ET MANIFESTATIONS SPIRITUELLES
RépFonse à ceux qui nous accusent de mysticité religieuse (f ).
L'idée de Dieu doit être la preoiîère qui se soit présentée à l'esprit de l'homme, lorsqu'il s'éveilla pour la première fois soit dans le corps d'Adam ou de tout autre commencement de manifestation matérielle de son espèce sur noire globe.
Se regarder de la tète aux pieds y mesurer son
(i] Nous prions nos collègues publidstes, relevés de (oot orgueil et de toute dépendance religieuse, de reproduire cet article en vue de rendre justice à qui y a droit. Utt exemplaire de \* Encyclopédie magnéiiqve nous a passé sous les yeux avec des annotations qui décourageraient moins tenaces que nous, et qui feraient regretter à tout cœur fraternel d'être aussi généreux. L'bonorable madome Kronowsky, épouse du colonel de ce nom, propriétairerédacteur du journal VExemple^ nous apportait, il y a quelque temps, cet exemplaire annoté de sottises grossières et en particulier de mots jésuite et merde en toutes lettres, etc., à l'adresse de l'auteur du livre. Quoi répondre à de si fausses appréciations? Les Révélaîions tToutre'» tombe nous ont valu là même accusation de jésuitisme . M. Adrien, de Londres, nous accuse publiquement de commanditaire divin {Revue des Deux-Mondes).
Beaucoup d'autres nous honorent de noms plus ou moins enviés, ce qui nous entraîne malgré nous à nous montrer tels on nous permet de nous montrer, mais non tels nous voudrions avoir la liberté de nous montrer.
(Note de Vauteur.)
point d'appui Jliiq!l*à rhoHsoti lê ptbs reculé ; embrasier TeDMinble des produetioDl qui Tentoaraient, et élever les yeax vers les deux durent être les premières observations.
Là, perdu dans rimmensité, puis ramené rers le potnl le plus lumineux qui réclairait : il dot dire merci lumière qui me falicite de me toir tel je suis et où je sois t Merci terre qui me permet de ne pas rouler dans les espaces incommensurables dans lesquels je ne pourrais espérer aucun repos ! . . . Puis, plongé dansie commencement de ses méditations éternelles, il dut chercher au-delà, le créateur ou l'ordonnateur de si grandes merveilles!... Recherèhe sans point de repère !... question, sans solution!... nom, sans formel... muis puisiancej sansne^a(ion/.«.
Dans les premiers élans de son amour de la vie, et pour l'alimeotateur de cette vie, l'homme fonda toutes religions — nous le répétons — dans le mot MERCI I Lorsqu'il fut sorti de lui-même, c'està-dire qu'il se fut dédoublé dans un être semblable à lui, afin de manisfester des formes pareilles à la sienne : d*humble étudiant qu'il était, il devint forcément professeur : c'est-à-dire s'entendant adresser les mêmes questions qu'il avait adressées à l'inconnu , il répondit aux siens ce que la voix interne de la nature lui avait répondu, mais il oublia do dire par qui il avait été instruit. De là na-
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quit son prétendu savoir propre ; son orgaeil d'être avant; et plus que son prodait, par çonséqnentil devint le Diea de son foyer. En vieillissant tl de* vint le Dieu de sa tribut, et après sa mort il devint le Dieu, le guide de sa première génération!... Ne pouvant mieux connaître ni définir l'auteur de son exister, il l'enseigna aux siens, en iongey et le leur définit selon l'étendue présente de ses appréciations.
Ces mêmes appréciations se divisèrent en autant d'appréciations que d*intelligences sorties de lut, et enfantèrent jusqu'à nos jours mille et une pro* positions plus ou moins développées, étudiées et acceptables, sous les noms d'études religieuses, de révélations, de religions, etc.
Des lieux de prières et de sacrifices... Des idoles et des dieux plus ou moins bien façonnés par ses mains furent ses premiers essais d'enseignements religieux.
A ces premiers essais, succédèrent des fonda-tions de sectes, de croyances, d'autels, de temples, de lithurgies, de dominations, de tyrannies, et de Dieux en chair et en os en dernier ressort.
Oui, l'égarement de l'esprit humain fut jusqu'à se déifier, en se disant et s'imposant au besoin comme étant le représentanty la çoix^ la loi incarnée de Dieu !... pàuvrb. maladk!
La reconnaissance humaine traduite par le mot
merci, imprimée ineffaçablement dans le cœur de tout être, enfanta chez ces intelligences désorganisées, l'idée de concentrer, agglomérer, manifes* ter publiquement, par mille singeries diverses, cet hnmble merci, si riche de gratitude et de religion en lui-même.
Ces malades , dirent — répétons-nous — nous taillerons le mieux possible, nous barbouillerons, nous créerons des Dieux souples et soumis à notre puissance, puis nous laisserons en repos le seul et Trai Dieu, que nous ne pouvons voir, montrer, entendre ni exploiter. Nos Dieux au moins enfermés sous clef, dans nos chftsses, seront les très-obligés de nos généreux abris, et nous en récompenserons en nous laissant trôner en leur nom, et en nous faisant combler de bienfaits, en vue de leur justice!
Oui, nous serons les accusateurs et les avocats des masses : nous accorderons justice et faveur à qui saura ou pourra compenser ce grand acte d'équité par un équivalent qui nous fera jouir du bonheur légalement dû aux représentants divins.
Les masses furent ainsi bercées de la crèche de leurs premières auditions aux démonstrations les plus embrouillées de leurs écoles, de l'idée de l'utilité d'une religion, c'est-à-dire de ne plus dire merci au foyer domestique pour tous les biens dont
il était comblé y mais de débiter mille fadaises au foyer communal pour le bien des propriétaires de l'endroit.
Toute appréciation fut alors éteinte : l'homme cessa de penser en vue de l'usage de ne plus le faire, et continua de travailler en vue de nourrir ceux qui ne voulaient plus se donner la peine du labeur !
Moitié bète de somme et moitié homme» cet hermaphrodite vécut jusqu'à nos jours !
L'état de Dieux ne fut pas aussi mauvais qu'on pourrait le penser, en songeant aux difficultés de conserver et de vivifier une aussi compliquée machine que la nature, puisqu'il se perpétua avec concurrence jusqu'à nos jours, oii de simples mortels sachant tout au plus conduire leur ménagère, se déclarent instantanément être des Dieux, ou au moins commandités en leur nom d'instruire les peuples des lois et des mystères divins.
Nous voyons, dis-je, ces Dieux du jour tenir ce langage, et tenter d'éclipser toutes les lumières parues avant leur soleil, en commandant — avec cette aménité civilisatrice des temples — aux pauvres d'esprit qui les lisent, de se prosterner au plutôt à leurs pieds et d'écouter la loi de Dieu !
Oui, les imprimeries gémissent sous ces élucubrations cérébrales» et les cœurs honnêtes pleurent d'entendre si pauvres choses I
Nom De tommes pas au bout , c*eik à poÎM li les premières palsations de cette fièvre religieuse sont commencées !
Comment, hommes qui tous dites sensés, tous ne pouves donc toucher à aucune chose sans déformer cette chose, ni proposer aucune étude sans paralyser nos moyens d'étude ?
Quoi vous vous figurex sciemment que vous êtes
la voix de Dieu, langue de chair corrompue qne vous êtes ?
Vous croyex que votre cœur et votre encéphale sont assex dignes et assez vastes pour contenir la parole de Dieu, grains de sable que vous êtes?
Quelles sont donc les mesures de proportion qui vous relient à ce grand Être pour vous élever jus* qu'à la hauteur de ce ciel de tontes hauteurs ?
Vous voulez être les réceptacles des vibrations harmoniques du tout, dissolvants de toute harmonie^ que vous êtes?
Quelle est donc la lumière qui vous éclaire, sombre veilleuse de nuit que vous êtes, pour la comparer à celle des cent mille soleils de l'Éternel ?
Pauvres enfants d'un jour et sages d'une seconde, vous voulez commenter les lois du créateur ; croyez-moi, suivez mon exemple, en laissant les Éternités enveloppées dans leurs voiles impénétrables à nos yeux, et contentez- vous de la latitude qui vous est octroyée en nos jours, de oon-
vener sTec plas prêt de toqi que lei Dieu I... Je veux dire avec les esprits des vAtrei qui oot encore trop de boue terrestre aax pieds pour fouler les sphères divines : Soyez les interprètes de ce& frères d'oatre-tombe, je vous l'accorde; mais n'ailez pas aa-delà ; car en-decà, il y a à concilier leur savoir et leur ignorance^ leur puissance et vos besoins ; leur vrai et votre faux.
N'accolez pas surtout ainsi que vous le faites, le
GRAND, le RESPBCTÀBLB nOID dc DIEU à tOUtCS VOS
conceptions et à toutes vos folies : ne dites surtout, jamais que sa main touche aux décors de votre théâtre. Ne voyez dans toutes ces choses que celles des artistes qui vous y ont précédés, et qui jouent en partie liée, votre ignorance et votre savoir : groupes innombrables d'êtres de lumière et de ténèbres ; d'àmes généreuses et d'âmes égoïstes qui font pivoter vos nationalités selon les passions présentes de leur cœur, ainsi que votre libre arbitre selon leurs besoins et ços aspirations.
N'acceptez qu'à titre de notes leurs révélations et leurs enseignements ; car prononcer a prioriy dans un livre si bien corrigé soit-il,ou en chaire si élevée soit-elle, n'est pas du ressort de notre état présent ; lavez-vous les mains de toute assertion divine, et n'aspirez qu'à l'égalité d'êtres et d'inteU ligencesy qui ne se trouvent que là oà vous irez;
mais dont vous ne reyiendrez pas parler à yos antres sans échos I
Ne franchissez pas ainsi à tire-d'aile les espaces inCnis pour y chercher des Dieux , commencez par mettre les yAtres au rebut, établir la voix de l'homme au foyer domestique, et le premier merci de ?os pères an cœur de vos enfants I.. •
Locsque tous aurez obtenu ces résultats, je tous accorderai alors de Tenir m'en faire part à Toreille ; mais de ne pas le dire trop haut de peur du revers de la médaille.
Sachez respecter, étudier et tirer un profit con- Tenant à la dignité humaine des manifestations spirituelles de nos jours, et attendez pour être des Dieux d'en posséder les vertus.
i6 novembre 1888:
ÂLP. Gahagnbt.
MANIFESTATIOIS SPIRITUELLES