AUX ÉCOLES FRANÇAISES
DE DROIT, DE MÉDECINE, POLYTECHNIQUE, DE SAINT^ CYfl, DE PHILOSOPHIE ET DE THÉOLOGIE.
Frères en l'Étemel,
Un simple prolétaire, sans d'antre instruction que celle du premier âge et du bon sens, appelé, ne sachant comment , aux nobles fonctions de publiciste philosophicor-religieux , croit de son devoir de vous présenter les observations qu'il a faites sur un ouvrage qui, jusqu'à ce jour, a été la base de votre instruction religieuse.
Si ces observations vous semblent être fausses ou passionnées, veuillez les livrer aux flammes et me pardonner mon égarement; mais si elles sont justes et loyales, veuillez les prendre en considération, en les étudiant et Jes développant selon leur valeur et votre position sociale.
Si je m'adresse à vous, de préférence à toutes sommités scientifiques, c'est que ma voix ne serait pas entendue de qui ne veut pas entendre, et c'est que ceux que je combats ayant capté votre confiance par de faux enseignements, il me semble être de mon devoir de mettre en suspicion dans votre cœur leurs droits à une telle acquisition.
Vous, les germes et la sève de l'avenir, du progrès
et de la dignité humaine, vous devez puiser vos moyens d'être en toits Jtev* et ta toutes proposition l'instruction complète ne s'acquiert qu'à ce prix.
Dans la grande Jttfte sociale qui s'est ouverte aou* la plume de VfMam et qui menace aiyeurd'bui de s'étendre jusqu'au foyer domestique, pour en compromettre la paix, il est du devoir de tout ami de 1b vérité d'exposer, selon ses moyens, ses droits à ce combat, entre le mroiret J'igaoraïuse, la confiance <et l'ealiee, combat ouvert au nem de la «plus digne dee aepûattoae de l'homme, au oemde la wëugmm !
11 est plus que tempe, enfante de la Jfauwe, qm vous regardiez sérieusement autour de vous les ke& teuses chaînes quienieeenft, dès Jç berceau, jm Ubm* tés d'observation et d'expansion , et que vow3ëeosr feriez le droit de disposer de firent, aiaei .que d'imposer étfenee a voe jetigieiiiimallifla, perde aagef ijccuae i e os, eur la valeur de Java dreits et ëedeur savoir.
Il est temps ânftn que «owappréeiieï l'appui qui vone est offert par ceux dont vous l'attendiez iemoim peur ne ,pas Je cefuaer; car, ga<p 4*tf & m mm plus teoppiu
Um et «ppréeto libwwant Je* eetoi* tfoangitea*
Al*. CiBlG^ET.
INTRODUCTION
rayant vu ooadanwer par le tribunal sacré de Rom* trw 4» bqs ouvrages dans un seul jour, sans eu avoir I9$g avjs, afin que j&ous puissions rectifier ou étendre les propositions qu'ils contiennent, les ayant vu en plus brnlés publiquement à Barcelone, de par ordre $e raw^véque de ces lieux, mu* n^ sommes crus autorisé d'useriovirs nos juges du droit qu'ils se sont octroyé» à A«tre égard, qui est d'ouvrir et non 4s brûler leMrs Jarres avec lesquels les nôtres sont en coqtradfciipnfit de tes interroger * notre tour au tribunal de to^isoabwnaine.
lîpepe^le wéte^ucontemAe dads nos outrages, nous te pwsofts, a pu nous attirer cette colère du Vatican ; $'«st teUe qui oie la divinité du Christ : divinité enie*fcd*e par l'uwté ùyChrùi-Die*, m ce qui est tout uxud'wmr&t que nos lucides aJfôrcnaient que leCJuritf n'était fias Djo* I
ftaentè «ous laver de ce prétendu crime, nous m pou was mkm Jtfre * cette occasion que 4e lasser it fibrât dise lunnéme ee qu'il est; ce que nous allons cooMttre par ses historiens.
Comaae le Christ est l'urne, la hase et la vie dt l'Eglise catholique, qu'il n'est connu de cette Eglise que par ses propres historiens, qui l'ont suivi dans toutes tes péripéties de sa vie ermnle île quelques anaées.
Que ces historiens sont au nombre de quatre : Mathieu, Marc, Luc et Jean.
Que ces historiens n'ont cru utile, sans doute, d'écrire chacnn une histoire séparée de Jésus, qu'en vue de confirmer avec des détails plus ou moins étendus ce que chacun d'eux avait vu ; sans quoi, un seul historien eut suffi en faisant apposer ht signature de ses collègues au bas de sa relation. Nous allons entrer en lice avec le catholicisme, non pas à l'exemple de ceux qui nous ont précédés dans ce genre de polémique, en ce que nous n'irons point implorer l'autorité des savants géologues, des érudits historiens, des impartiaux penseurs, pour réfuter l'histoire biblique introductrice du Christ sur la scène du monde ; soit en niant la date de la création terrestre, celle de la naissance du Christ et les prétendues prophéties annonçant ce type de législateur. Nous préférons laisser cette haute discussion aux savants philosophes de nos 'temps... Non, nous acceptons le Christ et ses historiens tels on nous les présente, les laissant dans leur liberté d'existence et de narration. Nous ne voulons être dans la question que nous allons traiter qu'un penseur qui profite de la latitude donnée à tous les hommes dans la personne de Thomas, par le chef de l'Église chrétienne, latitude qui est d'examiner avant d'admettre.
Nous voulons nous approcher le plus près possible du flambeau de celui qui se dit être la lumière même, quittant les cieux pour la faire briller aux yeux de tous
les hommes. Nous ne voulons enfin ni attaquer, ni nous venger d'une erreur commise à notre égard en défendant à notre tour à toute la chrétienté de lire les Saints Évangiles ; mais nous voulons au contraire dire à cette chrétienté de lire avec nous ces livres sacrés, puis de prononcer entre le tribunal trois fois saint de Rome, et celui trois fois hérétique de la raison humaine, lequel a droit, et, par conséquent, lequel a raison.
Nous puisons nos documents dans l'ouvrage ayant pour titre : Nouveau Testament de Notre-Seigneur Jésus-Christ, traduit selon la vulgate enrichie d'amples concordances, etc. A Pi ris, chez Jean-Baptiste Lemesle, rue Vieille-Boucherie à la Minerve, 1735.
On peut vérifier l'exactitude de nos citations, non pas dans ce livre seul, mais dans tous les Évangiles plus modernes, qui sont en parfait accord avec ces citations, notamment ceux publiés par M. Lemaltre de Sacy, en 4849, distribués à toute la catholicité avec profusion, ou sauf quelques corrections de langage et interversion des versets, on trouvera la même exactitude au tond.
LfcS