‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 4)Chapitre 21 sur 37 · REPONSE A U LETTRE PRÉCÉDENTE · texte numérisé non relu

REPONSE A U LETTRE PRÉCÉDENTE

HaiMlevF Jfaly,

Cher moDsienr et frère en Dien,

Je publie votre lettre en son entier, quoique n'ayant fait aucune personnalité à votre égard; je ne suis pas obligé à cette publicité, mais je suis bien aise de mettre sous les yeux de mes lecteurs an échantillon des égarements de l'observation et du jugement humain : observation et jugement auxquels je réponds dans l'article précédent, intitulé : Dieu^ Religion et Manifestation spiritaelle. Je regrette que vous ne soyez pas plus au courant de la littérature du jour et que vous pre* niez pour vous, non professeur, ce que j'adresse à l'ensemble de ces publicistes, Révélateurs mis* siennes spécialement par Dieu, affirment-ils ^ pour l'aider à tirer la création du mauvais pas ou elle se trouve engagée.

Quel Créateur, quels aides !

Vous n'ignorez pas, sans doute, que de l'fn-

doostan à Paris, que des Mille et une Nuits à nos contes de fées, chaqae autenr plus oa moins facétieux se plaît à nous faire descendre de l'engourdie et difforme tortue, au souple et grimacier singe; borne-fontaine là, arbre gigantesque làbas, racine de patience, même ici, sont des menus détails de notre éternité passée. Ces ex-chats ou biches de l'antiquité ont le soin, en nos jours, de descendre, en dernier lieu, de quelque adoré des nations et de se présenter comme étant à la fin de leur voyage, les verbes, les sages, les mystérieux agents divins. Vous ne voulez pas être malade à ce degré. Je vous en félicite, et je partage de préférence l'opinion que vous vous faites sur Téternité future, opinion si bien exprimée dans votre spirituelle pièce de vers.

Accordez donc, cher monsieur, aux libres peo' seurs de n'être pas de souples admirateurs de l'ignorance des masses, ni de serviles défenseurs de leurs exploiteurs. S'ils envoient un coap de sifflet à ces folies humaines, ne les en accusez pas, ils sont dans leur droit, en aimant et défendant le vrai : je n'ose dire en défendant Dieu rabêti à ce point ; car ces essais de création de la Divinité ne nous prouvent rien moins qu'un dieu devenu homme, quand ce dernier se dit être devenu Dieu. Je n'ose sacrifier deux lignes de plus à une telle plaisanterie.

neeoreiy thet momkm et frète en Dieo, nei fihitatiou fnteraelles.

3 Dovembre 4S59.

Mon cher monsieur,

Je Ttû me roidre â la poite poor y prendre, i votre pro6t, no mandat de 47 francs, pour renon* ▼eler mon abonnement à yotre précieuse encyclo» pédîe

Si je n'af ais pas en tant d'occupations, je f ons aorais envoyé qnelqu'article qui ne serait pas sans intérêt, mais peut-être poarrai*je le faire avant un mois.

Je reviens à votre dernière livraison. Lea ergo<tears incrédules diront qu'un somnambule, dont on fait voyager Tème dans une planète, peut dire tout ce qu'il veut. Je réponds qu'à part le diamètre de Mercure, que tous les astronomes font plus petit que la terre, tout ce qu'à dit M. Ra?et de r obscurité dans r espace ^ de V opacité de Mercure^ si brillant vu d'ici^ et les détails qu'il donne de l'intérieur habitable de ce globe est conforme aux suppositions de la science. Nous sommes à 38 mil*lions de lieues du soleil, mais Mercure n'en est qu'à iO millions de lieues, d'où il rérâlte que,

bien qae Tatmo^phère y doive être plu étendae que la nAtre, la chaleur doit y être déYorante et la lomière d'un édat à faire bien des afengles de bonne heure. S'il en était de même ici, nons aurions non-seulement des carreaux de verre &fea, non-seulement des petites fenêtres de quatre CARREAUX^ pour diminuer le yolume de lumière, mais nous aurions sans doute aussi de la porcelaine bleue, qui y nécessairement > doit modérer beaucoup la force des ondulations lumineuses» Les murs par assises très-larges i leur base^ et se réduisant toujours à mesure qu'ils s'élèpentj me semblent nécessaires sur une planète oii il peut y avoir de forts tremblements de terre. Enfin, tous les antres détails semblent se refuser à l'imagination humaine. Faites-nous des découvertes dans les mondes de notre système solaire, et les astronomes et tous les savants voudront voir votre Encyclopédie.

Je ne sais si vous voyez le journal hebdomadaire Y Univers illuslréj in-folio, an prix de 15 centimes le numéro, rue Bonaparte, 13, ayant d'habiles rédacteurs. L'un d'eux, des plus féroces incrédules, dans son n** 18, à propos des sonnettes secouées dans la maison 05 de la rue du Bac, et des esprits, a dit que nous étions toujours béiesj stupideSj des imbéciles f des crétins. Je Tai pris à parti, lai rapportant des résultats que j'ai obtenus, notamment

des aeteoTi Cktmpiréj dit Diderot y et Maihiia Salle y et ToealUte espagnol Rafalgaff poil dei communications de Delphine Gay» Alfred de Musset et Béranger. Il les cite dans le n"^ 34, da 30 octobre, et dit : « ••• Il est superflu d'ajouter^ « je ne le ferai plus, » et que je m'eflbrcerai de me convertir aux doctrines spiritualistes. Mais, faut-il le confesser ? Et pourquoi ne le confesserais-je pas ? Ma conversion serait instantanée 8*i! m'était donné, 6 joies infinies I de pouvoir co/içereer un tanlinet avec Tex-ténor Mathieu Saïle^ avec l'acteur Champiréy dit Diderot^ et surtout avec Rafalgary Vocaliste espagnol! Rafalgar, je t'aime I » — Il eût, après, occasion de parler d'une erreur qu'on avait commise , disant : « On m'a donc fait dire une bêtise^ comme si je n'en disais pas suffisamment pour mon propre compte.» » Juste ciel I à peine ai-je formulé cette vérité blessante pour ma vanité littéraire, qu'une main invisible écrit ces mots sur mon papier :

« Enfin f ta te rends donc justice \ »

Signé : Champiré, dit Diderot y acteur comique ; Mathieu Salle y ex-ténor; Rafalgary oculiste espagnol.

Un tel prodige me pénètre de terreur ; mes yeux

«'attvriiK à la lumUrty et je m'enrôle tous la ban* mère da spirituàliêmêf bomble eoldat d'une cause dont HvS..«» d'Angers, est TapAtre éloquent et eonvaiocii.

Signé : GâEOUS.

Puisque M. Gérâme n'a pas craint de publier ces curieux détails et sa conversion y il convient donc de les répandre le plus possible. Oh f veuillez donc, dans l'intérêt du spiritualisme, leur donner une petite place dans votre prochaine livraison.

Tout à vous de cœur,

SALQUB9.

REVUE MAGNÉTIQUE

HNous avons déjà dit que la ville de Genève re^ yendiquaitle privilège d'avoir des cercles, où Dieu, le Christ, la divine sagesse, etc., venaient révéler des vérités inédites jusqu'à ce jour, toutes vérités religieuses surtout, dont chaque cercle veut avoir la priorité, priorité, qui ne ressemble pas du tout à celle d'un autre groupe» qui est sûr d'avoir seul la lumière*

Voici un ouvrage envoyé cette année à M. Cahagnet par l'auteur, M. Bort, ministre du saint

Èfênphy relatant une partie des révéiatîMfl di-* vinef qui ant eu lien à Genève depaîs 4SS4. -^ Il n'y a pas à douter de la bonne foi de i'aatêar, et fton épigraphe nons initie de suite au caractère sérieui: qu'il attache à ces manifestations. «( (i) H » y a dix -huit siècles qu'un cri partit de la Jadëe^ » après la mort du Rédempteur ; il fit le tour du D monde, après avoir parcouru le séjour des an*

» ges^ etc.. • • ' * . • . •

» La mer écumante, en portant ses vagues jui* » qu'aux cieui ^ fit connaître aux anges que la t> terre se souvenait du cri parti de la Judée. Le 1» zéphir le promena sur son atle asurée, et, à tra- » vers les siècles^ il Tapporta dans les temples de » Genèçe ! Oui ^ cher lecteur, me voici I es-tu >» prêt ? L'heure est avancée» et minuit va sonner ; » as-tu de l'huile dans ta lampe? et pourras-tu » rae dire : « Seigneur f jet* attendais; e'est pourra quoi tu m'as trouvé çeïllant. »

oc Je te laisse, ami, répondre A cette question. y> J'ai choisi une table pour te l'adresser, comme » je choisis jadis une crèche pour nattre, et une » croix pour mourir.

y> Cette table n'est point à Bethléem, tu ne la

(4) Cette épigraphe est tirée de la préface dictée par le Sauveur, au moyen de la table, pour le recueil publié en 4 866, sous le titre : Révétations divines et mystérieuses

» troaf eras ni sur le Golgotha, ni rar le CalTtire ; 9 non. Cette tabU n'est pas non pins à Jérnsalem^ » ma» elle est à Genève^ dans la petite ville que » prépara mon serçUmr Calvin; oui, c'est la fille » de ce JUgn$ missionnaire qai reçoit aujoard'hui 9 les honneurs des cienx. »

Pour les témoins de ces manifestations, il n'existe donc aucnn doute snr l'auteur de ces réf élations, dont M. Bort nous rend compte; c'est bien le Christ lui-même, le SauYeur, le Rédempteur des dirétiens. Il ne se manifestera pas en d'antres lieux, et la table qui lui servira d'intermédiaire est i Genève seulement. Calvin, que les catholi* ques d'alors ont tant poursuivi et fait souffrir, est Ûen le seri^ilear du même Christ, qui vient dans d'autres cercles révéler d'autres vérités qui ne font pas prendre le même Calvin en odeur de sainteté. C'est aux hommes à choisir les bonnes tables*

Tout le livre contient donc des révélations dans le sens que l'épigraphe nous indique. M. Bort croit trouver dans la bible des prophéties annonçant tout ce qui se passe aujourd'hui et qui se trouve bien être l'époque prochaine de ravènement da fils de l'homme. Pour l'auteur, tous les faits qui se passent actuellement sont les signes certains qu'on touche aux derniers temps ^ et les révélations recueillies par H. Bort, au moyen de la table» viennent confirmer toutes ces choses. Tel est en somme

tout ce que contient ce yolume de S15 pages.

Que les hommes studieux qui ne Youlent pas franchir le cercle que la raison doit seule tracer, observent bien ce qui se passe autour d'eux dans cet ordre d*études, et tiennent bien compte de ces intelligences honnêtes y qui donnent à toutes voiles dans ces manifestations, sans chercher à connaître ce qu'il y a déjà d'écrit sur la manière dont elles peuvent avoir lieu, et la prudence avec laquelle on doit accepter le patronage de ceux qui peuvent venir agir près de nous. Sans cela, que n'admettrait-on pas.

— La iS^^ livraison de la Revue spiritualisUf contient une lettre de M. Renard de Rambouillet, qui revendique le droit d'être le premier, tant par son nom que par les conseils d'évocation qu'il a donnés à M. Gahagnet, — qui a suscité les manifestations spirituelles de nos jours ? Nous voudrions bien, moyennant tel conseil, recevoir l'honneur de toute difficulté que nous envierions vaincre, et, de par notre nom de Lecocq, n'être pas le dernier de tout poulailler.

— Le Spiritaàliste de la Nouvelle-Orléans du mois de septembre, cite des exemples de médiums peintres, qui, dans l'état normal, n'ont aucune connaissance de cet art. Il cite entre autre un nommé Ë. Rogers de Cardington (Ohio), qui a fait des

portrait! de perêMùm décédéèSi qai lai étaient eein|ilèteiiieatinConnaaB t vérifiésplw tard» ces portraits ont été reconnus Atre d'ane ressemblance parfaite. Leseipériencesontété poussées très^loin et affirmées avec tonte l'authenticité que Ton est en droit d'exiger.

^-L' Union magnélique du 25 octobre contient un spécimen sur la nouvelle rédaction de ce journal, il y est dit : que l'expérience et le désir de mieux faire vont modifier ^ quant aux détails , la marche de celle publication y qui appelle la lumière de chacun, n'importe sous quel drapeau il se pressente, du moment qne l'étude est le but que Ton se propose.

— La Patrie du 31 octobre contient un article de M. Edouard Fouroier en réponse an livre de H. Mabro. Il s'appuie sur l'opinion de plusieurs savants consciencieux, et termine par des extraits de la notice de M. Arago, sur l'éloge de Bailly , dans lequel il y est dit, que « le somnambulisme ne doit pas être rejeté à priori^ etc»... i» Certes que tous ces noms sont bien d*un poids suffisant pour tenir en équilibre l'opinion de M. Mabru, qui vient de se manifester d^une manière bien peu progressive.

^'- Le Spiritualiêief dans son dernier numéro,

bit un appel à tons les homnies fttadienx^ pour venir aider eeux qai^ depuis Porigine de eette pa<-

blication^ ont f^^it des dépenses <|u'iis n'ont pas encore pu couvrir, et se demande si elle pourra continuer avec de semblables forces.

Il est bien fàcheui qu'un organe qui vient révéler à rhomme tant de faits qui lui seraient inconnus sans cette persévérance de la part de son rédacteur, Mt Bartbeti ne puisse trouver ui| plm grand nombre de soutiens. Que de consolations pourtant plusieurs personnes n'ont-elles pas déjà trouvées dans cette publication gpifitualiste ! Non , en Amérique, comme en Frapce, les plumes dévouées à initier les hommes à un meilleur avenir, à leur apprendre et a leur donner la foi, que tout ce que Ton a aimé, est retrouvé ; et que les afl^ctions continuent quand on les croit éteintes, — non, avouons-le, ces plumes s'usent inutilement^ puisque nous ne savons trouver des hommes qui donneraient une partie du prix que eoAte pour une soirée, une loge d^opéra, en échange de la part du pain, que sacrifie ceux qui veulent nous consoler, nous ou nos enfants, dans nos jours de tristesse et de deuil. Et ces jours viennent toujours, car aucune armoirie n*en saurait défendre l'entrée dans aucun boudoir. Remercions tous ces frères dévoués à cette cause si consolante, mais qu^ils n'attendent pas ici-bas le prix de leur labeur, ear

ih ne Tobtiendront pas, heureux encore s'ils ne font pas montrés comme malades dn ceryean.

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