‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualisteChapitre 7 sur 28 · PROPHÉTIES PAR U GUIDE DE RAI ET · texte numérisé non relu

PROPHÉTIES PAR U GUIDE DE RAI ET

17 mai 1860.

Il y avait plu de deux moi* que je n'avais endormi Bavet lorsque te 47 mai, M se prêta à ce dôsir de ma part pour étudier un cas de folie. Lorsqu'il fut en mmi-

meil, an lieu de l'entretenir avec son guide du sqjet de cette étude, il vit ce dernier triste, et lui en demanda la cause. Son guide lui répondit que depuis quelque temps fl éprouvait un sentiment de peine à la vue et à la connaissance de l'état de sa patrie, l'Espagne ; ce qui lui faisait voir qu'on «ne pouvait pas se débarrasser aussitôt qu'on le voulait au monde spirituel de ces sujets de pénible impression , siyets qui se relient et découlent d'un amour quelconque.

t J'ai quitté la terre lui dit-il, dans l'Age où les aspirations sont fortes et très-vives. J'aimais nja patrie, s? gloire et sa liberté ; c'est-à-dire que je désirais la voir glorieuse et libre. Je continuai d'être dans les mêmes aspirations au monde spirituel ; ces aspirations me conduisirent et me conduisent encore, en dépit de mes trois siècles de spiritualisation , à ra 'occuper des affaires gouvernementales, affaires que je regrette de voir dans l'état où elles sont, La liberté et le bonheur, sont loin encore de mes frères terrestres. La religion catholique domine et conduit tous les cœurs» Les agents de cette religion sont pleins de mauvaises passions, et veulent lier avec force ce que nous voulons délier avec justice; voilà ce qui m'attriste... Ce n'est pas que nous souffrions dans notre état des douleurs physiques de la terre ; mais nous souffrons de ses dou- Parfe. — Typ. Guérie, rue du Petit-Carreau, 26.

Jleurs morales, nous partageons les angoisses de nos -frères terrestres, et nous sommes bien privés de ne •pouvoir faire avancer les choses de leur bonheur, -comme nous le voudrions. Voilà ce qui, depuis quelque temps, nuage mon ciel et attriste mon cœur. •

D. Cependant l'Espagne est moins esclave et intolérante qu'il y a quelques années ; elle ne pense pas, «comme en 4849, envoyer des secours à Pie IX.

R. Elle le pense, au contraire, mais elle ne le peut îpas, tous ses vœux sont tournés vers Rome, et par conséquent vers l'esclavage, sans qu'elle s'en doute. qu'il est difficile d'introduire la lumière dans le cœur de l'homme t

D. Vous occupant des affaires politiques de votre patrie, vous devez naturellement vous occuper de celles étrangères qui s'y relient. Étes-vous toujours dans les mêmes dispositions d'appréciation des destinées de la France? Je pense que vous avez fait erreur jusqu'à ce Jour à son sujet, et que Napoléon a su détourner tout orage?

R. Je maintiens mon jugement à l'égard de Napoléon, que je tiens pour être un esprit de premier ordre, bien inspiré, ayant du tact, instruit de bonne heure à l'école du malheur, ayant étudié à fond le cœur humain fet sachant à quoi s'en tenir sur les hommes et les choses ; c'est un génie qui aime les grandes choses et méprise les petites; H veut laisser on nom entouré d*

'l'&Iat du ^rofelrês, île &rmitle édftceÊtiôrts-et 96 Uton

moins grâttcTs Résultats. 'II 'aittie la liberté fle^tft-ét

# Vàinie'pas tés brotriîlonô } c'ek le calme incarrié/fc

"patience Ta pIus f fdrte'4u*on puisse tîésfcéïymais fitfdsi

c'est le'côutfâgeët râcflvïté ; la jïtas bftrtqiie ypiitfxfste.

'Céthommeest capable des acteslës plusCûntrâîres,*ttice

'séris'qu'ôta puisse supposer c'est' YaQtièau et letton.

D.Tôut Ce' que vous médites de cet homme petit 'fetre plus ou niôïris exact; maïs Je pèrfôe YpifiPne fait pas preuve d'une grande habileté ou pïôfit'ééfa fibêrfé romaine, que de laisser ses thfùpe^àîftsi f ïàcflHer*mi général' Eamôrtcière d'organiser dés lriojftfns^e Compression au profit du Pape, et par consécftiefcFaïf détriment du peuple.

* R. Napoléon, 'Sais 'cette" dfrcôrfstarice,'sc' Surpasse lin-même "c'est ûii'trioihphe pblftiqûé (Jtitffct conduite 'dans' cette affaire/ II île Veut *})às 'Cuit fccfif dîf qu'ils démasqué àvèè'paVsïbii cfes 1 hdmfttès , ;, if téliVâii'ttfm- 'iralre) lès' forcer de" se'd^masqà'e^etix-mêffles j iHês connaît, et ne les aime pas ; il sait leurs aspfrfcttoftfc 'mauvaises, ef 6'àît'éà ptuâ'^oetlé 1ès ! dfré'0iHêS%ittpêcfiër d'eclôre, 1 ' è'&t h^ijôtttcf ^ubf'qii'é ce iriitf à ^e^uî aetSdiïct fâîl jtAqtfàf bé'Jotir * Yhaïd^àe tes feîâ«iaht se riiaiiïfesfef par cuf-môtfies (fA'né tôtite tetir ïibffrté, t'est' fôrcfer rrfvcugle ?le Voir etMc \*ôtfnf d'enteritfre ; t'est les* Taire s'afflclM e^-ïnêfnes , et < tomber *^otis »1c Repris uni fcrièl.

ItHmyiHTxÉi jryrgpny" contra dla*.

ajut nw tenter écraaé, par elle t{ue jar^^r *r^ 60a; ceb Butte dan* sa nature de Sure le jçTdtf;-* choBes et de wîacre de» oistacle* lndunnmu^;e^ 3 Préfère une cfaate glorieuse à un. triiunLae jr>r»tpr»x.

B. Lequel l'emportera des deux ?

IL Rome.

^D^Ke H n'est donc gas le terruerym^ tf •:.' i *■* prédit depsk M fensstmpff jar <*at 4ir *otmi» &

B. Non* il j «a aura hiea t^iur^ - ta 1* *ât 0+ disparaître aiiiài mk (mrja aua&t p»u.j^riU

Bl Je ae Bt'akut §a» jM*yi À y.am ta i *• ^*.y

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— 7*geront en guetta, les uns contre les autres; une té-< volution fomenté* par Rome, qui, ayant perdu ta prit* sanée dans ces contrées, tentera de l'assurer à Paris même, en y suscitant des troubles au moyen des nombreuses sociétés qu'elle y a fondées et qu'elle y entretient de ses erreurs et de ses passions.

PEÉDIC7I0H2 tUS. V&Z TROUBLES B'AÏÉRIÇÏÏS

Le 46 octobre 4864, mademoiselle H***, institutrice % consultant Adèle sur des affaires de famille, lui de* manda quelques renseignements sur un projet qu'elle* a conçu de se fixer, ainsi que sa famille, en Amérique, vers le mois d'avril 4862. Après qu'Adèle a satisfait aux renseignements sollicités par cette demoiselle, j$ lui adresse à mon tour la question suivante :

D. Tu vois mademoiselle H " allant à New-Yort> s'y installant et vivant heureuse, ainsi que sa famille.. Mais, d'après la guerre civile existant présentement en Amérique, pourrais-tu assurer que New-York existera lui-même?

R. Je peux assurer plus que cela, en affirmant que la guerre sera terminée vers la fin mars, et que tout sera rentré dans l'ordre.

D. Gomment prévoir une issue aussi inattendue?

H; J'ai demandée voir si la paix serait rétablie pour

le mois de février prochain, il m'a été montré, par tableaux >ûes hommes armés et guerroyant; des forêts entières et des villes détruites, tout enfin annonçant que la guerre continuait encore; mais à la fin de mars ces mêmes guerriers m'ont été montrés étant assis sur des troncs d'arbres, armés de la bêche au lieu du fusil, et d'autres reconstruisant des maisons. Un grand calme succédait à un grand trouble.

Gela se terminera par un arrangement : il y aura des concessions de part et d'autres; le président actuel, 'presque la cause involontairement de cette guerre, ne sera plus président; mais il sera conservé dans le gouvernement comme étant un homme honnête, qui mérite le respect de ses concitoyens. Sois assuré Que ce que je te dis aura lieu, prends-en note ; et vous, mademoiselle, dit Adèle à la consultante, vous ne ferez pas une mauvaise affaire, car la personne que vous avez chargée de vous acheter des terres les payera bon marché, vu la panique présente, et quelques mois plus tard elles auront quadruplé. Partez en Amérique, vous y serez plus heureuse qu'en France.

Obs. Je dois ajouter que depuis cette guerre, aux complications qui sont survenues entre l'Angleterre et les États-Unis, j'ai maintes fois questionné sur les résultats de ces complications. A chacune il m'a été affirmé qu'elles n'auraient pas de suite, et que la paix serait bientôt rétablie. Mon lucide Ravet est en cela es parfait accord avec Adèle. Mon petit lucide Gustave ûp Saint-Paul, âgé de dix années, conclut de la même

manière* Ce n'est certes pas moi qui peux influencer ces lucides, moi qui vois ces choses comme le commun des hommes, et qui opine autrement assurément. On lira également dans le journal de Gustave de Saint-Paul, les révélations qui lui ont été faites sur les affaires d'Italie, révélations non en parfait rapport avec le pressenti de nos jours.

Ce serait étendre indéfiniment cette étude, que d'entasser prédictions sur prédictions, ce que assurément nous sommes à même de pouvoir faire. Nous préférons nous en tenir à celles qu'on a lues afin de les résumer selon leur mérite» ou selon ce que nous sommes à môme d'en apprécier en nos jours. Nous ajouterons simplement que presque tous les animaux sont doués de la faculté prophétique comme l'homme» faculté qu'on pourra nommer cognition, prévoyance» instinct } tous mots qui, au fond, veulent dire :. connaissance du futur. Peu nouh importent les points de départ, les moyens plus ou moins compréhensibles dont se servent les animaux comme les hommes, poux relier le passé, le présent et le futur; il nous suffit d'observer qu'ils savent comme nous, s'ils ne savent pas mieux et plus généralement que nous, histprier l'avenir comme le passé, puisqu'ils prévoient, «'assurent, se garantissent contre les plus ou., moins- har T moniques manifestations de la nature. L'abeille se groupe, prévoit, recueille, construit, emmagasine^ délibère,, se soumet à des dépendances eu vije du futur, qui, s'il ne lui était pas conçu, ne cQmw^glçççit p#s

cette entente gouvernementale, animale, qui laisse loin derrière elle les entente» lea plus scientifique» de» hommes en ce genre* La fourmi égale l'abeille» elle ne reconnaît aucun obstacle qu'elle ne puisse franchir pour s'assurer l'abri, la nourriture, la aécurité et la paix que pouiwait seul troubler un avenir non connu OU pressenti.

Le» oies Bagages* le» hirondelle»* le» corbeaux» les pigeons voyageur», les oiseau* de toute» espèces, le» quadrupède» de tente» fermes, les insectes môme de toute grosseur* ne neu» deuneuMl» pas la preuve la plu» évidente de leur connaissance de revenir? dans leur» pérégrinations, leur» facultés de vision» ft àkianoe, l'extension 4e leur sen» olfactif, leurs préparâtes > en vue- dee intempéries du temps et de l'accroissement de la famille onde» disettes de» lieux* ne pïéyoienWls pi» te» chargement» météorologique*, H» «règle, le» invasion» corpusculaire» épidémiqtie»* la paix et te guerre méste entre les hommes! lie re* quin nfe&afcwl pas à l'avance que la fin dès malades à bord des navires ete proche, et rie sutt*il pai lesil* lÉge 4u: bâtiment» aân d'elftir un lteeetil non moiris digne au mottbtfed que celui tetit d'indifféreûce dottt l'entouré te marin?

Ces! swrtitat «dénis 1 -alliance et la famille de» eriif maux* où te faculté de fcôgnîtien de l'arvenfr se fait le plo*remert|uer. Us savent ce qu'Ile n'ont jamais appris, ils font Ce qui. ne leur a pas été taontré eu raqlii au moins figerait une ttès-grande faeùhé as wè-

— 7e — moiré, qu'on nomme très-imparfcriteraent instinct.

Quiconque a quelque peu fait attention aux rap* ports entre eux 1 » des animaux domestiques, à leur amour, leur jalousie, leurs antipathies, leurs parti*» lïtés, toutes choses se rapportant à leur histoire passée ou future, ne pourra douter un instant de Ja faculté que nous leur aeeordons.

Le règne végétal comme le règne minéral possèdent au même degré cette faculté; Les extensions des racines dans des orientations répondant aux recherches et aux besoins de l'avenir; les préparatifs d'édosion et d'entretien des germes; des flbrines ligneuses de l'arbre àTécorce et aux lichens qui les recouvrent; des artères aux troncs et divisions des branches; des bourgeons aux fleurs, aux fruits, et aux germes deconservation; tout cela est sans cesse anx aguets, en activité, eh relations, avec les productions de cet inépu** sable avenir qu'ils contiennent en eux, dans lequel ils baignent, et par lequel ils existent à tout Jamais.

-Qui révèle à telle fleur, tel arbuste ou tel arbre isolés, languissant faute d'expansion d -amour, d'union des âmes, d'entretien d'espèces, que loin, • très-loin d'eux, des cœurs amis soupirent également, après ees douces étreintes invisibles à nos yeux, ces luxurieux plaisirs inconnus à nos sens; ces joie* intimes ignorées de notre ftme? Qui sonne l'heure de ees jonctions, qui marque les secondes de ces vitalités de fécondation? Hommes d'autel, vous dites: c'est un mystère; hem* mes dé sciences, vous dites : ce sont les affinités;

hommes de méditation, nousdisons: ce sont les besoin» de manifestations du futur, les opérations du présent, et les engagements du passé. Par conséquent, c'est la continuation et l'entretien de ce qui est; c'est uno lettre d'un mot; c'est une ligne d'une page; c'est une page d'un livre; c'est une connaissance utile aux internes, par lesquelles toutes choses sont; c'est la conséquence de la vie répandue à flots dans les innombrables vaisseaux capillaires de la nature, vie vibiant à toutes orientations d'optiques. Le règne métallique est soumis aux mêmes lois, et est doué des mêmes facultés. Gomment tes étherss*alReraient-ib aux fluides, les fluides à l'humide radical, l'humide radical aux sels, aux chaux, aux magnésies, aux unions, aux cimentations et corporifleations des groupes appelés aux pondéralisatiotis les plus ténues de la nature. Si chacun ne savait où trouver ce qu'il cherche, ce qu'A attend, par conséquent ce qu'il pressent ou prophétise? Mais, hélas! ces savoirs, ces possessions, ces puissances, dironsnous, dos infinis fragments de la nature, que nous nommons corpuscules, sont tous soumis, comme les sociétés du règne animal, à la controverse des propositions; à la dualité des combinaisons et des manifestations par conséquent. Il est donc doublement prudent, répétons-nous, tout en accordant ces brevets de capacité aux êtres en général, de placer comme correctif aux égarements de ces facultés, ce mot peutêtre,

8E$Ull£ GENERAL

D. fie tout ce qjw vous wie* (terne faire coo&attc*» jccooclua que vous nommez prophétie?* viaîooe, ce qpi n'est au. fimdqjw de§ ï*ves;.etqu£.daja* eeu&qpifc vous, m'avez cités, U y a taauaoup d$ tension d'esprit ver*4«*< questions c{ui préoccupent généralement l'Europe ea nos jours» par conséquent, qWil s'ensuit, 4e? images déductives qui frisent la prophétie, il est wai* mais qui n'eu ont. pas le \érttaWe cachet,

R. Les. visions que je vous ai cUée&a* sontga*. puisées» croyez-le bien, s une autre source qu'à celles prophétiques; si elles n'ont pas le cachet de celles de Nostradamus, elles ressemblent à celles de Jean* Nostradamus et d'Or val n'offrent pas au lecteur les résumés de leurs études, dans la nudité ou je présente les miennes. Ils ne laissent, ou ne font pas parler» comme je le fais, les tableaux aJlégoriques. Seul langage écrit du monde cause ; ils résument* au contraire» dans le langage vulgaire, et par ce genre de narrsJÂoo» ils empruntent une autorité que. je n'envie pas ohtenir. Soyez assuré que l'avenir ne se dévoile pas historiquement d'une autre manière que de celle que je. vous al soumise, et que l'état, plus ou moins apparent, plu* ou moins caractéristique* dans lequel il est enseigné,

n'ajoute quoi que ce soit à la bonté de l'enseigne* ment.

D. Je sure loin de nier que tes vidons présentent tm tôté intéressant et attrayant même pour îes cher* clhaurs de chemins divers. Mais, m'en référant à votre Birtrêe enimaUèrt, tïue semblent développer les études que vous citez , études faites au moyen de hicides stmmambuÏTSésà cet effet? H me reste à connaître le pourquoi de ces -associations spirituelles, afin d'influencer, non nëtonîe progrès d'une saine harmonie, te hommes de la terre, mais afin de (continuer et dé compltqwr à {occasion le* embarras terrestres. <Q«elfe «A'dene «elle ctaamé de déftOiistratftms «t d'igno* rances, d'élévations et d'abaissements, d*aaftoars et de liataès qui- semblent satfs œsse alimenter son propre exfeter dus le trouble général? Que sont enfin la monde spirituel et le monde matériel t

IL Vous «deantades beaucoup de cltosas à *n imem& qui <en ctamntt lrè&i*u. Je veus dh*i que te monte spitf&iri e£ la oèntinwfton duamrie «i*é« fiel; que m detrt mondas som deux gofires^Hlféreala semteHKmt dû même exister , «t de la mtem «unAtat dattftnifesteir te» thwesdet^kpeïwiwalik J*W asse* traité * ee«è question «voc vous pow que tous •n'** cordiez ée «te cas la cwlhmer. Si voos vous en ?>è«érea à mon entrée en matière sur «cette élude, vom* dam itf%eco*dfer de taatilœr Juste «ar tes ftK^ésçtofihétw que* de f fromîwe, «t vous ***** par eonsèïpieat *aaop» termes etoriintom, qui se*K la inny a wiMi ée *>*

jugement sur une question aussi complète, commandant par conséquent de ne pas l'enthousiasmer pour un tel genre de connaître, soumis à tant d'entraves. J'ai assez offert de tableaux à vos yeux, pour et contre cette faculté, pour vous faciliter d'entrer en étude sur elle d'une manière plus rationnelle que toutes celles admises jusqu'à ce jour.

D. Je rends justice à votre honnête manière d'étudier; mais vous n'en présentez pas moins des propositions très-embrouillées au sujet de la politique. J'aurais préféré que vous restreignissiez un peu ce domaine, et que vous vous renfermassiez dans la prophétie individuelle. Ce genre est riche d'études intéressantes et m'eût mieux convenu.

R. La prophétie individuelle est un non-sens. Quoi prophétiser sans ajouter un à uni Si je prophétise que j'obtiendrai , quoi? la chose obtenue ne commencet-elle pas la collectivité de toute prophétie? A quoi toucher dans un plein de tout sans qu'un certain nombre de parties en soient affectées. Quel intérêt le genre humain, en général, peut-il prendre dans une étude restreinte au domaine d'un être? Si au contraire on agrandit le domaine de cet être en en faisant un roi; que j'accorde à ce roi des aetiohs à foire/ arrêtées à Pavanée, ne fais-jè pas entrer malgré moi. les gouvernés dans le cadre des actions prophétisées? II m'a donc paru préférable de traiter des questionsgénérales que des questions personnelles, puisque je ne peux intéresser les étudiante qu'à ce prix. Chacun*

iéltinVsppelé à observer pour son prppre compte le» «lépendances de tous envers la prophétie, se trouve j&ieux**a mesure d'apprécier, de juger et de conclure, en la -traitant au point de vue collectif qu'au point de vue mdwduel.

. D. Vous avez encore raison ; mais te qui me répugne à admettre, c'est de voir les mêmes passions vibrer au delà de notre exister terrestre, et enfanter par les mêmes influences les mêmes résultats obtenus; car, en fin décompte, nos religions et gouvernements ûu dix+neuvième siècle ne valent pas mieux que ceux «des premiers hommes, s'ils les valent. Je serais même 4*ès près d'admettre que nous perdons beaucoup, sur» •tout en religion, si j'en juge au triste trafic que les Sommes font de la justice divine, du peu d'amour fraternel qu'ils ont entre eux, et de l'égoisme général qui règne de l'autel au loyer domestique.

R. Vous abordez là une très-grande question, qui nous forcerait, si nous l'étudiions à fond, de remonter à la source de toutes choses et de définir toutes choses. Le cadre de cette étude est un peu trop vaste pour celui assigné à une sommaire appréciation des facultés, prophétiques de l'homme. J'ai désiré seulement voue prouver que. les actions collectives en général de l'être sont proposées et mises en étude au répertoire du théâtre terrestre, afin d'être prises en considération et admises par ce théâtre. Je désire me renfermer dan» cette question présentement, vu que je ne cesse d'en traiter plus compléraeniairement, par fragments, dans

presque fous unes ourvrages*. Je wob tous exposer nefc ïMyenstiettfmprAe*6iefti8fta sujet; puisse- je 3tre «usez clair et asses heureux pour être compris de tous.

Ne remontent pas aux sewroes premières dé tente élaboration de pensées par les premiers hommes aoe ptos, 4e lentes aspirations à ta préférence dfvine, à la soprfiuiafîe des combinafeofis religieuses et mor nies, tint «feulions libres «on esetawes des institutions gMvemesvBtftales, eux imsuntbnbles nsejens de m* efeparer «de w» frères par l'élévation au* tanneurs, à la fartas* «et k Vexplobttàm *m 1»us les genres, ooos frmètWR la «x*étè tcAte qu'elle est; et, l'a d me tt an t être «un âëcalque, une eeutinuotien de vibration àt pnsC, espiWHit «a taur an vœ ôbb ntetes myens entrafîDtfnte^ers lui, par là nous «étudierons plus facile* meift, je fe pense, la question qui noesecoupe.

Concentrons nos ebservatioas sur ia Fiamee simple* ment, mftve obère patine. Q«iest««lleen fies jours , po- Ifâçeemeift partant, çmqm oo» avens abonde fine spëeMenMft ce <**é dans *>e*re études <£He est «brisée en qualité partis «qui aspirent <uuadni»e 4a «iviSaatien progressive seton ^jue «utnronn fta «canpœnd ^ Je parti < rtpufoftazin prôexistaift <et tcaafcinualleineat anrasBÉaat à tous tes «très*; le parti wfaitefce*tfe par Weu, «stem le-carifeme; le parti TeyaMsIede par la bourgeoisie, seton l'ertéanisnie, «t le -parti impérialiste de ptff te prolétariat, «sbm le aspeiëoBiittML Ajmtf ans à «as principaux partis cotai poliliwHPett^eBqt ert»eehiisacia- IMe, nausée lanfleqs.awettipaur établie, smhd URe$ap-

faite harmonie de relations» mais une désharmonte des plus redoutables pour ces mêmes relations.

Le républicanisme,' t'est le premier homme présidant naturellement au gouvernement de son foyer.

Le royalisme prétendu dxt\in % c'est l'homme présidant conveutiomiellement au gouvernement de plusieurs foyers* C'est une déviation forcée du droit unique de l'être ea vue des besoins naturels et différents de chacun; c'est rentrée en concession, c'est la, naissance des engagements, le débat de la convoitise et la perte de la chose divine ; la liberté.

Le royalisme bourgeois, c'est le commencement de la rectification des choses mal dirigées ; c'est le bourgeois réclamant ses droits de noblesse, c'est l'éclosion des puissances de l'instruction et de l'aspiration au beau et au bon en vue du pour soi* et non du pour tous.

Le mpoléonime* c'est le rappel de l'égalité par les masses au tribunal de la justice; c'est le rendement de comptes et des droits de tous; c'est la prédominance de la force contre J 'astuce, et l'aspiration de tous aux lauriers appropriés par quelques-uns; c'est le manteau souverain couvrant toutes épaules, le drapeau de l'idée ombrageant tous les fronts, c'est enfin le gouvernement des hommes nouveaux succédant aux hommes anciens.

Le parti politico-religieux, c'est la contemplation scientifique des grands ressorts de la nature divinisée dans son orgueil d'assimilation, dans son incapacité

du professorat, dans sa dépendante condition de fraction du tout, au lieu d'être le tout lui-même. C'est alors la fièvre de l'ignorance aux prises avec le savoir,, la démençp aux prises avec la raison : trouble-fête dç tout groupe, trouble-ciel de tout espace.

Le parti socialiste, c'est la dispute de la liberté dit lieu avec celle de l'espace, de l'individualité avec la société, de la famille avec les nationalités, de l'unité du globe avec la collectivité des globes; c'est l'homme» voulant retoucher l'ouvrage de Dieu et des hommes,. transmuer les parties dans le tout; la liberté diviséedans l'esclavage général, le prolétariat en rentiers, et voulant reléguer l'homme du foyer domestique dans le» tristes demeures des couvents catholiques; c'est la prétendue réforme du gouvernement d'un ambitieux remplacé par le gouvernement de mille autres ambitieux ; c'est enfin une concurrence enrégimentée et non divisée tentée par les jésuites en habit de ville au lieu d'habits d'autel.

Pensez-vous qu'avec de tels éléments, divisant et dirigeant les aspirations humaines, il soit possible de prononcer à priori le succès de l'un d'eux dans des conditions futures exemptes de toutes entraves? Non. On ne peut prophétiser le futur de chacun que d'après son état de relations avec les autres, et par conséquent laisser chaque acteur préféré de chaque troupe animer, satisfaire et faire présager des succès généraux, quand il ne peut exister que des succès partiels en vue des aspirations contraires des partisans de chacun.

â.^if oui -v^s -rr^-r us» -. s -* * ■ -

— es — ceux de la terre, n'est qu'un conseiller de premier ordre, mais non un directeur. Si ses conseils ne sont pas modifiés par les passions humaines*, leur règne remplit les cœurs de sagesse, et on peut, en toute occasion, prophétiser le succès issu du droit. Tout point de départ indique alors tout but à atteindre, et toute vibration trouve son écho.

Le pieu bouliste, prétendu divin, est sorti comme le, parti impérialiste de l'urne populaire, de l'acclamation du mérite au droit de représenter la collectivité de ce grand corps divisé nommé nation ; mais ce parti a dévié de ses dépendances en ne voulant relever que de Dieu même, ne voulant gouverner que par une hiérarchie nobiliaire qui» par ses dérèglements et ses vices, a enfanté les castes, les animosités, les troubles, les combats, les révolutions et l'enrayement de la civilisation humaine par conséquent. Au monde spirituel, ce parti s'est beaucoup amélioré* et appréciant qu'il éteignait lui-même le flambeau qui l'édairait* que ses entrées en scène n'étaient plus tejaables* il est rentré aux études et en compagnie du progrès. Il lui reste encore à faire scission avec le parti politico-religieux, pour n'être qu'un avec le parti impérial populaire.

Le rASTi aoTAusrs bourgeois, ne se ralliant qu'au mots d'ordre, nous, les jmOxaes, EmoixwoK, gohpuesmn, est un parti bâtard qui» par le monde spirituel 9 fut un premier topique apportas cette plaie envie> qu'a ouverte le royalisme divin par la création des castes. Il a été .permis que le butin, blasant du royalisme

divin tombât pour quelque temps en possession du royalisme bourgeois, mais à titre d'intermède seulement, pour remplir les actes du grand drame dé la vie humaine.

Le jpabxi nutàjuAJLisxE, comme je vous l'ai démontré, est un correctif apporté aux égarements du républicanisme et aux oppressions du royalisme; c'est le peuple traîné derrière le char de tribuns fous, ou foulé dans la boue par des nobles sans nom, qui se relève avec fierté sous la forme d'une royauté élective et collective absolues. ; il prend sa hache, armé du droit, et se fraye une route au trône, sur lequel il monte avec gloire et avec savoir. La couronne sur le front, U. sait redonner à la science et à la civilisation l'essor un moment entravé par ses burlesques maîtres. Il sait prouver que lui, GalUée, Archimèd^. Papin, GiiUemberg, Descartes, Lavoteier^Jambardj Napoléon* valent les Turenne, les Condé» les Richelieu et tous les nobles porte-queues du faubourg Saint-Germain. U n'est pas plus gêné, drapé dans son manteau impérial* que le grand Louis XIV dans son manteau royal* il saii aussi bien commander un passage du pont d'Arcoie, que payer quelques jours de salle de police; il sait enfin se montrer digne d'une toute autre attention que celle méprisante de marquis, marquée du sceau de la turpitude . Ce parti au mande spirituel est le point centrât vers lequel convergent toute plainte , toute intelligence méconnue, et tout bras paralysé: par les fers du despotisme ou l'inertie commerciale. Il fusionne

momentanément tons les vœux , il entre en scène pour des jeux compliqués et se betiie devant les sourdes menées du parti politico-religieux, qui le trouve trop grand, trop indépendant pour lui. Ce dernier parti est le levier occulte qin dérange toute assise, qui déplace toute construction qui n'est pas de lui. Le parti politicoreligieux est le dissolvant de toute puissance intelligentielle résonnant les choses.

Ce parti au monde spirituel occupe les plus bas étages; il est regardé comme étant un annulant de toute noble aspiration, de libre étude et de libre agir; il est l'écran noir placé devant la lumière, la cause permanente des principaux enrayements de la civilisation*

Je ne vous parle pas du socialisme, je vous en ai dit assez pour que vous compreniez qu'il n'est qu'une doublure déguisée de l'exploitation en tous les genres, et un piège tendu à la confiance des hommes libres.

D. Mais vous me présentez là un mélange effroyable de désharmonie qui doit faire désespérer d'une entente générale du droit et du devoir?

R. Il est vrai que cet imbroglio existe, et est le fait des conceptions empressées et des études tronquées des nobles aspirations de l'esprit humain. Mais le monde spirituel a son jeu de paume comme la terre son réveil, son illuminisme et ses revirements comme ici -bas. C'est alors que le véritable progrès disparait à la tribune générale et où les orateurs de mérite de tous ces partis proposent, discutent et arrêtent à nouveau une autre pièce à mettre en répétition au réper-

toire terrestre, afin d'arriver à la solution désirée de flous, mais mal combinée par chacun. C'est la grande arène de l'homme qui combat sous lés yeux du Créateur, ou ce lutteur tente de se rendre digne de porter ie nom de fils de l'Éternel ; c'est Ja vie perpétuée par les contrastes; c'est l'harmonie cautionnée paria dés* harmonie; c'est la prophétie entravée par l'inconnu/

D. Nous ne résumons pas par là les facultés prophétiques que nous étudions?

R. Vous ne m*avez donc pas compris?

D. Au contraire, je vous ai bien compris, mais je ne peux résumer sur le fond de cette question, par ce que vous m'en avez dit.

R. Je vous ai défini autant que possible le but des partis différents qui divisent la civilisation française, tant au monde matériel qu'au monde spirituel. Je désire cependant que vous ne généralisiez pas et que vous n'accoliez pas les mauvaises passions avec les bonnes. Dans tous les partis, il y a le noble, le beau, le généreux, le juste, qu'entravent et faussent l'étude imparfaite ou les passions désordonnées. C'est ce qui arrive chez Charles IX, et non chez Henri IV; c'est ce qui arrive dans la régence orléaniste, et non chez Louis- Philippe; c'est ce qui arrive en 93, et non en 48; c'est ce qui arrive par les Borgia et non par les Fénélon; c'est, enfin, ce qui arrive par les Pie IX de 4859, et non les Pie IX de 4848. Déviation des choses bonnes vers les mauvaises, dont ne sont pas responsables les aspirations bonnes sur lesquelles reposent générale-

ment teuelee partis. Je vouaai montré la monde spirituel comme étant la cantiraïa^n des aspirations terrestres, mais, avec épuration* tentant à cet effet sans cesse une fusion, en vue du. succès général, et ne pouvant obtenir, ce, résultai, par la part de liberté qu'ont ses agents au monde, matériel* qui remplissent les rôles supérieurs, liberté qjae reconnaît lui-même Napoléon I e * dans ce qu'iL dit de Napoléon III. Liberté que Swedenborg reccwnalt également exister dans ses appréciations sur Napoléon III.

Une peut en. être autrement; tout acteur choisit en rôte qu'il est tenu de remplir dans des conditions tracées à l'avance; mais la liberté de jea peut considérablement affaiblir comme fortifier ce rôle, par conséquent, frire siffler ou applaudir La pièce. Nous voyons et admettons que L'épuration est chose nécessaire au monde spirituel pour légitimer le succès du progrès et élever l'homme à. la hauteur qu'il ne sait ou ne peut atteindre présentement. Pour obtenir ce résultat» le rôle d'agent modificateur est accordé à l'esprit dégagé des liens matériels, et celui de patient est également accordé, à l'espçit encore enfermé dans la matière. Ce dernier rôle n'est qu'un, rôle de convention et de choix, crosez-khien, dont L'esprit, prêt à paraître, sur le théâtre terrestre, a k soin d'enrichir son répertoire avec faculté d'entretenir (k Vins* de son habit matériel) des communicationfr (par k secours des coulissée obscures da l'intuition} avec k monde agent spirituel f car k libre «arbitre absolu de L'être est une

utopie en vue des dépendances génénafe* de trot cb les fractions de V univers les une» envers les antres.

Le libre arbitre limité par l'harmonie universelle est du domaine de l'être spirituel; il ne reste à l'être matériel qu'une très-faible fraction de libre arbitre, renfermée dans les appétits des manifestations matérielles* C'est ainsi que chaque état possédant ses libertés limitées et ses dépendances également limitées, parait être libre de disposer des choses de *es aspirations, •quand il ne fait qu'accomplir le médité passé (au ; présent) en feveur du ftitur.

Ainsi donc, soyez assuré que ce que je vous dis en *oe moment sur cette question nous est connu spirituellement, préparatoirement, à Tïnsu de l'état présent de notre esprit, et que nous en sommes à une deuxième répétition de ces rôles toujours au présent, même dans les éternités futures. Cette proposition bien établie, et notre ignorance momentanée de l'ensemble de la pièce que nous jouons ne l'étant pas •moins, nous nous trouvons 'être des fractions de la grande prophétie du répertoire éternel, dans lequel quelques-uns de nous peuvent lire de temps à autre ^quelques fragments de scène et non l'ensemble de la 7>îèce. Ces mômes êtres peuvent par cette faculté lire des fragments de vérité, mais ne peuvent lire la vérité complète, car la vérité cem'pr te sur ces choses, une fois connue, enlèverait tout intérêt et faiblirait l'action de la pièce en jeu.

Sachez, en plus, que la fôculté qu'a le voytmt d'entrer

-{tien rapport jusque avec la parole «t les pensées deé êtres, en voyant cette parole et ces pensées selon son désir, sous la forme et dans l'activité de l'exister réeF de toutes choses, peut être plongé lui-même à son insu (par cette faculté) dans un labyrinthe de fausses appréciations, de faux groupages et de fausses manifestations futures des choses, sans pour cela que ces choses ne soient pas à l'état réel pour lui.

Cette question ainsi étudiée ne peut que se compliquer à l'infini sans promettre la solution désirée; ne-* nous y arrêtons donc que pour la connaître et non la* définir I

Cette clef étant une fois entre vos mains, vous pouvez ouvrir avec elle la porte du foyer de ce théâtre et admettre plus facilement la possibilité de transmettre • prophétiquement au parterre de ce théâtre, les rôles, les scènes, les intrigues et le dénoûment de la pièce rejetée, admise, en étude ou en action.

D. Ce que vous me dévoilez là serait-il parfaite- ment exact ?

R. Je vous connais trop de perspicacité pour, en' étudiant cette question à fond sous ce jour nouveau,, ne pas admettre cette proposition.

D. Mais c'est tout une lumière nouvelle que vous m'offrez là.

R. Acceptez-la, l'ombre qu'elle porte n'est pas à craindre (4), et comprenez bien que par ces rapports*

(l)Voyez-ta mieux exposée. Méditations d'un Penseur, tome il,article VAnge et Y Homme terrestre.

ocultes entre les deux mondes, tout se passe généralement dans l'un comme dans l'autre ; mêmes propositions, mêmes démonstrations, mêmes luttes et débats; enfin, mêmes déceptions, causées par l'inconnu si compliqué du tout des pensées de l'univers.

Je suppose la nation française, tant au matériel qu'au spirituel* dans une entente de jeu parfaite, et marchant vers un succès d'autant plu 9 facile à être prévu qu'il est arrêté à l'avance, comme Test le coup de poignard qui doit punir le traître dans les drames de nos petits théâtres, et faire baisser le rideau sur cette fin tragique. Il ne nous en reste pas moins à compter avec les théâtres divers des autres nations chez lesquels, les acteurs siffles chez vous dans la pièce précédente vont solliciter et capter la confiance, afin de susciter des troubles,des jalousies et des convoitises à votre théâtre.

Ou ces mêmes acteurs, aidés de leurs partisans, redescendent parmi nous en tous lieux et en toutes occasions pour prendre en défaut leurs succeseurs, faire ressortir avec grand bruit leurs écarts de jeu, et susciter des troubles dont, par astuce ou par des aspirations nouvelles des masses, ils profitent, et parla remontent sur les planches comme précédemment, jusqu'à nouvelle chute. Là, la faculté prophétique de l'homme reçoit une de ces atteintes dont elJe ne peut se relever et e e trouve elle-même sifflée à son tour, tout en étant digne des plus grands éloges.

D. Vos démonstrations sont si persuasives, que je

m'en tiens à celtes que tous river en la bonté de m'offrit, sur le mécanisme occulte des actions humaines, mais séance troisième, tous nous citez la vue d'une pluie qui devait tomber à telle heure et dorer cinq minutes; comment tous rendez-vous compte de celte dépendance ou 4e cette lot?

R. Je ne peux toujours me rendre compte de toutes les choses extra-naturelles dont je suis témoin comme tous les hommes ; mais si vous vouie* revenir à mes propositions concernant 1a faculté que possède le botaniste à la vue de telle graine , de vous en décrire t les dépendances et les puissances; sien plus vous me permettez de grossir Cette graine et d'en faire un globe comme est la terre, globe ayant (comme la graine prise pour exemple) ses forcée attractives et répulsives; ses sphères, magasins d'absorption ou de dépôt, ses saisons, ses mois, ses heures de communication avec les divisions de ses domaines, nous arriverons très-près de lui accorder, comme à l'humble violette, sa goutte de rosée; rien que saçoutte de rosée, comme elle s'il n'a besoin que d'une goutte. C'est cette goutte que j'ai vue tomber à l'heure qu'elle devait être bue.

Pour avoir une idée parfaite de cette proposition et résumer ce qu'il est possible de prophétiser des complications qui suivent: veuillez jeter un regard sur les menées du parti politico-religieux en nos jours. Vous le verrez, spirituellement comme matériellement, dans l'Amérique du Sud la Bible à la main, soufflant la discorde en prouvant la légitimité

de. l'esclavage, et par ce fait allumant la guerre civile dans ces contrées, afin d'enrayer les relations commerciales de l'Europe, appauvrir et faire crier, et par ce fait enrôler le plus de figurants qu'il pourra dans la sombre pièce qu'il médite.

Je dis spirituellement et matériellement, comme ce pattiuoua te prouva iuwnême par ses prières autifrategneHes et se* excemmu&ëcatioos diabétiques» en eu appâtent aux puissances spirituelles de ses passion» pour l'aider dans ses projets spirituels, et en en appelant au* puissances matérielles du canou etda poignard pour l'aider dans ses projets matériels 1

En Chine, cest la palme du martyr qu'il met à la main des siens pour mettre l'épée vengeresse dans celle de la nation, et quelques centimes aux impôts àtfjk si lourds.

Dans le Liban, Jl fomente des troubles qui exigent des préparatifs de guerre, toujours dans le bot de charger les épaules dont il veut que les bras agissent pour son compte.

En Russie, il souffle Pexïgence pour paralyser les bonnes intentions du Souverain, lui faire prendre le mouvement progressif en aversion et rentratner dans une coalition contre son foyer qui est Paris.

Plus à môme de remuer la Pologne à cette intention, il pousse à la résistance non justifiée, afin de faire avancer les armées du Nord vers Paris, et sait à temps abandonner ses vétérans déportés en Sybérie,

pour que Alexandre ne reconnaisse pas le royaume d'Italie.

Il échelonne ainsi ses moyens de troubles, dans la Hongrie, qu'il rend exigeante inoportunément ; en Autriche, qu'il combat dans son acquiescement au progrès; en Allemagne, par une présumée peur d'envahissement et de fausses idées libérales; en Prusse, par des idées de suprématie, sur les petits États de l'Allemagne, dans toute l'Italie, par un brigandage digne du mépris général.

En Espagne, par de sourds préparatifs et des idées de conquétequi tentent de paralyser les relations amicales de la France avec cette nation.

En Belgique, par des menées jésuitiques, qui sont prêtes à étouffer la liberté de ce royaume.

En Angleterre, par le paupérisme irlandais, qui contrecarre l'extension du protestantisme.

Le parti politico-religieux paralyse en tous lieux les bonnes intentions, divise les forces, souffle le feu qui doit tout incendier, formant par là ses artistes de premier, de second et de troisième ordre : ses doublures, ses figurants et tout le personnel nécessaire à l'entrée en scène forcée d'un grand et lugubre drame ! dun grand et lugubre drame, je le répète, qui, s'il n'est pas retiré de leur répertoire par Napoléon III, produira les plus grands troubles que l'on ait vus. Que ce Souveraia regarde sous ses pieds, sur sa tête et à ses côtés, il y verra ce parti tenant tous les principaux ressorts d'une terrible révolution.

])• Mais vous, deviez-vous la voir tomber à cette heure?

R. Je l'ignore ; quelque bon esprit professeur en météorologie aura pu me communiquer cette particularité, et m'entrafner ce jour-là pour la voir comme mowBêine, si je voulais mouiller le chapeau d'un provincial, que je ferais passer sops un jet d'eau dont il ne soupçonnerait pas l'existence, je pourrais lui affirmer que tel jour, à telle heure, son chapeau sera mouillé.

D. Vous vous tirez trop adroitement de te mauvais pas pour que je ne cesse pas mes argumentations.. Veuillez m'excuser en vue du besoin que j'ai de connaître et de ne pas accepter aveuglément toutes propositions de ce genre. Soyez assuré que je ne perdrai pas de vue voire méthode et qu'elle me servira plus d'une fois pour interroger, par le secours des somnambules, des médecins et généralement de tous les moyens qui sont. mis à notre disposition en nos jours, afin d'établir dans mon esprit une certitude, inébranlable sur les facultés dont nous venons de traiter. Je ferai en sorte d'attacher plus d'importance aux élèves que je ne l'ai fait jusqu'à présent; les vôtres m'engagent à en faire une étude approfondie ; mais avant de. nous quitter, pouvons-nous réclamer quelque chose de précis sur les événements qui sont à nos portes ?

p. Mon; cela ne m'est pas permis, et n'eussé-je pas fait quelques coupures utiles dans les citations que je

voue ai offerte* voilé tas tort* H transport les genres, que je les ferais de nouveau, afin de ne pas satiafetae à des passions pies «aètefllaete» qec stndieusei, ei ne paeégarer l'opèaioa pafatiqee dans cas routa ée le* qeeNe a» contraire je voudrais peeveir la tirer. Be* pesaee bien dans vetrenléaNiretoiil ceqeeje veoesi dit sur ce sujet. Ceaspare* les dates, asnrwhk» ter ksUy et ton» n'en demandera pat davantage, le en** sa» velie pcaspitaGiié, ette atet un sir garaet qne chacune des visions, comme chacune des révéla* tions que je vous ai citées, vaea ouvriront asSear les yens sur la fragilité de et» teUeaa&aHégeeiqiies (seefc laegage de la prophétie) peur, en admette»* le complet a» point de vue é* projeté —par les aeteer* ageats de ces faits, es admettre également Kneémplef par la pnîssanee paralysant* dee acteurs concurrents» et,, par conséquent, contraires à leur ié e nri te» Vous adoptarée dors arec moi eet te proposition toute de sagesses —Les /acuités prapkétiques dss êtres s» finirai, ne pemeMt être prises m consèàéra&m ptàUtt* ê* notes*

Noue concluons égateaMai q ee ce serai* «ne ïtmb* rift&ipi jouterait considérablement à la triste pest» tktti terrestre de l'homme, qee de voutoir connaître le vérité absolue sa* les phaeee de son avenir* Si ree* tremt sait cet «venfr, qoefc seraient résister, htmeer et la confiance chez l'être qui saurait que l'enfantcfcrtl presse avec tant 4'enmar ser se» caser ea ce jâur n le tressa*, evte mépris daae se vtstliesne, et

tfateadfljt pour etoier au bMptat Je mnàtUàw&i* dreces marques d'amour qu'il se devait attendre que d*]*f«Mte?

Que penserait Tèptrnx dînant et confiant en sachant qu'un jour, cette même amie de son coeur, ce réceptacle présumé de son bonheur présent et futur devra le tromper arec un de ses plus chers amis, suivre ce dernier et délaisser ce toi à qui elle avait juré (plus qu'aux pieds des autels, Aux sein sacré de FalcOve, daps leô plus intimes épanchements) qu'elle vivrait et mourrait près 4e kf?

Que penseraient du joarin ou soldat, le premier s*chant qu'un jour d'abordage il doit être fait prisoniwr pendant tant d'années avec un membre de xnojos et terminer son existence dans la plus profonde. misère; le deuxième sachant qu'un jour, dans un état d'ivresse, il doit être défiguré par un coup de sabre, suite d'une querelle de la moindre importance ?

Que penseraient mille êtres différents, connaissant à l'avance les cent et un malheurs qui les attendent? Comment entrerait dans un wagon celui qui saurait qu'il doit en sortir avec les deux jambes de moins ? Qu'auraient pensé Charles X de Louis-Philippe, celui-ci de Napoléon III, et ce dernier de ceux qui pourront lui être hostiles dans l'avenir : Charles X en ne pouvant empêcher le règne de Louis-Philippe, Louis-Philippe en ne pouvant retenir plus de sept années en prison celui qui devait lui succéder; et Napoléon lui'-

même en ne pouvant (s'il le connaissait) paralyser un avenir qui pourrait n'être pas de son goût?'*

Ceux qui président, apprécient, conduisent et corrigent ces choses, nous ont donné rihe grande marque d'amour et de miséricorde en nous les taisant; nous plaignons donc très-fortement ceux qui, dans un intérêt sordide, veulent fouiller dans et forcer l'étude des facultés prophétiques des êtres. Nous avons assez connu des déceptions pénibles et méritées dans les longues, patientes et calmes études que nous avons faites de ces facultés pendant plus de vingt années d'observations personnelles et étrangères, pour ne pas répéter à satiété : les facultés prophétiques de

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