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stimulée; sur les divisions des constituants des organes de Tètre, et non sur l'ensemble de ces organes. Un anatomiste, par exemple, connaîtra les fonctions vraies d'un bras, fonctions compliquées de tous les ressorts internes divisés des constituants de ce bras; quand aujourd'hui ils en sont à ce qui se montre de soi-même, les muscles, les nerfs, les divers ligaments et les os. Ils étudieront le principal propulseur de l'existence matérielle, qui est l'air; ils le verront entrer et fonctionner, commejevais te le faire voir, dans le poumon principalement. Quand ils parlent de cette force, ils n'en parlent que d'après des intuitions et des déductions,* comme l'aveugle parle des couleurs et des formes. S'ils pouvaient être arrivés à notre hauteur, et qu'ils pussent voir, comme nous les voyons, toutes les divisions des fonctions de cette existence, c'est là où ils ne,ponr-> raient croire qu'ils ont été si longtemps à connaître des choses si belles et si naturelles.
Mon guide me fait voir, me dit Ravet, l'air entrant dans le poumon. Cette entrée et cette puissance ne peuvent être comparées qu'à celles des lois de la pesanteur. C'est par un même effet de pesanteur qu'il y a gonflement et extension des parties, extension qui fait compression sur les organes les plus près de cet organe. L'estomac, par exemple, reçoit également de l'air par son
tube supérieur, ainsi que celui qui filtre» diniî-je, par la compression du poumon. Celui que cet organe reçoit par son tube supérieur, Vœso^iage^ n*est bien, comme vous l'ayez écrit, qu'un composé de corpuscules divers ; ces mêmes corpuscules sont soumis à des température différentes* et semblent être plus ou moins vigoureux les uns que les autres. Il y en a qui restent dans ce tube et paraissent s'y plaire, en ce que leur nature n'exige qu'une clialeur tempérée; d'autres descendent plus bas, où ils se plaisent également; d'autres pénètrent beaucoup plus avant : ceux-là sont les plus vigoureux, ils peuvent supporter une température beaucoup plus élevée que les premiers; aussi sont-ils plus turbulents, ce qu'on nommerait stimulants ; ils sont même impérieux, et dominent à l'occasion les corpuscules leur plus proches voisins. Lorsque, par l'absorption de la nourriture, les plus élevés comme les plus basse trouvent dérangés ou entraînés, il y a des combats, des victoires et des défaites, des fuites et des charges; de là les agglomérations, les forts groupages qui se manifestent sous les formes de vents, de gaz. Les vents et les gaz ne sont pas d'une autre nature que des agglomérations de corpuscules aériens qui parcourent l'immensité de l'estomac et des intestins. Selon les milieux qu'ils traversent, et les séjours qu'ils font dans ces milieux, se trouvent
être le» troubles qu'ils occasionnent^ ce qu'on remarque par les spasmes^ les syncopes ou les coliques qu'on ressent en pareil cas. Lorsque, par une entrée nouvelle d'air ou de substances médicinales appropriées à cet eflet, il y a des dilatations et des fuites bruyantes de ces êtres ainsi agglomérés, il est facile de le reconnaître par le bruit qu'ils font en sortant^ et surtout par les ardmes qu'ils manifestent.
Tout ce mécanisme m'est montré comme celui d'une guerre entre les hommes : ce sont les mêmes puissances brutales, ce sont les mêmes défenses et les mêmes défaites ; le tout est combiné et eiécuté de la même manière.
D. Puisque vous parlez des gaz, il y a des maladies dans lesquelles ils sont beaucoup plus forts, nombreux et troublants que dans d'autres.
R. Ce n'est pas étonnant. Si vous voyiez l'intérieur d'un corps comme je le vois, vous verriez que c'est en tous points comme une caisse d'emballage pleine d'ustensiles plus ou moins fragiles ; tout y est casé, étayé, empli de manière à ne pou» voir être dérangé, c'est un plein parfait. Mais lorsque dans la maladie, ou par une surexcitation de distillation de liqueurs ou d'acides plus ou moins corrosifs, il y a cessation dans les fonctions alimentaires, il se trouve par conséquent des vides, et ie surcroît des liqueurs ou des acides dont je vous
parle enfante des foyers plus on moins ardents, quiy à leur tour, enfantent des fièvres et une atonie générale. Là, la circulation se trouve plus ou moins entravée; il y a des stationnements ou des rassemblements, si vous aimez mieux, comme dans une ville inquiète à la veille d'une révolution. Ces stationnements produisent des gonflements, des élargissements, des ivachissemtnts (permettezmoi ce mot) des organes où ils se font, ce qui fait que la santé revenant, ces organes n'en sont pas moins déformés, et ne concourent plus, dans Tavenir, à une circulation harmonique. Là se trouve la source de ces santés débilitantes qui, sans être malades positivement, ne sont et ne peuvent plus fonctionner après comme avant.
Mon guide me dit que le poumon est le siège, la force, la vie de l'existence matérielle, et que le cœur est celle de la vie spirituelle.
Ces mêmes stationnements peuvent également, par la création de leurs foyers brûlants, enfanter ces besoins d'eau comme vous les éprouvez; car il y a des corps qui, par ces faits, se trouvent presque privés d*eau, comme il y en a d'autres qui, au contraire, ont besoin du contact du feu, tellement ils sont fournis, d'humidité ; d'autres se trouvent encore être brusquement trop fournis ou trop privés de cette humidité si nécessaire à l'existence matérielle. Cela se remarque dans les besoins que
ressentent ces êtres de qnitter, par exemple^ un trottoir bien uni et bien sec pour un chemin plus humide, un gazon^ une berge^ aimer à côtoyer les rivières, tendre leur front brûlant à une pluie d'orage, n'être bien que mouillés. Ces êtres ne voient et ne se doutent pas que ce sont les papilles nerveuses, dirai -je, de leurs pieds, de leurs bras ou de leur front qui les conduisent et se délectent de ces gouttes de pluie, ou de ce frais du voisinage de Teau. Tout cela paraît s'opérer mécaniquement^ quand, au contraire, ce sont des besoins et de grandes satisfactions des corpuscules qui forment notre vêtement matériel. Il y a, je vous le répète, une immense étude à faire sur cette question.
R. L'ensemble de tout ce que vous m'avez dit ce soir, concernant surtout la vie et les besoins des corpuscules qui forment notre vêtement matériel, répond on ne peut plus à la brochure que j'ai présentement sous presse, portant le titre Eludes sur V Homme. Vous ne connaissez cette brochure que de nom, et vous n'avez pas la spécialité de la communication des pensées, ce qui me fait supposer que je suis dans le vrai, en traitant comme vous des constituants de l'homme. Pour vous en donner une idée, priez votre guide de prêter quelque attention à la lecture que je vais vous faire de quelques propositions contenues dans cette brochure. Je lis alors à Kavet les paragraphes 16, 40,
62, 63, 64 et 65 de ladite brochare, paragraphes que son guide trouve très-exacts, mais trop en dehors des études présentes de rhomme pour être comprises. II me dit : « Remettez à quelques siècles le succès de ces propositions; nous serons alors à même de juger de leur étendue, d
La se termine cette curieuse séance, qui se trouve confirmer une partie de mes études précédentes sur ces questions, et surtout ce que dit Adèle, Encyclopédie magnétique , tome III, sur une semblable question faite par un fils sur l'état mental de son père. Voir page 112, etc., dudit volume.
Nous laissons à nos lecteurs le soin d'apprécier et de confronter ces identités d'opinions sur la même question. Alp. Gahagnet.