‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualisteChapitre 5 sur 28 · FACULTÉS PROPHETIQUES DE L'HOMME · texte numérisé non relu

FACULTÉS PROPHETIQUES DE L'HOMME

D. Qu'est-ce que prophétiser?

R. C'est décrire l'histoire de demain, comme on décrit celle d'hier.

D. S'il est possible de décrire l'histoire de demain, cette histoire existe donc ?

R. Si elle n'existait pas en réalité ou en projets, elle serait inénarrable.

D. Si elle existe, à qui doit-elle l'être?

R. A ceux qui l'ont composée et qui la mettent en vibration.

D. Mais si les acteurs de cette histoire n'existent pas encore eux-mêmes ? . . .

R. Qui donc n'existe pas? L'acteur qui entre en scène n'était-il pas dans les coulisses ou dans un autre lieu avant cette entrée?... Prouvez-moi l'incréé, hors Dieu; je vous prouverai l'accidenté, l'incertain, l'inharmonisé, le commencement et la fin de tout ce qui est. .

D. Vous admettez ainsi que tout ce qui existe a toujours existé ?

R. Oui, en fait de points vibrateurs et de vibrations

internes, mais non en fait de vibrations externes, puisque ces dernières ne peuvent exister que par le concours de celles sollicitées et accordées. Sollicitées et •ttsri&s en ce que ]* w ptut pensa» Mit» Tibmr telle chose, nr\è admettre que fcetiê faculté ne soft pas sujette à être entravée, par la répugnance de la chose même pour cette vibration.

D. Je ne sais plus alors comment classer cet ordre d'études. Veuilles avoir l'obligeance de me donner des notions nécessaires à leur compréhension» s'il vous platU

R. Je ne connais quoi que ce soit qui ne renferme m lui tous les moyens d'être et de rapports avec ce qui lui est homogène. De ces deux facultés, la première ne peut exister que par la deuxième; car, pour que je sois, il faut que ce que je touche soit lui*méme; sans ce séparé de moi que je trouve dans toute chose ou dans tout être, je ne saurais dire moi et lui. Dire moi et lui est donc indispensable à tout être pour n* pas se croire être le tout.

Il découle de cette proposition que st je veux être en relations quelconque avec vous, es que je veux* vous pouvex ne pas le vouloir comn* moi; ce que je peux* vous pouvez le pouvoir d'une autrt manière» Toute graine, tout ovaire, tout germe, etc., sont des points complets d'eux-mêmes, mais des points inertes extérieurement, sans le secours d'autres points extérieurs semblables ou homogènes, à leur nature ut utiles

à leur extension. Que ees graines, ees ovaîres, ees germes ne touchent à quoi que ce soit, ils auront toujours ce qu'ils font; mais qu'ils soient unis, mêlés, enceints dans d'autres graines, d'autres ovaires, d'autres germes homogènes à leur nature, une vibration collective se manifestera, des rapports s'établiront, des groupages, des extensions se formeront, et, d'un point înerté en apparence, sortiront une ferme, des torées et des puissances insoupçonnées avant cette alliance naturelle et forcée par les appétits des êtres.

Premier exemple. -*- Je vois une ffemme plus homogène à mes besoins que belle à mes yeux, un rapport, une union, une fusion s'établissent entre nous deux, et d*un commun accord nous appelons à vibrer extérieurement mt être semblable à nous, être qui eepen* dant vibrait dans son intérieur à lui, et qui, parfttppel extérieur que nous lui faisons, sort de son état interne pour répondre et cet appel externe. Le réservoir qui le contenait le dépose dans celui qui doit le contenir à son tour î là, H fiiit connaissance, s*nl*te, s'entoure (Pétres homogènes à sa nature et à celle des fonctions externes qu'il est appelé à remplir, pour apparaître à nos yeux sous une fbrme phis satefesable que celle qu'il avait primitivement, forme qui ne change pas, mais qui répondra mieux aux appréciations de l'optique dont dispose notre étal externe. Nous pouvons alors, dans eette circonstance, ' prophétiser la naissance d\in être de notre tàpèee* '

Ceci bien établi, nous partons d'un uni à un pour faire deux; c'est-à-dire joignant les facultés d'un à un dans un but arrêté, enfantant un troisième ou un semblable à soi qui, bien entendu, avant cette alliance, n'eût pu vibrer extérieurement.

Dans ce simple exemple, dans ce simple point de départ de la vibration externe des choses, est renfermée la faculté de prophétiser dont je peux disposer; mais je ne peux toujours dire je ferai telle chose qu'avec le concours de cette chose, et je ne suis autorisé à avancer cette proposition qu'avec l'assentiment des fractions qui concourent à la produire.

Deuxième exemple. — J'ai 400 francs à payer demain; je peux pr'ophétiser que cette dette sera acquittée, mais par le secours d'un emprunt; cette somme m'est promise et même assurée par un ami. Ce que je peux ne pas attendre dans cette circonstance, c'est que la somme promise soit détournée de son but par une cause que je ne saurais prévoir, cause qui m'a permis de prophétiser jusqu'à elle que ma dette serait payée, et qui cependant vieut paralyser le point supérieur de la prophétie.

Mes pensées, dans mille circonstances semblables, toutes alliées qu'elles sont conventionnellement avec des pensées homogènes qui leur promettent leur concours, et font présager que de cette alliance sortira telle manifestation, peuvent donc affirmer qu'elles feront telle chose dans telle occasion ou dans telle

phgse de succession, ce qui écrivant i teDe question de temps, et se trouver déconcertées par le manque à Tappel du contingent des moyens de cette vibration. Il en est ainsi pour toute graine, tout ovaire et tout germe qui, s'ils sont déposés dans les milieux nécessaires à leur vibration externe, produiront les formes existantes de toute éternité en eux; produiront les locomotions, les formes et les puissances qu'ils contiennent, locomotions, formes et puissances qui vibreront extérieurement, comme elles vibrent intérieurement dans le forum des pensées, des besoins et des aspirations de l'être; mais autrement ils resteront tels quels. Un grain de sénevé ne contient pas l'histoire prophétique d'un grain d'avoine, et ungerme d'homme ne contient pas l'histoire prophétique d'un germe de mouton.

D. Dans tout ce que je viens d'entendre, je ne reconnais que des déductions, des suppositions, des exemples autérieurs faisant admettre des faits semblables; mais la prophétie, telle je la conçois, telle je la connais et telle elle est admise, a ses précisions, ses dates, ses échéances, ses droits d'être enfin, qui ne semblent pas relever des suppositions que vous me citez,

R. Pensant que vous désiriez des instructions physiques toutes d'expertise et de contrôle, je vous présentais, non des déductions ni des suppositions, comme vous le croyez, mais bien des lois, des vérités compa-

ràthres admises par te chimiste, comme par le naturaliste, par le simple observateur comme par l'ardent argumentateur. Je ne connais quoi que ce soit sur la terre qui ne découle d'une loi et ne contienne en soi une semblable loi réversible sur ses productions.

Je croyais ne pouvoir mieux foire que d'entrer en étude avec vous par ces citations qui, je le répète, toutes démonstratives qu'elles sont, ne laissent pas moins planer dans votre esprit des doutes que vous désirez éloigner de ta prophétie humaine. Je crains fort que les lois de l'une soient plus assurées que les lois de l'autre, je devrais dire mieux étudiées; car des lois sont des lois, sont des forces et non des dépendances ; mais, pouvant 'être étudiées imparfaitement, elles seront également commentées imparfaitement, et en plus, quoique ne dépendant pas absolument les unes des autres, tel le mot dépendance est compris de nous, elles n'en sont pas moins soumises chacune à des appels harmoniques qui alors semblent les placer plus ou moins iaférieurement les unes les autres.

Le manipulateur de quelque substance que ce soit, sait ou peut savoir ce qu'il attend de cette substance; par conséquent, connaître ses puissances et ses qualités, ce qui est pouvoir prophétiser l'histoire future comme celle antérieure et présente de cette substance. Cependant, cent entraves qon étudiées peuvent venir détruire cet historique prophétique.

Un botaniste peut décrire et faire manifester à mes

yeux l'histoire future de milliers de plantes, sans commettre d'erreurs sur aucune, sauf les entraves qu'il ne peut pas plus éviter que le manipulateur précité.

Ce que peuvent du savant physicien au savant chimiste, du savant horticulteur au simple laboureur, en connaissances prophôtico-SGienUÛques, le peut tout être dont les facultés sont aptes à ces études, sapf toujours les entraves avec lesquelles on est habitué de ne pas compter.

La manière dont nous devons désirer apprécier les facultés prophétiques de l'homme doit être on ne peut plus appropriée aux études matérielles du physicien qui ne veut en quoi que œ soit se dessaisir de ses instruments de manipulation; mais si nous délaissons ce domaine pour celui du spiritualisme, nous n'aurons pas besoin d'assembler à grands frais d'études les successions ugégatrices des formes .pour découvrir en elles leur loi d'être, par conséquent» prophétiser ou conte* leur histoire future, oomme nous contons leur histoire passée, nous nous en tiendrons à des êtres intelligents, assemblant et méditant leur passé en laveur d'un ave* nir pluâ de leur goût. Nous admettrons que l'état terrestre des êtres en générai et de l'homme en parti* culier, est un état d'optique momentané, un état d'essais de vibration et d'harmonie, un état comparatif de moyens d'etister, par conséquent, une suite de combinaisons et de sensations inverses* Nous admettrons qu# Ja cassation de cet état, les. moyens de vibration

île l'être ne sont nullement éteints, sans quoi les nuits deviendraient des jours et l'harmonie deviendrait le chaos !

Nous avons fait assez de propositions dans nos ouvragés en fttveur dé l'immortalité individualisée de Tàcne dé tout être sans nous répéter ici. Si nous n'avons pas établi a fortiori cette proposition, c'est que nous sommes incapable dé professer quoi que ce soit. Ce dont nous ne nous reconnaissons pas incapable, c'est de croire pour nous h ces études- et de les continuer aux yeux de nos lecteurs présents comme nous les avons commencées pour nos lecteurs passés.

Il n'y a pas cessation d'exister pour un corpuscule si petit soiMI dans la nature, ou la nature elle-même descendrait le crépuscule de la vie. L'âme, l'agent, la pensée, le vottp de pied newtonien qui anime le corps matériel, ne s'éteint pas pins dans un râle d'agonisant que l'homme d'hier s'éteint dans le sommeil qui le conduit à l'homme du lendemain. Le réveil du dernier donne unie idée exacte de celui du premier. Tous les êtres, à l'exemple du Christ, planent plus au dehors de leur tombeau que d'en être les momfflques locataires, et supposer te moindre réveil, la moindre succession dé vibrations de l'être au delà de la tombe, c'est lui accorder à coup sûr des moyens de penser et d'agir. Penser et agira quoi et en faveur dé quoi? Ce ne peut être qu'en faveur de ce qu'il a pensé, de ce qu'il a fait ou désiré faire antérieurement. Si l'être, sur la terre,

s'accouple et se groupe pour compléter le contingent de ce genre d'exister, il doit . continuer hors cet exister ces accouplements et ces groupages, puisque la solitude ne peut exister dans un plein de tout

Nous avons acquis la preuve irréfutable dans nos études somnainbuliques, que l'être continuait de vibrer dans les mêmes ordres d'affections que lorsqu'il était sur la terre, et nous croyons avoir assez donné de preuves de celte proposition pour ne pas la voir révoquer en doute par le consciencieux étudiant en spiritualisme.

Si ces études sont vraies, — et elles le sont pour nous, — nous continuons donc dans l'autre vie ce que nous avons commencé dans celle-ci; et continuer ce qu'on a commencé, c'est marcher vers un but proposé, c'est écrire soi-même la prophétie de ses vœux et de ses actes, c'est ne pas sortir des limites de la ligne droite tout en pouvant être entravé par la ligne courbe* Continuer dans un but meilleur son genre d'exister, «'est accorder généralement ce droit à tout ce qui vit; accorder .ce droit à tout ce qui vit, c'est lui laisser la faculté de mieux se grouper, de mieux fusionner ses vœux, par conséquent, produire avec plus d'ensemble et de force. Produire quoi ! Ge qu'il n'a pu produire aotérieu» xement, faute de moyens produisants; mais continuer la même production en vue des mêmes fins luurmo* niques des groupes produisants n'est nullement séparer le passé, du présent, ni le prient du futur. Avoir

quitté l'état matériel, état patient, et être miré dans l'état spirituel, état agent, c'est caser chaque chose en son lieu et droit, c'est ne plus mêler les deux, états dans un, c'est distancer le petisum du pensé, par conséquent, c'est combiner au delà ce qu'on combinait en deçà ; mais comme les moyens d'action ne sont plus les mêmes et que, spirituellement, on ne peut toujours agir sans bras matériels , on est donc forcé de rie pas être séparé totalement de cet état et de lui être uni comme l^uiic Test à la mèche, dépôt de la lumière de tous.

Oui, pour nous, l'être, en quittant l'état matériel, n'en quitte que l'habit, qu'âne fraction d'attributions théâtrales, pour passer dans un rôle supérieur; et continuer la pièce en représentation. C'est un linceul qui sert de tfdeau ; c'est un cercueil qui sert d'antichambre ! c'est un même lieu conjoint au lieu quitté, un pas en avant^ et non quoi que ce soit en {dus ou en moins; c'est le soldat fait caporal, ou c'est le soldât mis à la salle de discipline pour manque au devoir.

Ces propositions bien admises nous font nous trouver devant une autre faculté de prophétiser, un autre moyen de dire tout haut ce qu'on pense tout bas et d'affirmer ce qu'on assemble en vue d'une construction quelconque* mai* cette deuxième faculté est soumise comme la première à l'ensemble des acquiescements à son exécution, aux variations éternelles des gepres infinis de groupage des êtres, c'est enfin formuler autrement les choses fofawlée&, mais non pas

la» affirmer autrement qu'elles ont été affirmées. La prophétie est donc; exacte tant qu'elle ne rencontre pas d'obstacles majeurs, par conséquent la filière des combinaison» de son arrêté peut être connue, puisqu'elle e$t combinée et souscrite; mais elle est en tout semblable à un messager envoyé vers telle personne avoo un ordre d'instructions qui, si le messager arrive et que ces instructions soient bien comprises, permettront de pouvoir dire : telle chose s'exécutera tel jour, à telle heure, en tel endroit, par telle personne, en vue de tel résultat; mais si le messager n'arrive pas à temps ou que les. instructions ne soient pas comprises, le fiait n'ayant pour Lors pas reçu d'exécution, on sera en droit de nier la prophétie» Si, au contraire, cette dernière reçoit une pleine exécution, on sera partisan pour ce genre d'historier ; cependant, dans l'un ou l'autre cas, nous ne quittons pas le terrain de l'incertitude que commande la liberté apparente de chacun, nous ne pouvons que nous approuver quand l'assemblage combiné de nos vœux n'e6t pas entravé, et regretter au contraire quand il est entravé. Noua ne devons donc prendre que des notes à l'égard du but visé, afin de marquer comhien de fois ou comment il a été atteint.

11 n'est pas un être qui, dans la moindre de ses actions, ne prophétise, puisqu'il s'enchaîne par le corn* raffinement d'exécution de cette action avec sa fin de vibration. Il peut donc dire en toutes choses : je désire

faire ceci eu vue de cela, et le mot cela devient alors la prophétie de ceci chaque fois que ce but peut être atteint.

Depuis la Révolution dé février 4848, nous ne saurions dire combien de fois les meilleurs lucides de notre connaissance, comme les nôtres, ont affirmé une réaction, une invasion présente, qui ne permettaient aucun doute ni aucune attente différée. Les esprits les plus élevés, que nous évoquions à cette intention, nous affirmaient les mêmes faits en s'écriant : Oui, l'horizon s'obscurcit, apprétez-vous à de grands troubles 1 Qu'y avait-il en tout cela ? Cent combinaisons habilement conçues, mises en délibération et votées à l'unanimité par la société spirituelle henriquinquiste, je le suppose, pour réagir sur le monde matériel ; quand uue autre société, philippiste, napoléonienne ou repu-, blicahie, combinait le contraire en vue d'un autre but, et s'entre-paratysant, par conséquent, Tune l'autre.

Lorsqu'il à plu à Nicolas de passer par la Turquie pour la placer dans son sac de voyage européen, et venir prêter main-forte aux potentats absolutistes d'Europe, afin d'étouffer la Révolution française, ses plans étaient parfaits d'ordre et de chances de réussite, par conséquent, pouvaient être prévus par le prophète d'Orval, le voyant par excellence invoqué dans ces temps dé craintes et de désirs les plus contradictoires; mais ce que d'Orval avait pu prévoir dané le domaine des pensées de Nicolas, ou du groupe monarchiste.

absolutiste, qut devait vibrer trois siècles après d'Orval, tout étant aussi vrai et aussi facile à prédire que 1'éclosion d'un grain de blé contenu depuis dix-huit siècles dans un sarcophage égyptien, n'en exigeait pas moins que les milieux se prétassent à cette éclosion; et c'est directement la non-souscription de ces milieux à cette éclosion qui a fait avorter la prophétie d'Orval.

Nicolas veut passer par et sur la Turquie pour venir donner la main à sa bien-aimée sœur l'Autriche ; mais celle-ci voyant cette main pleine d'une puissance qui lui offre plus de craintes que d'espoir, ne s'empresse pas de s'étendre vers elle, par conséquent, laisse dans le vide le bras ami qui lui est tendu... La France, d'un autre côté, voyant que Nicolas veut passer par la Turquie pour venir à Paris, désire passer par la Crimée pour aliër à Saint-Pétersbourg. De ces contrastes si imprévus doit découler un annulant non de la bonté de la prophétie d'Orval, qui peut être exacte, hors «es temps d'exécution, mais des temps d'exécution euxmêmes Le prophète, selon nous, n'est donc qu'un indiscret, ou un commiuionné voyant, qui lit à l'avance les rôles de chacun, dans une pièce soumise au répertoire du théâtre terrestre. Semblable à l'horticulteur, il fait l'historique de l'éclosion des graines —pensées humâmes, — mais comme l'horticulteur, ne comptant pas avec l'inconnu si compliqué des divisions de l'univers avec les lofe d'entraves, de conservation et de

vibrations harmoniques, il peut faire erreur et être tout étonné lui-même du veto que pose le grand maître en toutes choses sur tes courants ambiants des aspirations humaines*

T eut-il convention antérieure, arrêtée entre les êtres actifs de la prophétie, comme nous le proposons, qu'il faudrait toujours admettre, pour réussir comme ils te désirent, que les patients aliénassent leur liberté, ou kt vissent aliénée, ee qui, selon nous, ne peut être expliqué par l'harmonique raison.

Si je veux m'octroyer le df oit de combiner* de grouper, de délibérer et d'agir en particulier eu par massas dans tel sens qui m'est agréable, je ne peux refuser les droits que je m'Octroie à ceux contre lesquels je veux agir. Admettant, par conséquent, que ces droits sont égaux, chaque camp ou chaque être peut prophétiser non ee qu'il sera de ce qu'il médite, mais ce qu'a médite. Comme dans ce genre de coûter lé médité au futur, il n'y a qu' une chance contre pour l'empêcher d'être exact, la prophétie À donc, une chance sur une d'être vraie. . Chaque fois qu'elle Pest, die étonne par •la richesse dé ses détails qui remplissent d'admiratiaa. Choque fois, au contraire, qu'elle n'est pas exacte» elle provoquer le mépris* Cependant, comme nous, Croyons présenter franchement la queltàtti, èlleest vraie et fttiBSe mérite autant que quoi que ee soit d'être prise en confédération ^ d'être suspectée.

H eus résument donc dowtte deuxième propésftten

que ce qtfB est possible de déduire et d'affirmer de l'écfosion Ses graines, germes, ovaires, réboutures, etc. , est possible de dédaire et d'affirmer des pensées humaines en ce qui concerne l'individualité de chaque être; mais chaque fois qu'on voudra déduire et affirmer les actes collectifs, on sera dans le sentier de l'erreur. Affirmer la prophétie, peut être admis à titre cPétuàe ; mais te doute est un pins sûr garant de la croyance du sage. Etudions-la doue eomihe la ph» simple des propositions de l'esprit humain.

D'après les propositions précitées, nous ne cherche* rons pas laquelle des prophéties anciennes ou modernes est ta meilleure et la plus curieuse. Toutes bonnes prophéties offrent le même côté d'étude; aussi hisse* rons-nous les saints prophètes Ezéchiel et Jean prophétiser religieusement moitié vérités et moitié erreurs, nous laisserons également les prophètes profanes 4e Nostradamus à.mademoiselîe Lenormand prophétiser en vers et en prose la moitié de ce qui s'est passé ou se passe. Ce sont moins des prophéties pour plaire aux esprits agitateurs et agités que nous désirons publier, que Pétude que nous désirons faire de ta faculté de prophétiser. Tout est làf... Ayant été par nousmême mis en état de pouvoir voir le ftrtur dans certaines circonstances, non pas une fois, mais des centaines de fois, nous prendrons simplement quelques faits de ces visions pour point d'études. Etant à'même également de recueillir les lumières nécessaires, et des

prophétie? d* nos lucide*, nous noua trouvons, par ce fait, dispensé de recourir à d'autre» livres que le grand et ineffaçable livre de la mémoire pour étudier cette faculté de, cognition; feculté qui, étant admise, oem* mande, nous le répétons, une très*grtnde cbrconspeo-.. lion envers les moyens d'être.

Nous avons dit dans notre ouvrage ayant pour titre Lumière des Mçrts, et celui ayant pour titre Magie magnétique, comment les Acuités de vision? nocturnes ( et de seconde vue s'étaient manifestées eu nous, et avaient jeté la base de nos croyances à l'exister du monde spirituel. En 1854, Révélation* d Outre-Tombe* nous avons cité, page 298, une vision que nous avions t eue avant la nomination à la présidence pour dix années de Louis-Napoléon. Cette vision est d'autant . plus curieuse qu'elle est politiquement l'appréciant, ■ la prophétie de la chute de la république de 484S, Elle . nous frappa, tant par sou allégorie, qu'à partir de ce jour nous tînmes un petit journal des visions ayant rapport à la politique, et de celles ayant rapport à cent et une phases de notre existence. C'est dans ce peti) ; journal que nous fouillons aujourd'hui pour présenter à nos lecteurs celles qui suivent, vu qu'elles nous faciliteront dans ces études» non à ne plus laisser aux argumentateurs le droit d'argumenter, mais à aider aux vrais étudiants d'apprécier le bon et le mauvais, le , vrai et le faux des prophéties. .

— Il ~

FftiMittE vision, ~ Quelques mol? avant le 2 dé~ cambre 4952, je me trouvai, une nuit, me sentir réveillé dans mon Nt par le bruit eitérieur qui se faisait rue Saint-Denis, où je demeurais alors. Je me levai pour aller voir par la fenêtre ce qui se passait dans la rue. Je vis venir dans la direction de la porte Saint- Denis, vers moi, un rassemblement de bien bizarre , composition. Un prêtre d'une grandeur gigantesque, d'une mise très-riche, et d'une physionomie d'aussi belle composition queflère du rôle qu'il remplissait, était le conducteur de ce rassemblement. Plus il avançait vers ftioi, plus il grandissait en stature, et, passant sous mes fenêtres, il en atteignait le bord de sa tête. 11 criait à pleine voix : Place, jlacb a la yolorté de Dieu!... Lorsqu'il passa devant moi, il affecta de crier plus fort encore : C'est la volonté de Dieu!... Je compris de suite, à la composition du cortège que j'avais devant les yeux, que c'était le renversement complet de la république, ce qui ne me plaisait pas trop; aussi argumentai-je cet homme, en lui disant que Dieu ne devait pas mettre la main à de si petites choses que celles que font les hommes en ce genre, et que je n'admettais nullement son affirmation. Il la répéta avec l'accent de la plus grande vérité pour lui.

A sa suite venait un petit groupe de personnages paraissant appartenir à la classe des commerçants; puis une assez grande quantité de très-beaux bœufs. Apres «jes boeufs venait une très-belle statue de Liberté pa-

fàissant être en marbré blanc, portée Je ne art» comment. Caché derrière elle étaît *** qui de temps à autre regardait en avant si qnelqae obstacle s'opposait à la marche de ce groupe. Il paraissait être très-inquiet. Derrière foi marchait au pas, sflenrcfeusement, un peloton de garde nationale et quelque» s*dats de toutes armes. Le peuple, pfus étonné que* partisan de cette manifestation, regardait, maïs ne se mêlait pas à ce cortège. *

Je me trouvai réveillé, très-Inquiet sur ce qtrî venait de m'être montré. Quelques mois plbs tard, une bombe, en brisant ma fenêtre et me couvrant d'éclats de verre au milieu de ma chambre, m'expliquait nn peu brutalement, il est vrai, mais m'eiplfquaft ma vision, ne me laissant aucun doute sur Fexactitude de son allégorie. Le coup d'État du 2 décembre était fait.

Je laisse te sofa ftu lecteur d*apprécier, ne Vouferart pas interrompre nies citations par autant d'observations qui en altéreraient le sens et le mérite. Je reviendrai sur elles en temps opportun, pour en preiidre et en laisser ce qui me semblera convenable. Désirant également ne pas m'en tenir qu'aux prophéties plus ou moins politiques, je citerai, selon leur ordre, les visions qui m'ont le plus frappé, afin d'étudier avec plus d.e détails ce genre de faculté. :

Que le lecteur ne perde pas de vue que ce sont des fragments d'un petit jôurnarqull va lire, journaî écrit

au jour le jour, sous l'impression même de la vision citée; par conséquent qu'il soit indulgent sur ce genre décousu de narration.

DEUiiiME visioa* -*- Du 2 au £ octobre 4853, fers lea cinq heures, du matin, je me crus parfaitement éveillé, et je ma vis dans le petit jardin du pied-V terre que j'avais à Argenteuil, pied-a- terre oi{ jetais allé coucher cajour-là. Plusieurs de mas amis m'entouraient, lorsque! portant mon regard vers les deux, j'y aperçus un nuage dessinant uu homme de forme herculéeone r dans la positioad'un lutteur» Je fis observer cette création à mes atpis, en leur disant : a Je vous ai souvent dit que dans certaine! conditions d'esprit) la unit, je voyais au ciel des nuqges former les p4us ]^Ue# compositions allégoriques po^si^e^* je ne me doutais pas pouvoir, en ce jour, yous en offrir la preuve, ea vous montrant aei homme superbe qui 6e forme en ce moment sur notre, tête* • Mes amis regardèrent avec moi ce beau phénomène, qui s'agrandit à Un tel pojnt que cet homme se couvrît, des vêtements de général que portait Bonaparte lors de son expédir tiou pour l'Egypte, et, fut aussitôt entouré .de débris do canons, do boulets et d'armée de guerre de toute espèce» Cg tableau devînt une véritable apothéose* te héros y prit une position de grandeur et de fierté admirables, et un ange aux ailes déployées plana audessu* de oa léte en sigue de protection— Meo *d*ii-

ration était grande; car aucune sculpture de ce genre, que j'aie vue sur la terre, ne pouvait en approcher par le relief, la majesté, la grandeur et la beauté des ombres.

Je savais que cet immense tableau était formé simplement de nuages groupés qui cependant semblaient être de marbre le plus blanc et lé plus fin que j'aie pu voir. Les deux incommensurables qui l'enserraient dans leurs flancs bleus n'y. ajoutaient que plus de divinisation. Ce tableau passa devant nos yeux avec une très-grande rapidité, partant de l'Occident, allant vers l'Orient Je priai mes amis d'en bien saisir tous les détails; car, tedr dteais-je, ces sortes de tableaux ne stationnent pas longtemps devant les yeux.

Derrière lui marchait une espèce de pan de muraille sur laquelle jelus écrit : Emhxe. Étonné à la vue de ce mot, je dis à mes amis : « C'est pour que nous comprenions mieux que c'est un tableau de l'Empire qu'on nous fait lire ce mot. » L'un d'eux me dit à son tour: « Hais il y a encore quelque chose d'écrit au* dessous... — Oui, répondis-je... — Tiras, quelle drôle d'accolade: Vin à quitte sous t— Oh! c'est trop drôle !• répétâmes-nous tous ensemble. Je tes tiré de cet état par le chant des vendangeurs d'Àrgenteuil qui partaient aux champs pour y faire les vendanges, vu que c'en était le premier jour.

On parlait beaucoup à cette époque de la guerre d'Orient. Les vaisseaux alliés avaient franchi les Dur-

daoetles pour porter secours au sultan contre l'agression de la Russie. '

Taoïsinre vision. — Le lendemain de cette vision, me promenant dans les champs, en compagnie de plusieurs amis, auxquels dû jours i l'avance j'avais fait part d'une vision dans laquelle je me trouvais surpris dans les champs par, une averse des plus inattendues, vu le beau temps qu'il faisait en ce moment, nous nous trouvâmes directement recevoir tous cette averse prophétisée pv moi. Je priai alors M- Lqjejioe, rentier, l'un des amis qui m'accompagnaient, de voir l'heure que marquait sa montre, et de faire attention que cette averse ne devait durer juste que cinq, minute*, tel il m'avait été montré par celle que j'avais reçue dans ma vision. M. Lejeune, très*étooné, n 9 en croyait pas mon assertion; mais, la cinquième minute écoulée, l'averse avait cessé, et la petite société qui m'entourait avait une preuve de plos dons les centaines de ce genre que j'ai données à l'un et à l'autre jour» nettement. Je ne sais pourquoi ce genre de communication m'est fait depuis bien des années, et me cou* tinue très-méthodiquement ses indications; mais je dois avouer que je n'avais pa* encore remarqué une telle exactitude que dans celle dont je fais mention.

Quatrième vision, du au 10 octobre 4953. — Je me trouvai sur le palier de notre escalier, d'où j'aperçus un homme qui montait. Je crus reconnaître en

lui mon *usm Vetdure, spkiftMKaé eo 4648, dtfuèl

j'ai déjà parlé dans mes ouvrages. Je.fite otrtiiot après un instant d'attention, que c'était bien lui; mais comme je me souvins qult était spirltualîsé, je ne pouvais en croire mes yeux. Je pensai alors que j'avais rêvé plusieurs fois qu'il n'était pas spirftualisé, et par conséquent que mes rêves étaient trais, le le laissai monter sans lui parler, et je le reconnus encore davantage à la grâce de sa démarche. J'aperçus que ses cheveux étaient grisonnants. « Tiens, me dis-Je, la preuve qu'il n'est pad spirituûliôé, c'eôrquTlTie pourrait avoir des éheveùx gris au monde spirituel. » Je le laissai entrer dans ma chambre, sans toutefois ne pas craindre qu'il touchât de la tête le haut de la porte, vu qu'il avait six pieds de hauteur; mais il s'inclina de manière à éviter ce choc, le le suivis doucement, et je l'entendis s'écrier : « Le voilà celui qui Vient de chez les morts !... que l'on dit mort et qui est plus Vivant que vous! » Au même instant, Il embrassa plusieurs enfants que je ne connaissais pas, qui se trouvaient dans ma chambre. Je me dis en moi-même: * Voilà qui est drôle! il faut que je vide cette question, si c'est une hallucination ou une imagé créée par ma pensée. Je peux la faire agir tel je le veux; par conséquent, je veux que mon cousin embrasse telle personne qif fl avait l'habitude d'erabrasefcr lorsqu'à me rendait visite. » Jt>fis des efforts inouïs pour obtenir cft résultat. Je ne pus y parvtirin

. Je demandai à deux personne* présentes. s) elles voyaient quoiqu'un près de moi $ elles me répondirent Affirmativement, et Tune d'elle», Adèle Maginot, me dit: « Ne t'evaierje pas dit que j'avais rencontré M, Verdure auprès de la porte Saint-Denis ee matin ? » AdèU n'a jamais vu ce cousin. Je réfléchis donc que cet homme étant vu par deux autres personnes que par moi, ayant les .cheveux gris, et n'obéissant pas à ma pensée, ne pouvait être une erreur ou un enfantement de mon imagination, par conséquent que c'était bien mon cousin. Je m'approchai de lui et Je lui dis alors : • A nous deux maintenant. Puisque voua arrivez de chez les' tnorta } et dîtes n'être pas mort) j'ai fait quelques études sur cette question; nous allons en traiter ensemble. » J'eus à peilie terminé cette phrase que 1a figure de mta cousin se dissipa en vapeur, et je me sentis le besotu de dormir.' Je me couchai sur un lit qui. était là, je m'y vis dormir, et j'eus la conviction que ce que je venais de voir était un rêve de mon corpé, que je savais être étendu là, sous l'empire du sommeil. Je me trouvai alors réveillé véritablement, sans éprouver aucun trouble, et plein d'espoir qu'un jour je verrais tout éveillé des Esprits comme eb avait vus Emmanuel Swedenborg, que ce que je voyais ainsi n'était que des préparatifs pour cet état, attaque je ne confonde pas alors les deux mondes ensemble. .Tout en réfté* efcisssnt. ainsi et passant eu revue dans me mémoire toute cette vision, je ne pus me rendre ccMoppteoà était

posé l'escalier par lequel mon cousin avait monté, escalier existant véritablement. Je savais être dans ma chambre, dans laquelle je ne pouvais entrer que par cet escalier ; j'étais on ne peut plus libre de mes pensées et dans mon état normal, et je ne pouvais me rendre compté comment j'étais logé aussi haut, sans moyeus d'y monter? L'effroi succéda à l'inquiétude que f éprouvais sur les fragilités de la mémoire. Je priai qu'on me rendit là connaissance qui me manquait sur ce sujet. Je sentis aussitôt une détente nerveuse s'opérer dans le derrière de ma tête, et la connaissance de cet escalier me revenir/ Je compris par cette étude de dix minutés tout l'abîme que pouvait rencontrer la pauvre humanité dans ses changements d'affections*, d'opinions,' etc. Il peut suffire de toucher une fibrille commises à ce résultat pour faire d'un homme instruit uu idiot, d'un honnête homme un misérable, etc. Qui peut mieux opérer ces changements d'intelligence que les • Eprits qui ont les défis de ces domaines ?

Cmquièxe Visio*. — Du 22 au 25 novembre 4855. Étant ailé coucher à Argenteuii, mon sommeil se trouva être agité, me réveillant toutes les heures et, à chacune, me souvenant des rêves que je venais de faire, rêves dont la plupart étaient plus bu moins ridicules. A l'un de ces réveils , je me souvins sortir d'une sensation assez pénible : Paris était agité et ma rué était fermée par là trdupe ; j'eus quelque peine à gagner mo de-

meure. Au réveil suivant, mon ami, M. Lecocq, se trouva au bord de mon lit, et je lui dis: « Ôh ! j'ai bien fait de me réveiller, car j'ai senti le commencement d'une de mes attaques nerveuses internes, et la tête m'est bien douloureuse. » M. Lecocq me répondit : t H fallait plutôt la supporter; vous savez que c'est souvent à leur suite que vous voyez quelque chose qui vous récompense bien de cette souffrance. • • .

Tout en me disant ces mots que je croyais entendre bien éveille, je me réveillai réellement, et la douleur que je sentie dans la tète me fit me réjouir d'avoir pu ainsi échapper à cette attaque qui, je le reconnaissais u ses préludes, en était bien une. Je fis plusieurs tours dans -mon lit, afin de gagner du temps avant de me rendormir, pour qu'elle ne revienne pas, comme elles le font souvent dans de semblables conditions, le me trouvai croire ne pas changer d'état» me supposant bien éveillé,' lorsque j'entendis du bruit vers les deux; je les fixai aussitôt et j'y aperçus des nuages s'entre-ehoquant avec fracas et produisant un bruit semblable à celui delà foudre. Tout étonné de ce phénomène, j'en fis part à quelques personnes présentes, et, tout en regardant ce combat nuageux, je vis dansées nuages de* dispositions à former de ces tableaux si beaux dont j'ai déjà parlé, je priai les personnes présentes d'être attentives, car il allait apparaître quelque chose de curieux, leur disant comme cela m'est arrivé à chaque fois ; j'ai conté beaucoup de ces visions nocturnes à mes

amis* ils ont/toujours refusé d'y croira» pa&e. que je dormais» selon eux; mais aujourd'hui que je ne dore pas «t qye vous «liez, en voir ea plein mi4i, veuilles y frire #ttenUoQ, afin de leur affirmer 1* vérité de mes rôçUs* J* <get, à l'instant, se couvrit sur une superficie du 1 tiers desa vaste circonférence; de personnages les m*eu* fflodeifeet affectent lee peeoe les plus calmée et nobles qui se puisent voir, le tout composé de nuages drtmMsocidMireébtouîsfieiit; a« milieu d'eux apparut «û gmnji personnage que je reconnus de suite peuMtft "5 «aeia sa corpulence de*iitfi»démemirénient grosse avee oeUe qu'il a présentement Tous le* pereoflnstss présçot* l'entouraient *yec respect. Après un instant de refK)», ta moustaches d****àe~ vinreat beaucoup plus fortes, ainsi que pe personne, qui <feyint<ds manière à imiter un colosse; .des débrie informes de lauriers l'entouraient; les personnaget qui semblaient, h n'y avait qu'un estant, lui porter l«gt dereepeet» perdirent alors Ifur série*** paur prendre fe mim rieuse et bMiffimne d'une mascarade ; leurs vét |en|ent# se changèrent aussitôt eu eeux de pierrots* d'erfequjo^ fatras* paillasses» etc. ; jamais, je n'ai vu une teU$ se&iôrde carnaval) au milieu de laquelle fondit **\ oomme m morceau de euere dans un verre

. lorsque ^sn pantins eurent bien gambadé, apparut au-d&eue d'flu*.une masse.de. sqldatsde l'Empire aussi n o mhwtt <wteM*i m* H mm* Plusleur* «te firent

*- Si —

sigtoe de la main, pour me prouver qtfî» me cdmais* ' saieht, et étaient «entente de ce qui Tenait de se passer son* leurs pied». Je lear erfai : r Tons vivez donc bien, vous lAe toyez donc F Je ne croyais voir qu'un tablean allégoriqne. » Ib me firent signe dtemuteau qu'ils étaient vivants et qi'Hs me voyaient . Il me fut inspiré que parmi etrx étaient les frères de ma mère,qui sont tous morts sons Napoléon I* r , ainsi que mort oncle Verdure, officier dé la Légion dTiontteof, ehéffle bataillon de la garde impériale; Ce qui me le prouva, ce fut son fils, qui était chevalier de cet ordre-, qui tiftt à moi tenant à sa main des productions spirituelles ; il me? dit: « tiens, pour te prouver que tu vois* bien ce qui est au moride spirituel, voici des productions vé- . gétales de ce motaie ; prend-les ef gardes-lés. » tt me présenta des fleurs d*or très-briffant, pute deux petit* animaux enfermés' dan» des femtfcs, dont Fun se déroula dans ma main sous ta forme d'une éctarissevefte. Je le teidercia? et dis au* personnes qu? m'env tourafent: * Sï je donne cet anima! à quoique saVrfnf du Jardin des Plantes en ctisaût r voilà une production' spirituelle, il me rira au nez ; j'aime mieux leur laisser lft&eiu déclasser «et animal (jue (te leur dire son tiw> de naissance. * Je* me trouvai à Piftsfairt les yeurt vraiment ouverte i notre »on<k» te cœpi-<ptei& d'inquiétude surfènsfembîe etlai concordance de çesitrtrôs/ viaioast, La première vâ&où je m pouvais .jwtÉar * ; mon domicile à Paris, pa^h : troupe qui obstrua* fe*

rues; la deuxième, entendant M, Leeoeq me dire que j'aurais dû ne pas refuser mon attaque, vu qu'elle était sans doute le prélude de quelque vision, et la troisième, celle que je viens de raconter, semble me prouver que beaucoup de présumés dévoués à *" pourraient n'être que des pantins qui jouent une comédie indigne d'hommes d'honneur, vu qu'on ne fait jamais une bonne action en agissant dans l'ombre; quelle que soit d'ailleurs notre opinion, et je ne voudrais pour rien au monde frapper un homme par derrière, si hostile me ftt-il (*).

Suites vision, du 4 5 au 16 mars 4855. — Comme je l'ai déjà dit bien des fois J'étudie l'analogie que les rêves peuvent avoir avec les vues du monde spirituel, et j'en conclus qu'ils sont l'entrée, obscure de ce monde ou de cet état, cependant, lorsqu'il m'arrive de passer par une macédoine de visions et de sensations plus ou moins ridicules et inexplicables dans l'état matériel, je me désespère de ne pouvoir [rien conclure de recevabte sur cette question. C'est dans cet état d'esprit où

(1) Je prie le gouvernement impérial de ne point interrompre ces études, qui pourraient lui sembler, an premier aperçu, être contre son existence ; la suite justifiera le contraire. Qu'il me laisse la liberté de mon langage, en vue de la francbtie et de rimparliaHté dont je désire faire preuve dans cette appréciation ; la somme de liberté qni m'a été accordée jusqu'à ce jour dans mes publications philosophico-libérales m'encourage à espérer la continuation de cette liberté et me " \ m'en rendre digne» (Note <fe V auteur.)

j 'étais depuis plusieurs jomjs, eUù je me seplais très-indifférent envers cette étude, que ççtte nuit, je me crois cornue à l'ordinaire très-bien éveillé dans ma chambre, me promenant de long en Jarge, lorsque tout & coup je vois une chaise remuer déplace. Je regarde ce mou* vement avec autant de curiosité que de surprise, et je me prends à dire: • Y aurait-il des Esprjts, d$s tabl& tournantes dans ma chambre?» Je n'avais pas fini cçtte phrase que la chaise en question s'élève comme d'eU* même à la hauteur de ma tête et se promène ain*i dans la maison. Mon étonnement fut grand, comme on doit le penser, et j'appelai Adè|e, qu* j'entepdw marcher dans sa chambre, pour qu'elle fût témoin de ce phénomène; mais lorsque Adèle entra dans la mienne, la chaise redescendit à terre, malgré mon envie de la soutenir en l'air, de ma main, à la hauteur où je l'avais vue. Désespéré qu'Adèle n'avait pu voir ce que j'avais vu, je dis à la chaise : t Est-ce tout ce que tu désirais me faire voir? » Je n'avais pas fini ces mots que la chaise se pencha en avant jusqu'à terre t et fit une culbute comme en font les enfants; d'une elle fut à deux puis elle fit ainsi tout le tour de ma chambre et de celle d'Adèle. Cette dernière me dit : « Cela est très-curieux, mais ne m'étonne pas (4). t Je passai alors dans un deuxième état où je crus de

(4) On retrouvera dans les sommeils de Gustave de Saiat- Paul, lucide âgé de dix années, dans le cadre des eavraga* teY Encyclopédie magnétique, des vues de ce genre.

nouveau être éveillé et dans lequel Je regrettai que ce que j'avais Vu en dormant ne se réalisât pas éveillé. M. Lecôcq, avec lequel je me trouvé souvent dans ces sortes d'études, était auprès de moi; je lui contai cette vision, lui marquant le regret que j'éprouvais qu'il n'eût pas vu semblable chose. Mes yeux se trouvèrent à cet instant portés vers ma croisée, d'où j'aperçus un ciel très-beau vers lequel montait perpendiculairement ton bôton lancé comme on lance les chandelles romaines dans les feux d'artifices : t Tiens, dis-je à mon ami, voilà qui n'est pas moins curieux ; regardez donc ce bôton qui monte au ciel; c'est un drapeau. * En effet. le drapeau tricolore qui était enroulé autour se déploya et flotta à nos yeux, jusqu'à ee qu'il fût assefc baut pour être perdu de vue; une grande quantité d'étendards semblables furent lancés delà même manière, comme formant un faisceau ou bouquet d'artifice; mais presque tous rasèrent la terre el rëtôtnbèfent dans I'éau ; ceux qui s'élevèrent un peu plus haut fié putent se soutenir en l'air, comme le premier, et retombèrent également dans l'eau. Ebahis de Ce genre de feu d'artifice, qui nous paraissait être tiré à Paris, Sur )tt place de la Concorde, nous trouvâmes l'idée aussi pauvre qu'inexplicable, vu qu'aucun jet lumineux ne les accompagnait et qu'ils retombaient tous à terre à peine fanc 's dans l'air.

Je passai dans un troisième état dans iequel j'eus connaissance que les deux autres notaient que d eux

rêves que du moment je pouvais apprécier, cupide je le fais ordinairement, puisque j'étais réellement dans mon état normal. Un sentiment de triste inquiétude me pénétra dans ce moment, et je fus assailli des plu» pénibles doutes qui puissent exister, tant sur le vrai, le réel et la ducUbilité de la matière, .qg$ aur le positivisme des états par lesquels j'avais p#6çé ; par, daw . ces états, j'avais étudié, pepaé, apprécié avec un$f n}pde justesse, et j'avais acquis tous les degrés possibles de certitude à l'égard de la pondérabilité fje tout ce qui m'entourait. Je restai assez longtemps dpns ce pénible ordre d'idées, me promenant dans ma cbajnbre, ipe regardant dans ma glace, ma palpant, in'asseyant, touchant h tout ce que je voyais pour m'assuw de leur résistance à ma pression, Je voyais 4<]£le et mop-Wi M. Lecoçq qui causaient ensemble de ce qu'il? avaient vu avec moi. Je n'osais leur demander s'ils étaient , bien là et si j'étais réellement dans mon état matériel? l'avais peur de leur communiquer lés doutes qui m'assiégeaient et je n'avais pas moins peur, en jqême emps, qu'ils me traitassent de fou, de visfontiaire, d'halluciné. Un abime effrayant était ouvçrt devant moi; je me cramponnais à tout, dç crante d'y. omber ; je sentais que ma raison, mon observation^ nés mpyens de certitude et tout, ce qui constitue homme allaient s'y engloutir. Enfin, je cherchais où, t aient ma vie et mon être, si j'étais mort ou sur la terre ! v étais plus quefou $ car je n'avaif pas qftinp (a c?rHr ?

iode qu'a le fou de l'exister de tout ce qu'il voit; je doutais de tout ce que je voyais, moi ! Ce triste état roe rappela lentement à mon état normal, où je ne sens pas moins vivement en écrivant ces lignes, ce qu'il m'a fait sentir, et où j'éprouve un certain plaisir de wir le ciel i mon gré, de voir courir ma plume après les lettres qui forment ces mots, qui un jour peut-être seront lus ou seront au moins mieux fixés sur ce papier, que l'idée de mon moi n'était fixée cette nuit dans le domaine de ma pauvre observation»

Oh I oui, les rêves sont la porte du monde ou de l'état spirituel, Dieu nous a placés douze heures sur vingtquatre, je le répète, dans chacun de ces états, afin que nous ne puissions douter de l'existence vraie et permanente de l'un et l'autre. Quant à l'allégorie de ces visions, la première est pour me prouver sans doute que le phénomène de la suspension que je n'ai jamais vu matériellement existe. Tel j'en ai traité dans la Ma gie magnétique. La deuxième est pour me prouver qu'un seul drapeau tricolore a pu s'élever aussi haut qu'on me l'a montré, et que les autres retomberaient" terre à peine élevés. Cette allégorie se trouve être en rapport avec la confirmation de toutes celles qu'on m'a présentées à ce sujet concernant les affaires politiques du temps, e| du peu de goût que Napoléon III a pour la guerre de conquêtes; La troisième était sans doute pour raviver ma foi, et mon observation à l'égard des rêves, afin que je ne laissasse pas de côté une étude, m

ingrate «oit-elle, qui n'en serait pas moins très-consolante si elle pouvait être dirigée en vue d'obtenir des résultats en rapport avec toutes nos antres éludes.

Septième vision.— Je n'ai pas pris note depuis bien longtemps de différentes études spirituelles se rapportant plus ou moins à celles précédentes. L'avant-dernière avait de supérieur aux autres qu'elle était une espèce de résumé de toutes les phases de doutes dans lesquels on me plonge sur l'état dans lequel je me trouve et sur la rouerie, dirai-je, des moyens que j'emploie pour m 'assurer de l'identité de cet état. Cette nuit*là je ne sais si j'ai joué gros jeu à regard de ma raison, mais je peux affirmer qu'étant véritablement rendu à mon état normal, je fus très-longtemps à pouvoir jouir de ma liberté d'appréciation, et je dirai plus, à me demander si je n'étais pas plus lucide dans mon sommeil que dans mon état de veille. Du 44 au 45 juillet 4855, je prends connaissance d'un journal spirituel à n'en pouvoir douter, puisque ce qu'il contient n'est ni connu, ni prévu, ni même pressenti en ce jour en France. J'y lis ces mots : • La Belgique vient de subir une révolution; l'honneur de ce peuple libre est enfin sauvé ; la république y est proclamée. La Russie fait une alliance secrète, dit-on, avec le nouveau gouvernement, afin de pourvoir à ses besoins en denrées alimentaires, etc. » Réveillé tout aussitôt, je me trouvai plongé dans une certitude très-prononcée que ce

- as —

que ja venais de lire allait arriver, et que Napoléon, ne pouvant 60ufl>ir une telle liberté si près de lui* surtout par rapport à la liberté de la presse, dont il doit craindre les écarts, allait entrer en Belgique; ma» que la Prus&e et l'Autriche n'attendaienl. que ce marnent pour £e déclarer ouvertement contre noue, et de là la guerre d'envahissement dont noua entretiennent depuis si longtemps nos lueidea. Je prends note de cette révélation aana la faire suivre d'appréciations qui pourraient, si elle est une erreur, faire tomber naturellement dans Terreur.

Lee Journaux du 25 août mentionnèrent des troubles assez graves passés près de Gbarteroy dans lesquels furent proférés des cris de : Vive la République ! La troupe fit feu et il y eut des morts et des blessés. Ces troubles tarent suscités par une prétendue maladie que le voisinage de quelques fabriques ont dû procurer au grain,

Euntm vision. — Sur la fin du mois d'août 4855 je reçus une lettre d'une personne de Lyon qui ne m'avait encore écrit qu'une faia; cette personne, me disait dans sa lettre qu'ayant remis la mienne dans les mains d'une dame d'une assez bonne lucidité, afin de lui faciliter de me voir, cette lucide lui . avait .dit de m'écrire au plus tôt que j'sie à me méfier d'un certain vi&iteur qui derait venir me demander ou une aéaaee, ou dea renseignements, vu que cet homme me voulait

du mal, et surtout i rw lucide Adèle-, Suivaient fu«lques détails. A la demande de sou magnétise, quand cela arriverait, la lucide dit voir devant elle un énorme 7, ce qm voulait lui marquer 7 joiirs ou 7 scpraiiiq». Cette révélation m'intéressa moins que le chiffre 7, qpfrj j'avais vu moi-même trois jours a vapt de recevoir cette, lettre.

La nuit où je le vis» jl ce trouvait suivre une très* grande quantité de baïonnettes gui semblaient aller à la guerre. 11 m' apparut aux cieux r etpoyv^itbiea avoir 6 pieds de longueur, sur une largeur proportionnelle. Si la vue de ce chiffre ne répondait pas à celle de la lucide, elle me rappela que quelques mois Avant le 2 décembre 4854, je me trouvai sur la place de la. Révolution, comme je fai publié : Révélations d'Qutre-Tombe, page 298, par une belle nuit, mêlé à des groupes très-nombreux de peuple rangés sur deux files, qui laissaient passer entre eux une très-grande quantité d'hommes & la mise du dix-huitième siècle, c'est-à-dire de 89. Au-dessus de ces hommes jriaaait dans l'air une gigantesque statue de Ja, Liberté, entourée d'un crêpe noir, crêpe qui se prolongeait ep trèslongs tourbillons derrière elle. Cette statue sortait de Paris, ainsi que cey* qui, marchaient sous ejje, Tous prenaient la route de la barrière de 1'ÉtojJe ; un des silencieux apôtres qui raccompagnaient sortit de sep rangs, vint à moi, me fixa attentivement, puis appuya son pouce sur mon front, à la racine du nez, se tourna

vers les siens en leur disant: « Voici notre numéro 7. » Je me retrouvai dans mon état normal, sans pouvoir m'expliquer ce que cela signifiait. Je vis seulement, quelques mois après, que, par un concours de circonstances, la liberté était réellement sortie de France pour aller je ne sais où.

Le 30 août 4855 je priai Adèle, en sommeil magnétique, d'appelé!* l'Esprit Swedenborg afin de le questionner sûr ce sujet. Lorsqu'il fut présent, Adèle lui conta les trois concordances du 7', et lui demanda ce que cela voulait dire.

Swedenborg lui repondit que c'était un avertissement qui m'était donné, concernant la politique et ma position personnelle.

— Je ne comprends pas ce qu'a de commun ma position avec la politique, lui répondiô-je.

— Lorsque le chiffre 7 vous fût révélé la première foi*, il vous avertissait :

4° Que la liberté était exilée de France pour 7 ans ;

2° Qu'élant le septième qui aviez fondé un groupe afin d'étudier mes révélations, vous eussiez à être prudent, vu que vous pourriez courir quelques dangers en écrivant trop librement, comme vous le faites souvent;

3* La vision que vous avez eue en dernier lieu vous annonce que la On de cet exil s'approche et que la liberté Va bientôt être rendue a la France. Celle que cette lucide a eue à cet égard est en vue de vous avertir doublement d'avoir à être très-prudent ; car sur lès derniers

temps il y aura encore plus de compression qu'en ce jour, vos ennemis pourraient en profiter pour vous nuire; par conséquent, soyez très-prudent.

Neuvième vision. — J'ai cessé de prendre des notes de ce genre dé communications, quoique je n'aie pas cessé d'en avoir; mais entretenir le lecteur des détails journaliers de ces choses, pourrait faire supposer de l'enthousiasme et c'a en serait peut-être. En toutes études il faut se tenir dans une sage réserve, c'est ce que j'ai tâché de faire. Jusqu'à ce jour, je n'ai eu en vue que de faire une appréciation consciencieuse ; je ne voudrais, pour tout au monde, y ajouter ou en retrancher qUoi que ce soit.

Continuant de me trouver dans cet état, dans lequel on prend plaisir, ou bien dans lequel je prends plaisir à m'intriguei moi-môme en me créant continuellement des doutes sur ce que je vois ; confrontant cet état avec l'état de veille, croyant à chaque fois être dans ce dernier par les récits que je fais aux personnes qui m'entourent de ce que j'ai pu voir dans mon état de sommeil, et contant à nouveau dans quatre à cinq états, par lesquels je passe successivement, ce que j'ai fait et dit dans chacun, je me trouve tout juste, lorsque je suis rendu à mon état véritablement normal, douter très-longtemps de ma manière d'être en ce moment ; ce qui, comme je l'ai dit, m'affeeteet m'inquiète beaucoup parfois.

Cette nuit, 40 au U juillet 4S5I, a été une des plus clairvoyantes de celles que j'ai passées jusqu'à ce Jour. J'en avais presque la eeitituc|o ta *d* «* m * mettant au Ut, quoique je ne sentisse aucun embarras électrique au cerveau ; cependant, partout où mes yeux fixaient un point, je n'y voyais que du feu, et lorsque je me mis au lit, je vis, les yeux clos, sans être encore endormi (comme j'en ai l'habitude au prélude de ces voyances), je vis, dis-je, toute ma chambre éclairée d'une lumière phosphorescente assez belle pour en distinguer les moindres détails.

La nuit, après avoir été en rapport avec différents êtres tant spiritualités qu'étant encore sur la terre, dans différents lieux, tant connus qu'inconnus, evoir raisonné et observé plus ou moins logiquement, je me trouvai avec plutfeurs de mes amis (dont M. Lecocq faisait partie) dans une allée d'une assez mince apparence ; une maison de pauvres gens la couvrait, et au bout et oit une place de peu d'étendue et assez sale, qui semblait la terminer.

Cette place aa trouvait garnie sqr les côtés de mai* son? dg raôroe genre ; mais le côté du nord n'en possédait pas et lapait voir un horispn trtah-nuageux* Un fort groupe dq nuages qui le couvrait s'en détacha et vint s'abaitreeur cette place. Ces nuages se trouvèrent transformés instantanément en un trèsafyrt bataillon de soldats de toutes armes. De grise que paraissait aire la couleur de leurs vêtements elle se nuança de (putes

les couleur», et, pour lors, ces hommes, leurs habillemente el teure armée se trouvèrent on ne peut mieux dessinés et pleins dé vie.». Un chef apparut asssitôt ; mais je ne pus saisir l'ensemble de ses traits.

A peine ftit-il à le tête de ce bataillon qu'il tira son épée du fourreau avec une vitesse incroyable ; tous ses soldats en firent autant et ce fut un brouhaha de mouvements et dé paroles qui m'effraya. Je craigâis pendant un moment que ces hommes nous passassent par les armes, mais il me ftit inspiré d'avoir confiance, de restera ma place et d'attendre. .. Quelques secondes furent à peine éeouléeé qu'une voix de femme se fit entendre au-dessus dé notre tète ; je ne sais si elle planait dans l'air ou si èttef était par quelque fcrôisée, ne la voyant pas et n'ayant pas assez d'yeux pour veiller sur ma place, vu que le peuple abondait dans ce lieu, et que les bousculades se faisaient' déjà sentir. Chacun parlait, gesticulait et réclamait; on ne pouvait enfin entendre ce que disait cette voix de femme, voix plaintive et très-douce... Les officiers et les soldats semblaient entendre seuls cette révélation; car aux traits de ietif physionomie, à l'abatterhent <hf leurs membres et dé leurs armes vers le sol, oh feupposait qu'ils n'entendaient pas un encouragement 1... Le chef lui-même, voulant reoietire son épée darite Bdn fourreau, était si stupéfait et si agité dans ce moment qu'il île pouvait le faire '.

Je réclamai du silence sans pouvoir en obtenir; je

désirais fortement cependant connaître ce que disait cette femme ; je ne pas saisir qne quelques phrases qui semblèrent m 'arriver par ondées, et que ne pouvaient couvrir les voix de ceux qui s'étaient groupés autour de moi. Je supposai même qu'ils faisaient tout ce bruit pour que je n'aie pas connaissance de cette prophétie, car c'en était une, assurément. Les mots que je pus saisir furent ceux-ci : « L'intolérante exigence des prêtres doit disparaître, et ceux qui leur ont prêté leur appui en opprimant les peuples, leur rôte est ter* miné fleur jugement arrive !.. .. On n'insulte pas impunément Dieu et les hommes... Toute oppression n'a qu'un temps 1 toute domination religieuse est passée !.. la victoire n'est plus à eux. §

Ce ne sont que des fragments très-incorrects que je rapporte là, car cette prophétie m'a semblé être une ode d'une douce et mélancolique poésie. Elle n'a pas demandé moins que dix bonnes minutes pour être dite; jamais je n'avais vu ni entendu aussi longtemps encegenrei

Je fus rendu i mon état normal, pénétré de l'idée que ce chef allait s'engager dans quelque guerre qui pourrait causer sa perte, et que le parti prêtre allait être fortement comprimé .

Plus que jamais, j'ai été à même d'apprécier dans cette vision le mécanisme créateur de la vie spirituelle,

car je pressentais bien dans ce moment que ee n'était qu'un tableau allégorique et prophétique qu'on nous faisait voir, puisque j'en avais, en quelque sorte, remarqué la création dans les nuages informes desquels il était sorti; mais je n'en ai pas moins subi une impression aussi puissante et aussi pleine de certitude sur sa réalité que si j'étais devant le fait et au sein d'une action matérielle. C'était la vie en pleine activité avec toutes ses phases démonstratives; formes, gestes, paroles, brouhaha, attouchements, sensations, terre et ciel, enfin, au naturel ! Oui, je le répète, celui qui voit et qui subit ces choses sans croire à leur possibilité d'être, n'est .pas assurément un homme appréciant juste, car l'être est bien là où il a la certitude d'être, et s'il peut exister ainsi de par les faits d'un tel état sans que son corps y prenne aucune part, il ne peut donc nier injustement une existence aussi réelle»

Que chacun étudie son exister nocturne, c'est la plus consolante et la plus persuasive des études qu'il puisse faire. Je sais qu'à côté de cela il existe cent désordres de créations semblables enfantées à plaisir sans doute par ds# Esprits qni n'ont . pour but que d'annuler Ici appréciations qu'on pourrait faire des créations harmoniques; mais l'une ne détruit pas plus l'autre que les farces et les gamineries, dirai-je, d'un .entent ne détruisent les belles combinaisons des hommes.

APPltClATIOIS

■»■ guide Je Revêt, é«r l'état présent de ta France et de rEnrepe. .

Le 9 avril 4859, Rfcvet, eu sommeil magnétique, traitant (Tune question qui lui était personnelle, se souvint d'un rêve qu'il avait fait la nuit précédente, et voulut en avoir la solution. Voici ce rêve: ftavet se trouvait prêt à passer le pont d'Argentenil lorsqu'il en fut empêché par l'arrivée d'une troupe de soldats qui se sépara en trois colonnes, dont tine se campa sur le | pont et les deux autres descendirent dur la berge de ! chaque côté de la Seine. Au même instant, le ciel se voila et uàe nuit assez sombre parut. Un bateau à vapeur remontait là Seine, lorsqu'il fat reconnu par les soldats précités, qui tirèrent aussitôt sur lui et le firent rebrousser ohemiu. Le rêveur se tttfuva réveillé au bruit de ces coupé de feu tans savoir ^totfeondure de sa vision ; aujourd'hui, il en demande l'explication à son guide, qui lui répond aussitôt : C'est une trahison. De qui? demande Batet. J#l

R. Des Autrichiens.

vD. ftui trabiaeaieBtrils?

R, L'Europe. ...'-.

D. De quelle manière et quelle entera l'issue t

R. C'est un guet-apens contre l'Italie, qui sera découvert par les Anglais et qui les indignera tellement

qu'ils feront U& premiers à prendre fait et cause pour le* Italieus. C'est eux que tu as vu par allégorie arrêter le bateau qui remontait la Seine.

D. Ce sera donc le commencement de la guerre dont on se préoccupe Muât en oe moment?

R, Oui, c'est par Naples que tout s'engagera.

D. Les Anglais paraissent cependant en ee moment ne pas être disposés à prendre lait et cause pour l'Italie.

R. Les Anglais sont très-embarrassés; c'est une puissance qui n'aijne pas les grands États; elle eu cherche par tous les moyens en son pouvoir la division ; aussi, à cet effet, flotte-t-elle et prendre fait et cause pour le* petit» gouvernements qui s'appuient sur les grands. C'est ainsi que, du moment, elle recherche plus l'alliance des États de l'Allemagpe que celte de l'Autriche proprement dite; mais elle connaît la force de l'Autriche, sep richesses et pes vues politiques; elle sait que cet empire peut beaucoup peser sur. les des-, tinées de l'Europe et qu'il tente de devenir une puissance maritime, ce qui n'irait que tout juste aux Anglais, qui verraient d'un mauvais œil alors les ports de l'Allemagne sur la Méditerranée. En plus, ils ne sont pos moins jaloux de ceux que possèdent l'Italie, et craignent que ce peuple *e relève ou sait relevé par un gouverpemeut maritime qui pourrait s'en servir ù wn profit. L'Angleterre se trouve dope inquiétée de deux côté» et n'est ^éf idée qu'à jpuer wi* b&ton» rompus;

-aimais la trahison dont je te parle la forcera de se mettre contre le premier agresseur et le plus rasé eu même temps. Voilà pourquoi elle sera entraînée à la guerre malgré elle*

D. Je ne croyais pas l'Autriche si forte ou si riche que tu la fais, vu que j'ai entendu dire que personne ne voulait lui prêter d'argent.

(Ravet ne lit pas les journaux et s'occupe encore moins de politique. C'est moi qui ai argumenté ainsi cette assertion de son guide,}

R. Tu fais erreur; l'Autriche est forte de son alliance avec toute l'Allemagne et riche de la confiance que son gouvernement inspire aux jésuites; il est vrai que Joseph et son gouvernement sont peu riches; mais ils ont des préparatifs, des hommes, des vues ambitieuses, et peuvent passer pour être en bonne position de foire la guerre. L'Autriche est le gouvernement le plus fort et le plus riche (à ce point de vue) de l'Europe.

D. Si les jésuites sont si riches et disposés à soutenir l'Autriche, pourquoi ne le font-ils pas du moment?

R. Ils l'ont fait jusqu'à ce jour, mais ils ne veulent pas s'avancer jusqu'à compromettre leurs deniers. Joseph n'est pas encore assez dans leur manche, c'est-à-dire il ne leur accorde pas tout ce qu'ils désirent ; par conséquent, ils le poussent à s'engager dans une impasse dont eux seuls pourront le tirer. Là alors

leurs millions devenant nécessaires, ils ne les verseront que contre abandon du peu de droits que leur agent possède encore. Les jésuites, sache-le, ne sont pas des hommes à se livrer ainsi sans sévère observation des choses.

- D. Eh bien ! ce congrès dont on parle tant?

R. Un moyen d'attente de tout et non d'entente. Chacun est intéressé à obtenir du temps, et ces prétendus débats ne sont qu'un leurre. Sache que tous ces gouvernements ont entre eux des traités et des promesses secrets dont le peuple ignore l'existence; dans ce genre de compromis, H y a des engagements à échéance, des moments donnés pour entrer en possession dès choses convoitées; et là chacun se trouve presque sommé de s'exécuter. Ce n'est pas sans embarras dé tous genres qu'ils le font, et fort souvent contre leur gré ; mais la crainte de la connaissance publique de ces ambitions les entraîne à leur accomplissement. C'est une question de ruse entre eux, et le plus fin est celui qui sait le mieux se placer. Les peuples ne sont que des machines qu ils font mouvoir

à leur gré.

I>. Quand cela commencera-t-il?

: R. Vers la fin dé cette année, i D. Ce sera une guerre interminable?

R. Interminable! Quoi donc est interminable pour

ceux qui arrêtent îeeommencemenr des choses? 11 est

tr*i qu'il survient des complications qui abrègent' ou

distancent ces choses; maie sois assuré que celles-ci ne seront pas de longue durée. C'est le commencement d'un grand drame dont la fia rétonnera beaucoup ; je ne peux te la dire ; sache seulement qu'un de ses acteurs principaux disparaîtra d'une si drôle de manière que tu ne pourras y croire et, par conséquent, que tu n'aurais pu le supposer.

D. Tu m'avais cependant dit, lors de la guerre de Crimée, que les Anglais tourneraient avee 1'Autriehe, en temps donné, pour un envahissement de la France.

R. C'est ce qu'ils tentent en ce moment en la flattant, mais la trahison dont je te perle dérangera bien des choses; sans les annuler positivement. L'Autriche fait envers la Russie présentement ce que l'Angleterre fait envers l'Allemagne' même. Tous se flattent pour mieux se tromper et rateu* se servir les uns des autres . Je ne peux t'en dire plus sur ce sujet Le Piémont aura beaucoup à souffrir dans cette lutte, en ce que, le premier aux prises et en butte à la haine des Autrichiens, il sera saccagé terriblement par eux»

Obs. J'ai pris note de cette révélation sans savoir plus pourquoi que Bavet loi-même, qui dormait dans le but, sans doute, de me la communiquer sans s'en douter. En cas échéant, nous trouverons sa place à oôté de beaucoup d'autres de ee genre que nous avons en portefeuille. Communiquée quelques jours plus tard à jplumnrs personne* pour, en cas de beaoia, requ4rt»

leur témoignage afin d'asseoir on da détruira les flicultés prophétiques des voyants, Ççs personnes spçit MM. Lecomte, Lecocq, Tougsaipt, Maugis, giqet, celles de ma maison, Ravet lui-même dans son état de vaille.

RÉVÉLATIOIS

M) h'H&VWÙï EBCttANXJBL &WEDHNBORG

A la tacMe Adèle Msrgraot, sur les affaires présentes de l'Europe .

Le 20 avril 4*S9> dam. une séance où j'avais eu besoin des e^equïs de l'Esprit Swadenborg* je profitai (te ce rapport poqr lui fitiie demander par Adèle ea qu'il peo£$it de. la guerre pregetée ; il me répondit qu'il prévoyait que la France serait vainqueur. ,

p. L!Aqtricbe aera-t aile seule ?

K. Je ne le crois pas.

D. Les Anglais seront-ile de notre côté ?

R. Il est impopsUrie d'affirmée quoi que ce soit sur les Anglais, par rapport k leur, caractère mobile; l'intérêt en est tout le stimulant. C'est .en dehors des choses eu cours fT^éçiUioç. .

J). La Ai^je sera-t-elle contrç neus î .

R. Nou , la jeune empereur aime Napo*é<fcK

1), Quand (^laco^imeocerart41?. .

. JU D'ici uu igqk, m je pïe tr/o*»pe. • * . •

JD. Sei^MofigK î: î ««

-wf-

R. Non, surtout ri l'Empereur chasse les jésuites . Là est tout le dénoûment.

D. Les chassera-t-il ?

R. C'est son intention; c'est an combat entre eux et lui; il ne se laissera pas prendre à leur piège.

D. Cependant, Napoléon a paru un instant aimer et protéger les jésuites.

R. Oui, il était très-disposé à marcher avec eux ; mais il a su que les plus, influents du parti qui l'entoure,., les mieux posés, les plus forts, les plus estimés, ont formellement manifesté l'intention de le quitter s'il entrait dans *ette voîe4à , ce qui pourrait l'ébranler fortement. Aussi a-Uil bien compris qu'il fallait s'éloigner de ces hommes, cesser tout rapport avec eux et les chasser de ses Etats, comme d'Italie; car sans cela il n'y aurait aucun repos pour lui; c'est ce qu'il va faire, et il réussira* Je ne crois pas que cette guerre trouble la France ni amène un conflit des gouvernement8.il tendrait que des forces majeures apparussent, forces qui, présentement, me semblent s'être éloignée» du tableau.

Obs. La nuit môme qui suivit la séance de Ravet, je rêvai liçe dans un journal que, dans une rencontre des Autrichiens et des Français, ces derniers avaient pris un corps d'armée des premiers entre deux feux, et avaient remporté une victoire éclatante, sans presque coup férir. Napoléon commandait 4tote: cette affirfre

— M — l'un de ces deux feux, et c'était à toi qu'était dû te succès de cette affaire.

La nuit qui suivit également la révélation de Swedenborg, je rêvai voir un splendide appartement que faisait décorer Napoléon, mais toutes les tapisseries et ornements principaux étaient en fleurs de lis en argent bruni, ce qui jetait plus d'éclat sur ce genre de déco* ration. Je crus, à mon réveil, que cette vue était une allégorie que, dans la guerre attendue, Napoléon ferait plus les affaires d'un autre que les siennes propres.

Le 25 avril, tes journaux annoncèrent le rejet, par Isa Autrichiens, des propositions de l'Angleterre et un mouvement autrichien en avant *ur le Piémont; on affirmait même un combat d'avaot-poste sans guerre déclarée. Le 24, je questionnai Adèle sur ce sujet; elle me dit que, ce jour ou le suivant, les Autrichiens seraient repousses par les Remontais, dans un coup de raain tentépar tes premiers, et que l'armée française entrerait en Italie le 25, que tout irait pour lé mieux en ce qui concerne la France, le Ptémftrtet Flfalîe.

* OmtÈM vision, du 9 au la mai 4S3S. — Je me trouve transporté dans une grandes belle rue que je

prends pour être celle de Rivoli, du côté des Toile* . ries. J'aperçois dans le lointain, venant à moi» àan&la direction du palais au Champs-Elysées, une foule trèscompacte de monde, foule qui couvre dans toute sa largeur la chaussée de cette rue et qui s'étend trèsloin. Des jeunes gens, Agés d'une vingtaine d'années, ouvrent cette marche, qui paraît être très-grave et très-paisible. Ces jeunes hommes sont comme couverts de blouses blanches, la figure belle et pleine de décidée résignation. Ils portent tous au cou de larges rubans aux couleurs tricolores. Ces rubans me font l'effet d'écharpes de commissaires enroulées autour de leur cou- ; ...

Perrière eux nuit, une immense foule de: vieillards, à la figure belle, bien éclairée, mm à l'air consterné. Ils chantent, vua hymne sur un air très-doux, avec beaucoup d'eni09tôlfl..£n voyant ce cortège» je ra'é-* crie : • 11 fallait flu$ je vi&se ce rassemblement, puisque je l'ai rêvé, il y a & pfline quelques imite, tel je le vois. » Et je ma demandais qu'étaient ces homcaes? où allaientils? que voul?ieçt'ita?'Meft,i9Q8éea me répondaient qu'ils représentaient U vieillesse agricole et artistique de nos jours qui fuyait devant une force supérieure. « Il y a donc un bannissement général? me demandai* je, puisque ces jeunes gens ouvrent la marche de ce cortège et qu'ils sont tous porteurs des couleurs nationales? Qw pput chassée la nation d* la nation f » Eufip, tout en faip*n4 ces refluions, il ma sembla ie~

connaître permi cette iinmfcftsité d* vièflMtOs 4ts figures qui m'étaient familière^. Ce cortège s'écotila fermé par autant de jeunes hommes mis et porteurs des mêmes couleurs que «eux qui les précédaient.

Je me trouvai fort impressionné par cette vue et oe chant, et je me vis en compagnie d'un ami; je tenais ,mon fauteuil d'une main et une très-grande poêle à frire de l'autre main* Embarrassé que j'étais par la pesanteur de ce fauteuil, et gêné par une espèce de honte de me voir traîner ainsi cette poêle è frire parmi les rues jusqu'à ma demeUre» je ne savais plus penser. Je rencontrâmes gardes municipaux, auxquels je pistai une surveillance très-active en vue du rassemblement précité* Ce qui me sembla aussi surprenant, c'est que ces hommes portaient ptutêt la mise des centgardes que celle des gendarmes , et qu'ils avaient tous à la saignée du bras de semblables larges rubans, mais d'une couleur différente, en ce qu'elle était composée de raies blanches et vertes. Je continuai ma route, en rencontrant à chaque instant des postes de soldats d'une autre arme et d'un autre uniforme, mais portant également des rubans blancs et verts au bras, La ville me paraissait être plus calme qu'agitée; elle respirait même la surprise. J'arrivai à ma demeure, toujours porteur démon fauteuil et de ma poêle à frire que je trouvai toute pleine de cendres. Je la lavai dans un vase d'eau, étant en compagnie de mon ami; puis je me trouvai réveitfé très-brusquement comme

on a l'habitude de le faire lorsqu'on veut que je garde l'impression des tableaux qu'on me montre dans cet état. Étant réveillé, je n'ai su à quoi autre rattacher cette vision qu'à la politique. Je l'ai prise pour être le complément de celle que j'ai rapportée dans la Révélation d'Outre-Tombe, page 288. > Cette foule de vieillards, travailleurs des champs et des villes, étant entourée de cette Jeunesse belle et dévouée , me représentait cette grande réputation qui, par l'amour de ces vieillards pour elle, a en traîné à sa suite cette Jeunesse savante et brave qui en fait la gloire présentement. «Si le temps de cette manifestation spirituelle est passé, me disaisje, il est tout naturel qu'il fasse place à un autre tableau, t Ces rubans blancs et verts que portaient ces soldats me rassuraient peu, en ce qu'ils me semblaient être le symbole d'un droit que je n'aime pas.

Le matin même, lorsqu'Adèle Ait réveillée, elle n'eut rien de plus empressé que de me dire qu'elle venait de voir; dans un beau rêve, une croix blancbe planant dans le ciel, croix ne portant pas le Christ, mais à sa place deux épéés en croix. Impressionnée par cette vue, elle s'était réveillée de suite, ne sachant ce que cela voulait dire. Si j'ajoute cette vision à la mienne, elle nous dit que l'Église médite, par les armes , quelques troubles.

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