QUESTIONS ADRESSÉES A NAPOLÉON I
Le 23 août 4859.
D. Serait-ce être indiscret de vous adresser quelque» questions sur la personne et l'avenir de votre neveu?
R, Adreaset^les; cetteaque je trouverai indiscrètes, je saurai ne pas y répondre.
D. Lors de ravénenienl de votre ne veu au pouvoir, je vous demandai ce que vous pensiez de cet homme, de ses moyens spirituels et d'action: voua parûtes aiors ne pas l'apprécier à la valeur que je croij lui reconnaître aujourd'hui. Fais-je erreur?
R. Il a beaucoup gagné.
Ô. Êtes-vous près de lui? l'assistez-vous de vos conseils et le conduisez-vous, au besoin ?
R. Je le quitte peu, je le conseille, mais je ne peut le conduire selon mes veaux.
D. Pourquoi? ;
R. Parce qu'il a sa part de liberté d'action, et une volonté, qui, toute ferme qu'elle est, est cependant susceptible de faiblesse.
D. L'avez-vous assisté dans les affaires d'Italie?
ft. Oui.
D. Que pensez-vous de l'issue de ces affaires?
H. Ha muselé le lion et rie l'a pas vaincu. Il a commis là une faute regrettable.
D. Quelles seront les conséquences de cette faute?
R. De graves embarras.
D. Comment les éviter?
— 5* — ft. Abattre ta bêle noire.
D. Qu'entendez-vous par bête noire? •
R. Les jésuites;' ceux qui m'ont mis à bas et qui le mettront aussi s'il ne lés abat pas lui-même.
D. Comment les ab&ttre?
R. C'est là 16 difficile. C'est l'hydre aux sept têtes là où on les frappe ils renaissent. 113 sont tellement disséminés dans les masses, tellement inaperçus qu'on réussira difficilement à anéantir leur race.
D. Vous croyez devoir votre éhute à leur pouvoir?
R. Oui, et je crains que mon neveu en soit la victime. +
D. Je crains également pour lui que le traité de paix de Villafranca ne soit pas ratifié; lui qui désarme devant sept cent mille Prussiens et autùnt d'Autrichiens, surtout devant les préparante de l'Angleterre, etc* v
R. Tout cela n'est rien. Il faut à la France trois semaines pour faire ce qu'il faut à l'Europe entière trois mois. Napoléon a ses réserves, ses portes de sortie; il ne s'endort pas, croyez-le bien, sur cette question. Je crois qu'il en sortira vainqueur, et que vous aurez un commerce florissant cet hiver.
D. Je crois l'opposé, permettez-moi de vous le dire.
R. Vous voyez trop en noir.
D. Je vois d'après ce qu'on me fait voir. Si Vous avez étudié depuis votre spiritualisation la grande question des causes des actions humaines, votis avefc dû leur reconnaître une puissance que dans Votre état terrestre vous avez fortement combattue et méconnue. C'est
l'étude de cette question qui me fait croirp que tes choses ne sont pas ce que vous les supposez.
R. 11 faut que Napoléon abatte la bête noire. J'çi accordé protection aux prêtres lorsque je régnais en France; mais je n'ai fait quoi que ce soit pour les jésuites que je n'ai jamais aimes.
Adèle, après avoir, causé seule un moment avec Napoléon I", dit que cet Esprit lui paraît être aussi vaste et complet pour l'art de la guerre qu'il lui parait nui pour l'art de la pensée; autant il lui semble grand dans la première question, autant il lui semble petit dans la deuxième. Une personne, dit-elle, profltetdù grand amour que son neveu a pour elle; c'est à elle qu'on doit son retour précipité ditalie, et ce sont les jésuites qui en sont les instigateurs. Si Napoléon ne se méfie pas de leur piège, il y sera pris. II en a bien l'intention, dit-eUe, niais il est trop lié par k cosur.Aàele, dans son état de veille, croit le contraire; elle pense que cette personne est très-peu dévote.
D. Pensez-vous qu'il y aura atteinte portée au traité de YiMafranca?
R. Non, parce que mon neveu n'pn cédera ni un point, ni une virgule. Sous ce rapport, il est d'upe ténacité admirable et d'une exécution de parole des plus honorables : ce qu'il s'engage à faire, îl le fait.
D. Cependant i! n'a pu compléter sa promesse à cette occasion. .
R. Raison de plus pour qu'il tienne à l'accomplissement du signe.
D. Vous augurée bien de ces choses?
R. Oui, mais il tout que les jésuites aient le dessous. . • . -
D. Sans cela qu'arrivera-t-il?
R. Tout est perdu. Cet Esprit quitte Adèle brusquement
Là se termine cette séance. Adèle n'en est pas mécontente; car elle croyait Napoléon plus beau de figure et {dus galant avec les femmes. IL marche sans cesse et parle très-vite; il ne fait seulement pas attention à vous. Je l'aime mieux étant éveillée qu'endormie, ditelle. *
RÉTÊiTIOHS SI SVSDSIBOSO
rtliti*»** en Jwnr (15 septembre 185B).
D. Que pensex-vous des affaires politiques du jour?
R. Le grand coup est porté; tout va bien.
D. Je croyais voir, au contraire! que tout allait mal et était à recommencer .
R. Tout est à continuer; mais le grand coup est porté, le pape et ses pouvoirs temporels ne s'en relèveront pas.
D. Tout annonce une guerre prochaine, occasionnée
«I* Jt ian. bvk jmani» mut* lïapDi*ac.. S elfc sm.fe agi de la in&iK 218010? aiwst^Jnitrr^if g lt fEnwwr. fajn «l xtuetc urar tas ^vusebdok wbbb* i a hamsrmq «rot rLi uiV fl ciJ^ . fff 2 fesraft une affiancr «noêr* m cent roitirau il or part » dédier à M mq*& cr afianor far le» aras, EwU déclarera pas h sverre. nnûs i f'ajiprè^ à k fekv; il ne II itfaaeia pas Ofc! akr*. më*« i «we puissanee, cv dfe m tûxjk rt abaissée. Les JtariaK n'ont généfafcmoit de «wtiens nulle put, pa]*K M France qu'ailleurs, et je toos promets que m soldat » ainsi qne nos marins ne les épargneront gaèi*. D. Pense**oos que cette goerre ait fient IL Je le crois; les esprits sont montés à un haut diapa*on en Angleterre, et la presse dree pty» a 1 *-
pçrgoe pas lçs moyen* 4'enveniflier la question en salissant Napoléon, jusqu'au point de fouiller p?l>li~ quemegt dans sa vwjpivée, Non, Nepolépnpq 4éçltrqca pas la guerre aux Anglais; mai? son amitié pour eux étant usée, il fa fer» 4e bon ccauret avec suceéi.
D. Que pensei-vous de l'état d'esprit et de* intentions libérales dq Napoléon?
R. Il est dans un bon état, et désire dp tout cœur élargie toutes liberté*; mais c'est un Ijomme prqdeqt, et bien conseil^ par les Esprits qui l'inspirent. Son cœur est ton. S'il ne fait pas plus de bien, c'est qu'il c'est pas temps de le faire. l\ a été très-prudent dans la question d'Italie) il paveit*où frapper» et son coup a porté juste; il ne pouvait le frapper plus fort; il laisse à l'Italie elle-même le soin d'aller plus loin, S'il avait détrôné le pepe et proclamé une liberté absolue, il fourvoyait son cauvre, an ôtant aux uns leurs moyens de liberté et en l'oflroyant aux autres; car sachez qu'autant vou*ête* avancé et dégagé de toute question religieuse, aptqni des. millier* d'êtres s'y complaisent. Il y a autant pour que contre, ridietisme n'est pas bpmni 4e la Une; par conséquent il était plu* naturel pour Napoléon d'appeler c^acnn à compléter son œuvre, afi* de n'emporter les malédiction* de p?rsoooe, jçt, au eontrftirp, de mériter l'estime de* hommes bien p$wrot*.
- 11 «i «a ii: nrfOE ver «. uàèrx izm. .»„ 1 2 vait s't's 6 ? «s >zJff -s zir^:>f^r *ï «2 *trr£!i t~3a? question, m !i a :ù~>ir* *• x ■^-rrrrr ai Francs 51 y«eç la plus gratine ïr^tcsK^^w. Sams *tfc* ojk i *ç * t< Yètaà. d'irararioa iac* #-tl«* wrz x*as* *s àans de *%4S et fe l^*« ks -=r— 3 «-^r ir.c.-- ci jei i? liberté ie jarïer çiï jf:t *^n acnr.^ >.cr se regrouper. « naser n ~x^rf 2 îLtir £i "i -riz. ztlk d opposer & j?it r -^r». Ld z^ïzz* «t n £-7Zj2 ratr? dans «n* r:»^=ci-c.- a*-* î:L - ■*=* *«?-~i »g « ca^zr^rt. :•» colères s'iça^^i. "es «r"3 ? -r. a^rr: « Les ea*--* de\iec^ei.t :l*i* ^ ii?rt. C^ *i .n t«l «.* xjerx 22&T de cette cr« =* LuÊàjr~?*x çj* * .ii^ i*-c:~kz ja ll^rtr de la presse, klfsu 5£>.û*\it «r-i» k reoir». #zref*t m ami de Le L:*r&: I *»*n çr* kc rrr^ç farse «rpoque. ques»:c fis ïil Firr~:* tiis ô? ioc^es ii=f< citions lihéra>s. et. jry-r ce.L <c:i*!Lir. £ s'en rec-ira digne. Te Ci p:cr iî* îi^lJ"-?l5 jc*-5er:*<. li veut et il obtient tocs je? >:c? ~*a rç^rée dis* sou camp des partis les plus c<ç»j«^f a §*c «j^ae, et il ot tiendra plus encore, si qi*~z& f.rct qje je De prv\oi» pas ce vient pas le reverser.
D, Vous pensez qw ritaîie 1* sera pas i nouveau attaquée par r Autriche?
IL Non, l'Autriche ne l'osera pas; elle fera lafori* •tresttimfuhle.
D. Vous ne voyez pas que les ducs seront réinstallés?
R. Non, cela ne sera pas.
D. Vous prévoyez que Vie IX est ie dernier pape aux pouvoirs temporels?
R. Oui, ses soutiens et lui-môme sont abattus, quoique encore debout. Les Ames honnêtes et religieuses, qui ne voient et ne vivent que par le catholicisme, se contenteront d'un chef aux pouvoirs spirituels, et blâmeront très-ouvertement certains actes antifraternels qui doivent être commis en vue de conserver au pape ses pouvoirs temporels. La religion restera ce qu'elle est, et ses chefs deviendront ce qu'ils ne sont pas; il n'y aura de changé que le mauvais en améliorations. Le coup est porté adroitement; remerciez-en Napoléon et ceux qui l'ont conduit à cet effet. Sachez également que s'il agissait autrement, il serait à l'instant abandonné de ceux qui l'ont fait ce qu'il est, et principalement de la France et de l'armée.
B. Vous ne prévoyez pas de guerre européenne présentement?
R. Non, hors avec l'Angleterre.
D. Vous prévoyez des améliorations libérales de la part de Napoléon?
R. Oui, comptez-y; mais sachez les attendre/- les
mériter et les recevoir en temps et heure. Ne vous inquiétez pas, tout est en bonne voie, tout ira bien.
D. Je vous remercie de vos obligeants renseignements. Je prie Dieu qu'ils aient le meilleur cours d'exécution possible.
RÊVÉLATON8 DE 8WEDENBOHG.
(Deuxième séance.)
D. Notre bon ami M. G. nous prie de vous demander si vous ne voyez rien à ajouter ou à retrancher de votre dernière ptojphétie concernant les affaires présentes de la France ?
R. M. C. n'a quoi que ce soit à craindre pour ses minés; il n'est menacé d'aucun côté.
D. Mais la France l'esC-eRe?
R. Oh! la France est toujours dans le même état de doutes et d'embarras. Je m vois pas de complications nouvelles qui pourraient amener une guerre prochaine.
D. Pensez-vous toujours que la France aura la guerre avec l'Angleterre?
: R. Il y a du moment un revirement en Angleterre
en faveur de la France. Napoléon lui-même ne déaire pas cette guerre, e\ fera tout pour l'éviter. Il sera patient jusqu'au bout; mais quand elle lui sera déclarée, cela ne sera pas long; Il la fera de bon cœur et frappera rudement.
D. Ce que vous dites du revirement d'oplnîens en Angleterre parait être vrai, mais c'est seulement dans une certaine classe de la société, car dans la classe populaire et mfaw manufacturière les espritp sont agités à un haut degré; les nombreux engagements qui se font aujourd'hui de ce côt4 fn sont une preuve évidente. Je crois donc, par conséquent, que si la guerre a lieu, «lie sera plus lopgue que voua n* supposez; par on n'envahit pas uq pays, tel est l'Angleterre, s$n$ éprouver quelque» embarra* et quelques échecs au besoin.
R. J4 guerrç pera plus maritime que tyrrienne; mais, à l'occasion, lefcqup de main sera prompt, et, si braves, rusés et patriotes que aoiejtf les Angtaif , vos troupe? ep feront bon marché, soye^en assuré. La guerre ayopt lieu, yov\s aère* bientôt vainqueurs.
P. Quepeuaç^vousdel'ItaUe?
R. Ce sera long.
D. Napofêpn pbapdpnpers-t-il cette cause?
R. Il n'abandonnera pas le roi du Piémont.
I). Les pujssaucçs étrangères ue proflleront-ellfs
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tomber ht nc»a? v
IL Jî ol. ^iie ? KH5F»-nr* **- îii*»* a~i*r~ itlt r? ovr J/& P. Lth^^-tcu m- înrr: un* ?i- ^ soi t» àrrrar'
IL On. tnF^ïEij* ?œm*-*r vj:\ioot iinir ciffcrih à arcactrer ur un* iwrveli... ^rn*!* fri* i* êttl
IL Oui.