A MONSIEUR ALP. CAHAGNET, RÉDACTEUR EN CHEF
de V Encyclopédie magnéliste spirilualiste.
Monsieur,
Le 25 juin 4850, j'avais l'honneur de voui adresser une lettre, afin défaire connaître au monde des occulistes, par l'intermédiaire de votre journal. que je suis le seul disciple vivant du grand théurgien Gagliostro. Vous avez bien voulu insérer ma lettre, pages 342 et 543 du Magnétiseur spirUualiste. Je vous en remercie.
Cette lettre avait en outre le but de rectifier un
passage d'un article sur les miroirs magiques, et de revendiquer en ma faveur la priorité et la possession exclusive d'une opération magique pratiquée par Cagliostro.
Près de six années se sont passées dans le silence et personne ne s'est présenté pour me dire : « Je possède comme vous le secret du maître. » Ce silence absolu a pour moi une signification par ticulière, c'est que tous ses disciples, même ses petits disciples sont morts.
J'ai bien, il est vrai, reçu à ce sujet plusieurs lettres auxquelles je ne devais et ne pouvais répondre. C'est ce que j'ai fait. Un secret doit être gardé religieusement. J'ai promis et tenu parole.
Alors je me suis demandé si moi aussi je devais mourir avec le secret; si, dans l'intérêt de mes frères, je ne devais pas, au contraire, me dévouer pat charité, à une œuvre toute chrétienne et philanthropique. — J'ai résolu la question négativement. — C'est pourquoi, le 14 août 1855, j'ai consacré à Paris une colombe ou une pupille, d'après les pouvoirs spirituels qui m'ont été conférés, en septembre 1827, par un disciple deCagliostro, et en ma qualité de petit disciple, je l'ai élevée à la dignité de voyante de Dieu, en lui transmettant ce don du Saint-Esprit, la voyance.
Inutile de vous dire, monsieur, que j'avais re-
connu dans cette personne tontes les conditions exigées parCagliostro, etqae, depuis cette époque, j'ai découvert en elle des facultés de prévision et de lucidité tout-à-fait divines.
Voilà ce que je voulais apprendre aux spiritualités de l'univers, et ce que je viens vous prier de leur annoncer. Dans une deuxième lettre, que je vous prierai d'insérer dans votre savante et intéressante Encyclopédie, j'entrerai dans quelques détails curieux que moi seul peux donner.
J'ai l'honneur d'être avec une haute considération, monsieur, votre très-humble serviteur,