MALADIES
ANGINB COUENNEUSB. — FIEVRE SCARLATINE.
J'ai cité, tome I" des Arcanes de la vie future dévoilés , la cure que j'avais faite en 1847 sur une jeune fille aux dernières limites de l'existence matérielle, cure opérée par une seule magnétisation; mais une magnétisation que j'ai rarement reproduite ,
en ce que l'état d'esprit dans lequel j'étais entré, et dans lequel ] entre peu souvent^ avait centuplé mes forces et ma foi. Une circonstance tout à fait identique vient de se représenter à Ârgenteuil^chez un de mes amis , M. Âlp. Maugis, tourneur en tabletterie. La petite fille de cet ami, figée de cinq à six années, d'une santé ordinairement assez bonne, est attaquée par cette triste et mortelle maladie nommée angine couenneuse^ maladie de même nature que le croup, mais plus terrible encore. Par les soins assidus d'Adèle , l'enfant est tirée de ce mauvais pas. Mais la fièvre scarlatine, dans tout ce qu'elle a de plus complet succède à l'angine ; ce n'est qu'après deux mois des plus grands soins qu'elle ne donne plus d'inquiétudes. A peine cette enfant peut-elle tenir sur ses jambes, qu'une fausse fluxion , suivie quelques jours après d'une fluxion de poitrine , la replacent dans un état désespéré. L'enfant, qui jusqu'alors a accepté tous les remèdes qu'on lui a ofierts, qui a montré beaucoup de courage et même de présence d'esprit , ne veut plus rien prendre , ni rien entendre. L'action magnétique du père ne produit plus sur elle , épuisé qu'est ce bon ami par trois mois de tels soins prodigués jours et nuits. La désolation est dans tous les cœurs , et de succès aus^i heureux, il ne reste aujourd'hui que la crainte d'une catastrophe trèsrapprochée. »
Je n*avais pas vu cette petite fille toat le temps de sa maladie , absorbé que je suis par mes affaires personnelles 9 et Tétat même de ma santé qui ne me permet pas de magnétiser aussi souvent que je le voudrais. Voyant que tous les soins se trouvaient suspendus, et le désespoir en toute âme, j'allai visiter cette enfant. A peine fussé-je auprès d'elle, que je fus saisi d'un sentiment de tristesse que je ne saurais décrire. Cette petite , que j'avais vue si fraîche, si jolie et si spirituelle, ne représentait plus à mes yeux qu'un cadavre tout préparé a revêtir sa dernière toilette matérielle ; depuis deux jours, elle ne souffrait plus ses joujoux sur son lit; les fonctions secrétoires étaient arrêtées ; plus de matières, plus d'urines, plus de sueur , plus de voix même ! il fallait approcher très-près son oreille de ses lèvres pour eu comprendre les articulations. Hélas ! m'écriai-je , qui pourra jamais répandre quelques feuilles de roses sur ces joues où elles étaient si bien placées il y a quelques mois? Que peuvent le magnétisme et toute la science humaine en une telle circonstance ? Dieu est tout-puissant , lui seul peut tout. Oh ! mon bon père, veuillez que cette belle enfant ne rejoigne pas sa sœur, qu'il y a à peine une année a quitté cette demeure pour vos sphères angéliques . Veuillez me permettre de la rendre à la santé, et en même temps de rendre le bonheur à
cette famille désolée... Un état de surexcitation , je le répète^ s'empara de moi : je jetai mon pardessus sur le meuble le plus près, et me mis à magnétiser cette enfant y comme si j'étais assuré de la rendre à la vie : massages, insufflations , eau magnétisée, tout fut prodigué... Je la quittai très* calme^ et le soir même elle demandait à manger. Le lendemain la voix était revenue, et elle s'était levée un instant 1 1 ! Dix à douze jours de magnétisation et quelques carafes d'eau magnétisée pour tout remède (i), rétablirent les fonctions de tous les organes, et les muscles en un tel état de tonicité, que le huitième jour elle fit une partie de la route a pied qui la sépare de ma demeure : il y a pour dix bonnes minutes de chemin à franchir. Cette enfant comprenait tellement ce traitement et le genre de bien qui lui en revenait , qu'elle n'oubliait pas de demander de l'eau magnétisée, selon ses besoins, ni de me montrer le matin son
(h) Je dois faire observer que si Je n'avais pas une foi parfaite dans la promesse qu'on me fait qu'aucun remède et (lu'aucune autre manière de soigner les personnes que celle quH Je conseille ne seront tentés pendant au moins vingt-quatre heures, je ne produirais que des effets trèssecondaires en de telles circonstances. J'ignore pourquoi dans cet état tous les remèdes me font horreur, et que Je suis d'un détail de propreté et de précautions qui peuvent sembler ridicules, mais qui font ma force, ma foi , et par conséquent un succès inespéré.
vase de naît, pour que j'apprécie l'élat des matifr* res rendaes .
Quelles réflexions faire sur une telle cure? l\ n'y a qu'à engager tous les hommes à espérer une telle grflce accidentellement de Dieu , et d'avoir une foi bien sincère dans la gent magnétique.