fois hélas !
— D'après V Indépendance belge ^ Regazzoni opère à Braxelles les mêmes expériences qu'il a faites à Paris, à la grande satisfaction des Bruxellois, qui*se convertissent et qui riront un jour de l'ouvrage de M. Mabru.